Mouloudji prend part à la conférence de l’UNESCO « MONDIACULT 2022 »

Mouloudji prend part à la conférence de l’UNESCO « MONDIACULT 2022 »

ALGER – La ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, représentant l’Algérie, a pris part à la conférence mondiale de l’UNESCO « MONDIACULT 2022 », qui s’est ouverte mercredi et se clôturera vendredi, et ce, par visioconférence, avec pour thème, « les politiques culturelles et le développement durable », indique un communiqué du ministère.

La ministre a donné sa première communication principale au titre de la séance de dialogue intitulée « la culture pour le développement durable », dans le cadre du développement et du renouvellement des politiques culturelles, avenir de l’économie de l’innovation, dans laquelle elle a mis l’accent sur  » la nouvelle approche économique du patrimoine culturel, adoptée par le Gouvernement algérien » et qui « contribue fortement au développement du tourisme culturel et à la mise en valeur de la place des sites archéologiques et des monuments historiques dans la dynamique économique, étant un des leviers du développement durable ».

La conférence tend à débattre d’un ensemble d’axes, dont essentiellement, la consolidation du rôle du secteur de la culture, en tant que moteur principal pour la relance du développement durable, à répondre aux opportunités et aux défis de la numérisation, à consolider la diversité culturelle, à protéger le patrimoine culturel tout en le mettant au service de la société et de la diplomatie culturelle, à renforcer l’économie de l’innovation, à développer les infrastructures, à consolider l’enseignement et la formation et à construire les capacités dans le secteur de la culture.

Cette conférence a été marquée, trois jours durant, par des interventions et des visions données par un grand nombre de responsables de la culture de par le monde, en présentiel ou par visioconférence, dans le cadre de la consolidation d’un dialogue mondial autour du rôle de la culture dans le développement durable.

La conférence se clôturera par la présentation, par les partenaires et la société civile, du rapport final sur les séances de débats qui se tiennent en parallèle, ainsi que par l’adoption de la déclaration finale.

Cette conférence est convoquée, quarante ans après la première Conférence « Mondiacult » sur les politiques culturelles tenue au Mexique en 1982, et 24 ans après la Conférence mondiale de l’UNESCO sur les politiques culturelles pour le développement, qui s’est déroulée à Stockholm (Suède) en 1998.

APS

Le 14e Fibda en octobre à Alger, le Japon invité d’honneur

Le 14e Fibda en octobre à Alger, le Japon invité d’honneur

ALGER – Le 14e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), prévu du 4 au 8 octobre, accueille des dessinateurs et bédéistes algériens et étrangers venus d’une dizaine de pays dont le Japon, invité d’honneur de cette édition, a indiqué mardi à Alger, son commissaire, Salim Brahimi.

Placée sous le signe « Dessinons notre patrimoine », l’édition 2022 de la plus importante manifestation culturelle dédiée au 9e art en Algérie et en Afrique, sera marquée par diverses activités en lien avec le soixantenaire de l’indépendance à travers un programme pédagogique et ludique à l’Esplanade de Riadh El-Feth, a précisé le commissaire lors d’un point de presse.

En plus du Japon, pays à l’honneur avec des auteurs de manga, l’Italie, la France, le Congo, l’Egypte, le Liban et, pour la première fois, le Mexique, participeront à ce festival.

Les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les créations de créateurs algériens et étrangers sur la BD et le manga japonais à travers des expositions et ateliers encadrés par des professionnels.

Au programme de cette édition, des activités pédagogiques et ludiques dédiées au 9e art, animées par des dessinateurs, illustrateurs et bédéistes qui iront à la rencontre du public, selon les organisateurs.

A l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance et de la jeunesse, une conférence sur la bande dessinée intitulée « Moyen de lutte pour l’affirmation de l’identité nationale » sera animée par l’écrivain et poète Lazhari Labter, alors que l’illustrateur et auteur de BD Benyoucef Abbas Kebir, lui, animera une rencontre intitulée « Petit Omar, l’enfant de la Casbah ».

