Unification du rang africain et décolonisation: vers l’édification d’un continent sûr et prospère

Unification du rang africain et décolonisation: vers l’édification d’un continent sûr et prospère

ALGER – Les participants à un séminaire international sur la Révolution algérienne dans sa dimension africaine, intitulé « l’Algérie et l’Afrique… une mémoire commune, un sort commun et un avenir prometteur », ont mis l’accent sur la nécessité de l’unification du rang africain et de la décolonisation du Sahara Occidental pour édifier un continent sûr et prospère.

Dans son allocution lors de la séance d’ouverture, M. Zwelivelile Mandela, petit-fils du leader Nelson Mandela, a plaidé pour l’unification de l’Afrique pour relever les défis à tous les niveaux.


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Ce séminaire qui « réunit les Africains est une occasion précieuse pour formuler des recommandations à même de contribuer à l’unification du rang africain et à la réalisation du développement et à la décolonisation du Sahara occidental », a-t-il indiqué soulignant que cet événement « historique qui se tient en Algérie permet de se remémorer le legs africain commun et les principes de la Révolution algérienne, qui ont inspiré les mouvements de libération à travers l’Afrique et dans le monde entier ».

 

 

M.Mandela a également plaidé pour l’arrêt de la guerre de génocide sioniste contre Ghaza et la libération de la Palestine croupissant sous le joug colonial, appelant à rejeter la participation des athlètes de l’entité sioniste aux Jeux olympiques, qu’abritera la France.

Pour sa part, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, M. Abdelkader Taleb Omar, a salué le soutien de l’Union Africaine (UA) à la cause légitime de son pays et sa reconnaissance de la RASD conformément à la légalité internationale et sa charte reconnaissant les frontières héritées de la colonisation ainsi que le droit des peuples à l’autodétermination.

Par ailleurs, le diplomate sahraoui a dénoncé les entraves dressés par l’occupation marocaine pour échapper aux sanctions, la qualifiant de « voisin dépourvu de légitimité qui sombre dans la corruption, l’espionnage, le trafic de drogue et le financement du terrorisme tout en troquant la cause sahraouie contre la cause palestinienne ».

 

 

M.Taleb Omar a mis en avant, dans son intervention, le soutien « important » qu’apporte l’Algérie pour la libération de l’Afrique, soulignant qu' »elle a toujours contribué, depuis l’ONU, à la défense des causes justes ».

Le diplomate sahraoui a salué « la politique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en termes de soutien au droit des peuples à l’autodétermination ».

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Algérie, Fayez Abu Aita, a salué aussi « le rôle majeur de l’Algérie appuyant tous les peuples et les révolutions de l’Afrique, ainsi que son soutien permanent et sa position en faveur de la Palestine depuis l’époque du défunt président Houari Boumediene ».

L’ambassadeur a rappelé le génocide barbare mené contre le peuple palestinien par l’entité sioniste et ses alliés dans le but d’enterrer cette cause et chasser les Palestiniens de leur terre, affirmant que ce peuple restera attaché à sa terre jusqu’à ce qu’il réalise son rêve d’établir son Etat indépendant avec El-Qods pour capitale.

Mme Nkrumah Samia Yaba Christina, fille de l’ancien président ghanéen, Kwame Nkrumah, a, quant à elle, souligné l’importance de l’unité des africains pour assurer un avenir prospère, mettant en avant l’importance de cette unité dans la réalisation de la relance économique escomptée.

 

 

Mme Nkrumah a également mis en relief le rôle de l’Algérie dans la construction d’une Afrique unifiée et prospère, rappelant que « l’Algérie a payé un lourd tribut dans le but de recouvrer sa liberté, et elle nous apprend aujourd’hui l’importance du sacrifice pour l’unité et pour l’édification d’un avenir prometteur », ajoutant dans le même sens que la décolonisation du continent mène au progrès escompté.

