ALGER – Le ministère de l’Education nationale a enregistré un millier d’élèves atteints de troubles mentaux légers, d’autisme et de trisomie 21, inscrits en cycle primaire au titre de l’année scolaire 2020-2021, les parents se plaignant toutefois d’un déficit en structures spécialisées pouvant garantir une scolarisation adéquate à leurs enfants.

Le directeur de l’enseignement primaire au ministère de l’Education nationale, Kacem Djahlane, a déclaré à l’APS que le secteur avait enregistré 1051 élèves atteints de troubles mentaux légers, de troubles de l’autisme et de trisomie 21 (syndrome de Down), inscrits dans le cycle primaire au cours de l’année scolaire 2020 -2021, dont 875 élèves trisomiques parmi lesquels 369 élèves filles scolarisées dans des classes spéciales aménagées au niveau des établissements éducatifs et gérées par des associations.

M. Djahlane a insisté, dans ce cadre, sur l’impérative conjugaison des efforts de tous les intervenants pour une meilleure prise en charge de cette catégorie d’enfants qui bénéficie de son droit à l’éducation au sein de ces classes en coordination avec le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.

Il a souligné, à ce titre, l’engagement de l’Etat à ouvrir « progressivement » de nouveaux postes d’encadrement, qui permettront de réduire le nombre d’enfants inscrits dans les listes d’attente et de répondre à toutes les demandes exprimées par leurs parents.

M. Djahlane a indiqué, par ailleurs, que le programme approuvé pour l’enseignement de cette catégorie est « adapté » à la structure mentale de l’enfant trisomique, l’objectif principal étant de lui permettre d’atteindre « l’autonomie individuelle » et d’apprendre des principes de base dans la langue, l’éducation artistique et physique.

Multiplier les structures d’accueil des élèves atteints du syndrome de Down

Pour leur part, les parents d’élèves se plaignent des frais de prise en charge de leurs enfants dans les établissements, soulignant qu’il y a un grand nombre d’eux atteints du syndrome de Down inscrits dans les listes d’attente et ne sont pas admis dans les classes spéciales pour des raisons qu’ils ignorent ».

Quant aux associations activant dans ce domaine, elles affirment œuvrer pour la prise en charge « précoce » des enfants atteints de ce syndrome en leur apprenant les connaissances artistiques et sportives indispensables à leur insertion sociale.

Le président de l’association « Chams pour les arts thérapeutiques », Djamel Merahi a indiqué que l’association a choisi « l’art » comme moyen de prise en charge des personnes aux besoins spécifiques dont celles atteintes de trisomie 21, de façon à concourir à leur insertion dans la société, relevant que l’association a ouvert plusieurs ateliers artistiques, pour ne citer que le théâtre, les arts plastiques, la danse, l’expression corporelle et les activités éducatives.

A propos de la prise en charge, l’intervenant a rappelé que l’association accueille toutes les catégories aussi bien les personnes aux besoins spécifiques que celles atteintes de maladies chroniques ou bien portantes, afin de créer « une mini société intégrée » en consacrant la culture de « l’acceptation de l’autre et du vivre ensemble ».

Mme Radia Merzouki, membre du bureau de l’Association nationale de l’insertion scolaire et professionnelle des trisomiques (ANIT), a, pour sa part, indiqué que l’association assure l’accompagnement des enfants atteints de la trisomie 21 à travers trois phases à savoir: la phase orthophonique (de 0 à 6 ans), suivie de l’évaluation de l’état d’acquisition des connaissances à apprendre durant cette phase pour que l’élève soit admis en première année primaire dans des classes aménagées par le ministère de l’Education nationale jusqu’à ce qu’il atteigne la phase de la formation professionnelle ».

APS