L’engagement de l’Algérie à soutenir le efforts mondiaux face aux changements climatiques réitéré

ALGER – Le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Benattou Ziane, a réaffirmé vendredi l’engagement de l’Algérie à soutenir les efforts mondiaux visant à faire face aux changements climatiques, soulignant que la transition énergétique constituait un « axe stratégique » pour le gouvernement algérien.

Participant par visioconférence aux réunions de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), qui se tiennent jeudi et vendredi au niveau des ministres à Abu Dhabi (Emirats arabes unis), avant la 12e Assemblée générale de l’agence prévue également à distance les 15 et 16 janvier, M. Ziane a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à soutenir les efforts mondiaux visant à faire face aux changements climatiques, soulignant que la transition énergétique constituait un « axe stratégique » pour le gouvernement algérien.

Dans une allocution prononcée lors d’une séance consacrée à « la transition énergétique en Afrique », le ministre a précisé que « la transition énergétique constitue aujourd’hui un axe stratégique pour le gouvernement algérien qui entend atteindre 30% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030 au titre des engagements climatiques de l’Algérie dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat (2015) ».

« Nous avons fixé comme objectif de réduire de 7% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 avec nos propres ressources et nous pourrons aller jusqu’à 22% de réduction avec une aide financière internationale », a-t-il dit.

Pour ce faire, un plan d’action couvrant les secteurs les plus énergivores tels que les transports, l’industrie et l’habitat a été mis en place pour aller progressivement vers des modes de production et de consommation plus durables et sortir de la dépendance aux hydrocarbures, tout en créant des emplois permanents et une valeur ajoutée, a fait savoir le ministre.

A cette fin, le gouvernement a élaboré un document de travail sur l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables, a-t-il ajouté.

Le document insiste sur l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, le soutien à la fabrication locale des lampes à haute efficacité énergétique et des appareils électroménagers basse consommation et l’interdiction de l’importation des lampes et appareils électroménagers les plus énergivores, a expliqué M. Ziane.

Dans le secteur des transports, le document de travail met l’accent sur l’adoption du programme de conversion des moteurs thermiques au GPL et l’élaboration d’un cadre réglementaire et normatif pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Dans le secteur industriel, le document traite de l’accompagnement des projets d’investissement des unités industrielles pour l’amélioration de leur rendement énergétique.

En ce qui concerne le développement des énergies renouvelables, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, a indiqué que l’Algérie avait lancé un projet  » de grande envergure » d’une capacité de 1.000 mégawatts destiné aux investisseurs locaux ou étrangers.

Il a précisé que ce volume est réparti sur plusieurs projets de stations solaires, dont le volume varie de 50 à 300 mégawatts, à travers plusieurs wilayas du pays.

A ce titre, M. Ziane a indiqué que l’occasion sera également donné aux investisseurs privés qui activent dans le domaine de l’industrie de l’énergie solaire, comme les photovoltaïques, les batteries, les transformateurs, et les inverteurs de puissance dont l’Algérie a lancé un projet de production locale.

« Ainsi, la série de fabrication de matériels de l’énergie solaire s’est complétée », ajoute le ministre qui relève que d’après l’étude, » l’effectif de la main d’oeuvre atteindra dans ce projet, 4.000 emplois directs et indirects ».

Dans un même contexte, le ministre a indiqué que le lancement de ces projets intervient parallèlement à l’élaboration du programme national de l’auto-consommation dans divers domaines, notamment en matière de développement de l’agriculture saharienne.

— L’Algérie dispose de tous les atouts logistiques pour obtenir un kilogramme d’hydrogène vert très compétitif—

Concernant le projet de développement du secteur de l’hydrogène vert en Algérie, M. Ziane a indiqué qu’il a été procédé au lancement d’études relatives à la détermination de potentialités de l’Algérie en cette énergie du futur et les domaines de son utilisation.

Pour le ministre,  » l’Algérie dispose de tous les atouts logistiques, tels que l’énergie renouvelable, le transports et le stockage, et ce, en vue d’obtenir un kilogramme d’hydrogène très compétitif, soit pour l’utilisation nationale ou l’exportation ».

Le ministre a affirmé, par ailleurs, que le Gouvernement a fixé dans le cadre de son plan d’action, une feuille de route de la relance économique qui englobe l’actualisation de plusieurs lois réglementaires, telles « le Code de l’investissement qui sera promulgué prochainement et le Code des marchés publics, à travers lequel, les procédures seront allégées pour les opérateurs économiques ».

Pour rappel, des personnalités de haut niveau et des organisations multipartites prennent part aux réunions de l’IRENA.

Plusieurs questions sont débattues, dont l’avenir de l’investissement dans le secteur de l’énergie, en sus de deux nouveaux rapports principaux pour l’IRENA sur la géographie politique de l’hydrogène et l’analyse du marché de l’énergie renouvelable en Afrique.