Le vice-doyen de la faculté des Arts et des Lettres à l’Université de Tchad, Attia Djawid Djar Nabi, a affirmé pour sa part, que la guerre de libération algérienne était « la seule révolution gravée en lettre d’or au 20e siècle », saluant les approches algériennes en Afrique, notamment celles relatives à la consécration du principe des « Solutions africaines aux problèmes africains », et à la nécessité de la réalisation du développement économique pour la résolution des crises.


De son côté, le président de l’Association internationale « Amis de la Révolution algérienne », Noureddine Djoudi, a affirmé que l’Algérie avait toujours soutenu les mouvements de libération, relevant que l’invitation par l’Algérie de symboles révolutionnaires et de leurs fils témoignait de « sa loyauté envers les causes africaines et de ses positions immuables en faveur des causes justes en toute circonstance ».

Intervenant à cette occasion, l’ancien ministre malien des Affaires étrangères, Moulaye Zeni, a souligné que « l’Algérie jouit d’un legs, d’une expérience et d’une crédibilité lui permettant de résoudre les crises dans le continent africain ».

A l’occasion de ce séminaire, plusieurs exposés ont été présentés par des experts algériens et étrangers mettant en avant la dimension africaine de la Révolution algérienne et son rôle dans l’unification du rang africain.

Par ailleurs, un hommage a été rendu à M. Mandela Zwelivelile Mandlesizwe, Mme Nkrumah, M. Guy Patrice Lulumba, fils du leader de la République démocratique du Congo, Patrice Lulumba, M. Alexandre Kapenda (Angola), M. Moulaye Zeni, l’ancien ministre des Affaires étrangères, ainsi que M. Leonidas Mushokolwa Ngaiza (Tanzanie) qui ont été honorés.

APS

La Banque mondiale relève l’ambitieuse voie de développement empruntée par l’Algérie

La Banque mondiale relève l’ambitieuse voie de développement empruntée par l’Algérie

ALGER – La Banque mondiale (BM) a mis en avant les avancées enregistrées par l’Algérie en matière de développement et qui se sont matérialisées par divers acquis économiques, ce qui lui a permis de figurer parmi les quatre seuls pays dans le monde à avoir franchi le seuil d’une classification de la catégorie de revenu intermédiaire inférieur à la catégorie supérieure.

Dans un article publié sur son site web intitulé « ambitieux chemin de développement emprunté par l’Algérie », la BM a indiqué que l’Algérie « poursuit une voie ambitieuse pour son développement. En mettant l’accent sur le renforcement de la résilience, l’adoption d’innovations et la modernisation économique, le pays a franchi une nouvelle étape importante cette année ».

Le document a noté que la démarche de développement s’est traduite dans le rapport annuel de classification des revenus de la BM publié le 1er juillet 2024 où l’Algérie fait partie des quatre seuls pays dans le monde à avoir franchi le seuil d’une classification de revenu intermédiaire inférieur à supérieur.

Ce « changement significatif » est principalement attribuable à la modernisation des systèmes visant à renforcer les capacités statistiques, permettant ainsi une mesure plus précise du Produit intérieur brut (PIB).

A ce titre, la BM a indiqué que l’économie algérienne a enregistré une croissance de 4,1% en 2023, le principal facteur ayant contribué à cette amélioration de classement a été la révision complète des statistiques des comptes nationaux, incluant une expansion des estimations d’investissement et une meilleure couverture de l’économie informelle.

Citant le représentant résidant de la Banque mondiale en Algérie, Kamel Braham, le même document a expliqué que le rebasage du PIB, finalisé en 2024, a permis une évaluation plus précise de l’économie algérienne, et ainsi de déclassifier le pays dans la catégorie qui reflète le mieux son niveau de développement économique.

« Cela souligne l’importance cruciale de la disponibilité de données fiables pour guider les politiques économiques » a-t-il ajouté, sachant que l’importance stratégique d’améliorer la collecte de données pour soutenir la diversification de la croissance en Algérie a été mise en avant comme une priorité dans les derniers rapports de la BM.

Ainsi, a-t-on souligné, « des données améliorées et transparentes permettront une meilleure compréhension de la dynamique économique du pays, ouvrant ainsi la voie à des opportunités accrues pour l’élaboration de politiques efficaces ».