L’écrivain français Frédéric Ciriez présentera son ouvrage illustré « Frantz Fanon », qui revient sur cet écrivain, psychiatre et militant anticolonialiste qui a marqué l’histoire de l’Algérie et sa rencontre à Rome (Italie) avec le penseur Jean-Paul Sartre.

La BD italienne sera retracée à travers une rencontre animée par l’auteur Virginio Vona.

Le public est aussi invité à découvrir des expositions mettant en avant les créations BD sur les Jeux méditerranéens d’Oran (2022), « Ali la Pointe » de Benyoucef Abbas Kebir et la BD algérienne et le manga japonais.

Le pays invité d’honneur a programmé une conférence sur le musée international du manga de Kyoto ainsi qu’une rencontre sur « le manga algérien vu du Japon » animée par l’universitaire japonaise Aoyagi Etsuko.

Parallèlement aux expositions, des ateliers d’initiation à la BD et l’écriture de scénario seront au programme de cette édition qui a prévu également des animations destinées aux enfants et aux jeunes.

Le programme pédagogique comprend aussi des ateliers sur la BD en langue amazighe et le manga japonais.

Un hommage sera rendu au bédéiste algérien Slimane Zeghidour, un des illustrateurs ayant fait partie de l’équipe du célèbre magazine « M’quidech », à travers une exposition qui sera dédiée à ses œuvres.

L’accès du public est fixé à 400 DA pour les adultes et à 200 DA pour les enfants, ont souligné les organisateurs.

APS

Tlemcen: une rencontre sur la société civile, la promotion du tourisme et la protection du legs culturel

Tlemcen: une rencontre sur la société civile, la promotion du tourisme et la protection du legs culturel

TLEMCEN – Le rôle de la société civile dans la promotion du tourisme et la protection de l’héritage culturel a été le thème central d’une rencontre, organisée lundi à la maison de la culture « Abdelkader Alloula » par l’Organisation nationale du tourisme et la sauvegarde de l’héritage culturel (bureau de Tlemcen), à l’occasion de la journée mondiale du tourisme, célébrée le 27 septembre de chaque année.

Les participants à cette rencontre (enseignants universitaires, responsables d’associations et d’organisations culturelles) ont souligné le rôle important que peut jouer la société civile dans la promotion du tourisme et la sauvegarde de l’héritage culturel.

Dans ce sens, la présidente de la rencontre, en l’occurrence l’enseignante universitaire Amel Yousfi a indiqué que les participants à cette rencontre ont mis l’accent sur la nécessaire collaboration entre l’université de Tlemcen et les associations actives dans le domaine du tourisme pour mettre en exergue le potentiel touristique de Tlemcen et son héritage culturel et ce qui la distingue par rapport à d’autres villes.

De son côté, le président local de l’Organisation nationale de tourisme et de sauvegarde de l’héritage culturel, Bouayad Agha Fewzi a indiqué que cette rencontre, première du genre organisée par son organisation à Tlemcen, constitue un espace devant permettre à tous les acteurs dans ce domaine d’échanger leurs expériences et de renforcer le travail en commun dans l’optique de valoriser le potentiel touristique local et national et œuvrer pour la sauvegarde l’héritage culturel qui constitue l’identité nationale.

Les intervenants lors de cette rencontre ont à l’unanimité souligné le rôle important que doit jouer la société civile (associations, organisations) en mettant particulièrement l’accent sur le renforcement des relations de partenariat et de travail commun entre tous les partenaires (université, directions de culture et du tourisme et autres établissements touristiques privés.

Cela permettra de créer un environnement adéquat permettant la contribution au développement local et par conséquent touristique.

