Sahara occidental : l’Espagne plaide pour une solution politique, dans le cadre de l’ONU

Sahara occidental : l’Espagne plaide pour une solution politique, dans le cadre de l’ONU

MADRID – Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réitéré vendredi à Staffan de Mistura, « la nécessité de trouver une solution politique pour le conflit au Sahara occidental, dans le cadre de l’ONU », soulignant qu' »il s’agit d’un impératif de résoudre ce conflit oublié ».
« M. Albares a réitéré à De Mistura, nouvel envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, la nécessité de trouver une solution politique et mutuellement acceptable pour les parties (au conflit), dans le cadre de l’ONU », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l’agence Europa Press.

La même source a affirmé que « le ministre a soutenu qu’il s’agit d’un impératif moral de résoudre ce conflit (…) oublié ».

Le chef de la diplomatie espagnole a, en outre, « réitéré le soutien de l’Espagne pour les bons offices de De Mistura pour amener les parties à s’asseoir et négocier un accord, ce que ses prédécesseurs n’ont pas obtenu », a ajouté la même source.

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, dont la principale mission est de relancer le processus politique au Sahara occidental, a achevé, mercredi, sa première visite dans la région, sur fond de réaffirmation du Front Polisario de sa position en faveur d’une solution politique basée sur un référendum d’autodétermination.

Le membre du Secrétariat national du Front Polisario chargé de l’Europe et de l’Union européenne, Oubi Bouchraya Bachir avait indiqué que la réussite de la mission de De Mistura était tributaire de l’adoption d’une approche pacifique pour le règlement du conflit, conformément au plan de paix ONU-OUA.

L’armée sahraouie poursuit ses attaques contre les forces de l’occupant marocain dans le secteur d’El Mahbas

L’armée sahraouie poursuit ses attaques contre les forces de l’occupant marocain dans le secteur d’El Mahbas

BIR LAHLOU (territoires libérés)- Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont ciblé, mercredi, les retranchements des forces de l’occupant marocain avec des bombardements « intensifiés » et « violents » dans le secteur d’El Mahbas, a indiqué le ministère de la défense sahraoui dans son communiqué militaire n 433.
Selon le communiqué rapporté par l’Agence de presse sahraouie (SPS), « des détachements avancés de l’APLS ont ciblé avec des bombardements intensifiés et violents les retranchements et les positions des soldats de l’occupant dans les régions de Akrara El Farsik et Oudi Edamrane dans le secteur d’El Mahbas ».

Mardi, des détachements avancés de l’armée sahraouie avaient bombardé les positions des forces de l’occupant marocain dans les secteurs de Houza et Aousserd et les régions de Fedra El Ach et Adim Oum EL Djeloud.

Les attaques de l’armée sahraouie se poursuivent contre les forces de l’occupant marocain qui ont subi des pertes humaines et matérielles au long du mur de la honte.

Conseil de sécurité : La question palestinienne en débat

Conseil de sécurité : La question palestinienne en débat

Le Conseil de sécurité tient ce mercredi son débat public trimestriel sur «la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne». Lors de la réunion, le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, devrait informer le Conseil sur le développement de la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, selon des sources diplomatiques.

Les membres ont été invités à participer au niveau ministériel à la réunion qui sera présidée par la ministre norvégienne des Affaires étrangères, Anniken Huitfeldt. Dans le cadre de sa présidence de janvier, la Norvège considère le débat public trimestriel comme «une opportunité d’accroître l’attention internationale sur le conflit israélo-palestinien».
Ainsi, les membres du Conseil peuvent demander une mise à jour à Wennesland sur les activités de colonisation, ainsi que sur les saisies et les démolitions de structures appartenant à des Palestiniens. En ce qui concerne les démolitions, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a fait état de 63 structures appartenant à des Palestiniens démolies ou saisies au cours de la période couverte par son rapport du 15 janvier sur la protection des civils (du 21 décembre 2021 au 10 janvier 2022). D’après des sources diplomatiques, les membres du Conseil devraient recevoir une mise à jour sur la reconstruction de la bande de Ghaza, y compris sur l’état de l’entrée de matériaux essentiels à l’enclave palestinienne.

Des drones houthis ciblent Abu Dhabi : Un tournant dangereux

Des drones houthis ciblent Abu Dhabi : Un tournant dangereux

Avec l’avènement de la nouvelle année rien n’indique que la guerre au Yémen baissera d’intensité. Tous les efforts de l’envoyé spécial de l’Onu ont été voués à l’échec.