Par ailleurs, la Banque mondiale, se référant à son rapport intitulé « Suivi mondial du torchage de gaz » publié en juin, souligne que les réalisations de l’Algérie comprennent aussi sa classification comme le pays ayant enregistré la plus grande réduction du torchage de gaz observé au niveau mondiale en 2023, marquant ainsi une troisième année consécutive de baisse de ces émissions.

En effet, l’Algérie a réussi à réduire de 3% l’intensité du torchage, offrant ainsi un exemple positif dans une année où les tendances mondiales étaient moins favorables.

Depuis quelques années, la Banque mondiale entretient « un dialogue stratégique » avec l’Algérie concernant la durabilité de son secteur énergétique, relève l’article ajoutant que l’assistance technique se concentre sur le soutien au développement d’un programme d’énergie éolienne bancable et sur la contribution à l’élaboration d’une stratégie visant à promouvoir les énergies renouvelables pour différents types de consommateurs.

Ces initiatives visent à diversifier le mix énergétique de l’Algérie et à favoriser le développement durable dans ce secteur stratégique, souligne encore la BM qui met en avant son soutien à l’Algérie dans sa quête de résilience pour faire face aux impacts du changement climatique du fait que le pays est confronté à nombre de risques naturels qui peuvent occasionner d' »importantes pertes économiques ».

Dans ce cadre, la Banque mondiale a souligné sa coopération avec la Délégation nationale aux risques majeurs et la Direction générale des forêts (DGF) dans la gestion des risques climatiques et de catastrophes ainsi que les feux de forêts.

Elle a également exprimé sa volonté pour une coopération soutenue dans le cadre d’un partenariat dynamique avec l’Algérie, relevant que l’énergie et la résilience climatique et le renforcement du secteur privé constituent des axes prometteurs.

APS

Le peuple sahraoui déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à l’indépendance

Le peuple sahraoui déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à l’indépendance

ALGER – L’ambassadeur de la République arabe sahraouie à Alger, Abdelkader Taleb Omar a affirmé, mardi, que le peuple sahraoui était déterminé à poursuivre la lutte contre l’occupation marocaine jusqu’au recouvrement de l’indépendance et de la souveraineté totale sur les territoires sahraouis, saluant le rôle de l’Algérie dans la défense des causes justes en Afrique et à travers le monde au niveau des fora internationaux.

« L’Algérie joue un grand rôle reconnu, non seulement dans la défense de la cause sahraouie, mais aussi dans la défense de toutes les causes justes en Afrique et à travers le monde au niveau des fora internationaux, à l’instar du Conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré M. Taleb Omar lors d’une conférence organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), en partenariat avec l’Institut sahraoui d’études stratégiques.

S’agissant de la résistance et de la lutte du peuple sahraoui, l’ambassadeur sahraoui a souligné, après l’allocution de bienvenue du directeur général de l’INESG, Abdelaziz Medjahed, que les Sahraouis sont déterminés et résolus à poursuivre leur lutte contre l’occupation marocaine jusqu’au recouvrement de la souveraineté sur l’ensemble des territoires de la République sahraouie.

Pour sa part, Amarbih El-Mami El-Day, président de l’université d’été des cadres du Front Polisario et de l’Etat sahraoui, dont les travaux se tiennent à Boumerdès, a abordé les principaux axes, conférences et débats évoqués lors de cette nouvelle édition.

Il a précisé que les principaux axes de cette université d’été, pour cette année, se sont appuyés sur des leçons tirées de la glorieuse Révolution de Novembre.

De son côté, le coordinateur de la Commission nationale sahraouie des droits de l’homme en Europe, El-Hassan Milid Ali Hassan, a évoqué, dans de son intervention, les principales haltes historiques de la résistance sahraouie.

Il a également abordé les crimes abjects commis par l’occupation marocaine contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés, tels que les disparitions forcées, les assassinats, la déportation, les détentions politiques, ainsi que la démolition des maisons, en violation flagrante du droit et des chartes internationaux.

Plusieurs interventions ont eu lieu à cette occasion sur les techniques modernes de communication et de l’information en temps de guerre ainsi que les moyens technologiques pour faire face à l’ennemi.

