Fermeture des espaces culturels jusqu’à l’amélioration de la situation sanitaire

ALGER- Le ministère de la Culture et des Arts a annoncé mardi le « fermeture temporaire de tous les espaces culturels jusqu’à l’amélioration de la situation sanitaire », une décision motivée par l’augmentation sensible du nombre de contamination au coronavirus, indique un communiqué du ministère.
Cette décision, motivée par l’impératif de préserver la santé du citoyen et la lutte contre la propagation de la pandémie, s’applique à tous les espaces culturels incluant « les théâtres, les salles de cinéma, les bibliothèque de lecture publique, les maisons de la culture ou encore les musée et sites archéologiques », précise le communiqué.

Le ministère de la culture et des Arts rappelle, par ailleurs, que le pass vaccinal est « exigé », depuis le 28 décembre 2021, aux citoyens de plus de 18 ans pour pouvoir accéder aux espaces culturels, comme stipulé dans le décret executif 544-21.

En plus du pass vaccinal, le ministère insiste, auprès des responsables des structures, sur l’application « strict » du protocole sanitaire et des mesures barrières comme le port obligatoire du masque, la distanciation sociale et la « désinfection périodique des espaces culturels ».
Le ministère de la Culture et des Arts a également instruit les responsables des établissements sous tutelle pour « organiser des campagnes de vaccination à grande échelle pour le personnel et les adhérants » des différentes structures.

Plantation de la variété d’olive Arbequina : Une expérience-pilote réussie

La culture d’oliviers de la variété «Arbequina», initiée dans la ferme de l’agriculteur Mohamed Dib à El-Aouana (wilaya de Jijel), a été couronnée de succès, permettant non seulement de doubler le rendement en olives, mais également celui de l’huile d’olive.
La première expérience de la culture de plants d’oliviers Arbequina, lancée dans cette région côtière, a «donné un rendement record», a affirmé à l’APS, cet agriculteur, dont la ferme est située dans le village Hamza sur les hauteurs de la commune d’El-Aouana. Il a relaté que son expérience avec l’olivier Arbequina a commencé en 2016, avec la plantation de 25 arbustes, après avoir pris connaissance de la qualité de cette variété sur internet et à travers les récits de quelques amis, affirmant que les informations obtenues l’ont motivé à en faire l’expérience.
En plus de sa hauteur qui ne dépasse pas 2,5 à 3 mètres, facilitant la récolte et réduisant les risques de chute auxquels sont exposés les agriculteurs, cet olivier entre en phase production dès la deuxième année de sa plantation, et son rendement est élevé tout comme la qualité supérieure de ses olives et son huile, a ajouté l’agriculteur. «Comme prévu, j’ai entamé la récolte avec un rendement moyen au cours de la deuxième année de plantation et le rendement n’a cessé d’augmenter les saisons suivantes jusqu’à atteindre 30 litres d’huile d’olive par quintal, alors que les autres variétés n’entrent pas en phase de production avant 4 ou 5 ans et leur rendement ne dépasse pas 22 litres par quintal», a-t-il détaillé. Il a fait savoir que les résultats obtenus et la facilité de récolte l’ont encouragé à procéder à l’extension de la culture de l’Arbequina, avec la plantation de 25 autres arbustes au cours de l’actuelle saison agricole, relevant l’importance d’accorder de l’intérêt à cette variété d’olives, en raison, a-t-il soutenu, de ses avantages aussi bien pour l’agriculteur que le consommateur. Mohamed Dib a aussi souligné que la variété Arbequina, qui signifie «le roi des Arabes», est originaire de Palestine et fut introduite en Espagne où elle s’est répandue.

Distribution de plus de 24.000 plants d’Arbequina

De son côté, le chef de service des statistiques à la Direction des services agricoles (DSA) de Jijel, Fateh Serhane, a affirmé que 24.110 oliviers Arbequina ont été distribués sur près de 500 agriculteurs en janvier 2021, assurant que certains oliviers, bien qu’ils soient plantés depuis seulement un an, commencent à donner les premières olives. Il est prévu que tous les oliviers entrent en phase de production à partir de la prochaine saison agricole ou de la saison suivante de manière régulière, a-t-il indiqué.
Le même responsable a également précisé que la particularité de cette variété d’oliviers est son rendement élevé et sa qualité supérieure, en plus de son hauteur moyenne qui contribue à assurer la récolte dans les meilleures conditions. La production d’huile d’olive à Jijel devrait augmenter cette année par rapport à l’année dernière et pourrait atteindre jusqu’à 10 millions de litres, selon les prévisions de la direction des services agricoles de Jijel.
Les mêmes services arguent qu’en dépit des dommages causés à 22 500 oliviers par les incendies de l’été de 2021, la pluviométrie généreuse du mois de septembre dernier a ravivé la filière oléicole et contribué à accroître le rendement.

