Oran: journées théâtrales en hommage à Ould Abderrahmane Kaki

Oran: journées théâtrales en hommage à Ould Abderrahmane Kaki

ORAN – Des journées théâtrales dédiées au défunt dramaturge Ould Abderrahmane Kaki ont débuté, samedi à Oran, à l’occasion du 28ème anniversaire de la disparition de cette personnalité artistique, véritable école du 4ème art national, en termes d’écriture dramatique et de mise en scène.

Cette manifestation culturelle, placée sous le slogan « Kaki, fondateur du théâtre moderne en Algérie », intervient en hommage au défunt qui a enrichit la scène théâtrale par des œuvres inoubliables et immortelles en exploitant la richesse du patrimoine national, a souligné à l’APS le président de l’association culturelle « El Amel », Mohamed Mihoubi, initiateur de la manifestation.

L’objectif de ces journées est de faire découvrir aux générations montantes cette personnalité artistique, son expérience pionnière dans ce domaine et ses œuvres créatrices de spectacles (El fourdja), à l’image de son chef-d’œuvre « El Guerrab Oua Salihine », a ajouté le même responsable.

Le programme de cette manifestation, qui se tiendra jusqu’au 25 février au niveau du petit théâtre relevant de l’association « El-Amel », comprend la présentation de conférences traitant de plusieurs thèmes dont « le théâtre et sa terminologie », « les mécanismes du théâtre », « le langage et le dialogue dans le théâtre ».

Des débats sur la carrière artistique du regretté Kaki, animés par deux membres de l’association ainsi que deux projections vidéo des pièces « El Guerrab Oua Salihine » et « Diwan El Garagouz » ainsi qu’un documentaire « Kaki, El Halqa et le théâtre algérien », seront également présentés aux férus du 4ème art.

Par ailleurs, de jeunes diplômés de l’école de formation, affiliée à la même association, présenteront leurs travaux dont « Choukran Wahran », « Doubaba », « Harraga ».

Ould Abderrahmane Abdelkader dit « Kaki » est né en 1934, dans le quartier populaire de « Tiditt » de Mostaganem. Comédien et metteur en scène de théâtre, il a adapté plusieurs œuvres classiques et produit ses propres créations. Parmi ses œuvres figurent « La légende de la rose », « Le sang de l’amour », « Beit Allah », « 132 ans », « Diwan Garagouz », « El Moussinine » et « Béni Kelboune ».

Ould Abderrahmane Kaki est décédé le 14 février 1995.

APS

Le groupe de musique Diwan « Ouled Haoussa » anime un concert à Alger

Le groupe de musique Diwan « Ouled Haoussa » anime un concert à Alger

ALGER – Le groupe Ouled Haoussa de musique Diwan a animé, mardi à Alger, un concert de musique, dans l’ambiance envoûtante qui rappelle la richesse du patrimoine musical algérien et son authenticité.

Accueilli à la salle Ibn Khaldoun à Alger, le concert a été organisé par l’Etablissement Arts et Culture dans le cadre du programme d’accompagnement culturel du Championnat d’Afrique des nations « CHAN 2022 ».

L’ensemble de la ville de Koléa et ses quatre choristes-percussionnistes dirigés d’une main de maître par Mâalem Aissa Soudani, virtuose du goumbri, a déployé, 70 mn durant, une dizaine de « bordjs » (pièces ou chansons).

Les bordjs, « Sergou », »Daoui », « Djamengarou », « Sid el youm », « Bania », « Mimouna », ainsi que plusieurs M’dihs, ont été brillamment rendus dans des cadences ternaires lentes ou rapides, s’apparentant par moments à la Samba brésilienne, supports rythmiques à de belles mélodies conçues dans la magie des gammes pentatoniques.

Yousri Tamrabet, Hamza Bellouti et Mohamed Soudani aux chœurs et aux karkabous, Abdelhakim Ait Aissa, le métronome du groupe, au Sabar (percussion à un élément s’apparentant à la tumba) et à la Calebasse, ont rendu une prestation de haute facture.

Doté d’une voix présente et étoffée, Mâalem Aissa Soudani, interprétait les différents bordjs avec une grande aisance, entretenant simultanément le thème musical au goumbri, le chant avec de belles prouesses vocales, ainsi que la direction de l’orchestre, dans une complicité qui donnait plus d’entrain aux musiciens et incitait au surpassement de soi.

