Economie: la priorité aux investisseurs locaux

Economie: la priorité aux investisseurs locaux

ALGER – Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, vendredi, que la politique d’investissement en Algérie tenait compte des besoins du pays, soulignant que la priorité est accordée investisseurs locaux.
« L’investissement en Algérie doit être se faire selon le besoin du pays et la priorité est accordée aux opérateurs locaux », a précisé le Président Tebboune lors de sa rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale.

Il a fait état, dans ce sens, d’ »investisseurs algériens qui possèdent des capitaux importants qui ont préféré investir dans d’autres pays où ils créent de la valeur ajoutée et des emplois avec des fonds provenant de l’Algérie ».
Interrogé sur le suivi des projets de développement confié au directeur de cabinet de la Présidence de la République, le Chef de l’Etat a rappelé que le dossier économique faisait partie de son programme, ajoutant que « la majorité des citoyens conviennent de la justesse des décisions qui hélas ne sont pas appliquées ». « Des parties entravent la mise en oeuvre de ces décisions », a-t-il fait remarquer.

Relevant que la non application des décisions qu’il a prises a entraîné la révocation de walis et de ministres, le chef de l’Etat a indiqué que le dernier remaniement ministériel est intervenu dans ce sens (non application des décisions).
Il a souligné, par ailleurs, que l’objectif de la pluralité des institutions de contrôle, à l’instar de la médiateur de la République, est de renforcer le contrôle sur la gestion de l’argent public.

Oran: plus de 8.000 visiteurs au salon de l’immobilier et du salon d’ameublement

Oran: plus de 8.000 visiteurs au salon de l’immobilier et du salon d’ameublement

ORAN – Le salon international de l’immobilier, de l’habitat et des maisons intelligentes et la 8ème édition du salon d’ameublement et de décor, clôturés samedi au Centre des conventions Mohamed Benahmed d’Oran, ont enregistré plus de 8.000 visiteurs.
Le commissaire du salon, Akram Sidi Yekhelf, a souligné à l’’APS que cette édition a connu une grande affluence des visiteurs, notamment des professionnels, dépassant les 8.000 visiteurs, dans le respect strict du protocole sanitaire de prévention du Coronavirus.

Au cours de ce rendez-vous de cinq jours, de nombreuses demandes et réservations de citoyens ont été enregistrées pour les différents programmes d’habitat mis en œuvre dans la wilaya d’Oran, a-t-on indiqué. Des conventions ont également été conclues entre des promoteurs immobiliers et des sociétés spécialisées dans l’équipement, l’ameublement et la décoration ainsi qu’entre des promoteurs immobiliers et des établissements bancaires pour l’octroi de crédits au profit des souscripteurs pour la formule promotionnelle, a précisé le même responsable.

Par ailleurs, cet événement a été l’occasion de nouer des contacts commerciaux entre les opérateurs économiques locaux et les entreprises étrangères activant en Algérie dans le domaine de l’immobilier et de l’habitat, à travers des rencontres bilatérales. Le public s’est également renseigné sur les offres immobilières et les nouveautés sur les logements intelligents et les structures alliant économie d’énergie et luxe, a-t-on ajouté.
Pour rappel, quelques 80 exposants nationaux ainsi que des sociétés étrangères ayant des partenariats avec des entreprises algériennes, de différents pays, comme la Turquie, la Chine, l’Espagne et la Grèce, ont participé à ces deux événements, en plus de la présence de la Confédération Algérienne du patronat , du Syndicat des promoteurs immobiliers et de plusieurs établissements bancaires publics.

Le salon de l’immobilier, de l’habitat et des maisons intelligentes a réuni des professionnels de l’immobilier et de l’habitat, des promoteurs immobiliers, des artisans, des entreprises de réalisation, des institutions financières, des compagnies d’assurances et autres.

Le salon d’ameublement et de décor a réuni, quant à lui, des entreprises émergentes spécialisées dans le domaine. En marge de ce rendez-vous économique, des conférences ont été présentées au profit des professionnels du secteur et des activités sur la décoration des maisons entre autres.

