NIAMEY- Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a mis en avant mercredi à Niamey l’expérience de l’Algérie dans le domaine de l’industrie, appelant à l’accélération du processus d’industrialisation de l’Afrique dans les secteurs clés.

Lors d’une réunion du Conseil exécutif, préparatoire au Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur l’industrialisation et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), prévu vendredi, M. Lamamra a mis en exergue les contributions de l’Algérie à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063, notamment l’intégration économique à travers des projets structurants qui ne manqueront pas de booster les échanges commerciaux interafricains.

En effet, tout en rappelant l’engagement panafricaniste de l’Algérie et ses efforts consentis en faveur de la promotion de l’intégration économique du continent, le ministre des Affaires étrangères a briefé ses pairs sur les progrès enregistrés par l’Algérie en matière de développement économique et de diversification des exportations hors hydrocarbures, en soulignant l’impact positif du programme de relance et de renouveau économique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Partant de cette expérience nationale, M. Lamamra a souligné la nécessité d’accélérer le processus d’industrialisation de l’Afrique, en mettant l’accent sur les secteurs clés pour l’avenir du continent.

Il s’agit notamment de l’approvisionnement en énergie, de l’industrie agroalimentaire et de la production pharmaceutique, « des domaines dans lesquels l’Afrique souffre de fragilités structurelles qu’il convient de corriger en toute urgence ».

Par ailleurs, les intervenants à la séance d’ouverture, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, la présidente du Conseil exécutif, la ministre sénégalaise Aissata Tall Sall, et le chef de la diplomatie du pays-hôte, Hassoumi Massaoudou, ont souligné la nécessité de saisir l’opportunité du Sommet extraordinaire pour prendre des décisions qui soient à la hauteur des défis auxquels font face les pays africains dans le contexte actuel des relations internationales, « marqué par une succession de crises dont les répercussions ont mis en évidence les fragilités structurelles dont souffrent les économies africaines ».

A cet égard, il a été notamment recommandé d’explorer tous les voies et moyens susceptibles de favoriser la réunion des conditions nécessaires pour booster l’industrialisation et la diversification économique de l’Afrique et rendre plus effective la ZLECAf.

APS