ANNABA – Le processus de redémarrage du haut-fourneau du complexe sidérurgique d’El Hadjar (Annaba) vient d’être lancé après un arrêt de trois mois, a indiqué mercredi le P-dg du complexe, Karim Boulayoune.

Le même responsable, soulignant, dans une déclaration à l’APS, que le fonctionnement du haut-fourneau dans le processus de production sidérurgique, sera « effectif au cours des deux prochaines semaines », a ajouté que le lancement du processus de redémarrage est intervenu « après la résolution du problème d’indisponibilité de coke (charbon), nécessaire au fonctionnement du haut fourneau mais qui n’a pu être importé en raison de difficultés financières » de l’entreprise.

Le redémarrage du haut-fourneau est d’une « grande importance pour le complexe et ses travailleurs qui entendent relever le défi et de parvenir à l’efficience économique nécessaire pour maintenir à flot cet acquis qu’est le complexe d’El Hadjar, symbole de la sidérurgie en Algérie », a ajouté le même responsable.

Selon M. Boulayoune, un programme a été établi avec des objectifs de production, en 2024, de plus de 600.000 tonnes de produits sidérurgiques commercialisables.

Le même responsable a souligné que les perturbations en matière d’importation de coke ont entraîné, en 2023, une baisse significative du volume total de production annuelle de produits sidérurgiques par le complexe qui a toutefois produit, depuis le début de l’année en cours, environ 300.000 tonnes de produits sidérurgiques commercialisables.

Afin d’atteindre les objectifs de production fixés, les responsables du complexe sidérurgique d’El Hadjar ont élaboré un programme de réhabilitation et de modernisation de l’usine, fondé principalement sur la modernisation des équipements industriels (aciéries et laminoirs) et l’introduction de technologies modernes qui mettront fin à la dépendance au coke, a encore affirmé le P-dg du complexe.

Il a également rappelé, dans le même contexte, que la facture d’importation de coke, nécessaire au fonctionnement du haut fourneau s’élève, à elle seule, à 200.000 dollars par an, ajoutant que le complexe s’emploie, dans le cadre de l’effort d’efficience économique, à suivre la dynamique économique nationale en incluant de nouveaux produits sidérurgiques à valeur ajoutée tels que les rails de chemin de fer, les structures industrielles et autres produits sidérurgiques.

Le complexe sidérurgique d’El Hadjar emploie plus de 5.500 travailleurs.

Sa production est constituée de produits ferreux plats et longs, de rond à béton, de tubes sans soudure et autres produits sidérurgiques.

APS