ALGER – L’intérêt de soutenir l’intégration des énergies renouvelables (ENR) au réseau énergétique national a été souligné, dimanche à Alger, dans le cadre du développement du secteur, en usant des infrastructures disponibles.

Lors d’un workshop dédié aux « ENR » sous le thème de l’intégration de l’énergie solaire et le développement de l’hydrogène vert, plusieurs experts algériens, dont des représentants de la diaspora à l’étranger, ont relevé le défi que représente d’offrir les solutions adéquates à l’intégration des ENR au réseau national.

Pour l’expert algérien établi en Allemagne, Mohamed Ghazli, réussir l’intégration des ENR au réseau national nécessite des technologies spécifiques permettant d’assurer la continuité de l’approvisionnement.

De son côté, le professeur Kamel Youcef Toumi, de l’université du Massachussetts aux Etats-Unis, a mis en avant le facteur humain, soulignant l’importance des compétences au sein de l’Université algérienne.

Selon lui, la ressource humaine a un rôle très important, estimant qu’il ne faudrait pas uniquement se concentrer sur l’aspect technique « mais bâtir une jeunesse consciente des défis liés à la nécessité du développement des énergies alternatives ».

M. Toumi a estimé aussi nécessaire de saisir les opportunités offertes par la recherche scientifique et l’innovation pour produire une énergie renouvelable fiable en matière d’approvisionnement.

De son côté, l’expert en énergie renouvelable, Ali Chaknane, a souligné que les infrastructures énergétiques nationales doivent offrir des solutions techniques conformes aux standards internationaux pour intégrer les ENR au réseau.

Selon lui, l’Algérie a l’ambition d’investir dans le secteur des ENR car elle possède plusieurs atouts que ce soit dans le Sud, à travers un haut niveau d’ensoleillement ou à travers son réseau de transport de gaz naturel pouvant également transporter l’hydrogène vert.

Pour sa part, le professeur Nouar Tabet, a plaidé pour réduire les manques et les retards dans le développement des projets dans le secteur.

Cela d’autant plus, a-t-il dit, que l’Algérie possède depuis plusieurs années la capacité de produire des cellules photovoltaïques et des équipements spécifiques au secteur.

Notant la disponibilité des ressources en ENR, le professeur Tabet a plaidé pour que les opérateurs nationaux collaborent avec l’Europe, partenaire important de l’Algérie en matière d’énergie, pour acquérir les technologies nécessaires au développement de l’hydrogène vert à travers le pays.

A noter que cette manifestation, organisée par le Club algérien d’excellence et de hautes compétences (ACEHC), se poursuivra lundi lors d’une séance qui sera clôturée par la publication de recommandations liées au thème de la rencontre.

APS