« La musique Diwan, une des variantes du riche patrimoine culturel algérien, tire sa genèse, sur le plan anthropologique, des profondeurs de ce grand continent, au regard de la ressemblance dans la conception des thèmes, des cadences et rythmes utilisés, ainsi que des instruments même, qu’on retrouve dans de nombreux pays d’Afrique », a expliqué Mâalem Aissa Soudani.

Actuellement en préparation d’un nouvel album dont la sortie est prévue pour la fin de l’année 2023, qui alliera la musique Diwan au Jazz, Blues et à la musique Chaâbie, le groupe Ouled Haoussa (intitulé se référant à la tribu et au dialecte Haoussa) a déjà sorti deux opus, « Ouled Haoussa », en 2008 et « Sayo » en 2011.

APS

Le groupe de musique Diwan « Ouled Haoussa » anime un concert à Alger

Le groupe de musique Diwan « Ouled Haoussa » anime un concert à Alger

ALGER – Le groupe Ouled Haoussa de musique Diwan a animé, mardi à Alger, un concert de musique, dans l’ambiance envoûtante qui rappellent la richesse du patrimoine musical algérien et son authenticité.

Accueilli à la salle Ibn Khaldoun à Alger, le concert a été organisé par l’Etablissement Arts et Culture dans le cadre du programme d’accompagnement culturel du Championnat d’Afrique des nations « CHAN 2022 ».

L’ensemble de la ville de Koléa et ses quatre choristes-percussionnistes dirigés d’une main de maître par Mâalem Aissa Soudani, virtuose du goumbri, a déployé, 70 mn durant, une dizaine de « bordjs » (pièces ou chansons).

Les bordjs, « Sergou », »Daoui », « Djamengarou », « Sid el youm », « Bania », « Mimouna », ainsi que plusieurs M’dihs, ont été brillamment rendus dans des cadences ternaires lentes ou rapides, s’apparentant par moments à la Samba brésilienne, supports rythmiques à de belles mélodies conçues dans la magie des gammes pentatoniques.

Yousri Tamrabet, Hamza Bellouti et Mohamed Soudani aux chœurs et aux karkabous, Abdelhakim Ait Aissa, le métronome du groupe, au Sabar (percussion à un élément s’apparentant à la tumba) et à la Calebasse, ont rendu une prestation de haute facture.

Doté d’une voix présente et étoffée, Mâalem Aissa Soudani, interprétait les différents bordjs avec une grande aisance, entretenant simultanément le thème musical au goumbri, le chant avec de belles prouesses vocales, ainsi que la direction de l’orchestre, dans une complicité qui donnait plus d’entrain aux musiciens et incitait au surpassement de soi.

« La musique Diwan, une des variantes du riche patrimoine culturel algérien, tire sa genèse, sur le plan anthropologique, des profondeurs de ce grand continent, au regard de la ressemblance dans la conception des thèmes, des cadences et rythmes utilisés, ainsi que des instruments même, qu’on retrouve dans de nombreux pays d’Afrique », a expliqué Mâalem Aissa Soudani.

Actuellement en préparation d’un nouvel album dont la sortie est prévue pour la fin de l’année 2023, qui alliera la musique Diwan au Jazz, Blues et à la musique Chaâbie, le groupe Ouled Haoussa (intitulé se référant à la tribu et au dialecte Haoussa) a déjà sorti deux opus, « Ouled Haoussa », en 2008 et « Sayo » en 2011.

APS

Djaffar Beck, le rire comme moyen d’éducation à la citoyenneté

Djaffar Beck, le rire comme moyen d’éducation à la citoyenneté

ALGER – Avec la profonde conviction que le rire est un moyen efficace d’éducation à la citoyenneté en toutes circonstances, il aura mené une carrière dédiée à l’éveil des consciences. Djaffar Beck aura marqué la mémoire collective des Algériens par des œuvres éternelles.

Avec son art et ses convictions, il aura été de tous les combats pour une Algérie libre, qui célèbre cette année les 60 ans du recouvrement de son indépendance, en tant que jeune Scout musulman, infirmier dans les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) puis membre de la troupe artistique du FLN.

