Le quatrième round des négociations tripartites entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan au sujet du Grand barrage de la renaissance (Gerd) construit sur le Nil par Addis-Abeba, s’est achevé mardi sur une nouvelle impasse, ont annoncé les concernés.

Ces nouvelles négociations, tenues de dimanche à mardi dans la capitale éthiopienne, ont «échoué en raison du refus persistant de l’Ethiopie, qui a caractérisé sa position au cours des dernières années, d’accepter toute solution de compromis technique ou juridique qui sauvegarderait les intérêts des trois pays», selon un communiqué du ministère égyptien des Ressources en Eau et de l’Irrigation.

L’Ethiopie «s’est efforcée et s’est activement engagée avec les deux pays riverains en aval pour résoudre les principaux points de divergence et parvenir à un accord à l’amiable», a répondu le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Addis-Abeba s’est également dit prête à «parvenir à un règlement amiable et négocié qui réponde aux intérêts des trois pays et attend avec impatience la reprise des négociations».

Entamée en 2011, la construction du Gerd a coûté environ 3,5 milliards d’euros à l’Ethiopie.

L’Egypte et le Soudan, situés en aval, considèrent ce projet comme une menace pour leur approvisionnement en eau. Ils ont vainement demandé à plusieurs reprises à Addis-Abeba de cesser de le remplir jusqu’à ce qu’un accord soit conclu sur ses modalités de fonctionnement.

APS