APS

Festival de la musique andalouse « le malouf »: ouverture lundi de la 10e édition

Festival de la musique andalouse « le malouf »: ouverture lundi de la 10e édition

CONSTANTINE – La dixième édition du festival culturel national de la musique andalouse « le malouf » sera ouverte lundi à Constantine, a-t-on appris dimanche du commissaire du festival.
La manifestation artistique, interrompue depuis 2015, reviendra cette année sous le slogan « l’écho du malouf, authenticité et communication », et bénéficie du patronage et de l’accompagnement de la ministre de la Culture et des Arts et le wali de Constantine, a déclaré à l’APS le commissaire du festival national de la musique andalouse « le malouf », Amar Aziez.

La dixième édition du festival du malouf devant se poursuivre jusqu’au 1er octobre prochain, sera organisée sous forme de trois thèmes principaux, à savoir l’aspect compétitif entre les troupes interprétant ce style artistique, l’aspect académique à travers l’animation de lectures artistiques, en plus de soirées qui seront animées par des troupes et associations de plusieurs wilayas et l’organisation d’une exposition artistique du patrimoine à cette occasion au théâtre régional de la Ville des Ponts « Mohamed Taher Fergani ».

S’agissant de l’aspect relatif à la compétition, il a été procédé à la désignation d’un jury spécialisé pour la sélection et le classement des trois meilleures troupes pour cette édition parmi les wilayas participantes, à savoir Constantine, Skikda, Ain Defla, Sétif, Souk-Ahras, Guelma, Mila et Oran, en plus de la sélection de la meilleure voix et celle du meilleur musicien, selon le commissaire du festival.

En ce qui concerne le volet académique, la même source a indiqué qu’il s’agit de l’animation de séances de lectures artistiques avec la participation d’artistes et enseignants chercheurs.

Parmi les noms retenus pour animer les soirées de cette édition, le commissaire du festival a cité Salim Fergani, Ahmed Aouabdia, Abbas Righi, Abdelhakim Bouaziz, Mebarak Dakhla, Dounia El Djazairia et Kamel Bouda.

Le retour de cette manifestation artistique « s’inscrit dans le cadre de l’importance donnée par le ministère de la Culture et des Arts à la relance des différents festivals artistiques compte tenu de leur valeur ajoutée dans l’ancrage et la valorisation de notre legs culturel et civilisationnel », a indiqué la même source.

APS

CNAL: le projet de loi sur le statut de l’artiste « prêt en 2023 »

CNAL: le projet de loi sur le statut de l’artiste « prêt en 2023 »

BOUIRA – Le projet de loi sur le statut de l’artiste, dont les consultations avec les spécialistes du domaine sont toujours en cours, « sera prêt en 2023 », a indiqué samedi à Bouira, Mme Nouara Idami, membre du Conseil national des arts et des lettres (CNAL).

Dans une déclaration faite à l’APS à l’issue d’une rencontre de consultation avec les artistes locaux à Bouira, Mme Idami a fait savoir que le projet de loi sur le statut de l’artiste « sera prêt en 2023 » et que les consultations avec les concernés se poursuivent.

« Nous sommes en phase de consultations avec les artistes à travers tout le pays. Nous recueillons leurs propositions et leurs points de vue afin d’œuvrer à l’enrichissement de ce projet de loi dont l’objectif est de protéger davantage les doits de l’artiste en Algérie », a expliqué Mme Idami, chorégraphe et maître assistante à l’institut national des arts dramatiques.

La représentante du ministère de la Culture et des Arts a en outre réaffirmé la volonté de ce ministère d’œuvrer pour l’enrichissement de ce projet de loi en vue de trouver des solutions aux problèmes socioprofessionnels vécus par l’artiste en Algérie, et pour améliorer ses conditions de travail.

« Nous travaillons sur plusieurs points, notamment le droit de l’artiste à l’assurance et à la retraite, ainsi qu’à la protection de ses œuvres », a précisé Mme Idami.

Des commissions représentant les différentes spécialités de l’art y travaillent et  recueillent les différentes propositions émises par les artistes à travers le pays afin de pouvoir enrichir le projet de loi qui sortira en 2023, a conclu la même responsable.

