Sanctionné pour avoir dénoncé les crimes coloniaux en Algérie, un journaliste français quitte RTL

Sanctionné pour avoir dénoncé les crimes coloniaux en Algérie, un journaliste français quitte RTL

Le journaliste français connu pour ses positions anticolonialistes, Jean-Michel Aphatie, sanctionné par RTL pour avoir dénoncé les crimes coloniaux en Algérie, a annoncé quitter cette chaîne de radio, affirmant «ne pas accepter d’être puni» car il n’a commis aucune erreur.

Le journaliste, qui fait l’objet de plusieurs plaintes au niveau de l’instance de régulation audiovisuelle française ARCOM pour avoir comparé les crimes coloniaux en Algérie aux crimes commis par les Nazis en France, puis suspendu de la radio RTL pendant une semaine, a déclaré sur les réseaux sociaux ne plus retourner sur cette chaîne.

Il considère qu’il n’a commis aucune erreur et prend une position d’honneur en affirmant «attacher un prix particulier à la question de la présence française en Algérie entre 1830 et 1962», confiant avoir été «horrifié» par ce qu’il a «lu dans les livres écrits par des historiens méticuleux».

«Pour cette raison (…), je ne peux pas accepter d’être puni», a-t-il affirmé.

Lors d’un débat sur l’Algérie, Jean-Michel Aphatie avait déclaré que «chaque année, en France, on commémore ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire le massacre de tout un village, mais on en a fait des centaines, nous, en Algérie. Est-ce qu’on en a conscience ?».

 Une affirmation qui lui a valu d’être mis «en retrait» de l’antenne de RTL mercredi pour une semaine.

A Oradour-sur-Glane (Limousin, au Sud-ouest de la France), une unité de la Waffen SS Das Reich avait massacré 642 habitants le 10 juin 1944. «On s’est comporté comme des Nazis?», l’a interrogé un journaliste sur le plateau. «Les Nazis se sont comportés comme nous», a répondu Jean-Michel Aphatie.

  1. Aphatie a refusé de s’excuser ou de revenir sur ses propos à travers lesquels il n’a fait que rappeler des faits historiques avérés, puisque l’extermination de villages algériens entiers avait été rapportée par les militaires français eux-mêmes, à partir du 19e siècle, bien avant la création du parti nazi en Allemagne.

Interrogé par la presse, M. Aphatie s’est dit ni «meurtri, ni choqué» par la décision de la direction de RTL.

Les déclarations du journaliste ont suscité, sans surprise, des réactions de l’extrême droite française qui a crié au «scandale» dans un déni total des crimes d’une France coloniale qui n’hésitait pas à décapiter ses victimes et à conserver leurs crânes dans des musées.

Le 8 mai 1945, au moment où la France se réjouissait précisément de la défaite des Nazis, elle avait célébré la victoire des Alliés en commettant des massacres en Algérie avec un bilan d’au moins 45000 martyrs. Des photos et des vidéos témoignent encore de cette barbarie coloniale qui choquerait aujourd’hui même ses plus fervents défenseurs. Des massacres parmi tant d’autres, puisque les crimes coloniaux ont débuté dès l’arrivée de l’armée française en Algérie, incluant les tristement célèbres enfumades commis dès l’année 1844.

Jean-Michel Aphatie n’a pas exagéré en comparant les crimes coloniaux aux crimes nazis et, surtout, il n’a probablement pas fait d’erreur historique en disant que les Nazis s’étaient comportés comme la France coloniale, les crimes coloniaux commis par la France étant antérieures à ceux du parti nazi.

Ghaza: le bilan de l’agression sioniste s’alourdit à 48.365 martyrs et 111.780 blessés

Ghaza: le bilan de l’agression sioniste s’alourdit à 48.365 martyrs et 111.780 blessés

GHAZA – Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 48.365 martyrs et 111.780 blessés, depuis le 7 octobre 2023, ont indiqué jeudi les autorités palestiniennes de la santé.

Selon la même source, les corps de 17 martyrs et 19 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 48 heures.

Les autorités palestiniennes de la santé ont indiqué qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvaient encore sous les décombres.

Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 19 janvier à Ghaza après plus de 15 mois d’agressions sionistes.

APS

Le groupe A3+ du Conseil de sécurité réitère son appel à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel au Soudan

Le groupe A3+ du Conseil de sécurité réitère son appel à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel au Soudan

NEWYORK (Nations unies)- Le groupe « A3+ » au Conseil de sécurité a réitéré, mercredi, son appel à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel au Soudan, exprimant son inquiétude face à l’annonce des dirigeants des « Forces de soutien rapide (FSR) » et d’autres groupes politiques concernant l’établissement d’une « autorité parallèle » dans le pays. 

S’exprimant au nom du groupe A3+ (Algérie, Somalie, Sierra Leone et Guyana), M. Toufik Laid Koudri, membre de la mission permanente de l’Algérie auprès des Nations unies, a déclaré, lors d’une réunion d’information ouverte sur la situation au Soudan que les derniers développements politiques dans ce pays sont « une source de grande préoccupation », renouvelant l’appel du groupe à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel afin d’asseoir les bases d’un processus de paix global et véritable, dirigé et contrôlé par les Soudanais eux-mêmes, et reflétant leurs aspirations.

Koudri a ainsi réitéré l’appel du Secrétaire général des Nations unies à toutes les parties pour respecter le cessez-le-feu pendant le mois sacré du Ramadhan.

Le groupe « A3+ » a réaffirmé son soutien au processus diplomatique pour le règlement du conflit, englobant la nécessité d’un cadre inclusif de dialogue entre les parties soudanaises. A cet égard, le groupe a salué la feuille de route de transition annoncée par le gouvernement soudanais, qui prévoit notamment la formation d’un gouvernement civil dirigé par une personnalité technocrate.

Le groupe a également souhaité que « la mise en œuvre de cette feuille de route puisse inclure tous les acteurs soudanais, y compris les femmes et les jeunes, pour répondre à l’exigence essentielle d’inclusion et de participation ».

Dans le même contexte, le groupe a souligné l’importance de coordonner les initiatives diplomatiques tout en maintenant le rôle central de l’Union africaine et des Nations unies. Il a également insisté sur la nécessité d’une cohésion au sein du Conseil de sécurité, aujourd’hui plus que jamais, afin de transmettre un message clair tenant compte des développements sur le terrain, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan.

Par ailleurs, le groupe « A3+ » a exprimé sa préoccupation quant à la décision des dirigeants des forces de soutien rapide, prise conjointement avec d’autres groupes politiques, pour la création d’une autorité parallèle au Soudan, qualifiant cette démarche de « dangereuse, à même d’induire davantage de divisions au Soudan et de saper les efforts consentis actuellement pour la paix et le dialogue ».

Il a également appelé à renoncer à cette action, exhortant les forces de soutien rapide et leurs alliés à placer l’unité du Soudan et son intérêt national au-dessus de toute considération.

Le Groupe A3+ a en outre fait part de son inquiétude concernant « les ingérences étrangères » qui, a-t-il dit, « constituent toujours un défi périlleux dans la quête d’une solution pérenne pour le conflit au Soudan », renouvelant son appel à une condamnation claire et ferme de ces ingérences, et au respect strict des clauses du régime de sanctions en vigueur et l’embargo sur les armes au Darfour.

Pour ce qui est des effets de la guerre dévastatrice au Soudan, M. Koudri a qualifié l’ampleur des pertes humaines de sans précédent, soulignant que « le nombre des déportés soudanais, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, est effarant, sans parler de la propagation alarmante, du choléra au sud du pays, qui nécessite un soutien international afin d’appuyer les efforts des autorités nationales ».

A ce propos, il a évoqué la situation humanitaire complexe, exacerbée par les attaques récurrentes menées par « les forces de soutien rapide » contre les civiles à la ville assiégée d’El Fasher, et le camp de Zamzam, où a été enregistré un seuil alarmant de malnutrition aigue, insistant sur le respect impératif, par toutes les parties de la loi internationale, y compris le Droit international humanitaire et les principes des droits humains.