Coup d’Etat au Burkina Faso: Large condamnation internationale

La communauté internationale a condamné d’une seule voix le coup d’Etat militaire mené lundi au Burkina Faso, appelant au dialogue pour régler la crise et à la « libération immédiate » du président Roch Marc Christian Kaboré et de « toutes les autorités détenues ».
La Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) a « fermement » condamné mardi « le coup d’Etat militaire » au Burkina Faso et « la démission » du président Roch Marc Christian Kaboré « obtenue sous la menace ».

« La situation au Burkina Faso est caractérisée par un coup d’Etat militaire » commis lundi « suite à la démission » de M. Kaboré « obtenue sous la menace, l’intimidation et la pression des militaires après deux jours de mutinerie », indique un communiqué de la Cédéao qui annonce la tenue prochaine d’un « sommet extraordinaire » sur la situation dans ce pays.

Pour sa part, la présidence du G5 Sahel s’est déclarée « très préoccupée » par le déroulement des événements politiques et militaires au Burkina Faso, lesquels « sont de nature à mettre en péril les acquis démocratiques dans ce pays membre de l’organisation ».
L’organisation rassemblant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad « exige le respect de l’intégrité physique du président (Roch Marc Christian Kaboré) et de toutes les autorités détenues ». Elle « appelle l’ensemble des parties à privilégier le dialogue pour résoudre toutes les contradictions dans le calme et la sérénité ».

Lire aussi: Burkina Faso: incertitude autour du sort du président Kaboré, appels au dialogue

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé mardi à propos du Burkina Faso que « les coups d’Etat militaires étaient inacceptables », en réclamant aux militaires en Afrique de l’Ouest de « défendre leur pays, pas d’attaquer leurs gouvernements ».

« J’appelle les armées de ces pays à assumer leur rôle professionnel d’armées de protéger leur pays et rétablir les institutions démocratiques », a-t-il ajouté lors d’un échange avec des journalistes avant une réunion du Conseil de sécurité sur la protection des civils dans les conflits armés.
Appels à la libération de tous les responsables détenus

 

Dans le même contexte, le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a réclamé la « libération immédiate » du président Kaboré, ainsi que d’autres hauts responsables qui ont été arrêtés », par des soldats mutins.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a lui aussi, appelé lundi à « privilégier le dialogue politique comme voix de solution des problèmes du Burkina Faso ».

Quant à l’Union européenne (UE), elle « reste attentive à l’évolution de la situation, en appelant tous les acteurs au calme et à la retenue. Elle appelle également à ce que la liberté du président Kaboré et des membres des institutions de l’Etat soit immédiatement rétablie », selon un communiqué du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Un appel similaire a été lancé par les Etats-Unis pour  la « libération immédiate » du président Roch Marc Kaboré et d’autres responsables gouvernementaux, et pour « respecter la Constitution ». « Nous exhortons toutes les parties, dans cette situation mouvante, à maintenir le calme et à rechercher le dialogue pour résoudre leurs griefs », a dit un porte-parole de la diplomatie américaine.

La France a elle aussi condamné par la voix de son président Emmanuel Macron « le coup d’Etat militaire » au Burkina Faso, et souligné que le président Kaboré « avait été élu démocratiquement par son peuple à deux reprises ».

« Très clairement, comme toujours, nous sommes au côté de l’organisation régionale qu’est la Cédéao pour condamner ce coup d’Etat militaire », a déclaré le président Macron.
Après une journée de confusion totale au Burkina Faso, des militaires ont annoncé lundi soir à la télévision nationale burkinabè (RTB) avoir pris le pouvoir, ainsi que la suspension des principales institutions du pays, la fermeture des frontières et la mise en place d’un couvre-feu.

« Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a décidé d’assumer ses responsabilités devant l’histoire, la communauté nationale et internationale. Le mouvement qui regroupe toutes les forces de défense et de sécurité a ainsi décidé de mettre fin au pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, ce 24 janvier 2022 », indique un communiqué lu à la télévision et signé du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du MPSR qui assure désormais le pouvoir.
Sur le compte Twitter de Roch Marc Christian Kaboré, la télévision publique RTB a publié une lettre manuscrite signée de sa main dans laquelle il indique « déposer sa démission », « dans l’intérêt supérieur de la nation, suite aux évènements qui s’y déroulent » depuis dimanche.

Foot/ CAN2021/ Riad Mahrez : « On reviendra plus forts.. soyez en sûrs »

LONDRES- L’international algérien Riad Mahrez a promis mercredi que lui et ses coéquipiers de la sélection nationale de football reviendront « plus forts » après leur élimination au premier tour de la CAN-2021, estimant que les Verts visent désormais une qualification pour la Coupe du monde 2022 afin de « rendre le peuple fier ».
« Cette compétition (la CAN-2021, ndlr) nous aura servi de rappel, et on reviendra plus forts de cela soyez en sûrs. On rendra le peuple fier encore dans les matchs importants qui arrivent pour pouvoir aller à la Coupe du monde inchallah », a tweeté la capitaine de la sélection algérienne sur compteofficiel.

La sélection algérienne (tenante du titre) avait été éliminée dès la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule au Cameroun en terminant à la dernière place du groupe E avec un seul point récolté face à la Sierra Leone (0-0), contre deux défaites face respectivement à la Guinée équatoriale (1-0) et la Côte d’Ivoire (3-1).

