L’Algérie décide de la « fermeture immédiate » de son espace aérien au Maroc

L’Algérie décide de la « fermeture immédiate » de son espace aérien au Maroc

ALGER – L’Algérie a décidé de la « fermeture immédiate » de son espace aérien à tous les aéronefs civils et militaires marocains ainsi qu’à ceux qui portent un numéro d’immatriculation marocain, à partir de mercredi, et ce à l’issue de la réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune.

La réunion du Haut Conseil de sécurité a été consacrée à l’examen « des développements aux frontières avec le Royaume du Maroc, au regard de la poursuite des provocations et pratiques hostiles du côté marocain », précise un communiqué de la Présidence de la République.

« Le Haut Conseil de Sécurité a décidé de la fermeture immédiate de l’espace aérien de l’Algérie à tous les aéronefs civils et militaires marocains ainsi qu’à ceux qui portent un numéro d’immatriculation marocain, et ce à partir de ce jour », conclut le communiqué.

APS

L’Algérie condamne la tentative déjouée du coup d’état au Soudan

L’Algérie condamne la tentative déjouée du coup d’état au Soudan

ALGER – L’Algérie a condamné « vigoureusement », mercredi, la tentative déjouée du coup d’état au Soudan, estimant qu’elle était contraire à l’accord politique et aux textes constitutifs des accords de Khartoum et l’accord de paix de Juba.

« Au moment où les peuples africains considèrent que le temps des coups d’état et des changements inconstitutionnels est révolu en Afrique, le Soudan frère a connu dernièrement une tentative de coup d’état déjouée que l’Algérie condamne vigoureusement », a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Ce coup d’état raté s’oppose à l’accord politique ainsi qu’aux textes constitutifs des accord de Khartoum et de l’accord de paix signé à Juba dans le cadre du processus de transition qui découle de la volonté consensuelle des différentes parties civiles et militaires soudanaises », a poursuivis le ministère des AE.

A cette occasion, l’Algérie a appelé le président actuel de l’Union africaine (UA) à « intensifier les efforts pour le renforcement de la démocratie en Afrique », exhortant les pays membres à « se conformer aux principes fondamentaux de l’UA, notamment le rejet de tout changement inconstitutionnel de gouvernement ou prise de pouvoir par la force en vue de garantir le respect de la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale des pays, outre les acquis de ses peuples frères, particulièrement la bonne Gouvernance ».

APS

Conseil de la nation: motion de soutien au Plan d’action du Gouvernement

Conseil de la nation: motion de soutien au Plan d’action du Gouvernement

ALGER – Les membres du Conseil de la nation ont émis mercredi soir à Alger une motion de soutien au Plan d’action du Gouvernement présenté par le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane.

Cette motion de soutien a été lue par le vice-président du Conseil de la Nation, El Hadj Mohamed Abdelkader Grinik, lors d’une séance plénière présidée par le président du Conseil, Salah Goudjil, consacrée aux réponses du Premier ministre aux préoccupations relatives au Plan d’action du Gouvernement.

Ce dernier, rappelle-t-on, a été adopté le 16 septembre dernier par les députés de l’Assemblée populaire nationale à la majorité.

Le plan d’action du gouvernement est axé essentiellement sur l’engagement de réformes structurelles destinées à relancer l’économie nationale et moderniser le système bancaire et financier.

Il est composé de cinq chapitres, qui s’inspirent des 54 engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à savoir la consolidation de l’Etat de droit et la rénovation de la gouvernance, la relance et le renouveau économiques, le développement humain et une politique sociale renforcée, une politique étrangère dynamique et proactive, ainsi que le renforcement de la sécurité et de la défense nationale.

