ONCI: reprise du programme culturel et artistique à partir du 1er octobre

ONCI: reprise du programme culturel et artistique à partir du 1er octobre

ALGER- L’Office national de la culture et de l’information (ONCInci) a annoncé, mercredi, la reprise de son programme culturel et artistique dans tous ses espaces à travers le territoire national à partir du 1er octobre prochain, et ce à l’occasion de la rentrée culturelle 2021/2022.

A l’occasion de la rentrée culturelle 2021/2022, l’ONCI reprendra « son programme culturel et artistique dans tous ses espaces, à savoir la salle Atlas à Alger, la salle Ahmed Bey à Constantine, la salle des Issers à Boumerdes, le complexe culturel Abdelouaheb Slim Chenoua à Tipasa, les salles Essaâda et Maghreb à Oran et la salle du 8 mai 1945 à Kherrata (Bejaïa) », lit-on dans un communiqué posté sur le site électronique de l’Onci.

Cette reprise sera marquée par un programme pour enfants comprenant notamment la présentation de pièces théâtrales et de spectacles éducatifs et de divertissement, dans le strict respect des mesures préventives contre la propagation du coronavirus (Covid-19), selon la même source.

APS

Patrimoine culturel détenu par la France : Baba Merzoug , un symbole de la puissance algérienne

Patrimoine culturel détenu par la France : Baba Merzoug , un symbole de la puissance algérienne

Le Comité national pour la restitution de Baba Merzoug et des crânes des martyrs a réitéré, mardi, lors d’une conférence animée au Bastion 23, à Alger, son appel pour la récupération du symbole de la «bien gardée» El- Djazaïr, en considérant que sa restitution est un devoir national.

Les membres du comité ont insisté sur «l’importance de la récupération de ce canon devenu une œuvre d’art du patrimoine culturel algérien, de l’identité nationale comportant plusieurs symboles, chose qui incite la demande de sa restitution dans les plus brefs délais», a souligné l’avocate et présidente du comité, Fathma-Zohra Benbraham. Elle a mis l’accent sur le fait que sa récupération requiert un cadre juridique via une connaissance approfondie des lois françaises et du droit international pour que les demandes soient fondées, et avec des preuves tangibles qui résultent d’un travail de recherche, mais surtout d’une volonté politique».
«Le canon Baba Merzoug est désormais une œuvre d’art et non plus une arme, d’autant que son rôle s’est arrêté il y a près de 200 ans», a-t-elle indiqué, ajoutant que «cette pièce patrimoniale a été transférée vers la France à la demande des colonisateurs en tant que butin de guerre, sans consentement aucun de la part des Algériens. Et d’ajouter : «Cette pièce a été négligée pendant trois ans avant d’être transférée à Brest. Inscrite sous le numéro 221, cette pièce a été méprisée, étant posée sur une base en granit pour qu’elle ne touche pas le sol français, alors qu’elle représente le canon le plus fort par sa taille et sa capacité de projection. Baba Merzoug était une pièce maîtresse de défense contre les attaques ayant ciblé l’Algérie à partir de la Méditerranée, insiste-t-elle.
L’avocate a mis en-avant, l’importance de «corriger»  les faits historiques racontés par le colonisateur, en affirmant que «toutes les connaissances historiques viennent des écrits français; or, il est grand temps de donner les vraies versions de l’histoire. L’écriture de l’histoire n’est pas chose facile parce que c’est le fait de reproduire l’histoire de l’Humanité, donc chacun va colorer  ses déclarations», donnant l’exemple de l’histoire de Baba Merzoug qui «n’a pas échappé à la diffamation».
«Il y a plusieurs voix dans les institutions onusiennes concernées par le patrimoine, qui appellent à la restitution du patrimoine, tous types confondus, des biens et des trésors volés par l’occupant à leur propriétaire en Afrique et autres», a-t-elle dit.
Et d’ajouter, concernant le canon, qu’«il y a échange de correspondances avec plusieurs parties en France, dont le ministère français de la Défense, pour la restitution du canon».
Le  docteur Smaïl Boulbina, chercheur en histoire et membre de ce comité, a axé son intervention sur le rapport publié le 1er septembre passé qui évoque des vérités sur la mort de Jean le Vacher, envoyé aux chefs de gouvernement algérien et français pour lever le voile sur la vie opérationnelle de Baba Merzoug et sur son inculpation dans la mort du consul  et vicaire apostolique Jean le Vacher en 1883.
Baba-Merzoug ou le père bienfaiteur est né en 1542 à Alger. Ce vaillant combattant a protégé la baie d’Alger durant deux siècles et a apporté  la richesse à sa population. Il était un père spirituel des Algériens qui venaient le voir pour avoir «sa baraka» pour leurs problèmes quotidiens», a-t-il expliqué.
Installé à l’Amirauté, il a repoussé et vaincu des milliers de navires venus pour la conquête de la ville. En effet, Baba Merzoug représentait la puissance algérienne ; grâce à lui, la ville est devenue invincible et impénétrable. D’une force égalant des milliers d’hommes, ce bienfaiteur a vu le jour à Dar El-Nhes, dans la Vieille Casbah. Certes, il a été conçu par un étranger, mais sa production a été réalisée par des guerriers algériens avec des matériaux du pays. Cette arme redoutable était la fierté de l’Algérie. Unique en son genre, dans sa technique et sa fabrication, l’artillerie mondiale n’a connu qu’un seul Baba-Merzoug.
D’une longueur de sept mètres, ce canon en bronze pesait douze tonnes et pouvait envoyer des tirs de cinq kilomètres qui atteignaient toutes les cibles sans difficulté. D’ailleurs, les Français le surnomment «La Consulaire», précise-t-il. En 1683, une attaque est survenue par des navires français sur la baie qui demandaient aux Ottomans les esclaves chrétiens.
Au bout de deux siècles au service de la marine algérienne, le bienfaiteur se retrouve otage des Français. En 1830, lors de la colonisation du pays, le canon est pris par les colons comme un trophée: «Nous avons entre les mains la puissance algérienne». Ce symbole de la force et du pouvoir algérien repose, depuis 182 ans, au complexe naval de l’arsenal de Brest, à Toulon. El moudjahid….