Avec cette troupe, fondée en 1957, à l’appel du FLN, et dirigée par Mustapha Kateb, Djaffar Beck incarne des rôles dans des pièces de théâtre comme « Les enfants de Novembre » et « El Khalidoun » conçues pour appuyer le combat libérateur et faire connaître la cause nationale lors des tournées de la troupe en Asie, en Europe de l’Est et dans le monde arabe.

Natif de la Casbah d’Alger en 1927, Djaffar Beck, Abdelkader Cherrouk de son vrai nom, qui a grandi dans un milieu artistique dans la maison de la célèbre chanteuse hawzi Meriem Fekkai, a entamé sa carrière artistique au début des années 1950. Il est également considéré comme l’un des pionniers du sketch et de la chanson humoristique en Algérie avec le célèbre Rachid Ksentini.

Au lendemain de l’indépendance, Djaffar Beck va rejoindre tout naturellement la radio nationale, un 28 octobre 1962, pour grossir les rangs des artisans du recouvrement de la souveraineté sur la Radio et la Télévision, et y mener un énième combat d’édification quelques mois à peine après avoir transvasé l’euphorie de juillet en chansons dont il avait le secret comme « Eddinaha », en référence à l’indépendance arrachée.

Il continue, en 1963, de célébrer l’indépendance si chèrement recouvrée, à la télévision nationale dans « La finale », une opérette satyrique sur la France coloniale réalisée par Mohamed Slim Riad, où il incarne le combat libérateur.

Dans sa carrière, il a été souvent accompagné de comédiens comme Sidali Fernandel, Ali Abdoune, Sissani ou encore Cheikh Noureddine, en plus d’avoir longtemps collaboré avec l’orchestre de « La rose blanche » dirigé par le violoniste Mustapha Sahnoun, un compagnon de route qui voyait en lui « ce qu’était Louis de Funès pour l’humour français ».

Les éternels sketchs et chansons humoristiques de Djaffar Beck auront également accompagné la société algérienne dans ses évolutions et dans son quotidien, à l’instar de « Alif El Ba Et Ta », « El Biroukratiya » ou encore la célèbre « Ana Mellit ». Il a également donné la réplique a de grands noms du cinéma et de la télévision dont Fatiha Berber, Farida Saboundji, ou encore Hassan El Hassani.

Souvent dirigé par des réalisateurs comme Mustapha Badie, Mohamed Slim Riad et Djamel Bendeddouche, Djaffar Beck a également conçu et présenté plusieurs émissions à la radio et à la télévision comme « El Bachacha » (la gaîté), une émission au contenu exclusivement pédagogique, « Face à la caméra » ou encore « Inspecteur Homes ».

Attaché à l’identité nationale et très ouvert sur la production artistique mondiale, il aura été selon le chanteur Hamidou, un « précurseur qui a beaucoup appris aux jeunes, particulièrement sur le plan musical, et qui a introduit le Rock’n’roll et le jazz dans les foyers algériens ».

Après une longue carrière des plus prolifiques, et une perpétuelle réinvention de son art, Djaffar Beck s’est éteint le 31 janvier 2017.

APS

17e session de la conférence de l’UPCI: le spectacle « Djazair Zinet El Bouldane » présenté à Alger

17e session de la conférence de l’UPCI: le spectacle « Djazair Zinet El Bouldane » présenté à Alger

ALGER – Le spectacle « Djazair Zinet El Bouldane » a été présenté, samedi soir à l’opéra Boualem Bessaïh à Alger, en marge de la 17e session de la Conférence de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI), qui débutera dimanche.

Le spectacle a été rehaussé par la présence du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Soraya Mouloudji, ainsi que des hôtes de l’Algérie qui prendront part à la 17e session de la Conférence de l’UPCI.

Produit par l’Opéra d’Alger, ce spectacle est animé par ses trois ensembles artistiques, à savoir l’Orchestre symphonique sous la houlette du maestro Lotfi Saidi, l’Orchestre andalou dirigé par le maestro Nadjib Kateb et celui de la chorale polyphonique conduit par Wiam Hamouda Benamar.

Sous la direction artistique de Fatma Zohra Namous Senouci, le spectacle est une fusion originale entre la musique symphonique universelle et le répertoire classique algérien, alliant musique, chant et narration avec la participation du conteur Abdelmoumène Houa qui a présenté des passages en hommage à un nombre de penseurs, d’intellectuels, d’érudits et d’artistes algériens, à l’image de Abdelhamid Ben Badis, l’Emir Abdelkader, Malek Bennabi, Sidi Abou Madyane Choaib, Sidi Lakhdar Benkhelouf, Sidi Abderahmane Thaâlibi et Moufdi Zakaria.