APS

Fermée pour cause d’inondation : l’autoroute Bou-Ismaïl/Zéralda rouverte

Fermée pour cause d’inondation : l’autoroute Bou-Ismaïl/Zéralda rouverte

Le tronçon autoroutier Bou Ismaïl (Tipasa)-Zéralda (Alger) a été rouvert à la circulation après sa fermeture provisoire dans la matinée d’hier, en raison des intempéries ayant affecté l’axe reliant Fouka à Douaouda, ont annoncé les services de la wilaya de Tipasa. L’intervention des services conjoints des directions des Ressources en eau, de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), des Travaux publics et de l’entreprise Nadhafa Tipasa, a permis de dégager les regards obstrués suite aux fortes pluies enregistrées dans la matinée au niveau de l’axe de l’autoroute reliant Fouka à Douaouda.
L’autoroute Bou Ismaïl (Tipasa)-Zeralda (Alger) est restée fermée à la circulation de 10h00 jusqu’à l’achèvement de l’opération de pompage des eaux et de dégagement des regards obstrués.
Dans une déclaration, le directeur des travaux publics, Mohamed Bouazgui a indiqué qu’il a été décidé de fermer provisoirement cet axe autoroutier à 10h, suite à l’obstruction des regards s’y trouvant, par des déchets charriées à partir des terres agricoles avoisinantes et l’accumulation d’ordures.
Les usagers de cette autoroute ont été déviés vers l’échangeur Est de la ville de Bou Ismaïl, pour bifurquer sur la RN11, en passant par Fouka marine, puis Douaouda marine, avant de rejoindre de nouveau l’autoroute de Zeralda pour ceux qui se dirigent vers Alger, ou prendre la voie express de Khemisti, pour ceux qui veulent rejoindre Tipasa. M. Bouazgui a souligné la mobilisation des directions de l’Hydraulique et des Travaux publics, de l’entreprise Nadhafa Tipasa et de la SEAAL de Tipasa, avec la contribution de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile pour les opérations de nettoyage et de pompage des eaux de pluie au niveau de cette autoroute.

El moudjahid….

Plan d’action pratique visant à pallier les dysfonctionnements structurels majeurs

Plan d’action pratique visant à pallier les dysfonctionnements structurels majeurs

ALGER -Le Premier ministre, ministre des Finances, Aimene Benabderrahmane a qualifié, mardi à Alger, le plan d’action du Gouvernement de « pratique », car élaboré sur la base d’un « diagnostic minutieux de la réalité avec une vision prospective en vue de pallier les dysfonctionnements structurels majeurs dus à un cumul de plusieurs années d’opacité ».
Lors de la présentation du plan d’action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République devant les membres du Conseil de la nation, M. Benabderrahmane a fait savoir que « ce plan est la ligne directrice de l’action du Gouvernement portant des priorités à réaliser ».

« Le plan revêt un caractère pratique et il a été élaboré suite à un diagnostic minutieux et une vision prospective basée sur l’examen des développements précédents tenant compte des mutations accélérées que connait le monde ainsi que la situation politique et socioéconomique du pays », a poursuivi le Premier ministre.

M.Benabderrahmane a réaffirmé, à cette occasion, l’engagement du Gouvernement à mettre en pratique le plan « en toute transparence et clarté », en vue de « pallier les dysfonctionnements structurels majeurs dus à un cumul de plusieurs années d’opacité et de mauvaise gestion avec tout ce qui en découle, à savoir la dilapidation des richesses du pays et le pillage systématique de ces ressources ».

« Le Gouvernement a pris en compte dans l’élaboration du plan, la valorisation des acquis enregistrés en termes de réalisation de programmes, la finalisation de ce qui reste en plus d’apporter les corrections nécessaires à certains, outre l’inscription de nouveaux programmes et activités, à travers lesquels, nous nous attèlerons à concrétiser le programme de développement ambitieux adopté par le Président de la République et poursuivrons les réformes initiées dans les différents domaines pour bâtir l’Algérie nouvelle », a ajouté le Premier ministre.

Il a mis en exergue l’importance « de poursuivre l’action sur la concrétisation des valeurs de la liberté, de la démocratie, de l’Etat de droit et du respect des droits humains », des principes « garantis par la Constitution ».

