La police accentue sa traque des éléments qui attentent à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie. Un nouveau réseau criminel appartenant à l’organisation terroriste «MAK» a été démantelé, au courant de cette semaine, par les services de police, a indiqué, mercredi, Direction générale de la Sûreté nationale.

Le réseau activait à travers les wilayas de Béjaïa, de Tizi Ouzou et de Bouira. Les investigations approfondies ont abouti à l’identification et à l’arrestation de 17 membres de ce réseau. «Ces derniers planifiaient des attentats armés qui visaient la sécurité et l’unité nationales, avec la complicité de parties internes séparatistes», précise la DGSN.
Les enquêtes techniques, étayées par des preuves numériques et les aveux des suspects, ont révélé que les mis en cause étaient en contact permanent, via les réseaux sociaux, avec des parties étrangères, soit des associations et organisations de la société civile implantées au sein de l’entité sioniste et un pays d’Afrique du Nord.
Sur ordre des parquets, des perquisitions ont été menées aux domiciles des suspects, et celles-ci ont permis la saisie de documents et de pièces à conviction démontrant la permanence des contacts avec des institutions sionistes. Les enquêteurs de la police ont saisi, outre des armes et un matériel de guerre, des drapeaux et tracts de l’organisation terroriste «MAK». Les membres de ce réseau seront présentés devant le parquet de la section de lutte antiterroriste et du crime transfrontalier du tribunal de Sidi M’hamed. Ce réseau n’est pas le premier à être démantelé. Plusieurs autres ont été précédemment neutralisés par les enquêteurs de la police et de la Gendarmerie nationale. Le 18 août dernier, lors d’une réunion extraordinaire du Haut Conseil de Sécurité (HCS), le Président Tebboune donna instructions, pour «intensifier» les efforts pour l’arrestation du «reste des individus impliqués dans les incendies criminels et dans l’assassinat du jeune Djamel Bensmaïl, ainsi que tous les membres des deux mouvements terroristes qui menacent la sécurité publique et l’unité nationale», jusqu’à leur «éradication totale, notamment le ‘MAK’ qui reçoit le soutien et l’aide de parties étrangères, en tête desquelles le Maroc et l’entité sioniste».
Suite à quoi, l’implication des deux mouvements terroristes Rachad et MAK a été établie. Les mis en cause avaient été identifiés et 88 ont été arrêtés, alors que 29 autres individus sont actuellement en état de fuite et dont certains font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, à leur tête le président du mouvement terroriste «MAK», Ferhat Mehenni. En septembre dernier, des investigations poussées ont permis la neutralisation d’un vaste réseau qui activait à Kherrata (Béjaïa) et à Sétif. Les investigations avaient établi qu’il s’agissait de «cellules terroristes dormantes». Son démantèlement a permis de déjouer des tentatives de «semer la fitna» et la «terreur auprès des citoyens», à l’instigation de «parties établies à l’étranger». Les éléments de l’organisation criminelle, 28 individus arrêtés à Kherrata et à Beni Ouartilane, ont recouru «l’agression et le hold-up de locaux commerciaux».

Sur preuves numériques

Par ailleurs, les enquêtes de la Gendarmerie nationale sur les feux de forêt se sont soldées, le mois dernier, par l’arrestation et le placement en détention provisoire de 30 suspects, dont 7 membres du mouvement terroriste «MAK».
Les mêmes services ont procédé, le 13 septembre dernier, à l’arrestation de 16 mis en cause à Tizi Ouzou et à Béjaïa, «tous membres du mouvement terroriste MAK». Les enquêtes «se sont soldées par l’établissement de l’implication de 11 autres individus — figurant parmi les individus arrêtés dans l’affaire de l’assassinat de Djamel Bensmaïl». Les enquêtes ont établi leur «appartenance au mouvement terroriste « MAK », et ce avec preuves techniques et scientifiques à l’appui». Parmi eux, figurent un membre fondateur et trésorier de l’organisation et un président de Coordination, ainsi qu’un journaliste qui étaient en contact direct avec le président du mouvement terroriste «MAK», le dénommé Ferhat Mehenni, et avec d’autres membres à l’étranger.
Le Président Tebboune a récemment exigé que ce dernier soit «livré par la France». «Ferhat Mehenni est un terroriste. Des preuves existent quant à l’achat des armes de la part du MAK, avec l’aide de parties étrangères, dont le Maroc», a ainsi déclaré le chef de l’État.

EL MOUDJAHID