ALGER – La banque de développement local (BDL) et la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (Satim) ont signé, mercredi à Alger, un protocole de partenariat pour traiter localement les données relatives aux transactions bancaires effectuées via les cartes de paiement internationales « Mastercard » délivrées par les banques nationales.

Le protocole a été cosigné par M. Youcef Lalmas, Directeur général de la BDL et M.  Madjid Messaouden, Directeur général de SATIM.

La cérémonie de signature a eu lieu au siège de la direction générale de la BDL en présence du délégué général de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF), M. Rachid Belaid, le président du Groupement d’Intérêt Economique Monétique « GIE Monétique », Mohamed Bouraï et nombre de cadres des deux institutions.

En vertu de cette convention, la BDL aura à accompagner la SATIM dans son projet visant le traitement progressif à l’échelle nationale des données relatives aux transactions bancaires effectuées via cartes de paiement internationales « Mastercard » délivrées par les banques nationales.

Le projet permettra le traitement des transferts et des transactions bancaires effectués au niveau national par les cartes « Mastercard » tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. L’opération se fait au centre de traitement relevant de la SATIM à l’aide des dernières technologies pour s’assurer de l’efficacité et de la célérité que nécessitent les transactions bancaires, d’après les explications fournies.

Sur le plan pratique, le traitement local des données des transactions bancaires courantes à travers les « Mastercard » permettra aux clients nationaux et étrangers de « bénéficier de différentes prestations internationales en toute sécurité et à des coûts raisonnables, et aux opérateurs algériens et aux commerçants de recevoir les paiements effectués par des étrangers via ces cartes ».

A cette occasion, M. Messaouden a précisé à l’APS que ce projet « sera réalisé selon une feuille de route mise au point à cet effet », indiquant que cette mesure « vise à assurer l’indépendance du traitement étranger et à sécuriser les informations et les données des clients algériens ».

Et d’ajouter que cette convention et les projets à concrétiser « représentent une étape importante dans la trajectoire de l’entreprise pour élargir ses services en matière de paiement électronique et prodiguer de nouvelles prestations innovantes au profit des clients ».

De son côté, M. Lalmas a fait savoir que le traitement local des données des transactions bancaires courantes à travers les « Mastercard » se voulait « un nouveau départ » qui intervient conformément aux orientations des autorités supérieures visant à numériser le secteur financier en Algérie, moderniser les banques et à s’adapter aux développements dans le domaine du paiement électronique, afin de satisfaire les besoins du marché monétaire national.

APS