Démantèlement au Port d’El Djamila d’une bande spécialisée dans la migration clandestine

ALGER- Les services de la Sûreté de wilaya d’Alger, représentés par la circonscription Centre de la Police Judiciaire, ont réussi à démanteler une bande criminelle organisée activant dans l’organisation de traversées clandestines, mise en danger d’autrui et escroquerie, a indiqué dimanche un communiqué des mêmes services.
Menée sous la supervision du parquet territorialement compétent, l’affaire a abouti à l’arrestation de 4 suspects (25 à 45 ans) qui étaient en train de préparer une traversée clandestine au niveau du port d’El Djamila (La Madrague), a expliqué la même source.

L’opération a permis « la saisie et la confiscation d’un bateau de plaisance de 6 mètres, d’un moteur à vapeur d’une puissance de 85 chevaux, 13 seaux d’une capacité de 30 litres, un montant de 16 millions de centimes, 4 gilets de sauvetage et une boussole », ajoute le communiqué.
« Après le parachèvement des procédures légales, les suspects ont été présentés devant le parquet territorialement compétent », ajoute la même source.

TNA, générale de la pièce théâtrale «Posticha» : Ces petits problèmes qui deviennent grands

Le Théâtre National Algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), a célébré, samedi dernier,  son 59e anniversaire avec un spectacle grandiose et inédit :  la générale de la pièce théâtrale «Posticha», du metteur en scène Ahmed Rezzak, en présence de la ministre de la Culture et des Arts,  de membres du gouvernement,  d’artistes, et des amoureux du quatrième art venus nombreux.

Le metteur en scène a délivré, via cette comédie noire, née d’une action collective de 150 artistes, plusieurs messages relatifs à la société algérienne, la situation des artistes, les faux problèmes auxquels on accorde toujours une grande importance, tout en négligeant les réels problèmes qu’il faut prioriser et tenter de résoudre.
Durant plus de 1h20, Posticha, en daridja «petit problème», est une comédie noire dont l’histoire débute dans un quartier où une bagarre se déclenche entre un groupe de vieux. Une d’entre elles casse le seul lampadaire de la place publique, laissant le quartier dans le noir. De fil en aiguille, la situation dégénère et se complique pour devenir un conflit entre personnes, puis entre familles, puis entre quartiers. Il  s’étendra aux autres régions pour devenir ensuite un problème national. Les relations entre ces personnes se détériorent et les conflits  s’installent. Une situation qui résume, selon la vision du metteur en scène et auteur de la pièce, les conflits que vivent les sociétés actuelles qui parfois partent d’un rien pour se transformer en conflit, en situation catastrophique et même en guerre.
L’œuvre, une coproduction du TNA en collaboration avec l’Office national pour la culture et l’information (ONCI), ainsi que plusieurs théâtres régionaux, a donné un merveilleux spectacle au public, avec des interprétations magistrales des artistes,  comédien(nes) de théâtre,  chanteurs(ses)… qui ont réussi le pari. Rezzak, le metteur en scène, démontre ainsi l’impact de la société sur l’inspiration de l’artiste. A travers les tableaux présentés, il dévoile l’impact des réseaux sociaux sur les individus, ces dernières années (fausses informations, diffamation…), particulièrement sur les jeunes, venant de parties inconnues qui visent la création d’une zizanie au sein de la société. Il traite également de la problématique de la corruption et du pillage des biens publics par des responsables qui n’ont ni scrupule ni conscience.
Cette pièce a mis en scène quelques grands noms du 4e art algérien et de la scène artistique entre comédiens, danseurs, chorégraphes, musiciens, metteurs en scène et techniciens, diplômés des différentes institutions de formation artistique ou autodidactes, à titre bénévole. C’est dire que la culture algérienne est riche,  variée et indépendante. Parmi eux Mustapha Ayad, Hamid Achouri, Kamel Bouakkaz, Menad Mebarek, Benzina, Mohamed Zami, Sliman Habes, Rabie Oudjaout, Adlène Bakhouch… et d’autres encore qui ont donné le meilleur d’eux-même.
Rezzag a affirmé que s’il a été à l’origine de ce travail et qu’il en est l’auteur, les comédiens et artistes ont grandement participé notamment dans l’écriture des dialogues qu’ils ont adaptés eux-mêmes selon la situation et les tableaux de la pièce. Il dira également que l’œuvre n’est pas totalement achevée, puisqu’elle pourrait connaître des modifications après chaque représentation.
Rappelons que les recettes des premières représentations, les 8, 9 et 10 janvier au TNA, seront versées au profit des enfants atteints de cancer.