Au cours d’une réunion tenue samedi à la maison de la culture Ali Zaâmoum de la ville de Bouira, des dizaines d’artistes ont exprimé à cette responsable ainsi qu’au directeur régional de l’office national des droits d’auteur (ONDA), M. Bachir Yahiaten, leurs préoccupations liées à leur situation socioprofessionnelle.

La réunion s’est ouverte dans la matinée avec la participation de dizaines d’artistes, dont des écrivains, des poètes ainsi que des hommes de théâtre et des artistes plasticiens, venus des quatre coins de la wilaya de Bouira.

Les différents artistes ont mis l’accent sur la nécessité d’améliorer leurs conditions socioprofessionnelles via une loi consacrant leurs droits à la retraite ainsi qu’au soutien en vue de booster l’activité culturelle au niveau local et national.

« L’artiste souffre depuis plusieurs années de la marginalisation, et aujourd’hui il est temps que les responsables du secteur de la culture prennent en charge ses doléances. Nous avons besoin de beaucoup de choses, et beaucoup de jeunes artistes travaillent clandestinement et sont sans revenus », a déploré Ahcen Bouda, un chanteur local venu de Taghzout (Est de Bouira).

D’autres intervenants ont insisté aussi sur l’élaboration d’une carte professionnelle de l’artiste afin de lui permettre d’évoluer dans son domaine et de pouvoir organiser lui-même des activités culturelle à son profit.

« Nous devons aller vers une économie culturelle et encourager les jeunes artistes à créer leurs propres entreprises culturelles via les organismes de soutien à l’emploi. Ces entreprises seront capables d’organiser de grands évènements culturels au profit du grand public à travers la wilaya ainsi qu’au niveau national », a estimé pour sa part M. Rezzoug Abdennour, conseiller culturel à la direction locale de la culture.

Le CNAL est une instance consultative créée en 2011 par décret exécutif et placée sous la tutelle du ministère de la Culture. Il est composé de treize membres dont des personnalités du monde des arts et des lettres.

APS

Festival de Fameck (France): le cinéma algérien à l’honneur

Festival de Fameck (France): le cinéma algérien à l’honneur

 ALGER – Le cinéma algérien sera à l’honneur au 33e Festival du film arabe, prévu du 6 au 16 octobre à Fameck (nord-est de la France), indiquent les organisateurs.

Plusieurs films, entre fictions et documentaires, sont programmés dans les différentes sections de ce festival qui accueille, pour sa nouvelle édition, des cinéastes, artistes et comédiens algériens, en plus des rencontres sur le cinéma, l’histoire et la culture algérienne.

Les longs métrages de fiction « Soula » (2021) de Salah Issad et « Argu » (Rêve, 2022) de Amar  Belkacemi concourent pour le Grand prix du festival, aux cotés de films de cette catégorie issus de plusieurs pays.

Dans la catégorie documentaire, le long métrage « Nerdjes A », une vie d’une militante algérienne » du réalisateur algéro-brésilien Karim Aïnouz, seront présentés en compétition, aux côtés de « Sur les traces de Frantz Fanon » (France), un documentaire de Mehdi Lallaoui qui retrace le parcours de Frantz Fanon, intellectuel et militant anticolonialiste engagé aux cotés des Algériens dans leur combat pour l’indépendance.

Par ailleurs, la cinéaste franco-algérienne, Mounia Meddour, qui a réalisé notamment « Papicha » (2019), une fiction plusieurs fois primée, présidera le jury des longs métrages de cette édition.

Le documentaire « L’Algérie vu du ciel » (2015), réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Yazid Tizi sera projeté en clôture de ce festival.

Parallèlement aux projections en compétition, plusieurs courts métrages dont « Déboussolé » de Youcef Mansour, seront présentés en plus des conférences autour du cinéma, l’histoire et la culture algérienne et des rencontres avec des réalisateurs, artistes et comédiens algériens.

Fondé en 1990, le Festival du film arabe de Fameck est un rendez-vous annuel dédié au cinéma des pays arabes et de la Méditerranée.

APS