APS

L’Algérie plaide à Genève pour l’application de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza et pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

L’Algérie plaide à Genève pour l’application de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza et pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

GENEVE- L’Algérie a réitéré, mardi à Genève, son appel à la poursuite du soutien international à l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, réaffirmant son soutien indéfectible au droit du peuple sahraoui frère à l’autodétermination et à la fin de l’occupation de ses territoires.

Cette déclaration a été faite par le Secrétaire général (SG) du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Lounès Magramane, dans une allocution prononcée lors des travaux du Segment de haut niveau de la 58e session du Conseil des droits de l’Homme, où il a salué les efforts déployés par le Haut-Commissaire, M. Volker Türk, pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde entier, assurant le soutien constant et absolu de l’Algérie à la réussite de ses nobles missions.

A l’entame de son intervention, M. Magramane a évoqué le contexte dans lequel se tient la 58e session du Conseil des droits de l’homme, « un contexte complexe et chargé de défis qui nous impose de réactiver et de réformer les mécanismes de l’action multilatérale internationale, à l’abri de toute politisation, sélectivité ou double standard ».

Un impératif que l’Algérie considère comme une « conviction ferme qu’elle tend à consacrer dans tous les fora internationaux notamment depuis son accès au Conseil de sécurité des Nations unies en tant membre non-permanent et au Conseil des droits de l’homme ».

Le même responsable a exprimé « la vive préoccupation de l’Algérie quant à l’aggravation continue de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, conséquence de la guerre génocidaire menée par l’occupation sioniste barbare depuis octobre 2023, et de la crise humanitaire aiguë qui en résulte, et dont les conséquences persistent malgré les efforts de médiation internationale qui ont abouti à un accord de cessez-le-feu ».

A cet égard, l’Algérie a réitéré son appel à la poursuite du soutien international à l’accord de cessez-le-feu à Gaza, exprimant son « rejet catégorique des plans de déportation visant à vider Ghaza de ses habitants autochtones, dans le cadre d’un plan plus vaste visant à saper le projet national palestinien ».

Concernant le Sahara occidental occupé, M. Magramane a dénoncé « les violations systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le territoire du Sahara occidental par l’occupation marocaine », appelant le Conseil des droits de l’homme, par le biais de tous ses mécanismes, à « documenter ces violations et à réactiver les missions techniques du Haut-commissariat aux droits de l’homme au Sahara occidental ».

A cet effet, l’Algérie a affirmé « son soutien indéfectible au droit du peuple sahraoui frère à l’autodétermination et à la fin de l’occupation de ses territoires », appelant l’ONU à « redoubler ses efforts par le biais de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, pour permettre aux parties au conflit de reprendre les négociations directes pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable dans le cadre de la légalité internationale ».

Au niveau national, l’intervenant a affirmé que « l’Algérie considère la promotion et la protection des droits de l’homme une priorité majeure, d’où son engagement, depuis l’indépendance, à renforcer les institutions et les mécanismes garantissant le respect des droits et des libertés fondamentales pour tous ses citoyens », soulignant que ce domaine « a connu un développement considérable depuis l’élection de M. Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême du pays, concrétisé via les nombreux programmes et chantiers de réformes lancées dans divers domaines et à tous les niveaux ».

Dans le cadre de son engagement et son soutien aux droits de l’homme et pour renforcer les relations de coopération bilatérales avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, l’Algérie a décidé de « redoubler sa contribution financière au budget du Commissariat pour l’exercice 2025 afin de satisfaire ses besoins et d’appuyer ses efforts pour l’accomplissement des missions qui lui sont assignées ».

Magramane a indiqué que dans le cadre de sa démarche visant à consolider les liens de coopération avec les mécanismes des droits de l’homme, l’Algérie a accueilli en 2023, le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, M. Clement Nyaletsossi Voule et la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme, Mme Mary Lawlor.

Il a noté, dans ce contexte, que « l’Algérie suit de près le rapport que Mme Mary Lawlor présentera lors de cette session, en étant fière d’être l’unique pays dans la région ayant concrétisé la visite de Mme Lawlor ».