Libye : Le Parlement s’inquiète de «campagnes de haine»

La Chambre des représentants de Libye a exprimé vendredi sa profonde inquiétude face à la multiplication de campagnes de haine et d’incitation politique la visant elle et ses membres.
Dans un communiqué, le Parlement a blâmé «les médias irresponsables et les médias sociaux qui sont devenus des plateformes pour la haine, l’incitation et la diffusion de fausses informations».
«A l’heure où la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants confirme son respect de la liberté d’expression, de la presse et du droit de manifester pacifiquement, (elle souligne) que cela doit se faire dans le cadre de la loi», a-t-elle ajouté.

Ciblage des subventions : Une Commission nationale élargie incessamment installée

Du nouveau pour le dossier des subventions. «Une Commission nationale élargie, composée de techniciens, d’experts et d’élus des deux chambres ainsi que des représentants de la société civile, sera installée incessamment par le Chef de l’Etat», a annoncé, hier à Alger, Fayed Laziz, Directeur général du Budget au ministère des finances.

Intervenant lors d’une journée d’étude organisée par la Caci et dédiée à la Loi de finances 2022, le même responsable relève la nécessité d’une «révision en profondeur», avec la clé la mise en œuvre de la numérisation à travers un «système d’information, déclaratif, pour les ménages qui seront éligibles aux subventions et bénéficier d’une compensation monétaire». Pour ce faire, explique M. Fayed, des «contrôles vont s’opérer, des hypothèses seront proposées aux pouvoirs publics». Enchaînant, le DGB explique que le processus se fera de façon «progressive». Et note que cet ensemble de mesures permettront le «passage de subventions universelles à des subventions ciblées», relevant que le système actuel est «à l’origine de l’iniquité, du gaspillage de ressource, et a créé un système de consommation à l’origine de plusieurs maladies».

2022-2023 : année des grandes  réformes structurelles

Dans le même registre, M. Fayed affirme qu’en 2021, les montants dépensés par l’Etat dans les céréales s’élève à 300 milliards de dinars, 40 milliards de DA dans l’huile et 50 milliards de DA dans l’eau. Sur sa lancée, le DGB indique que 2022-2023 sera «une année des grades réformes structurelles en matière de gestion budgétaire et d’exécution comptable, ainsi que de la relance de la croissance économique».
Des projets sont engagés, avec à la clé un impact direct sur le citoyen. Aujourd’hui, préconise le cadre du ministère des finances, «il est grand temps de changer de changer de paradigme de la gestion de la dépense publique». Autrement dit, passer du budget moyen au budget des résultats «où chaque dinar dépensé sera évalué». Ainsi, le budget de l’Etat «sera géré comme on gère une entreprise en termes de principes». Malgré la pandémie, poursuit M. Fayed, l’Etat, «continue à investir, avec un impact direct ou indirect sur l’entreprise. Toutefois, à terme, cette dernière doit prendre le relais en termes de croissance économique». Aujourd’hui, «la part de l’Etat dans le PIB est de 43%».

