CAN-2021: Bounedjah et Benlamri libérés pour disputer un match avec leurs clubs

ALGER – Les deux internationaux algériens : l’attaquant Baghdad Bounedjah (Al-Sadd/ Qatar) et le défenseur Djamel Benlamri (Qatar SC), en stage avec l’équipe nationale de football à Doha (Qatar), ont été libérés par le staff technique pour rejoindre leurs clubs respectifs afin de jouer ce lundi un match de championnat, dans le cadre de la circulaire de la Fifa autorisant les clubs de disposer de leurs joueurs jusqu’au 3 janvier, a annoncé la Fédération algérienne (FAF) dimanche soir dans un communiqué.
Al-Sadd, leader du championnat qatarien, affronte en déplacement Al-Saïliya, alors que Qatar SC jouera sur le terrain d’Al-Ahly Doha. Les deux rencontres débuteront à 16h20 (algériennes).

Les « Verts » ont effectué dimanche à partir de 18h00 (locales) leur septième séance d’entraînement en six jours, au complexe sportif d’Al-Egla. Ce galop a enregistré la participation du portier de Damac FC (Div.1 saoudienne) Mustapha Zeghba, arrivé à Doha la veille au soir.

« Pour sa part, le gardien de but Raïs M’Bolhi a regagné dans la soirée le lieu de résidence des Verts, en attendant le duo de la Premier League, Ryad Mahrez et Saïd Benrahma, attendus ce lundi 3 janvier, et enfin Aïssa Mandi qui sera le dernier à fermer la porte des arrivées », précise l’instance fédérale.
Outre Bounedjah et Benlamri, la séance de dimanche a été marquée par l’absence du milieu offensif de Galatasaray (Div.1 turque) Sofiane Feghouli, toujours aux  soins.

Les champions d’Afrique disputeront leur unique match amical face au Ghana, mercredi au stade de la Cité de l’Education de Doha (17h00, algériennes), avant de s’envoler le lendemain pour Douala, afin de prendre part à la 33e CAN au Cameroun. Le match amical qui devait se jouer samedi face à la Gambie à Doha, a été annulé en raison de plusieurs cas positifs de Covid-19 détectés chez les Gambiens.

Logée dans le groupe E, l’Algérie entamera la défense de son titre le mardi 11 janvier 2022, contre la Sierra Leone, au stade Japoma à Douala (14h00, algériennes), avant de défier la Guinée équatoriale, le dimanche 16 janvier 2022 à Douala (20h00), puis la Côte d’Ivoire, le jeudi 20 janvier 2022, sur le même stade (17h00).

Route Tindouf-Zouerate: une commission intersectorielle chargée de réaliser le projet

ALGER – Une commission interministérielle chargée de la réalisation du projet de la route terrestre reliant Tindouf à la ville mauritanienne de Zouerate a été installée lundi, a indiqué un communiqué du ministère des Travaux publics.
Présidée par le ministre des Travaux publics, Kamel Nasri, la cérémonie d’installation s’est déroulée au siège du ministère, en présence du directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, ajoute le communiqué.

Ont pris part à cette réunion des représentants des ministères de la Défense nationale, des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, des Finances, de l’Energie et des mines, outre la wilaya de Tindouf, la Direction générale des douanes (DGD) et la banque nationale d’Algérie (BNA), précise le communiqué.
L’installation de cette commission intervient après la signature le 28 décembre dernier d’un mémorandum d’entente dans le domaine des travaux publics portant la réalisation de cette route stratégique (800 km) par le ministre des Travaux publics, Kamel Nasri du côté algérien et le ministre le ministre mauritanien de l’Equipement et des Transports, Mohamedou Ahmedou M’haïmid du côté mauritanien, et ce lors de la visite d’Etat effectuée par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouani en Algérie, à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Pourparlers de Vienne sur le nucléaire iranien : Les vrais maîtres du jeu

