Déficit de la CNR : Difficulté à répartir la richesse collective

Déficit de la CNR : Difficulté à répartir la richesse collective

La Caisse nationale des retraites, noyée dans une multitude de déséquilibres structurels, peine à sortir la tête de l’eau. Le projet de loi de finances de 2022, présenté devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, lui prévoit une affectation de 3% de la taxe pétrolière prévue pour l’année prochaine.

Ainsi, l’Etat devra encore puiser dans ses réserves pour assurer le paiement des pensions des retraités, avec une contribution de pas moins de 6.392 milliards de centimes. La CNR devient-elle un grand corps malade ? «Une remise à plat complète et profonde doit être opérée à l’intérieur même de la caisse afin d’éradiquer tous les abus multiformes et retrouver des équilibres financiers internes, à moyen et long terme», propose Mourad Goumiri, économiste. Le tout passera, explique-t-il, par la définition des «règles justes et équitables, qui devront passer par une réduction substantielle des niveaux de retraite, pour celles le plus élevées, sans effet rétroactif et en revenant sur un âge de départ à la retraite, raisonnable et compatible avec les équilibres financiers». Comme un malheur ne vient jamais seul, la CNR se voit flanquer sous le nez le couperet arithmétique des retraites : des actifs de plus en plus insuffisants pour payer des retraités de plus en plus nombreux et qui vivent de plus en plus longtemps. Quant à Abdelmalek Boussaid, universitaire, le problème à résoudre concernant le financement à long terme de la CNR «ne se situe pas dans une insuffisance de ressources, mais dans la difficulté de répartir la richesse collective à même d’assurer tout à la fois efficacité économique et cohésion sociale». Selon lui, choisir un mode de financement ne peut être réduit à une question technique. «C’est un choix avant tout politique, c’est-à-dire un choix de société dans lequel le rôle de l’Etat est central», fait-il savoir. Dans ce registre, l’universitaire explique que la récente décision des pouvoirs publics de créer un Fonds national de réserves des retraites, visant à pérenniser le financement de la CNR en la mettant officiellement à l’abri de toutes les fluctuations économiques, sociales ou démographiques, «clôt provisoirement le débat en Algérie». Une décision qui «peut être interprétée comme une volonté forte du pouvoir politique de garantir le lien social et la solidarité intergénérationnelle inhérente au système par répartition, par l’utilisation de la rente tirée des hydrocarbures, bien collectif par excellence ». Enchaînant, M. Boussaid relève que les ruptures des équilibres démographiques et économiques en Algérie sont le fait, d’abord, de la transition démographique que vit le pays». En 2020, l’espérance de vie atteindra 80 ans d’après les estimations de l’ONS. En 2050, les personnes âgées représenteront près d’1/3 de la population totale. A la transition démographique, poursuit l’universitaire, se greffe l’effet de «la transition économique que vit l’Algérie à la suite du passage de l’économie administrée à une économie de plus en plus régulée par le marché».

PLF 2022: les logements sociaux incessibles à compter du 31 décembre 2022

PLF 2022: les logements sociaux incessibles à compter du 31 décembre 2022

ALGER – Le projet de loi de finances (PLF) pour 2022, en cours d’étude et de débat au niveau de la commission des finances et du budget de l’APN, propose de rendre incessibles, à compter du 31 décembre 2022, les logements du secteur public locatif à caractère social financés sur concours définitif du budget de l’Etat.

Ainsi, le projet de loi, qui modifie l’article 41 de la loi de Finances 2001 et abroge l’article 209 de la loi de finances 2002, stipule que « les logements du secteur public locatif à caractère social financés sur concours définitif du budget de l’Etat sont incessibles à compter du 31 décembre 2022 ».

Le PLF 2022, présenté dimanche par le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, à la commission de l’APN, « entend déployer un cadre nouveau à ce segment de logement public locatif à travers l’adoption d’un cadre juridique approprié et des incitations financières », lit-on dans l’exposé des motifs du projet de loi.

Aussi, « par souci de lutter contre toutes spéculations dans le secteur immobilier, après cession des logements publics locatifs, il est proposé d’introduire la disposition rendant incessible le logement public locatif » à compter du 31 décembre de l’année prochaine.

APS

Nécessité d’accompagner les entreprises de construction de bateaux pour augmenter leur capacité productive

Nécessité d’accompagner les entreprises de construction de bateaux pour augmenter leur capacité productive

TLEMCEN- Le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Hicham Sofiane Salaouatchi a appelé, lundi, depuis Tlemcen, à accompagner les entreprises de construction de bateaux et d’élargir la surface de leurs ateliers pour augmenter leur capacité de production.

Dans une déclaration à la presse au port de Honaine lors de la première journée de sa visite à Tlemcen, le ministre a déclaré « Nous accompagnerons et garantirons des facilités aux entreprises de construction de bateaux en élargissant les surfaces des ateliers et en assurant tous les moyens pour réaliser les objectifs escomptés ».

