Cette réunion, dédiée à l’examen du projet d’actualisation et de révision de la convention collective de l’ADS de 2012 et à l’adoption de sa nouvelle version, s’est tenue en présence des cadres centraux du ministère et de l’ADS, ainsi que du secrétaire général du syndicat national des travailleurs de l’Agence, affilié à l’UGTA et des membres du bureau national, précise la même source.
La présentation du projet a permis à la ministre de passer en revue la série des réformes et des modifications apportées à la convention de 2012, tout en rappelant les instructions qu’elle avait données en décembre 2024 pour « entamer leur mise en œuvre, renforcer les droits des travailleurs, et promouvoir le système professionnel qui revêt une importance capitale dans le cadre de la politique sectorielle et du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ».
A cet égard, Mme Mouloudji a salué « le sens de responsabilité des cadres, des employés de l’ADS et de leurs représentants, ainsi que leur pleine adhésion, avec sérieux et dévouement, au processus de modernisation et de développement de l’Agence, de la gestion de ses structures, et de la révision de la convention collective jusqu’à son adoption finale ».
Elle a, en outre, réaffirmé la volonté de son secteur « d’établir un véritable partenariat avec les syndicats représentatifs de toutes les catégories professionnelles relevant du secteur, opérant dans le cadre des dispositions légales et réglementaires en vigueur et veillant à leur respect, étant donné que l’exercice du droit syndical est garanti et que l’Etat s’engage à le respecter, afin de renforcer le dialogue social dans les différents secteurs ».
Dans le même cadre, elle a donné « des instructions pour parachever les procédures d’adoption de la convention collective de l’ADS auprès des organes de contrôle compétents, sachant que son incidence financière a été prise en charge dans le budget de 2026 et que son application se fera avec effet rétroactif à partir de janvier 2026 », selon le communiqué.
De son côté, M. Takdjout a salué « la relation exemplaire » entre l’administration et les représentants syndicaux, constatée lors de cette rencontre, affirmant que « l’ensemble de ces mesures s’inscrivent dans le cadre des orientations du président de la République visant à concrétiser ses engagements envers les travailleurs et les citoyens à travers ses décisions relatives à l’augmentation des salaires ».
A cet égard, il a souligné que la décision d’augmenter le SNMG contribuera à « renforcer le front intérieur et à consolider la confiance parmi les travailleurs et les citoyens ».
S’agissant des principaux amendements apportés à la convention, il a été procédé à « la revalorisation du point indiciaire servant de base au calcul de la grille salariale, à la révision de plusieurs primes et indemnités ainsi qu’à l’augmentation des montants qui leur sont alloués », selon la même source.
Dans le même sens, deux nouvelles primes ont été instituées, à savoir « la prime de guichet, dont bénéficient les agents chargés de la gestion des dispositifs de soutien social au niveau des communes, ainsi que la prime d’informatique, attribuée aux agents spécialisés dans le domaine des technologies de l’information et chargés de missions liées à la protection des systèmes et réseaux informatiques ainsi qu’au développement des programmes informatiques ».
Les amendements ont également porté sur « le traitement et la mise en conformité de l’ensemble des procédures relatives à la carrière professionnelle des employés, notamment en matière d’avancement et de promotion, ainsi que l’intégration des cadres supérieurs de l’ADS hors catégorie dans la convention collective, à l’instar des autres catégories socioprofessionnelles ».
Suite aux ateliers lancés par la ministre, une série de réformes ont été engagées en vue de renforcer le recrutement et améliorer les conditions des employés dans les différents domaines liés à leur promotion à l’effet de moderniser les systèmes de recrutement et d’élever les compétences des ressources humaines, en commençant par l’autorisation exceptionnelle de recrutement externe, selon la même source.
Dans ce cadre, « 842 postes budgétaires ont été affectés au recrutement externe pour renforcer les corps spécifiques des établissements et centres spécialisés relevant du secteur, ainsi que ceux liés à l’encadrement pédagogique et éducatif des établissements spécialisés dans l’éducation et l’enseignement spécialisés pour les années 2025 et 2026 ».
Dans le même sillage, une autre autorisation permettant « la conversion des contrats à temps partiel des agents contractuels en contrats à temps plein, d’un nombre initial de 579 postes ».
« Le secteur sera également renforcé par les diplômés de la formation (400 postes), après la sortie d’une nouvelle promotion en mars 2025 ».
Par ailleurs, « les préparatifs sont en cours pour l’ouverture d’une nouvelle promotion de 400 postes supplémentaires au titre de l’année 2026 ».
Dans cette dynamique, les services du secteur finalisent, en coordination avec les instances concernées, l’examen des dossiers de « promotion des centres nationaux de formation spécialisée en instituts nationaux de formation spécialisée, afin d’adapter les parcours de formation aux nouvelles orientations du secteur ».
A travers ces réformes, le ministère vise à « créer un environnement de travail stable et motivant pour tous les employés, garantissant leurs droits et respectant leur dignité, tout en poursuivant les efforts pour offrir les meilleurs services aux catégories prises en charge, soutenir les travailleurs et atteindre les objectifs du développement social ».