La création d’une nouvelle faculté de pharmacie aidera au perfectionnement de la formation, au développement de la recherche scientifique et à l’accompagnement de l’industrie pharmaceutique, ont indiqué des ministres concernés jeudi à Alger.
L’objectif de créer cette faculté est de « développer le système sanitaire par la formation de compétences avérées dans plusieurs spécialités et professions, et de promouvoir l’industrie pharmaceutique en Algérie », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane qui a inauguré la nouvelle structure, en compagnie du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et celui de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, en présence de cadres des établissements sous tutelle et de l’Université.

Garantir la sécurité sanitaire du citoyen « est un des axes fondamentaux qui figurent dans le plan d’action du Gouvernement et des programmes de la Recherche que le secteur veille à exécuter sur plusieurs années », a précisé M. Benziane, affirmant que la création de cette faculté visant la relance de plusieurs spécialités permettrait aux étudiants d’acquérir les qualifications nécessaires pour une « meilleure maitrise des différents processus de fabrication des médicaments et la mise en place des indicateurs d’évaluation conformément aux normes de référence internationales et aux législations en vigueur ».
Les spécialités en question concernent notamment le biologiste hospitalier et le pharmacien industriel, des métiers qui s’inscrivent dans le cadre des orientations générales de la politique des hautes autorités en matière de réforme hospitalière ou d’industrie pharmaceutique, afin de développer une industrie concurrentielle et efficace.

La faculté, toute récente, offrira « sans aucun doute des débouchés plus diversifiés », a souligné M. Benziane, expliquant que le cursus universitaire est tributaire de l’environnement socioéconomique, porteur davantage de chances pour l’édification d’un avenir meilleur pour le pharmacien en particulier et pour le pays de manière générale.

Estimant que cette nouvelle faculté sera l’un « des pôles par excellence où se rassemblent plusieurs compétences nationales et jouira d’un encadrement scientifique de haut niveau par les enseignants », le ministre a mis en avant l’engagement du secteur de l’enseignement supérieur à coopérer avec les secteurs de la santé et de l’industrie pharmaceutique et autres concernés pour la réussite de la formation, la recherche et l’innovation dans la spécialité pharmaceutique.
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique a, pour sa part, rappelé la promulgation du décret exécutif 21-375 du 5 octobre 2021, relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Université d’Alger 1, soulignant que la création de la faculté de pharmacie « vise à renforcer la place de cette spécialité dans le cursus universitaire et permet de contribuer grandement au développement d’un programme de formation global, coordonné et spécialisé ».

Il a salué l’action du gouvernement et le système universitaire et sanitaire dans le cadre d’une vision commune pour actualiser la formation notamment en pharmacie, en vue de préparer des compétences avérées en adéquation avec les mutations technologiques et scientifiques au niveau mondial.

Pour que les investissements dans l’enseignement soient associés aux mobilités du marché de travail, aux besoins des soins de santé et à l’organisation du marché de médicaments, M. Benbahmed a insisté sur l’importance de « réguler toutes les activités liées au domaine pharmaceutique et aux équipements médicaux en organisant les différentes activités des établissements pharmaceutiques et en fixant leurs missions, types et cahiers de charge en matière de fabrication, d’exploitation, d’importation, d’exportation et de distribution en gros de tous les médicaments ».
Au sujet de l’emploi dans le domaine pharmaceutique, le même responsable a estimé que « cette spécialité peut créer des milliers de postes d’emploi à l’avenir pour les diplômés de la faculté de pharmacie, toutes spécialités confondues, en adéquation avec les exigences du marché et conformément à leurs choix futurs au service du système de santé en général ».

Le ministre de la Santé a, quant à lui, affirmé que la création de la faculté de pharmacie n’est qu’un « prolongement historique et logique de la création de la faculté commune de médecine et de pharmacie en Algérie », mettant en avant la cadence mondiale continue de la spécialité de pharmacie qui, a-t-il dit, constitue « la base de tout les développements réalisés en médecine et l’Algérie ne peut être à l’écart de cette mobilité scientifique ».