Le Gouvernement s’engage à « adapter la législation avec les dispositions constitutionnelles en parallèle avec la poursuite de la mise en oeuvre du programme du président de la République portant sur une réforme globale de la justice à même de réaliser son indépendance, sa modernisation et sa numérisation et d’assurer l’égalité de tous devant la Justice », a-t-il souligné.

Dans le cadre de l’adoption d’une gestion « plus efficace » de la finance publique, le gouvernement, poursuit le Premier ministre, « poursuivra les réformes profondes engagées par l’Etat notamment celles budgétaires de façon à assurer plus de transparence dans la gestion du budget de l’Etat, lutter contre le gaspillage, réformer profondément l’administration fiscale, moderniser l’administration domaniale, actualiser les registres des domaines et moderniser le système comptable de l’Etat ».

Il est question aussi de « la moralisation de la vie publique au regard de son importance dans le rétablissement de la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat ».

« L’intensification de la prévention et la lutte contre la corruption, la récupération des fonds détournés par tous les mécanismes et moyens appropriés, la récupération du foncier industriel, touristique et agricole détourné et sa réintégration dans les réserves foncières de l’Etat » figurent également parmi les engagements du gouvernement, a ajouté le Premier ministre.

Il s’agit également de « la modernisation de l’administration publique au moyen de la réforme globale et la modernisation de la fonction publique, l’accélération de la transition numérique des administrations et des institutions publiques et la mise en place des mécanismes nécessaires pour le suivi et l’évaluation des politiques publiques ».

Abordant le changement du modèle économique d’un modèle basé sur la rente à une économie diversifiée fondée sur la production de la richesse et la création d’emplois, le Premier ministre a souligné que le Gouvernement a adopté, à cet égard, une « approche intégrée qui combine cinq grandes orientations stratégiques », dont la plus importante est « le renforcement des infrastructures et des piliers fondamentaux, à savoir la réforme et la modernisation en profondeur du système financier et bancaire, la réforme du secteur commercial public et de la gouvernance des entreprises publiques en les soumettant à des contrats de performance stricts, l’amélioration du climat d’investissement, un traitement radical de la question du foncier industriel, l’intégration du secteur parallèle dans les circuits officiels, développer les start-ups et accélérer le processus de la transition numérique afin de passer à une économie basée sur la connaissance ».

S’agissant du volet du développement humain, le Premier ministre a mis l’accent sur la détermination du gouvernement à « développer le système de santé, améliorer la qualité de l’enseignement, assurer la qualité de l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la créativité, tout en améliorant la qualité de la formation et de l’enseignement professionnels afin de l’adapter aux besoins du marché du travail ».

La construction de l’Algérie nouvelle est tributaire de l’amélioration du cadre de vie du citoyen

Concernant l’amélioration du cadre de vie des citoyens, M. Benabderrahmane  a exprimé « la disponibilité du gouvernement à répondre efficacement aux besoins de la circulation des personnes et de transport de marchandises et à mettre en œuvre une véritable politique d’aménagement urbain, ainsi que  l’actualisation du plan national d’aménagement territorial ».

« La concrétisation de la nouvelle Algérie est tributaire de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, de la réalisation du développement socio-économique durable au niveau local et de l’élimination des disparités entre les régions », a-t-il soutenu, précisant que « les efforts des autorités publiques ont permis de financer, jusqu’à présent, un programme comportant 24.216 opérations auquel ont été alloués 310 milliards de DA en 2020 et 2021 ».

« Le nombre de projets dont les travaux ont été achevés s’élève à 13.135 projets répartis à travers 1.343 communes », a-t-il ajouté.

Soulignant « l’intérêt majeur » qu’attache le gouvernement à la politique sociale, il a affirmé que l’exécutif s’emploiera à « assurer le ciblage optimal des véritables bénéficiaires des subventions, notamment à travers l’achèvement du projet du registre social unique » et « s’engage à consolider le pouvoir d’achat des citoyens et à opérer une réforme globale garantissant la préservation et la pérennité des systèmes de sécurité sociale et de retraite ».