Pour preuve, les combats autour de la ville stratégique de Maarib, riche en pétrole et en gaz et dernier bastion de la légalité yéménite, se poursuivent âprement causant plus de 200 morts en moins d’une semaine. Journalistes et chercheurs émettent des avis nuancés mais versent dans leur ensemble dans le même creuset fait de pessimisme justifié. Si pour certains il existe bel et bien une lueur d’espoir pour peu que la volonté politique de la communauté internationale s’exerce dans toute ses dimensions, pour d’autres, l’année 2022 sera pire politiquement et rien n’inversera cette tendance meurtrière. Les Houthis dans leur quête de faire basculer la ville stratégique de Maarib dans leur giron, sont plus que jamais déterminer à aller jusqu’au bout.
C’est ainsi qu’un nouveau tournant vient d’être engagé avec l’élargissement des zones de frappes des rebelles pour atteindre certaines zones d’Abou Dhabi, le cœur des Émirats arabes unis. Selon des sources rebelles et émiraties, une attaque aux drones a causé l’explosion de trois camions-citernes dans la zone industrielle de Musaffah près des installations de stockage de la société pétrolière ADNOC et qu’un incendie s’était déclaré sur un chantier de construction à l’aéroport international d’Abou Dhabi.
Les premières enquêtes ont trouvé des parties d’un petit avion qui pourraient être un drone sur les deux sites qui auraient pu causer l’explosion et l’incendie, selon un communiqué de la police émiratie repris par l’agence de presse officielle WAM.
Le porte-parole militaire du mouvement houthi, a déclaré que le groupe avait lancé une opération militaire «au plus profond des Émirats arabes unis» et annoncerait les détails dans les prochaines heures. Cette recrudescence de la violence, a rendu le ballet diplomatique de l’émissaire des Nations Unies pour le Yémen, le Suédois Hans Grundberg, entre plusieurs capitales de la région, dans le but de rapprocher les points de vue entre le gouvernement yéménite et les Houthis, insignifiant. Aucun indice qui pourrait aboutir à une fin proche du conflit, n’a été dégagé alors que la situation humanitaire se complique davantage avec le déplacement de plus de quatre millions de personnes.
La complexité de cette guerre s’enchevêtre avec le conflit qui secoue la région, si l’on prend en considération les dialogues souvent évoqués entre Ryadh et Téhéran d’une part, et la réconciliation entre les pays du Golfe et son impact d’autre part.
De nombreux observateurs estiment que le Quartette international, qui exerce une influence au Yémen, (Arabie Saoudite, Emirats, Etats-Unis, Royaume-Uni), ainsi que l’Iran, qui est accusé de soutenir les Houthis, sont les parties qui possèdent les clefs de toute solution, aussi bien politique que militaire. Mais la situation actuelle paraît encore plus compliquée. Pour le chercheur yéménite Yacine Témimi «si un changement est prévu au cours de l’année 2022 dans le déroulement de la guerre, il ne sera pas tributaire de l’usage de la force militaire mais plutôt pour d’autres considérations».
Parmi ces principales considérations figurent «les pressions pouvant être exercées par Washington pour trancher la guerre et mettre fin à ses retombées humanitaires, tout en adoptant à nouveau la politique du chantage de l’Administration démocrate, en se fondant sur sa volonté à octroyer à l’Iran une chance pour exercer une influence régionale, en contrepartie de concessions portant sur son programme nucléaire».
Le chercheur n’exclut pas le fait qu’une «fin dramatique de la guerre, en dehors du système politique et militaire, est possible». «Une fin dramatique», motivée essentiellement par le besoin de l’Arabie saoudite d’obtenir une réalisation et une fin appropriée au conflit, pour la libérer des retombées et des impacts de cette guerre sur le Royaume et sur les ambitions politiques du prince héritier Mohammed Ben Salmane, dont l’influence à l’international a nettement été mis à mal par l’arrivée des démocrates à la Maison-Blanche.
En attendant aucune solution ne se profile, pour l’instant, à l’horizon.

