TLEMCEN – Fatiha Benrahmani, maman d’un enfant trisomique a voulu partager dans deux ouvrages « le miracle » et « l’enfant prodige » son expérience quant à la prise en charge de l’enfant en difficulté d’apprentissage, le trisomique, en particulier.

Après la naissance précoce de son premier fils Salah, la vie de Fatiha Benrahmani ,informaticienne de profession, native d’Alger a ainsi totalement changé. Le médecin lui a annoncé que Salah, né précoce et trisomique ne vivra pas plus de trois mois.

La maman ne voulait pas baisser les bras et avait ainsi décidé de se consacrer complètement à l’éducation de son enfant trisomique.

Mme Benrahmani écrivait ainsi quotidiennement son vécu mais aussi celui de son fils. Elle n’a pas manqué de contacter les spécialistes et notamment une orthophoniste qui lui donna un programme de prise en charge qui s’étala sur dix ans pour permettre à son enfant de grandir et d’avoir une autonomie dans les meilleures conditions possibles.

« J’ai suivi scrupuleusement le programme tout en se documentant sur cette maladie », a-t-elle souligné lors d’une présentation de ses deux ouvrages à Tlemcen.

La maman de Salah, avait, en deux, ramassé assez de matière sur cette maladie, prenant ainsi la décision de partager ces connaissances et son expérience avec toutes les mamans algériennes et les éducateurs et éducatrices, en rédigeant le premier ouvrage (le miracle).

Rédigé en langue arabe, avec un style simple, l’ouvrage de Mme Benrahmani explique ce qu’est un bébé trisomique et la manière de le prendre en charge », a-t-elle souligné, ajoutant « mon fils est né précoce, plus trisomique et c’est avec une grande détermination et patience que j’ai réussi progressivement à surmonter  cette épreuve ».

La maman de l’enfant trisomique a ensuite écrit un second livre « l’enfant prodige » où elle explique la prise en charge d’un enfant en difficulté d’apprentissage âgé de 1 à 3 ans. Elle explique dans cet ouvrage les principaux exercices de coaching dans divers domaines artistique, linguistique, auditif outre la perception visuelle, le mouvement du corps et l’adaptation sociale.

« Ce n’est guère une tâche aisée. L’éducation d’un enfant en difficulté d’apprentissage doit se faire minutieusement », a-t-elle déclaré, faisant savoir que son fils, âgé aujourd’hui de seize ans est scolarisé dans un centre spécialisé et a réussi à acquérir une certaine autonomie.

Cette maman écrivain compte passer au troisième ouvrage pour aborder la préparation scolaire d’un enfant trisomique ou autiste âgé entre 3 et 5 ans, a indiqué Mme Benrahmani.

APS