En début de soirée, l’hymne national « Qassaman » a été entonné, puis différents chants puisés du patrimoine musical algérien ont été exécutés, à l’instar de « Chaâbou Djazair Mouslimoun » et de « Alaiki Mini Salam Ya Ardh Ajdadi ».

La soirée a été agrémentée d’un bouquet de Madih, notamment « Ki Rani Hiran », « Koumou Koumou Namdah Allah », « Allah, Allah, Allah, Ya Rab El Ibad », « Bin Makka wal Madina » et « Ayao Nzouro ».

Des chansons algériennes et d’autres du répertoire andalou ont aussi été présentées, dont « El Assima », « Lachi Lachi », « Goumari », « Lama Bada Yatathana, « Bellah Ya Hamami » et la chanson emblématique du cardinal Hadj M’hamed El Anka, dédiée à l’indépendance de l’Algérie, « El Hamdou li Allah Mabqach Istiîmar fi Bladna ».

Les travaux de la 17e Conférence de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI), débutent, dimanche à Alger, sur fond de défis et de menaces auxquels est confronté le monde musulman, notamment la grave escalade sioniste contre le peuple palestinien.

Organisée sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, sous le thème « Le monde islamique et les enjeux de la modernisation et du développement », cette Conférence verra la participation des représentants de plus de 35 Parlements, dont 22 présidents de parlement.

APS

« Takamol », une exposition dédiée au patrimoine architectural islamique

« Takamol », une exposition dédiée au patrimoine architectural islamique

ALGER – Le palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger accueille une exposition de photographies dédiée au patrimoine architectural islamique, représenté par de nombreux clichés de mosquées de différentes villes du pays.

Intitulée « Takamol » (complémentarité), cette exposition est organisée en accompagnement de la 17e conférence de l’Union des conseils des pays membres de l’Organisation de la Coopération islamique (UPCI) qui se tiendra à Alger les 29 et 30 janvier.

L’exposition compte une centaine de photographies mettant en avant la beauté et les spécificités architecturales des mosquées algériennes datant de différentes époques: Almoravide, Almohade, Zianide, ou encore Ottomane.

Souvent en noir et blanc ou avec une maîtrise parfaite de la lumière, Abdelkrim Metalsi Tani propose de découvrir les mosquées de Tlemcen, dont El Djamaâ El Kebir et la mosquée du Machouar, ainsi que les vestiges de la mosquée d’El Mansourah, datée du 14e siècle, alors que la jeune Safa Ziani Kerarti propose des clichés de la mosquée Sidi Boumediene.

Dans la ville des ponts suspendus, c’est la mosquée Emir Abdelkader, inaugurée en 1994, et ses ornements raffinés qui ont attiré l’œil de la photographe Samia Filali, alors que Djamel Ghezal s’est intéressé à Djamaâ El Kebir de Constantine, un des plus anciens lieux de culte de la ville construit au 12e siècle sous les Sanhadja, et restauré en 2005.

Quelques-unes des mosquées de la Casbah d’Alger sont également représentées par des clichés de Abdelkader Asloune qui expose des vues des mosquées Sidi Ramdane, Ketchaoua, Djamaâ El Kebir et Djamaâ Jdid, alors que l’objectif de Ghizlane Missoum est allé immortaliser les lieux de culte de la ville d’Oran particulièrement la mosquée Mohamed El Bey Othmane El Kebir.

Dans la même démarche artistique, des photographies de vieilles mosquées à Boussaâda, Biskra, Médéa, Bouira, Dellys, Tiout ou encore dans le vieux ksar de Bousemghoune sont également présentées aux visiteurs par des artistes comme Khaled Mami, Karim Bouchtata, Imadeddine Bekkis ou encore Samah Souhila Elaimeche.

Cette exposition a été élaborée par le Centre des arts et des expositions de Tlemcen et présentée en mars 2022 à l’occasion du Salon national de la photographie d’art.

« Takamol » est ouverte au public du palais de la culture Moufdi-Zakaria jusqu’au 31 janvier.

APS