Tarik Bey Ramdane : un architecte garant du confort urbain et social

A quelques jours de ses 40 ans, un prestigieux prix national en poche, l’architecte Tarik Bey Ramdane, concepteur de plans de plusieurs grands projets urbains au style contemporain, poursuit son parcours avec rigueur et sérénité en avançant à pas sûrs.

17 ans après son diplôme de l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme (Epau), Tarik, architecte natif d’Alger, ajoute au paysage de sa ville un nouveau centre commercial, Garden City, une infrastructure urbaine à l’architecture singulière qui lui aura value le Prix national de l’architecture (Prix du Président de la République), attribué le 25 décembre dernier. Ce vaste espace public, limitrophe du parc Dounya, qui porte, selon lui, «une véritable ambition urbaine et sociale» par son approche architecturale rappelant le cœur d’une médina antique, a été inauguré au mois d’avril de l’année 2021 et représente le premier Life Style Mall en Algérie. «C’est une reconnaissance à la fois pour mon travail et vers ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet de près ou de loin», indique-t-il à propos de cette distinction, qui vient après celle de 2014 (Prix du Premier ministre) pour la résidence «Les Tours» d’Ouled Fayet à l’Ouest d’Alger, projet prélude d’une carrière professionnelle visiblement prometteuse.
«Garden City comprend plusieurs niveaux dans une approche introvertie autour d’une rue piétonnière. Son architecture est constituée de volumes blancs qui se démultiplient selon des perspectives et des configurations contemporaines différentes, qui rappellent ainsi des images et des scènes de vie bien connues de la Casbah d’Alger», explique ce concepteur d’une série de projets à caractère résidentiel et commercial, dont l’hôtel Holiday Inn, une tour de 26 niveaux, inauguré en 2018 et désormais le plus haut édifice hôtelier en Algérie.
«Ce lieu offre toutes les commodités d’un centre moderne aux nouvelles normes avec ses commerces, restaurants, espaces de loisirs et salles de cinéma, entre autres, où les visiteurs pourront faire leurs achats et, en même temps, se détendre», ajoute Tarik à propos de Garden City.
«C’est un projet nouveau en termes de style et de concept des centres commerciaux. C’est un projet moderne avec un style arabo-mauresque. D’un point de vue urbain, il a été pensé comme le cœur d’une ville liée aux autres endroits qui la jouxtent. D’un point de vue social, le programme retenu propose aux habitants des communes alentours de véritables espaces publics de qualité où ils pourront se promener, se divertir et prendre le temps de se restaurer», précise-t-il.
Entamant sa carrière professionnelle en collaborant, d’abord, à plusieurs concours pour des conceptions de projets en trois dimensions (3D) dans un célèbre cabinet d’architecture d’Alger, Tarik, pour qui la relation architecture-urbanisme en Algérie «mérite d’être consolidée et d’évoluer» car l’architecture algérienne est «le reflet de plusieurs époques historiques et en perpétuelle évolution», s’est installé par la suite à titre de profession libérale.
A partir de là, il a, petit à petit, commencé à faire des prouesses dans le monde de l’architecture en dessinant et réalisant un nombre important de projets dans le domaine du bâtiment résidentiel et tertiaire. Doté d’une grande volonté de réussir, appuyée d’une forte rigueur dans l’accomplissement de son travail, l’architecte dévoué exerce son métier avec amour et passion même si le choix s’est fait suite à un… simple hasard.

En tournée du 22 au 28 janvier : La pièce théâtrale Habibi sur les planches

La pièce de théâtre «Habibi»,  de l’auteure et metteuse en scène suisse Silvia Barreiros, sera en tournée du 22 au 28 janvier dans les villes de Constantine, Annaba, Béjaïa, Tizi Ouzou, Boumerdès et Alger, ont indiqué, hier, à Alger, les organisateurs lors d’une conférence de presse.