A cette occasion, l’Algérie a invité à nouveau le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, M. Volker Türk à effectuer une visite de travail en Algérie.

Au terme de son intervention, M. Magramane a réaffirmé « l’engagement de l’Algérie à poursuivre sa coopération constructive avec le Conseil des droits de l’homme et ses différents mécanismes pour la promotion et la protection des droits de l’homme aux niveaux national et international, sans parti pris ni omission d’un quelconque droit ».

APS

Le Conseil de sécurité tient mardi une réunion sur la situation en Palestine

Le Conseil de sécurité tient mardi une réunion sur la situation en Palestine

NEW YORK (Nations unies) – Le Conseil de sécurité tiendra ce mardi une réunion mensuelle d’information et des consultations à huis clos sur la situation en Palestine.

La Coordonnatrice spéciale pour le processus de paix au Moyen-Orient par intérim, Sigrid Kaag, fera un exposé lors de cette réunion pendant laquelle les membres du Conseil de sécurité devraient notamment souligner l’importance de la mise en œuvre complète et effective de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza.

La situation en Cisjordanie où les forces d’occupation sionistes ont pris d’assaut la ville de Jénine faisant 51 martyrs, dont sept enfants, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), devrait également être évoquée.

Lors de son agression contre Jénine, les forces d’occupation ont détruit des bâtiments résidentiels et des infrastructures essentielles, notamment des systèmes d’eau et d’assainissement, provoquant le déplacement de 40.000 Palestiniens dans ce qui est devenu la plus longue opération militaire sioniste en Cisjordanie depuis le début des années 2000.

Au cours de consultations à huis clos tenues le 4 février, Sigrid Kaag avait informé les membres du Conseil de sécurité de la situation en Cisjordanie et exprimé son inquiétude quant au fait que les tactiques

militaires de l’entité sioniste dans cette région ressemblaient de plus en plus à celles qu’il a utilisées dans son agression génocidaire contre la bande de Ghaza.

Durant la réunion de ce mardi, elle devrait informer les membres du Conseil de la situation de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Le 18 février, le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, avait déclaré que les forces d’occupation sionistes étaient entrés de force dans un centre de formation de l’UNRWA à El Qods-Est et avaient ordonné son évacuation ainsi que la fermeture de trois écoles de l’agence onusienne dans la ville.

Les membres du Conseil de sécurité exprimeraient à l’occasion de la réunion de mardi leur inquiétude face à toute violation des locaux de l’ONU et appelleraient I’entité sioniste à respecter ses obligations légales concernant les privilèges et immunités de l’ONU.

De manière plus générale, plusieurs intervenants devraient souligner l’importance d’identifier un modèle de gouvernance à long terme pour les territoires palestiniens occupés qui soutienne la viabilité d’une solution à deux Etats.

APS

Ghaza: le bilan de l’agression sioniste s’alourdit à 48.329 martyrs et 111.753 blessés

Ghaza: le bilan de l’agression sioniste s’alourdit à 48.329 martyrs et 111.753 blessés

GHAZA – Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 48.329 martyrs et 111.753 blessés, depuis le 7 octobre 2023, ont indiqué samedi les autorités palestiniennes de la santé.

Des médecins et des équipes de secours palestiniens ont récupéré sept corps supplémentaires dans les décombres de la bande de Ghaza, portant le bilan total des morts de la guerre génocidaire (de l’entité sioniste) depuis octobre 2023 à 48.329, a indiqué la même source.

Le bilan comprenait également deux Palestiniens tombés en martyrs par des tirs sionistes au cours des dernières 48 heures.

Près de 111.753 autres personnes ont été blessées lors de la guerre génocidaire sur Ghaza depuis octobre 2023, a-t-on ajouté.

De nombreuses victimes sont encore coincées sous les décombres et sur les routes.

Un accord de cessez-le-feu est en vigueur à Ghaza depuis le 19 janvier, mettant temporairement un terme au génocide sioniste qui a causé des destructions généralisées et laissé l’enclave palestinienne en ruines.

Malgré cet accord, les autorités locales de Ghaza ont signalé presque quotidiennement des violations du cessez-le-feu par l’armée sioniste.

aps