«Le mode énergétique est de plus en plus vulnérable. Il est marqué, entre autres, par un financement par rente, une forte intensité énergétique, les subventions énergétiques lourdes, le développement timide des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», a affirmé hier à Alger, Hicham Benamirouche, chercheur au Centre de recherche en économie appliqué pour le développement, à l’ouverture du séminaire consacré à la «sécurité énergétique en Algérie, bilan, enjeux et perspectives», co-organisé par le Cread et Sonelgaz. Retraçant les tendances et enjeux énergétiques, l’universitaire souligne que «la performance de la sécurité énergétique peut être qualifiée de bonne sur la période 1980-2020».
Enchaînant, le Dr Benamirouche affirme que les facteurs de la dimension acceptabilité «peuvent avoir un impact positif important si une nouvelle logique, en termes de gouvernance et de financement, est établie».
Dans ce cadre, cette dimension «risque d’affaiblir largement la performance de la sécurité énergétique du pays à long terme, étant donné que la dimension disponibilité présentera une tendance baissière». Quant à Moundir Lassasi, directeur du Cread, il a, dans une brève intervention, mis l’accent sur la sécurité énergétique qui prend de plus en plus de place dans les travaux de recherche universitaire.
Nabila Attouchi, du groupe Sonelgaz, affirme quant à elle que la prévision de la consommation énergétique -électricité et gaz- dans un contexte économique de plus en plus dynamique est un «processus relativement complexe et pourrait avoir un impact sur les prises de décision pour le développement des systèmes électrique et gazier».
A propos des prévisions, l’intervenante explique qu’ «il est vrai que la loi stipule que la Commission de régulation de l’électricité et du gaz réalise les prévisions de la demande énergétique à moyen terme. Mais Sonelgaz élabore annuellement les prévisions de la demande énergétique pour ses besoins d’études et de visibilité, à court, moyen et long termes».
En chiffres, la représentante du groupe souligne qu’à l’horizon 2035, la puissance maximale appelée PMA sera pour le scénario de faible croissance de 22 GW. Pour les scénarios de référence et de relance économique, la PMA sera respectivement de 44 et 62 GW.
Pour la même échéance, Mme Attouchi indique, à titre d’exemple, que pour le scénario de relance, la production d’électricité sera de 316 Twh, tandis que la demande se situera à 293 Twh. Par ailleurs, elle indique que la stratégie mise en place par Sonelgaz à travers ses filiales permet «non seulement l’accès à l’électricité et au gaz à l’ensemble de la population et aux opérateurs économiques mais également la création d’industries d’accompagnement créatrices de richesse et d’emploi».
Ainsi, Sonelgaz «dispose des capacités pour jouer un rôle majeur dans le développement des projets nationaux de développement tant au niveau national qu’international».
Quant à Rabah Sallami, le commissariat aux Energies renouvelables et à l’Efficacité énergétique (CEREFE), il a indiqué qu’à l’horizon 2030, les besoins de l’Union européenne en hydrogène vert sera de 40 GW dont 50% seront importés de la région Mena. Notons que les organisateurs de ce séminaire ont prévu pour l’après-midi un panel portant «Sécurité énergétique : perspectives pour un développement économique inclusif».
Fouad Irnatene EL moudjahid…

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