Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York, Amar Bendjama, a réitéré l’appel de l’Algérie à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Ghaza, comme «première étape» vers la réalisation de la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

S’exprimant lors d’une réunion lundi du Conseil de sécurité de l’ONU sur «Les menaces contre la paix et la sécurité internationales», M. Bendjama a déclaré que «le Moyen-Orient est au bord du précipice d’effondrement», soulignant, dans ce contexte, que «les récentes frappes aériennes visant l’Irak et la Syrie ce week-end risquent d’aggraver encore davantage une situation déjà précaire».

«Cela pourrait potentiellement nous conduire vers une nouvelle escalade. Dans ce contexte, nous réaffirmons notre soutien constant à la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité de l’Irak et de la Syrie», a-t-il poursuivi avant d’ajouter: «Les peuples frères de Syrie et d’Irak méritent de vivre dans la paix et la prospérité».

Compte tenu de ces circonstances critiques, l’Algérie appelle «à la retenue et à éviter toute escalade», a encore dit l’ambassadeur car, «la région ne peut pas supporter le poids de tensions supplémentaires, et nous croyons fermement que la force n’est pas et ne sera jamais un moyen de parvenir à la paix et à la stabilité».

Le diplomate a, mis en garde, dans ce contexte, que «l’histoire atteste que la force ne provoque que la ruine, l’instabilité et entretient l’animosité».

«Aujourd’hui, nous plaidons en faveur du dialogue et de l’action collective pour aplanir nos différences et favoriser une prospérité  partagée», a-t-il affirmé, appelant, dans ce sens, à «laisser de côté les notions de violence et de dissuasion» et «à travailler main dans la main vers un Moyen-Orient apaisé».

Pour M. Bendjama, «une véritable stabilité au Moyen-Orient nécessite une approche globale des causes profondes qui sous-tendent l’instabilité. Nous devons investir dans des solutions à long terme pour éviter de nouvelles souffrances et ouvrir la voie à une paix durable dans la région».

Evoquant par ailleurs, la situation à Ghaza, théâtre d’agressions sionistes barbares depuis le 7 octobre 2023, le représentant de l’Algérie à l’ONU a réaffirmé que «la question palestinienne constitue la pierre angulaire de cette entreprise».

«Dès le début de l’agression contre le peuple palestinien, en particulier dans la bande de Ghaza, l’Algérie a, à plusieurs reprises, tiré la sonnette d’alarme sur le risque de débordement régional», a-t-il tenu à rappeler.

«Malheureusement, la situation s’est transformée en une réalité dévastatrice, nous obligeant à redoubler d’efforts pour mettre un terme à l’escalade dans l’ensemble de la région. Les habitants de cette région, comme tous les habitants du monde, aspirent à la paix, au développement et à la prospérité», a-t-il enchaîné.

Et de conclure: «Il est grand temps que ce berceau des civilisations retrouve sa stabilité. La première étape vers cet objectif réside dans un cessez-le-feu immédiat à Ghaza».

aps