Des instructions pour prendre en charge les préoccupations du Conseil national de la filière maraichère

Des instructions pour prendre en charge les préoccupations du Conseil national de la filière maraichère

ALGER – Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni a donné des instructions aux directeurs centraux de son secteur à l’effet de prendre en charge toutes les préoccupations du Conseil national interprofessionnel de la filière maraichère.
M. Henni a reçu, jeudi dernier, les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière maraichère avec lesquels il a passé en revue les acquis de cette filière qui a franchi de grands pas ces dernières années notamment l’autosuffisance en la matière, a indiqué un communiqué du ministère, ajoutant que le ministre a enjoint à ces cadres centraux de prendre en charge les préoccupations du Conseil.

Lire aussi: Agriculture: examen des préoccupations des professionnels de la filière maraichère

Plusieurs questions ont été abordées lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des réunions tenues avec les différents acteurs et partenaires du secteur, notamment « la flambée des prix des intrants agricoles et les pesticides ainsi que la disponibilité des semences et bien d’autres questions soulevées par les professionnels du secteur », a précisé le communiqué.

Par ailleurs, le ministre a donné des instructions, lors d’une séance de travail avec les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre, à l’effet de prendre « les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité des intrants, y compris les engrais et les semences, permettant ainsi aux producteurs d’entamer la saison semailles dans de bonnes conditions », a mis en avant le ministère de l’Agriculture dans son document, rappelant que le ministre a instruit également d' »accompagner les agriculteurs et les professionnels de la filière en terme d’approvisionnement des marchés nationaux ».
Dans ce sillage, M. Henni a appelé l’ensemble des acteurs de la filière pomme de terre à « s’organiser pour augmenter la production et la productivité, notamment en ce qui concerne les semences ou le produit destiné à la consommation, outre l’amélioration du régime de régulation de cette filière », a conclu le communiqué.

Gaz de schiste : Abstention totale à moyen terme

Gaz de schiste : Abstention totale à moyen terme

Au contraire, expliquent Ajout Abdelkader et Youcef Bendib, respectivement de l’Université de Chlef et de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, qui préconisent «une abstention totale de l’exploitation du gaz de schiste sur le moyen terme, une continuité dans l’exploration et l’exploitation du gaz conventionnel avec un développement massif de l’énergie solaire pour la production de l’énergie électrique».
Cette stratégie, expliquent-ils, permet de «réduire la pression sur la production nationale du gaz naturel tout en dopant nos exportations». Le transport étant une activité énergivore, argumentent les universitaires, peut être soutenu par l’énergie électrique à travers la motorisation électrique qui connait un développement très rapide dans le monde ; par exemple, en Norvège, 54,3% des immatriculations de voitures de 2020 sont des voitures électriques. En Algérie, notent-ils, le gaz de schiste se trouve à des «profondeurs importantes, le long d’une ceinture allant de Berkine-Illizi à Tindouf ». Un vaste territoire désertique où «l’eau n’est disponible que dans la nappe albienne, qui constitue une ressource vitale pour la population du sud algérien». Outre le «risque possible de la contamination de cette nappe par la fracturation hydraulique, la rentabilité économique du gaz de schiste n’est pas assurée face à la chute des prix des énergies renouvelables». Par ailleurs, l’industrie du gaz de schiste, minée par la spéculation, enchaînent Ajout et Bendib, est «très sensible à la volatilité des prix du pétrole et du gaz conventionnels». La crise pétrolière de 2020 et la série des dépôts de bilan de beaucoup de compagnies américaines, dont Chesapeake, sont, selon les deux universitaires, «un indice de la fragilité de cette industrie». Et d’ajouter : «la situation actuelle du marché du gaz naturel est caractérisée par une offre abondante, qui va perdurer à la faveur des grands projets gaziers qui entreront en production dans les années à venir.» En plus des externalités négatives citées, le gaz de schiste, préviennent-ils, est «économiquement moins compétitif que le gaz conventionnel». Par conséquent, son développement «ne peut être assuré que dans un contexte d’un déficit chronique du gaz conventionnel.
C’est pourquoi il est important d’appréhender la tendance actuelle et future de l’offre du gaz naturel à travers le monde». Jusqu’à récemment, rappellent ces deux universitaires, l’énergie solaire mondiale était négligée en raison de sa faible compétitivité par rapport aux énergies fossiles, mais les avancées remarquables de la technologie du photovoltaïque ont réussi à faire chuter les coûts d’exploitation des centrales solaires pour la production d’électricité. D’après les données recueillies par Irena, sur quelque 17.000 projets en 2019, depuis 2010, le coût de l’énergie a baissé de 82% pour le solaire photovoltaïque, de 47% pour l’énergie solaire à concentration, de 39% pour l’éolien terrestre et de 29% pour l’éolien offshore. Le coût de l’électricité de source solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle a baissé de 13% en 2019 par rapport à 2018, atteignant 0,068 USD/kWh.