« Salam à tous, j’ai attendu quelques jours avant de poster sur les réseaux mais je pense que c’est important que vous ayez notre ressenti par rapport à cette grosse désillusion et notre déception. On ne va pas se chercher d’excuses malgré les conditions : on a tout simplement pas été au niveau, moi le premier », a-t-il écrit, ajoutant « Quand tout se passait bien, que nous gagnions et qu’on était en haut, tout le monde était derrière nous et encore beaucoup de nos frères, fans, compatriotes sont derrière nous aujourd’hui.. mais je lis beaucoup de message négatifs, et ça montre encore une fois que le foot va très vite dans les deux sens ».

« Merci à tous ceux qui nous soutiennent dans les bons comme dans les moments difficiles. Tahia Djazair’forever », a-t-il conclu.

Les Verts vont désormais se pencher sur la prochaine double confrontations contre les Lions indomptables du Cameroun en mars prochain avec l’objectif de se qualifier pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Covid-19 : les médicaments prescrits dans le protocole thérapeutique disponibles

ALGER – L’ensemble des produits pharmaceutiques utilisés dans le cadre du protocole thérapeutique anti Covid-19 sont disponibles, a assuré mardi le ministère de l’Industrie pharmaceutique dans un communiqué adressé aux prescripteurs, pharmaciens et patients.
Pour les produits pharmaceutiques dont la disponibilité est assurée, le communiqué cite, notamment, des anti-coagulants type Enoxaparine, du Paracétamol, l’Amoxicilline et la Vitamine D.
Dans le détail, les quantité disponibles sur le marché sont de plus de 2,1 millions unités de vente (UV), durant la période du 1er novembre 2021 au 13 janvier 2022, pour les anti-coagulants type Enoxaparine, avec la libération prévisionnelle de plus de 3,3 millions UV durant la période du 14 janvier au 28 février 2022 (dont plus de 614.000 UV ont été livrées aux établissements de distribution durant la semaine allant du 14 au 20 janvier 2022).

S’agissant du Paracétamol, le ministère fait état de la mobilisation des 10 producteurs locaux avec une mise sur le marché de plus de 16 millions UV durant la période allant du 1er novembre 2021 au 13 janvier 2022, ainsi que la libération prévisionnelle de plus de 19 millions UV durant la période du 14 janvier au 28 février 2022 (pour les dosages 500 mg et 1G), avec la mise sur le marché de 3 millions de boites au cours de la semaine allant du 20 au 27 janvier 2022.

Pour l’Amoxicilline (Acide Clavulanique adulte), sa mise sur le marché comprend plus de 1,3 millions UV du 14 janvier au 28 février 2022, alors que la Vitamine D, il est mis sur le marché plus de 4 millions UV prévues à la fabrication entre le 20 janvier et le 2 mars 2022.

Affirmant avoir pris des « mesures anticipatives » par l’augmentation de la capacité de production et l’ajustement des programmes d’importation ou de distribution pour satisfaire les besoins en riposte à la pandémie du Covid-19, le ministère a, toutefois, souligné que la résurgence des contaminations a engendré une « très forte augmentation » de la demande de ces produits.

A ce propos, le ministère a rappelé l’impérative nécessité de « se conformer à la dispensation sur prescription médicale afin d’éviter le mésusage des médicaments, qui entraine notamment des phénomènes de résistances aux antibiotiques, accidents hémorragique ».
Il a également indiqué avoir mis en place des réquisitions pour les établissements de fabrication, d’importation et de distribution en gros, rendant la mise sur le marché « obligatoire » de toutes les quantités fabriquées et/ou importées au profit des pharmaciens d’officine « dans un délais ne dépassant pas les 48 heures à compter de la réception de ces médicaments par les établissements de distribution en gros ».

Des inspections, notamment dans le cadre de brigades mixtes installées avec le ministère du Commerce, sont actuellement diligentées en vue de vérifier le respect des dispositions des réquisitions, a noté le ministère, précisant que toute pratique de spéculation, de rétention ou de ventes concomitantes, engendrant des problématiques de disponibilité, « sera sanctionnée conformément à la législation et la réglementation en vigueur ».

Concernant les moyens de diagnostic du Covid-19, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a rassuré, dans son communiqué, quant à la disponibilité des tests de diagnostic antigéniques rapides, avec « plus de 2.400.000 tests autorisés à l’importation et produits localement et un approvisionnement continue du marché des laboratoires d’analyses et des pharmaciens d’officine ».
L’autorisation faite aux pharmaciens d’officine d’effectuer les tests antigéniques permettra « une meilleure disponibilité et une accessibilité en tout point du territoire, ce qui permettra une baisse de plus de 50% du prix de ces tests », a ajouté le ministère, précisant que « le test antigénique est vendu à 1.000 Da pour les citoyens et à 1.500 Da quand il est effectué par les pharmaciens d’officine avec lecture et transmission des résultats ».