Le Premier ministre a, par ailleurs, affirmé que le Plan d’action du gouvernement « se traduira par des feuilles de route sectorielles élaborées par les départements ministériels concernés qui s’attellent actuellement à l’élaboration de la matrice des activités, accompagnées des délais d’exécution et des objectifs à travers des indicateurs quantitatifs précis, étayés de chiffres et de taux, pour suivre et évaluer la mise en œuvre du Plan d’action sur le terrain ».

Le cri de Guterres au monde : «Réveillez-vous face aux menaces et aux divisions !»

Le cri de Guterres au monde : «Réveillez-vous face aux menaces et aux divisions !»

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui est dans la dernière année de son premier mandat et qui, en janvier, commencera un nouveau, a été dans son rôle hier à l’ouverture des travaux de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies pour débattre, pendant plusieurs jours, de nombreuses questions qui préoccupent la communauté internationale. Le changement climatique et la pandémie du Covid-19 sont bien sûr en tête de liste.
Devant plus d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des dizaines de ministres, Antonio Guterres a réitéré sa mise en garde, adressée comme à chaque fois, aux dirigeants de la planète, attirant une nouvelle fois leur attention sur la dégradation continue de la situation d’un monde de plus en plus divisé, les appelant à «se réveiller face aux menaces et aux divisions qui l’assaillent». Pour Guterres, «les divisions géopolitiques sapent la coopération internationale et limitent la capacité du Conseil de sécurité à prendre les décisions nécessaires», a-t-il ajouté. Conscient aussi qu’il ne peut à lui seul changer la configuration actuelle des relations internationales, il dira que son discours a pour objectif d’interpeller les dirigeants du monde.
«Je suis ici pour sonner l’alarme: le monde doit se réveiller. Nous sommes au bord d’un gouffre et nous avançons dans la mauvaise direction. Notre monde n’a jamais été aussi menacé ou plus divisé. Nous sommes confrontés à la plus grande cascade de crises de notre vie», a prévenu le SG de l’ONU à la tribune de l’Assemblée générale à l’occasion de ce nouveau rendez-vous annuel. Le Secrétaire général a fait la liste de ces crises auxquelles le monde est confronté: Outre la Covid-19 et la crise climatique qui sera abordée dans quelques semaines au sommet de la COP 62 à Glasgow, seront énumérés les bouleversements en Afghanistan, en Ethiopie et au Yémen, les crises en Birmanie, au Mali, en Guinée, au Soudan, la vague de méfiance et de désinformation, les attaques contre la science, une assistance économique trop faible, trop tardive, ou inexistante pour les plus vulnérables.
«La solidarité est absente, juste au moment où nous en avons le plus besoin», a-t-il dénoncé. Pour le Secrétaire général des Nations unies, cette situation en appelle à un changement de pratiques. «Nous avons besoin de dialoguer, nous avons besoin de compréhension. Nous devons investir dans la prévention, le maintien et la consolidation de la paix. Nous avons besoin de progrès en matière de désarmement nucléaire et dans nos efforts communs de lutte contre le terrorisme. Nous avons besoin d’actions ancrées dans le respect des droits humains», a t-il insisté. Sera-t-il pour autant entendu ? Dans son discours, le président américain a apporté un semblant de réponse. «Nous ne cherchons pas une nouvelle guerre froide ou un monde divisé en blocs», a déclaré Joe Biden, mais, a-t-il néanmoins tenu à affirmer, les Etats-Unis défendront leur place dans le monde «vigoureusement». Toutefois, il prendra aussi la peine d’ajouter que «les Etats-Unis sont prêts à travailler avec toute nation qui s’engage et recherche une résolution pacifique pour partager les défis, même si nous avons des désaccords intenses dans d’autres domaines».    El moudjahid….