Parution de la version anglaise de « Hatab Sarajevo », roman de Said Khatibi

Parution de la version anglaise de « Hatab Sarajevo », roman de Said Khatibi

ALGER – La version anglaise de « Hatab Sarajevo », roman de Saïd Khatibi initialement écrit en langue arabe, est récemment parue sous le titre « Sarajevo Firewood », aux éditions Banipal – Londres, sous la plume de Paul Starkey.

Dans « Hatab Sarajevo », Said Khatibi met à nu la « laideur » du conflit entre frères appartenant à une même terre, à travers l’histoire de Salim (algérien) et Ivana (bosniaque) qui ont fui leurs pays respectifs, car devenus proies à d’intenses conflits internes, causés par des divergences politiques, ethniques et religieuses.

« En Algérie, comme en Bosnie-Herzégovine, le XXe siècle a connu une fin tragique », brillement répercutée dans le roman de Said Khatibi, à travers les parcours de vie malheureux de Salim et Ivana qui n’ont désormais en commun que le deuil et la douleur.

Se retrouvant en Slovénie, chacun d’eux va tenter de dissiper de son esprit meurtri, l' »odeur de la guerre » et reconstruire sa vie en reconsidérant les valeurs humaines et nationales communes qui ont permis la décolonisation et la libération du pays.

Roman à succès de 327 pages, d’abord paru aux éditions, El Ikhtilef en 2018 et Difaf, (Beyrouth) en 2020, « Hatab Sarajevo », qualifié de « roman labyrinthique, courageux et extraordinaire », a été retenu en 2020 dans la « Short List » des romans proposés au Booker Prize arabe.

Né en 1984 dans la ville de Boussaâda, Said Khatibi a étudié à l’ Université d’Alger, avant de poursuivre une formation supérieure approfondie en littérature à la Sorbonne (Paris).

Poète et auteur s’exprimant en langues, arabe et française, il a été distingué à différentes occasions et compte à son actif une dizaine de romans, dont « Kitab El Khataya » (2013), « Jana’in a sharq el moultahiba » ou voyage dans les Balkans (2015), « Quarante ans d’attente pour Isabelle » (paru en 2016 et traduit en espagnol par Noemi Fierro Bandera) et « Bois de chauffage de Sarajevo » (2018).

APS

Vieille ville de Mila : Des trésors à protéger

Vieille ville de Mila : Des trésors à protéger

Les services de la direction locale de la culture et des arts de la wilaya de Mila ont mis à la disposition du public, le plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé (PSMVSS) de la vieille ville, a-t-on appris, samedi, du chef de service du patrimoine culturel de la même direction, Lezghed Chiaba.