Elections Libyennes : L’ONU optimiste

Elections Libyennes : L’ONU optimiste

La conseillère spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Stephanie Williams, a exprimé son optimisme quant à la tenue des élections libyennes «avant juin prochain», soulignant que la solution à l’«impasse» actuelle ne réside pas dans la formation d’un nouveau gouvernement de transition.

«La feuille de route résultant du Forum de dialogue politique libyen est considérée comme le calendrier le plus efficace dans le cadre du processus politique. Une feuille de route qui s’étend jusqu’en juin de cette année», a déclaré Mme Williams dans un entretien à l’agence turque Anadolu.
La diplomate américaine a ajouté : « Je pense que la tenue d’élections est encore possible dans ce laps de temps, cela peut impliquer différents scénarios, et je pense qu’il est plus important que jamais que le peuple libyen ait un horizon politique à cet égard ».
Stephanie Williams a noté que des développements « très positifs » se sont produits au cours du mois dernier, avec la tenue de deux réunions importantes entre les représentants de l’Est et de l’Ouest libyens, sur l’unification de l’institution militaire et de la Banque centrale.
Elle a soutenu en outre que « la Libye vit dans une atmosphère positive pour parvenir à la paix, et le calme est atteint sur le terrain ». La conseillère du chef de l’ONU ne voit « aucune volonté de la part des Libyens de retourner à la guerre en ce moment. Maintenant le discours des Libyens a changé, tout le monde utilise un discours politique civilisé au lieu d’agiter la guerre, et c’est une évolution très importante ».
Dans ce même entretien, Mme Williams a noté que les Nations unies « ont joué un rôle important en Libye pour soutenir les Libyens et les efforts de négociation liés à l’avenir du pays ». Et la conférence de Berlin et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité offraient un « parapluie international » qui contribue à « rassembler les Libyens ». Pour elle, l’ONU est « l’acteur le plus impartial » dans ce processus qui était capable de rassembler les parties libyennes sous un même toit.
Mme Williams a rappelé aussi que le Parlement libyen a mis en place une commission pour élaborer une feuille de route, en consultation avec les acteurs du pays, notant que ladite commission devrait présenter son rapport, en plus d’un ensemble de recommandations, au Parlement le 25 janvier.
La représentante de l’ONU a fait savoir qu’elle s’était rendue dans diverses régions de Libye, de l’est à l’ouest, avait parlé aux Libyens et avait été informée des différents points de vue souhaités. « Il y a ceux qui disent qu’il faut une base constitutionnelle pour la poursuite des élections, ceux qui veulent soumettre le projet de Constitution à un référendum, et il y a aussi ceux qui veulent que la liste des candidats à la présidentielle soit soumise à une sorte de contrôle judiciaire pour lever l’obstruction », a expliqué la conseillère.
Cette dernière a affirmé en outre qu' »il n’y a pas de point de vue unique qui prévaut dans la rue libyenne, et nous, aux Nations unies, participons certainement à ce processus politique et comprenons les complications associées à chacune des opinions présentées ».
Et de poursuivre : « Les parties en Libye ont la volonté de poursuivre les négociations », rappelant que la Libye est dans une phase de transition depuis 2011.
« La Libye a besoin d’institutions permanentes, démocratiquement élues, capables d’assurer la sécurité nécessaire à la population, de lui fournir des services et de sécuriser les frontières du pays », a-t-elle enchaîné.

Sahara Occidental : Le conseil de sécurité n’a pas d’agenda pour une solution politique

Sahara Occidental : Le conseil de sécurité n’a pas d’agenda pour une solution politique

La fièvre monte au Sahara occidental. Le ton se durcit entre les belligérants dans un bras de fer sans répit depuis de longues décennies. Le cessez-le-feu est rompu après une trêve de trente ans après les graves incidents survenus dans la zone tampon de Guerguerat. Et face aux grondements annonciateurs de jours sombres, le Maroc campe sur son programme d’occupation conforté par la tiédeur des décisions du Conseil de sécurité de l’ONU préférant le prolongement du mandat de la Minurso. L’Algérie regrette ces tergiversations qui accentuent la colère légitime du peuple sahraoui. C’est dans ce contexte difficile que se répète la mission de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies.
Les Sahraouis ont pris acte que les longues années de cessez-le-feu après une déroute sur le terrain des combats n’ont pas profité à l’avènement de la paix. Entre le rappel au respect du droit international et la reprise de la guerre, quelle alternative ? L’escalade est-elle inévitable ?