« Parmi les recommandations du Président de la République pour développer le secteur de la pêche figure la contribution à la facilitation du travail des constructeurs de bateaux afin que nous puissions récupérer les capacités nationales », a-t-il indiqué, ajoutant que « nous comptons procéder à l’extension des ateliers de construction de bateaux en vue de doubler leur capacité productive grâce aux efforts de tous les partenaires ».

M.Salaouatchi a souligné que « la construction des bateaux traduit les capacités nationales en la matière et qui sont à même de relever les défis ce qui permettra inévitablement de conclure un partenariat avec les pays pionniers dans ce domaine dont l’Italie et l’Espagne, et de réduire la facture des importations.

Evoquant l’aquaculture dans cette wilaya, le ministre a rappelé qu’un projet d’aquaculture avait été lancé dans le port de Honaine avec une capacité de production de 600 tonnes grâce à l’élevage de 1,2 million de poissons « Daurade royale ».

M.Salaouatchi a fait état de 18 contrats de concession octroyés aux investisseurs en aquaculture à Tlemcen, soulignant que ce domaine aura un avenir florissant en intensifiant ce genre d’opérations au niveau national en vue d’atteindre les objectifs escomptés et une production de 50.000 tonnes de dorade.

Evoquant la revue à la hausse de la capacité de production de la filière aquaculture, le ministre a mis en avant le lancement d’un nouveau projet d’aquaculture à Skikda avec une capacité de production s’élevant à 1000 tonnes, en plus du projet de Tlemcen (600 tonnes) et de Boumerdes (700 tonnes).

« L’Entreprise de Gestion des Ports et Abris de Pêche (EGPP) a construit six (6) quais au port de Honaine d’une capacité de 12 bateaux de pêche », a-t-il fait savoir, rappelant également « le projet de construction des bateaux relevant d’une société privée qui s’est lancée dans la construction du plus grand bateau algérien (37 mètres) qui sera livré l’année prochaine ».

Le ministre a par ailleurs visité un projet d’aquaculture et un chantier de construction navale à Honaine.

M.Salaouatchi présidera, au deuxième jour de sa visite, l’ouverture des travaux de la rencontre régionale sur le développement de la pêche en haute mer, à l’école de formation technique de la pêche et d’aquaculture à Ghazaouet, et procédera à la remise des contrats de concession au profit des investisseurs en aquaculture. Le premier responsable du secteur aura, au titre de cette visite, à s’enquérir du nouveau plan du Port de Sidi Youchaa à Dar Yaghmoracen conformément à une nouvelle stratégie.

APS

Hasni: encourager l’accès des investisseurs agricoles à l’eau

Hasni: encourager l’accès des investisseurs agricoles à l’eau

EL-MENEA – Le ministre des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Karim Hasni, a mis l’accent, mardi depuis El-Menea, sur l’encouragement de l’accès des investisseurs agricoles à l’eau.

Le ministre a appelé à encourager l’accès des investisseurs agricoles à l’eau par des facilitations administratives via le lancement d’un guichet unique pour l’octroi d’autorisations de fonçage afin de contribuer à maximiser la production agricole stratégique, notamment céréalière, pour assurer la sécurité et l’indépendance alimentaire du pays.

S’exprimant lors d’une visite de travail dans cette wilaya, M.Hasni a insisté sur l’unification et la mise en place d’un guichet unique, en collaboration avec les services agricoles et l’Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS).

Cette visite consiste à « mettre en place une stratégie pour diagnostiquer le service public de l’accès à l’eau et l’assainissement ainsi que de la mobilisation de l’eau d’irrigation agricole, notamment concernant les cultures stratégiques intensive », a-t-il souligné.

« Le secteur des Ressources en eau doit accompagner et soutenir le secteur agricole, pour arriver à concrétiser l’objectif de l’indépendance alimentaire et la réduction de la facture d’importation », a-t-il fait savoir.

Le ministre a également annoncé la restructuration et l’unification de l’Algérienne des eaux (ADE) et de l’Office national d’assainissement (ONA), en vue de rendre ces entreprises « plus performantes ».

Dans un point de presse, le ministre a indiqué que les dernières pluies enregistrées ont été bénéfiques et ont alimenté les barrages de l’Est, tandis que pour le Centre et l’Ouest, les pouvoirs publics ont lancé un programme d’urgence visant à réduire le déficit en eau par le lancement de stations de dessalement, conformément aux directives du président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Le ministre des ressources en eau a entamé sa visite à El- Menea par une cérémonie de distribution de quatre bus de ramassage scolaires au profit des communes de Hassi-Lefhal, Hassi-Ghanem, Hassi El-Gara et El-Menea.