L’évènement qui a vu la participation des experts sahraouis et algériens, s’inscrit dans le cadre de la série des conférences organisées par l’INESG. La conférence s’est focalisé sur les données modernes et les derniers développements de la questions sahraouie sur les différents plans militaire, politique, économique et diplomatique.

APS

Conférence-spectacle de la pièce de théâtre, « 132 ans, pour que nul n’oublie »

Conférence-spectacle de la pièce de théâtre, « 132 ans, pour que nul n’oublie »

ALGER – « 132 ans, pour que nul n’oublie », une dramaturgie regroupant les extraits de trois textes d’Ould Abderrahmane Kaki, a été présentée à la presse, lundi au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA), lors d’une rencontre animée par le directeur du Musée national « El Moudjahid », Lyès Naït Kaci, et le metteur en scène de ce nouveau spectacle, Mohamed Takiret.

Tiré des pièces, « 132 ans » (1962), « Chaâb Ed’Dhelma » (le peuple de la nuit- 1963) et « Ifrikya qabl 1 » (1963), du grand dramaturge, Abdelkader Ould Abderrahmane, dit « Abderrahmane Kaki » (1934-1995), le spectacle « 132 ans, pour que nul n’oublie » est produit par le ministère des Moudjahidines et des Ayants-droit dans le cadre des célébrations du 62e anniversaire de la fête d’Indépendance et de la Jeunesse.

« Le ministère des Moudjahidines et des Ayants-droit reste ouvert à toutes les propositions de réécriture artistique de la glorieuse Histoire de l’Algérie, pour peu que le texte proposé soit à la hauteur du sujet traité et que la genèse et la chronologie des faits soient respectées », a expliqué le directeur du Musée national « El Moudjahid », Lyès Naït Kaci, présent en sa qualité de représentant du ministère des Moudjahidines et des Ayants-droit.

« Ce nouveau spectacle sera présenté au TNA, les 24 et 25 juillet, et à la Salle El Atlas de Bab El Oued, le 26 du même mois », explique le metteur en scène, en rappel, poursuit-il, de la générale de « 132 ans », présentée pour la première fois « en 1963 à la même salle baptisée alors, « Le Majestic ».

Abordant l’aspect technique et artistique du spectacle, Mohamed Takiret a indiqué que ce « nouveau texte-synthèse » de trois grandes oeuvres de Kaki, est « le fruit d’un atelier d’écriture qu’il a lui-même dirigé », pour en ressortir une trame de 80 mn qui met en avant « le peuple comme seul héros », et qui sera conduite, sur un espace scénique ouvert, par une « centaine de comédiens, musiciens, danseurs et ballerines, issus de trois générations d’artistes ».

Inscrit dans le registre du Théâtre dit « Ihtifali », dont Ould Abderrahmane Kaki est le pionnier, ce nouveau spectacle qui, en réalité, croise plusieurs autres genres, est construit autour de l’œuvre immortelle, « 132 ans », qui demeure le fil rouge de la trame, laquelle puisera ses bonnes sueurs dans l’interprétation dramatique, la chorégraphie, le chant, la musique, la danse et plusieurs documents-vidéos, projetés sur un écran géant occupant le fond de la scène », explique encore Mohamed Takiret, entouré d’une équipe de professionnels du 4e art, à l’instar de Abdelkader Djeriou aux conseils artistiques, Riadh Beroual à la chorégraphie, Abdelkader Soufi et Mohamed El Amine Cheikh aux compositions musicales, et à la bande son et bruitages.

Fait inédit cependant, les comédiens et les danseurs seront soutenus en temps réel par le grand nayati Mohamed El Amine Cheikh et son orchestre, animé par, Said et Fayçal Gaoua aux percussions et à la batterie, Hakim Walid au Oud, Ali Saidi au violon, Yani Ait Menguellet à la guitare électro-acoustique, Mansour Touahria au synthétiseur et les cantatrices aux voix suaves, Riham Bouchouicha, Nour El Houda Chikhaoui et Lamia Baâtouche.