Une course contre la montre, on peut ainsi résumer les pourparlers sur le nucléaire iranien. L’urgence de parvenir à un accord avec Téhéran est devenue la priorité des Occidentaux, particulièrement pour Washington, qui redoutent qu’entre-temps les centrifugeuses iraniennes ne tournent à plein régime.
Les Etats-Unis ont fait état mardi dernier de progrès «modestes» dans les négociations. Conscients de la valeur du temps et de la crainte des Occidentaux de perdre définitivement l’accord de 2015, les dirigeants iraniens l’exploitent à fond pour tirer le maximum des dividendes, comme l’allègement des sanctions, préalable à tout accord. Pour preuve, Ned Price le porte-parole du département d’Etat américain, a reconnu la lenteur de ces progrès, estimant que «cela ne peut pas durer». «Il sera bientôt trop tard pour revenir au respect mutuel dudit accord». Si Washington reste muette sur la durée des négociations et se refuse de s’engager sur un délai artificiel, les européens (France, Allemagne, Royaume-Uni), signataires de l’accord, le quantifient en semaines et non pas en mois. Cette pression puise son origine dans les avancées réalisées par l’Iran dans le domaine du nucléaire et le niveau d’enrichissement d’uranium atteint jusqu’à présent, qui se rapproche dangereusement du seuil nucléaire, même si Téhéran a déclaré samedi ne pas avoir l’intention d’enrichir au-delà de 60%, en cas d’échec des négociations de Vienne. Mais pour les experts l’augmentation des stocks d’uranium à 60%, rapproche l’Iran de manière significative de l’obtention de la matière fissile pouvant être utilisée pour la fabrication d’une arme nucléaire. L’Iran a notamment annoncé en avril avoir commencé à produire de l’uranium enrichi à 60%, soit bien au-delà du seuil de 3,67% fixé par l’accord international, se rapprochant des 90% nécessaires à la confection d’une bombe atomique même s’il dément avoir un tel projet. Si de l’avis du coordinateur de l’Union européenne, Enrique Mora, qui préside les pourparlers, la volonté de parvenir à un résultat satisfaisant est présente, les calculs des uns et des autres pèseront lourdement sur la suite des rounds. L’accord historique de Téhéran en 2015 a accordé à l’Iran un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire. Mais en 2018, le président de l’époque, Donald Trump, a retiré l’Amérique de l’accord et imposé des sanctions radicales à Téhéran. Les autres signataires ont lutté pour maintenir l’accord en vie. Le dernier cycle de pourparlers à Vienne, le huitième, s’est ouvert lundi, 10 jours après l’ajournement des négociations pour que le négociateur iranien rentre chez lui pour des consultations. Le cycle précédent, le premier après plus de cinq mois d’interruption, causé par l’arrivée des conservateurs au pouvoir en Iran, a été marqué par des tensions sur les nouvelles demandes iraniennes qui désormais s’affichent comme les vrais maîtres du jeu.

le Premier ministre civil Hamdok démissionne : le Soudan dans l’impasse

Le Premier ministre civil soudanais, Abdallah Hamdok, a reconnu avoir échoué à parvenir à un «consensus» pour «mettre fin à l’effusion de sang» dans le pays, et annoncé dimanche dernier sa démission, laissant les militaires seuls aux commandes alors que la rue continue à réclamer leur départ.

Après une nouvelle journée meurtrière marquée par des manifestations contre le régime en place, Abdallah Hamdok a annoncé sa démission, alors qu’il était revenu au pouvoir il y a moins de deux mois, dans le cadre d’un accord politique conclu avec les militaires, et après un coup de force suivi de troubles ayant fait 56 morts dans le pays.
Hamdok, qui ne se présentait plus à son bureau depuis des jours, a expliqué sur la télévision d’Etat avoir tout tenté, mais avoir finalement échoué dans un pays dont la «survie» est, selon lui, «menacée» aujourd’hui.
«J’ai tenté de mon mieux d’empêcher le pays de glisser vers la catastrophe, alors qu’aujourd’hui, il traverse un tournant dangereux qui menace sa survie (…) au vu de la fragmentation des forces politiques et des conflits entre les composantes (civile et militaire) de la transition. (…) Malgré tout ce qui a été fait pour parvenir à un consensus (…) cela ne s’est pas produit», a-t-il notamment argué.
Cet ancien économiste onusien a en outre ajouté qu’une réunion était nécessaire pour parvenir à un nouvel accord pour la transition politique du pays. «Le mot clé de la solution à cette impasse, qui a duré plus de six décennies dans l’histoire du pays, est de recourir à une table ronde impliquant toutes les parties de la société soudanaise et de l’Etat pour parvenir à une charte nationale et établir une feuille de route pour achever la transformation démocratique civile», a-t-il recommandé.
Et de souligner encore que les camps civil et militaire sont trop irréconciliables pour qu’un «consensus» vienne «mettre fin à l’effusion de sang» et donner aux Soudanais le slogan phare de la révolution anti-Bachir de 2019 : «Liberté, paix et justice».
On ignore pour l’instant qui succédera à M. Hamdok, étant donné qu’il ne semble pas y avoir de candidats visibles.