Il a également visité le réseau de drainage de la remontée des eaux ainsi que le réseau d’assainissement de la daira d’El-Menea (Hassi El-Gara et El-Menea), avant d’exhorter les responsables locaux à entamer une étude de Schéma directeur d’aménagement des réseaux d’assainissement, de drainage et d’alimentation en eau potable.

M.Hasni a appelé, par ailleurs, au civisme des citoyens pour faire d’El-Menea une ville écologique par excellence.

Au terme de sa visite, le ministre a visité une exposition de produits agricoles de la région avant de présider avec les autorités locales une cérémonie de remise d’autorisations de forage.

APS

La pêche revêt une grande importance dans le renforcement de la sécurité alimentaire

La pêche revêt une grande importance dans le renforcement de la sécurité alimentaire

TLEMCEN – Le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques Hicham Sofiane Salaouatchi a souligné lundi à Ghazaouet l’importance du développement et de la promotion de la pêche hauturière lors de l’ouverture d’un atelier régional regroupant les directeurs, les présidents des chambres de pêche et des professionnels dans l’Ouest du pays.

Dans ce cadre, le ministre a rappelé l’importance de développer et de promouvoir la filière de la pêche hauturière en application du programme du président de la République.

Il a rappelé que le lancement symbolique de la pêche au large a été donné dans la matinée de lundi à partir du port de Sidna Youchâa (Ghazaouet), conçu au départ comme un port de pêche puis converti exclusivement à la pêche hauturière.

Dans cet objectif, Hicham Sofiane Salouatchi a précisé devant l’assistance que le plan de développement de la production halieutique, élaboré par le secteur de la Pêche, prévoit un objectif de production de 166.000 tonnes/an de poissons à l’horizon 2024. Pour ce faire, la pêche hauturière contribuera grâce aux efforts de tous les partenaires avec une part importante estimée à 16.000 tonnes.

Le ministre a indiqué, en outre, que la filière de la pêche hauturière sera renforcée à l’horizon 2024 par l’acquisition de 22 grands navires dotés d’équipements modernes afin d’atteindre les objectifs tracés par le secteur. Les ports d’Annaba, de Tipasa et de Sidna Youchâa seront exclusivement consacrés à cette filière, a-t-il annoncé.

Par ailleurs, M. Salaouatchi a mis en exergue l’importance accordée par son secteur à l’encouragement des investissements, à la création et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, au développement de l’aquaculture et au potentiel humain en lui assurant des formations nécessaires et à la prise en charge des volets sociaux et administratifs qui concernent les professionnels de la mer et enfin au développement du secteur de la construction navale par des compétences nationales.

« L’atelier régional sur le développement de la pêche hauturière est un outil d’explication de la stratégie du secteur et de concertation avec les professionnels et les cadres du secteur dans l’ouest du pays qui peuvent l’enrichir par leurs idées et leurs propositions », a expliqué le ministre, précisant que cette rencontre succède à celles organisées dans le Centre et l’Est du pays sur le même thème.

Lors de sa deuxième journée de visite à la wilaya de Tlemcen, la délégation ministérielle s’est rendue au port de Sidna Youchâa pour prendre connaissance des études d’adaptation de cette structure portuaire à la pêche hauturière. Sur place, le ministre a reçu d’amples informations sur les structures à réaliser, notamment une halle à marée, des cases de pêcheur et la partie de terre pleine réservée aux chantiers de construction navale.

Le ministre a clôturé sa tournée à Ghazaouet par la visite d’une entreprise privée spécialisée dans l’import-export du poulpe. Sa capacité de production est estimée à 180 tonnes par an et emploie 12 agents.

Le ministre de la pêche a entamé lundi sa visite à Tlemcen en inspectant à Honaïne des projets aquacoles et le chantier de construction navale.

APS

Transport: vers la réorganisation des capitaux des entreprises publiques

ALGER- Le ministère des Transports compte procéder à la réorganisation des capitaux des entreprises commerciales publiques sous sa tutelle, a annoncé lundi le ministre du secteur, Aissa Bekkai.

Présentant un exposé devant la Commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a précisé que « le ministère compte effectuer plusieurs opérations de réorganisation des capitaux commerciaux mis sous sa tutelle en accordant la priorité au Groupe algérien de transport maritime (GATMA) et ses filiales notamment la CNAN NORD et la CNAN MED ».

En parallèle, le secteur oeuvre à encourager le capital privé et développer le partenariat public-privé tant dans le domaine d’octroi de la concession pour l’exploitation des modes de transport que celui de la manutention ainsi que l’octroi de la concession pour les espaces destinés aux activités de plaisance.

Le ministre a affirmé que son département a reçu un nombre « important » de demandes d’investissement dans le domaine du transport aérien des voyageurs et des marchandises ainsi que celui maritime urbain et les croisières.