Cette mesure est intervenue après la promulgation de la décision interministérielle entre les ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement, de l’Habitat, de l’Urbanisation et de la Ville, ainsi que le ministère de la Culture et des Arts, qui comprend l’approbation du plan de sauvegarde et mise en valeur du secteur sauvegardé de la vieille ville, a précisé à l’APS la même source.
Le PSMVSS est actuellement au niveau des services de la commune de Mila et à l’Agence nationale des secteurs sauvegardés (ANSS) à Alger, les organes, conformément à la loi, qui veilleront au suivi du processus de sa mise en œuvre, avec les autorités et les parties concernées par la protection du patrimoine culturel, a détaillé le chef de service du patrimoine.
M. Chiaba a, dans la foulée, souligné que le plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la vieille ville de Mila est mis à la disposition du public pour une durée de 30 jours. Selon le même responsable, l’approbation plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la vieille ville de Mila et sa mise à la disposition du grand public pour se familiariser avec son contenu viennent couronner notamment les efforts déployés par le secteur culturel de la wilaya depuis l’émergence de cette idée en 2008, en passant par la préparation du dossier de création du secteur sauvegardé délimité conformément au décret exécutif N° 404/09 du 12 novembre 2009. L’ étape suivante fut celle de la mobilisation d’une enveloppe financière pour l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la vieille ville de Mila, confié à un bureau d’études spécialisé, réalisé en trois (3) étapes et achevé en 2016, a-t-on relevé, rappelant que le PSMVSS a été, par la suite, soumis à une enquête publique.
En juillet 2018, le plan a été présenté au Comité national des biens culturels, qui l’a approuvé sans aucune réserve, ce qui reflète, a-t-on soutenu, «le sérieux de l’effort déployé dans ce dossier». M. Chiaba a déclaré qu’en atteignant le stade actuel, «tous les mécanismes juridiques pour préserver cet important patrimoine culturel sont disponibles». Il a précisé qu’à l’avenir, de nombreuses opérations de protection et de restauration de ce patrimoine seront inscrites afin de le préserver pour les générations futures. Le secteur sauvegardé de Mila s’étend sur une superficie de plus de 38 hectares. Il comprend la vieille ville dans la commune de Mila, caractérisée par ses habitations anciennes et homogènes, ainsi que le mur byzantin et la fontaine romaine, «Ain El Balad» ainsi que la première mosquée construite en Algérie, la mosquée Sidi Ghanem, connue sous le nom de mosquée Abou Al Mouhadjir Dinar, en plus des anciens jardins et vergers adjacents à la vieille ville.

Théâtre d’Annaba : Présentation virtuelle de la pièce ryq El-chaytane

Théâtre d’Annaba : Présentation virtuelle de la pièce ryq El-chaytane

Dans le cadre de son programme de présentation de pièces théâtrales virtuelles, le Théâtre régional d’Annaba Azzedine-Medjoubi a projeté, samedi soir, sur sa page Facebook officielle et sa chaîne YouTube, la  pièce Ryq El-Chaytane, produite  par la coopérative culturelle le Cri de la planche, du Théâtre régional de Tamanrasset.

Ainsi et malgré l’état de fermeture des espaces culturels imposée par la crise sanitaire de coronavirus, le théâtre, toujours fidèle à son public et aux amateurs du quatrième art, n’a pas manqué l’occasion d’organiser des présentations virtuelles de pièces théâtrales pour  adultes et enfants, afin de permettre au public d’avoir des espaces de divertissement et de détente. Un programme riche et varié des meilleures pièces théâtrales sera donc diffusé chaque soir sur sa chaîne YouTube et sa page Facebook officielle.
La pièce en question, «Rayk chaytan», qui est un monodrame écrit par le scénariste Faleh Abdellah Mohssen et mise en scène par Azzouz Abdelkader, essaie d’éclairer le citoyen sur la problématique de l’oppression des femmes dans la société arabe en général et algérienne en particulier, à travers un regard philosophique très précis, en utilisant des outils de scénographie simple et une focalisation sur la chorégraphie pour exprimer les préoccupations de cette femme épuisée par les difficultés de la vie et qui voit ses espoirs et ses ambitions tomber à l’eau.
Ce monodrame,  dans lequel la brillante comédienne  Wahiba Baali interprète le rôle principal, a représenté l’Algérie dans plusieurs festivités internationales, dont le Festival international de théâtre «El Bouqaa» au Soudan. Elle a été également nominée pour avoir  le prix du meilleur rôle féminin, ainsi que celui de la meilleure chorégraphie au Festival national de la production théâtrale des femmes à Annaba. Une participation particulière aussi au Festival annuel de théâtre féminin en Tunisie.

L’Opéra d’Alger annonce la reprise des ateliers de formation

L’Opéra d’Alger annonce la reprise des ateliers de formation

ALGER – L’Opéra d’Alger « Boualem-Bessaih » a annoncé la reprise des ateliers de formation et de perfectionnement dans plusieurs disciplines artistiques, assurés par des professeurs « qualifiés et expérimentés », indique un communiqué de l’institution culturelle.

Requérant l’âge de dix ans au moins, onze disciplines dans les arts de la scène sont au programme de ces cycles de formation dédiés notamment à la danse, à la musique, au chant, au théâtre et aux arts plastiques.

La discipline de la danse renferme les genres traditionnels, Modern Jazz et classique pour fillettes, a indiqué la source, précisant que l’intégration aux ateliers de cette dernière section se fera sur audition, en fonction des places disponibles.

Côté musique, les cours sont organisés autour de l’apprentissage du genre arabo-andalou et la maîtrise technique des instruments (piano, violon, guitare et clarinette) dans différents styles de musique, la musique classique notamment, précise le communiqué.

Le chant polyphonique, l’art du comédien et la scénographie pour le théâtre, ainsi que les arts plastiques figurent également dans ce riche programme de formation et de perfectionnement, dont les inscriptions sont en cours jusqu’au 30 septembre.

Les ateliers de formation et de perfectionnement dans les disciplines des arts de la scène organisés à l’Opéra d’Alger visent essentiellement, selon la directrice générale de l’Opéra d’Alger, Fatma Zohra Namous Senouci, à « offrir des opportunités aux jeunes et à découvrir de nouveaux talents ».

APS