CONSTANTINE – Le vaccin contre le Covid-19 dont la production a été lancée aujourd’hui par l’Algérie, sera exporté aux pays africains à l’horizon 2023, a indiqué mercredi à Constantine le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmed.

Dans une allocution lors de la cérémonie de lancement de la production du vaccin, organisée à l’hôtel Marriott, dans le cadre de la visite de travail du Premier ministre, ministre des Finances à Constantine, le ministre a relevé que les capacités de production ambitieuses de l’unité de Constantine permettront à l’Algérie de satisfaire aux besoins d’exportation dans le cadre de l’initiative « Africa-Vac ».

Il a fait état, à cet égard, d’une production de 5,3 millions de doses du vaccin anti-Covid-19 en janvier prochain, à raison de 320.000 doses par jour.

Pour le ministre, « cette cadence de production permettra de répondre aux besoins nationaux exprimés, estimés à 65 millions de doses, pour passer ensuite de la satisfaction des besoins à l’exportation et la satisfaction des besoins des pays voisins ».

« Il est prévu que la capacité de production au cours de l’année 2022 atteigne un total de 96 millions de doses de vaccins et 8 millions de doses par mois à la faveur des capacités humaines et industrielles du groupe Saïdal », a ajouté le ministre précisant qu’une éventuelle application du système de travail par shift permettra la production de 200 millions de doses de vaccins par an à l’horizon 2023″.

M. Benbahmed a évoqué « la possibilité d’atteindre cette quantité de production sans avoir à recourir à la mobilisation d’autres unités de production ».

Le ministre a également rappelé que la production de ce vaccin « est intervenue en application des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, après qu’un contrat de partenariat a été conclu en juillet dernier avec le pays ami, la Chine ».

Pour ce faire, le ministre a fait savoir que plusieurs employés de Saïdal avaient bénéficié d’une formation pratique et théorique en vue d’obtenir des qualifications techniques en matière de contrôle de qualité des vaccins.

Une commission intersectorielle a également été mise en place au ministère de l’Industrie pharmaceutique qui comprend, outre les cadres de la tutelle, des représentants du ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’Institut Pasteur d’Algérie et de la Agence nationale des produits pharmaceutiques, a-t-il ajouté.

Il a expliqué que cette commission était en charge « de veiller à l’accompagnement du groupe Saïdal pour accélérer la concrétisation du projet de production du vaccin ».

APS