Système de préparation et d’exécution budgétaires à compter de Janvier 2023

Pour le DGB, cette démarche «nécessite d’aller au-delà des discours, de passer à l’action». L’autre dossier phare du staff gouvernemental est inhérent, selon l’orateur, à l’assainissement des comptes d’affectation spéciale. A 2019, leur nombre était de 68 pour passer à 36 en 2021, et le reste sera réglé durant l’année en cours. Désormais, relève M. Fayed, «le Budget n’intervient plus pour finances ces comptes». Cet assainissement «vise une meilleure transparence dans la gestion de la dépense publique». Dans son intervention, le même responsable annonce la mise en place, à compter de Janvier 2023, du système de préparation budgétaire et un autre d’exécution budgétaire. Aussi, ajoute le DGB, «un projet de loi portant Partenariat public-privé est finalisé, et sera examiné dans les prochains jours en Conseil des ministres».
A propos des marchés publics, l’intervenant indique que le portail électronique, récemment inauguré par le Premier ministre, constitue en lui «une révolution». Désormais, précise-t-il, les appels d’offres «se feront à partir de ce portail, et cela est valable pour toutes les entreprises, nationales o étrangères». A termes, «on peut passer à la signature électronique».
Dans cette optique, le DGB annonce qu’«un avant- projet de loi portant numérisation des marchés publics est au niveau du secrétariat général du Gouvernement». La première phase est d’ordre informationnel, tandis que la seconde verra le retrait du cahier des charges à partir du portail électronique et consacrera une meilleure implication des entreprises dans la dépense publique».

Face aux défis de la relance : Quelle place pour l’intelligence économique ?

Le contexte de la concurrence économique et de la défense des intérêts justifie que plusieurs États usent de moyens de la guerre de l’information. Le chercheur cite l’attaque à l’image et à la réputation d’une organisation à travers divers modes opératoires, dont la désinformation par la mise en scène de pseudo-information de façon à ce qu’elle soit reprise par d’autres et procure un avantage stratégique. De plus, poursuit-il, la manipulation de l’opinion, très utilisée par les ONG, et faisant appel à l’émotion du public consommateur ou autres parties prenantes, et au boycott d’une entreprise ou d’un pays, peut être orchestrée par un concurrent via des organismes de la société civile.
Il soulève le concept de la diplomatie économique et explique qu’il ne s’agit que d’un «moyen au service d’un État» pour «renforcer» sa puissance face à d’autres États, à travers notamment la négociation commerciale, le soutien à l’expansion internationale des entreprises nationales et l’attraction des investissements étrangers. L’économiste propose, sur la base d’une étude qu’il a réalisée, les éléments descriptifs de l’intelligence économique en Algérie, et note, à cet effet, que l’introduction du concept de l’IE en Algérie s’est faite au début par des cabinets de consulting proposant des logiciels et des solutions prêts à l’emploi. Précisant que l’intelligence économique est adoptée par des entreprises ayant une certaine maîtrise de leur management stratégique, Missoum regrette que les entreprises algériennes, particulièrement celles détenues par l’État, pâtissent encore de problèmes opérationnels, de maîtrise des coûts et de la qualité, et de connaissance du marché, qui tardent à être résolus. Il souligne, par ailleurs, que l’État n’a pas encore mis en œuvre l’entité interministérielle dédiée à l’IE. «Chaque secteur pratique sa propre IE», relève-t-il. L’universitaire cite différentes institutions nationales, tels les ministères de l’Industrie, des Finances, et de l’Habitat, ainsi que entreprises publiques économiques, à l’image de la SONATRACH, ENIEM, ENIE, GERMAN, ETRAG, BATIMETAL, ayant investi dans la formation de leurs cadres en IE, notamment les master et la post-graduation spécialisée. «Toutefois, déplore-t-il, les bénéficies d’un tel investissement semblent faibles. L’Intelligence économique ne semble pas représenter une priorité pour ces organisations.» Le Directeur des études à l’ENA fait part, par ailleurs, de la «quasi-inexistence» de passerelles entre les chercheurs universitaires, secteur économique et administrations ou encore les institutions publiques. Ce qui n’a pas favorisé, selon lui, la réalisation d’un travail en profondeur identifiant les besoins nationaux en termes d’IE et les voies à suivre. Il insiste à la fin sur l’importance d’adopter de «façon pragmatique» les préconisations convenant aux besoins et aux moyens de notre économie du fait que chaque courant «peut être mis à contribution» au sein d’une vision systémique adoptée dans l’élaboration et le déploiement d’une démarche d’intelligence économique mobilisant acteurs publics et privés au service de l’avantage concurrentiel national.