Le port d’Alger décroche le prix «Port connectivity award» : Pionnier… au fil de l’eau

Le port d’Alger décroche le prix «Port connectivity award» : Pionnier… au fil de l’eau

Le port d’Alger vient de recevoir le prix «Port Connectivity Award», décerné par la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI), en collaboration avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en marge du Salon Logistical. Pour Mohamed Larbi, P-dg du port lauréat, cette consécration constitue un aboutissement des efforts consentis par l’établissement qu’il dirige.
Relevant le développement au plan logistique, informationnel, technologique des infrastructures portuaires mondiales, il souligne que «le port d’Alger n’a pas le choix et doit se mettre à ce niveau afin de pouvoir dégager les meilleures prestations possibles pour ses partenaires et clients». Enchaînant, M. Larbi souligne que «les résultats préliminaires sont probants», avec un chiffre d’affaires qui soit «l’un des meilleurs pendant les cinq dernières années». Le deuxième prix, portant «meilleure croissance en connectivité», est attribué au port d’Annaba. Son premier responsable, Mohamed Kheireddine Boumendjel, indique que «nous sommes arrivés à plus de 26% d’augmentation du trafic global». Une prouesse qu’il explique par le volume important des exportations réalisé avec trois opérateurs économiques Lafarge, Gica et Biskria pour l’exportation du clinker.
En chiffres, explique-t-il, ces exportations s’élèvent à 1.2 tonne et nous envisageons atteindre 1.5 tonne d’ici à la fin de l’année en cours. Quant au 3e prix de «meilleur exportateur», il est revenu au port d’Arzew qui, selon son Dg Kaidari Bensalem, sollicité en marge de l’évènement, représente 56% des exportations hydrocarbures des ports algériens. Aussi, dit-il, le port a réussi en l’espace de quelques mois «un déchargement de plus de 1.4 million tonne». Brandissant une grande ambition, le même responsable annonce que le port d’Arzew ira vers d’autres créneaux d’exportation et d’importation hors hydrocarbures».
S’exprimant à cette occasion, le ministre des Transports, Aissa Bekkai, a, dans une brève intervention, rappelé l’importance des infrastructures et moyens de transport et de logistique dans la stabilité de l’économie mondiale et nationale, tout en soulignant les efforts visant à «redonner le rôle stratégique à ce secteur qui est considéré comme le nerf de l’activité commerciale et économique». Dans le même registre, M. Bekkai a affirmé que son département œuvre à développer le transport à travers tous ses modes, notamment via le groupe Serport, pour le développement des ports nationaux afin que ceux-ci répondent aux normes internationales.
Par ailleurs, le ministre fait part de la réception de nombreuses demandes pour l’investissement privé dans le secteur du transport de marchandise, lesquelles seront finalisées bientôt. Après validation, cet investissement «changera la réalité du transport dans l’économique du pays».

EL MOUDJAHID

Pétrole: l’utilisation concertée des réserves stratégiques aura « un impact limité » sur le marché

Pétrole: l’utilisation concertée des réserves stratégiques aura « un impact limité » sur le marché

ALGER – La décision des Etats-Unis et d’autres pays consommateurs de pétrole portant utilisation des réserves stratégiques pour casser les prix n’aura qu’un « impact limité » sur les cours de pétrole, a fait savoir l’expert énergétique Mahmah Bouziane, qui préconise la « retenue » des membres de l’OPEP + face à cette situation.