« Un passage en musique » de ce nouveau spectacle et des « tableaux chorégraphiques », mettront en valeur « la résilience du peuple palestinien et de ses combattants, à Ghaza notamment, qui font face, depuis près de dix mois maintenant, aux agressions barbares ininterrompues de l’armée terroriste sioniste », a conclu Mohamed Takiret.

A l’issue de la rencontre, Mohamed Takidet et ses équipes, technique et artistique ont donné un avant goût du spectacle en présentant deux de ses tableaux aux journalistes présents.

APS

Benmouloud: le projet de Stratégie nationale de transformation numérique fin prêt

Benmouloud: le projet de Stratégie nationale de transformation numérique fin prêt

ALGER- La Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a indiqué, que le projet de Stratégie nationale de transformation numérique qui est fin prêt visait « le changement des modes de gestion, l’instauration des principes de transparence et la lutte contre la bureaucratie et la corruption ».

Dans un entretien à la Télévision algérienne diffusé lundi soir, Mme Benmouloud a indiqué que ses services avaient achevé l’élaboration du projet de la stratégie nationale de transformation numérique, qui « a été approuvé par le Conseil d’Orientation du Commissariat le 28 mai dernier », affirmant que cette stratégie visait à « changer le mode de gestion, à instaurer les principes de transparence, à lutter contre la bureaucratie et la corruption, à assurer un accès équitable à l’information et à améliorer les prestations ».

Rappelant que l’élaboration de ce projet était passée par plusieurs étapes, dont des consultations avec des experts et acteurs activant dans le domaine du numérique, l’intervenante a fait état de « 14 ateliers organisés en novembre 2023, ayant permis l’adoption de 300 recommandations dans la première mouture de ladite stratégie », lesquelles ont été soumises aux différents secteurs concernés.

Cette mouture a fait, poursuit-elle, l’objet de cinq modifications dont la dernière version a été soumise, depuis un mois, à la Présidence de la République.

Première du genre depuis l’indépendance, cette stratégie nationale qui intervient en réponse aux exigences socio-économiques et culturelles actuelles, repose sur « 5 axes et 25 objectifs stratégiques » a-t-elle précisé, soulignant que ces axes comprenaient « les infrastructures, la formation de la ressource humaine, la société numérique, l’économie numérique et la gouvernance numérique ».

En vue de concrétiser l’axe relatif aux infrastructures, la Haut-commissaire à la numérisation a rappelé la signature, avril dernier, de la convention relative au projet de réalisation du Centre national algérien des prestations numériques (DATA CENTER) entre le Haut-Commissariat à la Numérisation et Huawei Consortium.

L’objectif de la création de ce Data Center, qui comprend deux centres de données à Alger et Blida, est d’atteindre « la souveraineté numérique et d’œuvrer à la domiciliation des données nationales, ce qui incitera les investisseurs à promouvoir les services à l’intérieur du pays en recourant aux mêmes technologies qui existent à l’étranger ».

Le centre s’attèlera également à l’élaboration d’une base de données nationale et à la coordination entre les différents départements  ministériels ayant « enregistré un progrès dans le processus de numérisation mais n’ont pas encore échangé d’informations et n’ont pas encore réalisé l’intégration souhaitée entre eux », selon Mme Benmouloud.

Le centre dispose d’ « un système informatique national contenant la plateforme nationale d’interopérabilité qui interconnectera les systèmes informatiques sectoriels », outre « une base de données nationale et un portail national interactif des services numériques, prévoyant 40 services publics numériques au profit du citoyen et de l’entreprise ».

Mme Benmouloud a souligné que la stratégie nationale de transformation numérique reposait sur deux bases essentielles, la loi sur la numérisation en cours d’élaboration et la sécurité informatique et cybernétique objet d’une collaboration avec le ministère de la Défense nationale (MDN).

Pour ce qui est de la loi sur la numérisation, « il s’agit d’une loi cadre, régissant, encadrant et régulant le domaine numérique » et visant « à lever les obstacles, à faciliter les mesures administratives et à remédier aux failles induites par l’évolution technologique », a-t-elle précisé.

