Djelloul Hadjimi, SG de la coordination nationale des imams : « L’obligation du pass sanitaire dans les mosquées doit être soumise à l’étude »

El Moudjahid s’est entretenu avec Djelloul Hadjimi, Secrétaire général de la coordination nationale des imams pour savoir à quel point l’imam et le discours religieux influence sur le citoyen exposé à n’importe quel moment d’être contaminé par la COVID 19.

Propos recueillis par Hichem Hamza

El Moudjahid : Quel est le rôle des imams et la place du discours religieux pour juguler la propagation de la Covid19 ?

 

Djelloul Hadjimi : Tout le monde témoigne que les imams de toutes les mosquées de la république accomplissent leur rôle de sensibilisation sur la dangerosité de la Covid19, depuis le début de l’épidémie. Ils ont participé aux différentes activités de sensibilisation en accompagnant, entre autres, les représentants de la société civile, la presse et le Croissent rouge algérien (CRA), et cela dans le but de rendre les citoyens conscients des répercussions nocives sur toute la société.  Ce discours contribue dans l’orientation et la sensibilisation du citoyen.

Etes- vous favorable au pass sanitaire pour accéder aux mosquées ?

Nous n’avons pas plaidé pour sa nécessité, et cela incombe à d’autres institutions de la république, appelées à trouver des solutions rationnelles qui servent toutes les catégories de la société.

Je pense que la nécessité du pass sanitaire demande une étude sociologique et factuelle, car si il sera obligatoire aussi l’école, l’université et le marché entre autres qui enregistrent des cas de contamination par jour

Est- ce que la question de la fermeture des mosquées est envisageable ?

Chaque chose en son temps, cela concerne les autorités qui possèdent les données sur l’évolution de l’épidémie dans le pays. Nous ne pouvons pas nous opposer aux décisions promulguées par les pouvoirs publics.

Le maître luthier, Mohamed Chafaa n’est plus

ALGER- Le maître luthier, Mohamed Chafaa est décédé, jeudi matin à Alger, à l’âge de 89 ans, laissant derrière lui des chefs d’œuvres d’instruments, façonnés de ses mains et qui auront sillonné le parcours et la carrière de « tous les artistes et musiciens de renom », ont estimé ses proches.
Les mandoles d’El Hadj M’Hamed El Anka, Amar Ezzahi , El Hadj El Hachemi Guerouabi et P’tit Moh, Sid Ahmed Naguib et Mohamed Kabour, respectivement surnommés, le « magicien » et le « tailleur » du banjo, le violon de Hamidou, la variété de guitares de Abdeslam Derouache, et pleins d’autres encore des plus grands musiciens et chanteurs de toutes les régions d’Algérie, ont joué leurs plus belles notes sur un instrument signé « Mohamed Chafaa « , l’ »Incontestable maître luthier ».

Sa réputation a été telle, que les sonorités des instruments auxquels il aura donné vie, sont passées à l’autre rive de la Méditerranée et bien plus au delà encore.

L’enterrement du défunt est prévu durant l’après-midi, au cimetière de Oued Romane (banlieue d’Alger).

Covid-19: des spécialistes mettent en garde contre l’automédication

ALGER- Des spécialistes ont mis en garde contre l’automédication et l’utilisation abusive de certains médicaments par des citoyens craignant d’attraper le Covid-19 suite à la récente flambée des contaminations par le variant Omicron.
Dans une déclaration à l’APS, le chef du Service « Médecine interne » à l’Etablissement public hospitalier (EPH) de Birtraria, Pr. Ammar Tebaibia, a tiré la sonnette d’alarme sur l’amplification du phénomène de l’automédication et de l’utilisation abusive de certains types de médicaments pour le traitement du Covid-19, à l’origine d’une « forte pression » sur ces médicaments au niveau des pharmacies d’officine.

« Pourtant, il est inutile de prescrire des antibiotiques, des anticoagulants et des corticoïdes à des malades qui ne souffrent pas d’inflammation ni d’obstruction artérielle », a expliqué le spécialiste, faisant observer que très peu de malades contaminés par le variant Omicron, qui est moins virulent que ses prédécesseurs, ont besoin d’oxygène.
Aussi, a-t-il appelé ses collègues médecins à respecter le protocole et les consignes du ministère de la Santé à cet égard pour préserver la santé des citoyens.

Il a également appelé les adeptes de l’automédication à s’abstenir de stocker et d’utiliser certains types de médicaments sans avis médical, prévenant que ce comportement pourrait les exposer à des « complications plus graves que la contamination même par le covid-19 ».

Relevant que de plus en plus de citoyens prenaient d’assaut les pharmacies d’officine pour se procurer des médicaments contre les complications du covid-19, Pr. Tebaibia a regretté que certaines pharmacies préparent eux-mêmes des « kits de médicaments » qu’ils n’hésitent pas à vendre sans ordonnance.

En cas d’apparition de symptômes bénins, Pr. Tebaibia invite les pharmaciens à recommander aux patients de prendre du « Pracetamol » et certaines vitamines avec du repos , un sommeil suffisant et de bonne qualité pour permettre au système immunitaire de reproduire des anticorps protecteurs.