Dans une déclaration à l’APS, l’expert a estimé que « l’utilisation concertée des réserves stratégiques de pétrole aura un impact limité et de courte durée sur les cours », appelant l’OPEP+ « à faire preuve de retenue pour prévenir un autre conflit autour des cours du pétrole, et réduire à néant les efforts et les sacrifices historiques de l’Organisation ».

Les parties à l’origine visent à travers cette démarche (recours à l’utilisation des réserves stratégiques) à créer « une ruée hystérique » et couler le marché avec des baril-titres en vue de casser les prix, a précisé M. Mahmah. Paradoxalement, a-t-il fait remarquer, les cours du pétrole repartent à la hausse.

En effet, les cours du pétrole ont augmenté, mardi, quelques heures après l’annonce par les Etats-Unis d’Amérique et d’autres pays de puiser de façon concertée dans les réserves stratégiques en vue de contenir la hausse des prix au niveau mondial.

Le prix du baril du Brent a augmenté de  2,61 USD (3,3%) soit 82,31 USD, celui du West Texas Intermediate (WTI) a augmenté de 1,75 USD (2,3%) atteignant 78,50 USD.

L’expert a en outre expliqué que l’Opep+ a toujours été prudente dans ses lectures des développements du marché mondial du pétrole, notamment avec la quatrième vague de Covid-19 qui menace l’économie mondiale.

Cette situation, ajoute-t-il, présage « un excédent de l’offre pétrolière dans les jours à venir et non pas une pénurie des approvisionnements pétroliers, ce qui nécessite de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole ».

A ce titre, M. Mahmah a fait part des craintes quant à cet excédent qui ne peut être absorbé que par des spéculateurs qui cherchent à organiser leurs profits à travers la collecte à nouveau de l’ensemble de quantités qui seront exposées après que la Maison blanche ait annoncé de puiser 50 millions de barils dans les réserves stratégiques américaines. De son côté, l’Inde a annoncé de puiser cinq (5) millions de barils dans ses réserves stratégiques en coordination avec d’autres consommateurs, dont la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Le recours aux réserves stratégiques : un dénigrement des efforts de l’OPEP+

Pour cet expert, le recours par les Etats-Unis, l’Inde, le Japon et la Chine aux réserves stratégique afin d’impacter les prix de pétrole, est condamnable pour plusieurs raisons dont « la mésestime des sacrifices historiques de l’OPEP+  en renonçant à son droit à la production et au pompage de près de 10 millions de barils/jour de l’ensemble de son quota dans l’objectif de sauver les marchés pétroliers et l’économie mondiale ».

Selon M. Mahmah, ces sacrifices sont intervenus au moment où les grandes économies refusaient  de rejoindre l’accord de l’OPEP+ en recourant « au remplissage de leurs stocks stratégiques par un pétrole à bas prix pour l’utiliser aujourd’hui contre ceux ayant sauvé le monde d’un effondrement sûr en pleine pandémie ».

Et de préciser que les réserves stratégiques de pétrole ne doivent être utilisées que dans les cas urgents en vue de sauver tout éventuel arrêt des approvisionnements internationaux pour des forces majeures, explique le même expert.

« En effet, l’utilisation de ces réserves se veut le déclenchement d’une guerre contre une autre partie ou en vue de faire face à une guerre annoncée par d’autres parties, au moment où la seule guerre que tout le monde doit mener, c’est de rallier le front contre la pandémie », a-t-il ajouté.

« Les réserves pétrolières stratégiques ne sont point destinées à baisser les prix au niveau des marchés mondiaux d’autant que le ciblage des prix s’oppose à l’approche libérale et à la nature des marchés capitalistes », précise M. Mahmah.

Il a rappelé, par ailleurs, que l’OPEP+ parle toujours de l »équilibre » du marché et n’a jamais évoqué les prix.

APS