Le texte de loi « sera valable pour une longue durée, en ce sens qu’il sera valide pour une durée de 10 ans au moins », a-t-elle ajouté.

La dite loi comprend, selon la même responsable, « 9 axes présentés récemment devant des experts nationaux et internationaux dans les domaines du numérique et de la législation », et ce lors d’ateliers sanctionnés par « plus de 200 recommandations actuellement en cours d’examen avant l’élaboration du texte de loi qui sera présenté au secrétariat général du Gouvernement (SGG) ».

Evoquant l’importance du projet de transformation numérique, placé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, parmi ses priorités, Mme Benmouloud a salué « la volonté politique forte et sincère » du président de la République pour la concrétisation de ce projet.

Le président de la République « suit personnellement le dossier de la numérisation et présente lors de chaque réunion du Conseil des ministres un bilan sur l’avancement des projets de numérisation dans différents secteurs », a-t-elle ajouté.

Il convient de noter que le Haut-commissariat à la numérisation a été créé en vertu du décret présidentiel n 23-314 publié au Journal officiel en septembre 2023. En tant qu’établissement public à caractère spécifique, placé sous la tutelle de la Présidence de la République, le Haut-commissariat à la numérisation est chargé du suivi et de la mise en œuvre de la stratégie nationale de numérisation.

APS

JO 2024/Judo: l’Algérie veut raviver la flamme de Pékin

JO 2024/Judo: l’Algérie veut raviver la flamme de Pékin

ALGER – La sélection algérienne de judo, composée de deux messieurs et une dame, nourrit de grandes ambitions pour sa participation aux Jeux olympiques de Paris, où elle espère y faire bonne figure et aussi bien que lors des olympiades chinoises de 2008 à Pékin, qui lui ont permis de réussir le plus grand exploit de son histoire, avec l’argent d’Ammar Benikhlef et la bronze de Soraya Haddad.

L’exploit de 2008 n’a jamais été réédité depuis, malgré la succession de plusieurs générations de judokas doués, aussi bien chez les messieurs que chez les dames.

Mais lors de la 33e édition des JO à Paris, et forte d’une nouvelle génération de jeunes prodiges comme Belkadi Amina (-63 kg), Mohamed El Mehdi Lili (+100 kg) et surtout Dris Messaoud (-73 kg), la sélection nationale s’est remise à voir grand, visant carrément un podium olympique.

« Nos judokas se sont préparés dans d’excellentes conditions depuis trois ans. Dris Messaoud et Belkadi Amina ont décroché leur qualification haut la main, en se hissant parmi les 18 meilleurs de leurs catégories au ranking olympique. Cette performance leur a donné plus de détermination pour vivre pleinement leur rêve et espérer monter sur le podium à Paris », a déclaré à l’APS le président de la fédération algérienne, Yacine Sillini.

Néanmoins, le premier adversaire des judokas algériens sera le tirage au sort que tous les athlètes espèrent qu’il soit « favorable », car il peut les aider considérablement à atteindre les premières loges ou plus au moins les repêchages, synonyme d’une possible médaille de bronze olympique, qui est déjà un titre qui a sa saveur.

« Eviter les plus forts de la catégorie dès le premier tour signifie beaucoup de choses pour les judokas et les boostent moralement. Dans les sports de combat, les athlètes y compris les favoris pour les titres attendent avec impatience le résultat du tirage au sort pour avoir une idée sur leurs adversaires et à quel tour. Ils espèrent que le tirage leur soit favorable, car il pourrait constituer un plus dans leur parcours dans le tournoi », a expliqué un technicien.

En effet, pour beaucoup, ces olympiades parisiennes « devraient être les bonnes » pour renouer avec le succès, et raviver cette flamme qui avait réchauffé tant de cœurs à Pékin.

Pour apporter les derniers réglages à leur préparation avant d’entrer en lice dans le JO, les trois judokas algériens ont effectué un stage bloqué à Valence (Espagne), avant d’enchaîner par un deuxième, qui se poursuit actuellement à Paris.