Il recommande, vivement, la vaccination qui brise la chaîne de transmission du virus au lieu de recourir à l’automédication et à l’utilisation abusive des médicaments, les pays qui ont surmonté le variant « Omicron » se sont efforcés d’encourager les citoyens à précisant que 98 % des cas admis au service de médecine interne à l’EPH de Birtraria «n’étaient pas vaccinés ».
De son côté, le président du Conseil de l’ordre des médecins, Dr. Mohamed Bekkat Berkani a indiqué que le citoyen recourrait, habituellement, à l’automédication de peur d’être contaminé…le pharmacien est appelé à lui expliquer qu’il ne devrait prendre de médicaments que sur ordonnance, tout en le mettant en garde contre l’utilisation abusive de médicaments qui pourraient compliquer davantage sa situation.

Le responsable du Syndicat national algérien des pharmacies d’officine (SNAPO), Dr. Massaoud Belambri estime, lui, que «si le ministère de la Santé autorise aux pharmaciens d’effectuer des tests rapides de dépistage du Covid-19, il y aurait beaucoup moins de cas d’automédication et, partant, moins de pression sur certains types de médicaments ».

D’autre part, Dr. Belambri juge impératif de durcir le contrôle sur les pharmaciens qui pratiquent la vente concomitante, imputant la forte pression sur certain type de médicaments par «la peur d’une éventuelle contamination» et le recours systématique des citoyens à l’automédication dès l’apparition du moindre symptôme grippal ou hyperthermie.

Dans les pays développés, on ne prescrit plus d’antibiotiques…on conseille la prise de toniques, de suppléments minéraux et d’antalgiques afin de préserver la santé des citoyens et leur éviter une consommation excessive de médicaments, a-t-il conclu.

JM Oran-2022 : Le village méditerranéen doté de plus de 230 caméras de surveillance

Les travaux se poursuivent au niveau du village méditerranéen, quartier général des athlètes et leurs différents staffs lors de la 19e édition des jeux méditerranéens (JM) prévue l’été prochain à Oran, pour doter cette importante enceinte de pas moins de 236 caméras de surveillance, a-t-on appris dimanche du maître d’œuvre de l’ouvrage, la direction locale des équipements publics. Cette opération se poursuit d’un « rythme élevé » et constitue l’un des derniers chantiers à réaliser au niveau de ce village dont la réception ne saurait tarder, a précisé la même source. Doté de plus de 4.000 chambres classées 3 étoiles, de cinq restaurants, d’un grand terrain de football, de salles omnisports et d’autres équipements récréatifs, le village méditerranéen sera le centre d’hébergement principal des hôtes d’Oran.

Alors que la réalisation de cette enceinte est entrée dans la phase des dernières retouches, la direction locale de la jeunesse et des sports (DJS), qui a été chargée pour son équipement, est en phase de finalisation des procédures administratives en la matière. « La procédure administrative y inhérente (appels d’offres, établissement des cahiers des charges, etc.) a été déjà achevée en attendant de trancher sur les meilleures offres », a indiqué à l’APS, Mohamed Benarbia, cadre à la DJS. Cette même source a fait savoir, en outre, que le budget réservé à l’équipement des différentes installations du village méditerranéen est déjà dégagé par la direction de l’administration locale (DAL) de la wilaya d’Oran ce qui permettra, du reste, de réaliser l’opération dans les délais impartis. Il y a quelques semaines, un projet de création d’une entreprise de wilaya à caractère économique pour la gestion du village méditerranéen en prévision des JM a été adopté, lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Oran. La création de cette entreprise fait suite à une proposition de la part des autorités de la wilaya et sur instruction du Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, au cours de sa dernière visite à Oran en début octobre dernier, rappelle-t-on.

L’entreprise en question aura pour but de « préserver le village méditerranéen, un acquis très important dont s’est dotée la ville d’Oran », selon le wali d’Oran, Saïd Sayoud, ajoutant que  » l’envergure de ce site exige qu’il soit confié à une entreprise pour assurer sa gestion spécifique, notamment en matière d’entretien et de maintenance, surtout qu’il sera exploité en tant qu’équipement touristique après la fin des JM. La prochaine édition des JM, qui était initialement prévue pour l’été

2021, a été décalée d’une année à cause de la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19. Elle aura lieu du 25 juin au 5 juillet 2022.

Le Conseil de sécurité tient lundi une session sur la situation en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU tient, lundi, une session sur la Libye au cours de laquelle les membres devront notamment voter le renouvellement du mandat de la Mission d’appui des Nations unies dans le pays (MANUL) et discuter des sanctions imposées contre Tripoli, rapportent dimanche des médias libyens.
Au cours de cette session, Rosemary Di-Carlo, la secrétaire générale-adjointe aux affaires politiques, présentera un rapport sur la situation en Libye, selon l’agence de presse libyenne (LANA).

Au menu de la réunion, un briefing du président du Comité des sanctions contre la Libye, l’ambassadeur indien Tirumurti, qui doit informer sur les activités du comité.

Il sera question également de discuter des élections reportées et qui continuent de dominer le paysage politique en Libye, la Haute Commission électorale nationale libyenne (HNEC) n’ayant pas publié la liste définitive des candidats à la présidentielle.

Les membres du Conseil devraient également voter une résolution renouvelant le mandat de la MANUL, qui arrive à terme le 31 janvier.