La compagnie théâtrale Apsara (Suisse), en collaboration avec le théâtre «Sindjab» et l’association tunisienne «Thérap’Art», présentera le spectacle «Habibi» de Silvia Barreiros à travers les différents théâtres des villes algériennes. Dans la perspective de présenter le programme de cette tournée à travers le territoire national, une conférence de presse a été animée, hier, par le président de la coopérative théâtre «Sindjab»,​ M. Omar Fetmouche, et la présidente de la compagnie théâtrale suisse «​Apsara​»,​ Mme Silvia Barreiros. Cette conférence de presse a été organisée au niveau de l’espace M’hamed-Benguettaf ​du théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA). Dans son allocution de bienvenue, Omar Fetmouche a affirmé que «cette pièce théâtrale est soutenue par la Coopération suisse, et que ce spectacle fait partie d’un projet mis en œuvre par la Compagnie Apsara, l’ambassade de Suisse avec la participation de la coopérative». Dans cette optique, il a indiqué que les amoureux du 4e art auront un rendez-vous avec l’équipe de «Habibi», et ce, à partir du 22 du mois en cours. «la tournée sera entamée au théâtre régional de Annaba et sera achevée au théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA)», a-t-il précisé. En abordant le thème de la violence conjugale, la metteuse en scène de ce spectacle œuvre à contribuer à l’élimination de toute forme de violences faites aux femmes et aux filles, et à la promotion de l’égalité des genres comme condition sine qua non pour l’instauration d’un monde pacifique, prospère et durable. Interprétée par des comédiens tunisiens, la pièce traite du fléau des violences faites aux femmes, au Maghreb et dans toutes les sociétés du monde, dira Silvia Barreiros. La metteuse en scène souligne que «la mise en scène mettra en exergue l’impuissance, la peur, le silence de la victime, face au débit incontrôlé du bourreau». Elle explique : «même si je lui ai choisi le nom de ‘’Habibi’’, cette pièce théâtrale dépeint le quotidien d’un couple où l’amour s’efface pour laisser place à la méfiance, la jalousie maladive, la violence verbale et physique.» «Les personnages n’ont pas de nom on les appelle ‘’elle et lui’’. En Occident ou en Orient, en Europe ou en Afrique et même en Amérique, les violences faites aux femmes restent un sujet très préoccupant», expliquera Silvia Barreiros. Notons que les représentations auront lieu le 22 janvier à 17h au Théâtre régional de Annaba, le 23 janvier à 18h au TR de Constantine, le 25 janvier au TR de Béjaïa à 18h, le 26 janvier à 15h au TR de Tizi Ouzou, le 27 janvier à la salle des spectacles de Boumerdès (18h) et, enfin, le 28 janvier à 18h au TNA.

Des drones houthis ciblent Abu Dhabi : Un tournant dangereux

Avec l’avènement de la nouvelle année rien n’indique que la guerre au Yémen baissera d’intensité. Tous les efforts de l’envoyé spécial de l’Onu ont été voués à l’échec.

Pour preuve, les combats autour de la ville stratégique de Maarib, riche en pétrole et en gaz et dernier bastion de la légalité yéménite, se poursuivent âprement causant plus de 200 morts en moins d’une semaine. Journalistes et chercheurs émettent des avis nuancés mais versent dans leur ensemble dans le même creuset fait de pessimisme justifié. Si pour certains il existe bel et bien une lueur d’espoir pour peu que la volonté politique de la communauté internationale s’exerce dans toute ses dimensions, pour d’autres, l’année 2022 sera pire politiquement et rien n’inversera cette tendance meurtrière. Les Houthis dans leur quête de faire basculer la ville stratégique de Maarib dans leur giron, sont plus que jamais déterminer à aller jusqu’au bout.
C’est ainsi qu’un nouveau tournant vient d’être engagé avec l’élargissement des zones de frappes des rebelles pour atteindre certaines zones d’Abou Dhabi, le cœur des Émirats arabes unis. Selon des sources rebelles et émiraties, une attaque aux drones a causé l’explosion de trois camions-citernes dans la zone industrielle de Musaffah près des installations de stockage de la société pétrolière ADNOC et qu’un incendie s’était déclaré sur un chantier de construction à l’aéroport international d’Abou Dhabi.
Les premières enquêtes ont trouvé des parties d’un petit avion qui pourraient être un drone sur les deux sites qui auraient pu causer l’explosion et l’incendie, selon un communiqué de la police émiratie repris par l’agence de presse officielle WAM.
Le porte-parole militaire du mouvement houthi, a déclaré que le groupe avait lancé une opération militaire «au plus profond des Émirats arabes unis» et annoncerait les détails dans les prochaines heures. Cette recrudescence de la violence, a rendu le ballet diplomatique de l’émissaire des Nations Unies pour le Yémen, le Suédois Hans Grundberg, entre plusieurs capitales de la région, dans le but de rapprocher les points de vue entre le gouvernement yéménite et les Houthis, insignifiant. Aucun indice qui pourrait aboutir à une fin proche du conflit, n’a été dégagé alors que la situation humanitaire se complique davantage avec le déplacement de plus de quatre millions de personnes.
La complexité de cette guerre s’enchevêtre avec le conflit qui secoue la région, si l’on prend en considération les dialogues souvent évoqués entre Ryadh et Téhéran d’une part, et la réconciliation entre les pays du Golfe et son impact d’autre part.
De nombreux observateurs estiment que le Quartette international, qui exerce une influence au Yémen, (Arabie Saoudite, Emirats, Etats-Unis, Royaume-Uni), ainsi que l’Iran, qui est accusé de soutenir les Houthis, sont les parties qui possèdent les clefs de toute solution, aussi bien politique que militaire. Mais la situation actuelle paraît encore plus compliquée. Pour le chercheur yéménite Yacine Témimi «si un changement est prévu au cours de l’année 2022 dans le déroulement de la guerre, il ne sera pas tributaire de l’usage de la force militaire mais plutôt pour d’autres considérations».
Parmi ces principales considérations figurent «les pressions pouvant être exercées par Washington pour trancher la guerre et mettre fin à ses retombées humanitaires, tout en adoptant à nouveau la politique du chantage de l’Administration démocrate, en se fondant sur sa volonté à octroyer à l’Iran une chance pour exercer une influence régionale, en contrepartie de concessions portant sur son programme nucléaire».
Le chercheur n’exclut pas le fait qu’une «fin dramatique de la guerre, en dehors du système politique et militaire, est possible». «Une fin dramatique», motivée essentiellement par le besoin de l’Arabie saoudite d’obtenir une réalisation et une fin appropriée au conflit, pour la libérer des retombées et des impacts de cette guerre sur le Royaume et sur les ambitions politiques du prince héritier Mohammed Ben Salmane, dont l’influence à l’international a nettement été mis à mal par l’arrivée des démocrates à la Maison-Blanche.
En attendant aucune solution ne se profile, pour l’instant, à l’horizon.