2022, «année de la poursuite de la résistance»

La démission de Hamdok vient compliquer davantage la situation au Soudan, en proie à des troubles et manifestations notamment depuis le coup de force militaire du 25 octobre.
Ce jour-là, son principal partenaire, le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, l’a fait placer en résidence surveillée puis l’a réinstallé, un mois plus tard, dans ses fonctions tout en ayant préalablement remplacé bon nombre de responsables notamment au sein du Conseil de souveraineté qu’il chapeaute.
Toutefois, les partisans d’un pouvoir civil qui manifestent depuis le 25 octobre ne veulent «ni partenariat, ni négociation» avec l’armée.
Dimanche, de nouveau, parmi les milliers de Soudanais sortis dans les rues scandant «Les militaires à la caserne» et «Le pouvoir au peuple», au moins deux ont été tués, rapporte un syndicat de médecins. En tout, depuis le 25 octobre, 57 manifestants ont été tués et des centaines blessés.
Par ailleurs, les militants appellent à faire de 2022 «l’année de la poursuite de la résistance», réclamant justice pour les dizaines de manifestants tués depuis le coup de force militaire, mais aussi pour les plus de 250 civils morts lors de la «révolution» de 2019. Face à cette situation de blocage et aux troubles au Soudan, les Européens ont exprimé leur indignation, de même que le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken et les Nations unies.
Tous plaident pour «un retour au dialogue» comme préalable à la reprise de l’aide internationale coupée après les évènements du 25 octobre dans ce pays, l’un des plus pauvres au monde.

Covid-19: une rencontre pour examiner l’évolution de la situation pandémique

ALGER – Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid a présidé, lundi, une réunion de coordination et d’évaluation en visioconférence avec les directeurs de wilaya et les directeurs des établissements hospitaliers y afférents pour s’enquérir des derniers développements liés à la situation pandémique du nouveau coronavirus (Covid-19), a indiqué un communiqué du ministère.
M. Benbouzid s’est enquis lors de la réunion « des derniers développements liés à la situation pandémique induite par la propagation du nouveau coronavirus et l’évaluation de l’application des instructions et orientations données pour éviter une quatrième vague du virus, notamment en ce qui concerne la garantie d’un nombre suffisant de lits et d’un stock considérable d’oxygène médical et de médicaments, les anticoagulants en particulier ».

A cet effet, le ministre a donné « des orientations rigoureuses portant sur l’impératif d’appliquer les orientations données dans ce sens, notamment l’accélération de la mise en place d’une cellule d’écoute et la désignation d’une équipe de garde, en fixant un numéro de téléphone au niveau des directions de la santé pour répondre aux questions et préoccupations des citoyens 24h/24h ».

Lire aussi: Les directeurs de la Santé sommés de ne pas refaire les erreurs relevées lors de la 3e vague

Il a également donné des instructions pour « libérer les lits non vacants au niveau des établissements hospitaliers de manière progressive et en fonction de la situation épidémiologique de chaque wilaya », ainsi que pour « assurer le fonctionnement d’un nombre de services médicaux de grande importance pour le citoyen, à l’instar de la gynécologie et l’obstétrique, la réanimation, la chirurgie générale, les urgences et la pédiatrie ».

Le ministre « a critiqué une nouvelle fois le refus de certains établissements hospitaliers d’accueillir des patients sous prétexte d’indisponibilité de places », ajoute le communiqué, soulignant que « les mesures nécessaires seront prises à l’encontre de ceux dont la responsabilité est établie ».
A cet égard, a-t-il précisé, « ces directeurs doivent, dans des cas exceptionnels, prendre attache avec d’autre hôpitaux pour assurer un lit pour le patient concerné, tout en prenant en charge son transport en ambulance ».

Dans sa rencontre avec les directeurs de santé, M. Benbouzid a appelé à « la nécessité d’œuvrer à la restauration de la confiance du citoyen en mettant les différents établissements de santé au service du citoyen uniquement, notamment au vu des capacités matérielles et humaines dont disposent la plupart des établissements »,  soulignant dans le même cadre que la vaccination « reste la seule solution pour lutter contre le virus de Covid-19 ».