Les épreuves de judo comptent parmi les premières à se dérouler aux prochaines olympiades, puisqu’elles débuteront dans la matinée du 29 juillet, et se poursuivront jusqu’au 2 août.

Selon les organisateurs, 378 judokas (192 messieurs et 186 dames), représentant 122 pays des cinq continents ont confirmé leur participation à cet évènement.

Avec 14 judokas engagés (7 messieurs et 7 dames), la France et le Japon seront les mieux représentés, devant l’Italie (13) et l’Ouzbékistan (12), au moment où certains pays comme Maurice, le Liban, le Kenya et Malte n’ont engagé qu’un seul athlète.

L’Algérie participe à ces olympiades parisiennes (26 juillet – 11 août) avec un total de 46 athlètes, engagés dans 15 disciplines différentes.

APS

Le président de la Douma de la Fédération de Russie achève sa visite en Algérie

Le président de la Douma de la Fédération de Russie achève sa visite en Algérie

ALGER – Le président de la Douma de la Fédération de Russie, M. Vyacheslav Victorovich Volodin a achevé, lundi soir, sa visite en Algérie, a indiqué un communiqué de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Le président de la Douma de la Fédération de Russie, M. Vyatcheslav Viktorovitch Volodin a été salué, à son départ, par le président de l’APN, M. Brahim Boughali, précise la même source.

Durant sa visite en Algérie, M. Vyatcheslav Viktorovitch Volodin a été reçu en audience par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Il s’est également entretenu avec le président de l’APN, une rencontre durant laquelle les deux parties ont passé en revue l’état et les perspectives des relations bilatérales tout en soulignant la nécessité de les promouvoir pour les hisser à des niveaux supérieurs conformément à la volonté politique des dirigeants des deux pays.

APS

M.Faid préside une réunion de la Commission nationale d’évaluation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme

M.Faid préside une réunion de la Commission nationale d’évaluation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme

ALGER – Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a présidé, lundi au siège du ministère, une réunion extraordinaire de la Commission nationale d’évaluation des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération des armes de destruction massive, indique un communiqué du ministère des Finances.

Dans une allocution prononcée lors de la rencontre, qui constitue la 2e réunion complémentaire de la série des réunions extraordinaires de la Commission nationale, le ministre a salué les efforts consentis dans le cadre du Comité National de Coordination, ainsi que des équipes de travail chargées du parachèvement du rapport d’évaluation nationale des risques dans les délais impartis, ajoute la même source.

Dans l’objectif de réaliser les résultats escomptés, notamment pour les futurs travaux, M. Faid a incité « tout un chacun à poursuivre le travail sérieux », selon le communiqué.

Avant d’aborder l’ordre du jour, la parole a été donné au Secrétaire général (SG) du ministère de la Défense nationale (MDN), en sa qualité de vice-président de la Commission, qui a mis l’accent sur plusieurs points, notamment la nécessité d’enrichir le projet du rapport partiel sur l’évaluation des risques et la stratégie nationale de prévention des risques de blanchiment d’argent, outre la nécessité de prendre en compte les estimations concernant les niveaux des risques des secteurs concernés, et l’intensification des efforts afin de lever le plus grand nombre de réserves, saluant au terme de son intervention, les équipes de travail pour toutes les remarques formulées, notamment celles relatives à la cohérence des données et l’absence de contradictions.

Dans ce cadre, le chef du projet a passé en revue les importantes modifications apportées au rapport en tenant en compte des propositions présentées par le MDN, la Direction générale des Impôts, la Direction générale du Domaines national (DGDN) et la Direction nationale de la Sûreté nationale (DGSN).

Parmi les propositions mises en exergue par le chef du projet, le communiqué a mentionné les axes suivants: le renforcement du cadre juridique et réglementaire, le renforcement et l’enrichissement du cadre institutionnel, ainsi que le changement des Statuts de la Cellule du Renseignement financier (CRF).

Ces amendements interviennent suite à l’évaluation du niveau des risques pour les secteurs concernés et la classification des crimes selon la catégorie.