Malgré la défaite face à la Guinée équatoriale : La qualification reste possible

C’est sans nul la plus grosse surprise de ce début de tournoi continental. La modeste formation de la Guinée Équatoriale, 114e au dernier classement FIFA, a mis fin à la série d’invincibilité de la sélection algérienne,  champion d’Afrique en titre.

Animés par une motivation et une détermination sans précédent, les joueurs du Nzalanga Nacional, qui ont fait preuve de beaucoup d’agressivité dans le jeu et d’opportunisme, ont fait chuter les Verts, grand favori de la compétition sur papier. Les camarades d’Edu ont eu le mérite de réussir là où beaucoup de grandes nations du football africain ont échoué. Ainsi, la mésaventure des camarades de Mahrez en terres camerounaises se poursuit. Ces derniers ont beaucoup de mal à honorer leurs statuts dans ce grand rendez-vous continental où rien ne se déroule comme prévu. En effet, une fois de plus, les protégés de Belmadi ont été rattrapés par la réalité des conditions climatiques et infrastructurelles en Afrique, notamment l’état désastreux du terrain, qui reste un sérieux handicap pour les équipes techniques prenant l’initiative du jeu à leurs comptes. Le manque de réalisme dans la surface et l’erreur défensive de débutants étaient les deux autres facteurs complémentaires qui ont abouti au scénario catastrophique auquel le stade Japoma a assisté.
Cela dit, rien n’est encore fini. La sélection nationale, à présent tombée de son nuage, peut encore rebondir. Du moins, elle en a les moyens. Néanmoins, une qualification pour les huitièmes de finale passe par une victoire face aux Éléphants ivoiriens lors de la dernière journée du groupe «E», où tout est encore envisageable. Les joueurs et le staff technique, libérés de la pression liée au record d’invincibilité et du statut de favori, y croit. Bien que dos au mur, les Verts sont plus que jamais déterminés à relever le défi. «Tant qu’on n’est pas mort, on garde espoir. On a encore une chance de se qualifier pour le tour prochain. À nous de la saisir. Bien que la mission s’annonce difficile, face à un redoutable adversaire, on est déterminé à aller chercher la victoire», a indiqué Belmadi en conférence de presse, après le match. Il est relayé par son latéral droit, en zone mixte. «Nous avons tout donné sur le terrain, mais ça n’a pas suffit. Il reste encore un match à disputer. Nous allons continuer de travailler pour préparer la rencontre face à la Côte d’Ivoire. Nous allons tout faire pour gagner et passer au prochain tour», a déclaré Atal.
Pour rappel, l’ultime rencontre des Verts dans cette phase des poules aura lieu jeudi prochain face aux Éléphants, à 17h au stade Japoma de Douala.

Politique de relance économique du Président de la République : Les investisseurs «très satisfaits»

Les investisseurs sont «très satisfaits» de la politique de relance économique initiée par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué, hier à Alger, le médiateur de la République, Brahim Merad, en se référant aux sorties de terrain organisées et autres rencontres tenues avec des investisseurs sur l’ensemble du territoire national.

«Nous avons reçu plus de 500 investisseurs au niveau du siège du médiateur de la République et ses délégués de wilayas. Tout le monde montre sa satisfaction et nombreux sont ceux qui l’ont exprimée. Les investisseurs sont très satisfaits et soulagés de voir enfin l’acte rejoindre la parole. Ils ont bien compris que la politique du Président de la République ce ne sont pas des slogans creux, mais il s’agit d’une politique qui doit s’appliquer sur le terrain», a expliqué M. Merad sur les ondes de la radio nationale.
Il a également estimé que la confiance entre les investisseurs et les pouvoirs publiques est «déjà restaurée» de par le «nombre important» des investisseurs reçus jusqu’à maintenant, soulignant que certains, qui étaient «découragés» et «amorphes», ont repris confiance avec ce regain d’activités dans le domaine de l’investissement, dont le but principal est «l’épanouissement de l’économie nationale, la création de richesses et d’emplois et la paix sociale».
Par ailleurs, M. Merad a rappelé la levée d’obstacles sur 679 projets d’investissement sur un total de 877 projets en leur délivrant des autorisations d’exploitation et d’entrée en production, ainsi que la libération de 39.262 emplois.
Il a rappelé aussi que «la médiation de la République a enregistré un total de 58.801 requêtes du 1er janvier au 23 décembre 2021, dont 51.253 requêtes soumises par des personnes physiques et 7.548 requêtes relatives au service public (préoccupations liées au développement local)».