Ces propositions ont permis la prise de plusieurs décisions approuvées par tous les membres, notamment l’adoption du rapport national partiel sur l’évaluation des risques du blanchiment d’argent et la stratégie nationale de la prévention et de la lutte contre le blanchiment d’argent, la généralisation de l’executive summary dudit rapport à l’ensemble des organismes concernés par la définition et la mise en œuvre des mesures de contrôle et dissuasives, outre la publication de l’executive summary des résultats du rapport national partiel sur le site officiel de la CRF, selon le communiqué du ministère.

APS

Relations algéro-tchèques: booster la coopération et renforcer l’amitié entre les deux pays

Relations algéro-tchèques: booster la coopération et renforcer l’amitié entre les deux pays

TIZI-OUZOU – La République Tchèque œuvre à booster la coopération dans plusieurs secteurs et à renforcer les liens d’amitié avec l’Algérie, a souligné lundi à Tizi-Ouzou, l’ambassadeur Tchèque, JanCzerny.

En visite dans la capitale du Djurdjura pour le vernissage, à la galerie d’art Mohia, d’une exposition intitulée « Les anges en vert » en hommage à la pacifiste tchèque Bertha Von Suttner Kinsky, première femme à recevoir le prix Nobel de la paix en 1905, le diplomate a noté qu’il œuvrait, depuis son installation en Algérie il y a 14 mois, à développer davantage les relations d’amitié et de coopération dans divers domaines, entre son pays et l’Algérie.

Il a expliqué que cette coopération, qui concerne notamment les secteurs de l’industrie, l’énergie, la recherche et le commerce, mais aussi la culture, sera adaptée aux exigences de la nouvelle Algérie qui œuvre à diversifier son économie hors du secteur des hydrocarbures.

D’autres domaines dont la recherche scientifique à travers la coopération entre les universités des deux pays, notamment pour le développement de la nanotechnologie, et le secteur énergétique, sont également prévus.

Il a cité également la coopération dans le secteur agricole, faisant savoir que le constructeur de matériel agricole Zetor a « une grande volonté d’investir en Algérie pour produire les tracteurs Zetor ».

Concernant la coopération culturelle, l’ambassadeur a évoqué la participation de son pays à des spectacles et autres manifestations en Algérie.

C’est justement dans le cadre le de la coopération culturelle qu’a été initiée l’exposition « Les anges en vert » qui retrace la lutte pour la paix de Bertha Von Suttner Kinsky (1843-1914), secrétaire privée d’Alfred Nobel et auteur du roman pacifiste « Dte Waffen Nieder » (Bas les armes), dans lequel elle décrit la guerre du point de vue d’une femme. Le roman a été traduit en 12 langues.

APS

Signature d’un accord de coopération entre l’APS et l’agence azerbaïdjanaise AZERTAC

Signature d’un accord de coopération entre l’APS et l’agence azerbaïdjanaise AZERTAC

SHUSHA (Azerbaïdjan) – L’agence Algérie Presse Service (APS) a signé, lundi à Shusha (Azerbaïdjan), un accord de coopération avec l’Agence gouvernementale d’information azerbaïdjanaise (AZERTAC), portant sur le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’information, l’échange de contenus médiatiques et d’expertise.

L’accord a été signé par le Directeur général de l’APS, M. Samir Gaid, et le président du Conseil d’administration d’AZERTAC, M. Vugar Aliyev, lors d’une cérémonie organisée en marge du 2ème Forum mondial « Shusha media global » qui se déroule à Shusha à l’est de l’Azerbaïdjanais du 20 au 22 juillet.

En vertu de cet accord, les deux agences procèderont à un échange de contenus d’information intéressant les deux pays et s’offrent mutuellement l’accès à leurs contenus informatifs respectifs, s’accordant également le droit d’utiliser les contenus multimédias (photographie, vidéos, infographie).

Le Forum de Shusha auquel prend part le Directeur général de l’APS, aux côtés d’autres directeurs d’agences d’information et responsables de l’information et de la communication des instances officielles d’une cinquantaine de pays, porte notamment sur la lutte contre les fake news et la désinformation dans les open sources.

APS