Industrie: des autorisations exceptionnelles d’exploitation pour des projets d’investissement

ALGER-Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar a fait état dimanche à Alger d’autorisations exceptionnelles d’exploitation accordées à des projets d’investissement réalisés et non entrés en exploitation, indique un communiqué du ministère.
Le ministre s’exprimait lors d’une réunion avec les membres de la Commission nationale chargée du suivi des projets d’investissement en suspens, à laquelle ont pris part, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhafidh Henni, lit-on dans le communiqué.

Intervenant en poursuite des efforts de régularisation des projets d’investissement réalisés et non entrés en exploitation, la réunion vise à faire un état des lieux des résultats réalisés durant les deux derniers mois et de mettre en place un programme  pour la prochaine période à l’effet de lever les obstacles sur les projets d’investissement en suspens et restants avant la fin de l’année en cours, en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ajoute le ministère.

Il s’agit essentiellement, selon le communiqué, d’adapter les dispositions légales en lien avec les règles d’urbanisme et des conditions de reclassement des terres agricoles sur lesquelles ont été réalisés des projets d’investissement.

A ce propos, M. Zeghdar a relevé « l’entame de l’octroi d’autorisations exceptionnelles d’exploitation au profit de projets ayant été réalisés, à travers leur examen cas par cas par des commissions locales de wilaya qui regroupant le différents secteurs concernés ».
Le ministre a également annoncé, selon la même source, « la formation d’une équipe de travail en vue d’effectuer des visites sur le terrain auprès des investisseurs concernés par ces obstacles à l’effet de s’assurer de la levée de toutes les entraves, tout en les accompagnant dans la mise en exploitation de leurs projets ».

Dans ce sillage, le ministre a révélé le bilan d’action de cette commission composée des SG de plusieurs ministères (l’Industrie, l’Intérieur, les Finances, l’Agriculture, l’Energie, les Ressources en eau et le Tourisme) après deux mois de son installation, pour lever les obstacles sur 402 projets d’investissement.

D’après les chiffres du ministère, 83 projets d’investissement ont été libérés des contraintes bureaucratiques, outre 95 autres en cours de traitement.

Le nombre de projets nécessitant la prise de mesures spécifiques pour lever les contraintes s’élève à 235 projets dont 76 ayant des problèmes en termes d’attestations de conformité et de permis de construction (ministère de l’Habitat) et 75 cas relatifs à la réalisation des investissements sur des terres agricoles (ministère de l’Agriculture).

M.Zeghdar a insisté, dans ce cadre, sur « la nécessité de proposer des solutions susceptibles de lever les contraintes entravant l’entrée en exploitation de ces projets avant de les soumettre au Premier ministre puis les mettre en œuvre avant la fin de l’année à travers l’octroi des permis exceptionnels dans le cadre d’une action interministérielle en coordination avec la commission nationale, les commissions locales et le médiateur de la République.
Pour sa part, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi a annoncé la promulgation d’un décret exécutif portant « régularisation de la situation des investissements réalisés pour qu’ils entrent en service leur accordant le temps nécessaire pour les mettre en conformité avec la loi en vigueur relative aux permis et attestation de construction ».

Mettant en avant, de son côté, le principe de « la protection des terres agricoles en général tenant compte de certains choix économiques, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a affirmé que son secteur s’emploi pour la levée des réserves sur quelques projets réalisés sur des terrains agricoles notamment relatifs aux industries manufacturières et agroalimentaires ».

Sortie de la 38e promotion de l’Institut algéro-tunisien d’économie douanière et fiscale

TIPASA- La cérémonie de sortie de la 38e promotion de l’Institut algéro-tunisien d’économie douanière et fiscale (IEDF) de Koléa à Tipasa a été célébrée dimanche, en présence du SG du ministère des Finances, Brahim Djamel Kessali, en qualité de représentant du Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane.
Avec cette promotion qui compte 63 étudiants ayant suivi une formation de haut niveau de 3e grade durant 24 mois, « l’IEDF aura formé 1556 cadres spécialisés, au grade d’inspecteurs divisionnaires, dans les finances publiques au profit des deux pays, ce qui érige l’accord de coopération en vertu duquel a été créé l’Institut en 1983 en modèle de coopération et de partenariat selon le principe gagnant-gagnant », a fait savoir M. Kessali.

Un accord de coopération qui se traduit, a-t-il soutenu, la solidité et la profondeur des relations des deux pays, indiquant que les autorités publiques algériennes sont déterminées à soutenir et à encourager perpétuellement les établissements de formation spécialisés, aux standards internationaux, permettant d’encadrer et de moderniser la gestion financière ou encore concrétiser les politiques publiques de réforme fiscale et douanière.

A ce propos, le SG du département des Finances s’est félicité de la qualité de la formation dispensée au sein de l’IEDF en vue de consolider les capacités humaines et forger les savoir-faire en matière d’encadrement financier, saluant les efforts déployés aussi bien par les staffs pédagogiques et administratifs que par les étudiants, qui ont poursuivi la formation malgré la situation exceptionnelle due à la pandémie.

De son côté, le Directeur de l’Institut, Omar Houri a expliqué que la qualité de la formation intensive dispensée ferait de cette promotion des cadres en mesure de cadrer avec les évolutions opérés dans le domaine des Finances et élever la performance des directions des finances des deux pays.

Cette formation est le fruit de la réforme pédagogique lancée en 2013 qui a pour objectif de renforcer les méthodes et procédés de la gestion financière et de consacrer la gouvernance et le management.

Cette formation de 24 mois a été marquée par des cours et des conférences de haut niveau, des stages pratiques et des mémoires de fin d’études encadrés par des enseignants universitaires et des cadres algériens, tunisiens et étrangers spécialisés.

La formation a été couronnée par la soutenance des mémoires et l’examen de fin d’études.

Du côté tunisien, le président par intérim du conseil d’administration de l’institut, Abdelkader Elebbaoui a souligné que cet établissement de formation veille à renforcer les liens de fraternité et de coopération entre les deux pays, précisant qu’il s’agit là d’un important acquis qui doit être préservé et développé.

L’institut figure parmi les établissements qui contribuent efficacement au renforcement des compétences humaines des services du secteur des finances au sein des deux pays, a-t-il ajouté.

A l’entame de cette cérémonie, à laquelle ont pris part de hauts cadres des deux pays ainsi qu’un représentant de l’ambassade de Tunisie à Alger, le Premier ministre et ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a été distingué par l’Institut pour son appui et son encouragement des initiatives de l’institut.

Les premiers lauréats diplômés de l’Institut ont, par la suite, été honorés.

Production Agricole : La part des wilayas du sud

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, a affirmé,  hier à Alger, que la contribution des wilayas  du Sud à la production agricole nationale  était de 25,7%.

Dans son allocution à l’ouverture des travaux du  9e Congrès de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), M. Henni a indiqué que le secteur de l’agriculture contribuait à hauteur de 73% à la couverture des besoins alimentaires nationaux, marquant une nette évolution au cours des dernières années.
Conformément aux chiffres avancés par le ministre, la contribution du secteur de l’agriculture à la production nationale est estimée actuellement à 25, 6 milliards de dollars de par son classement parmi les principaux secteurs générateurs d’emplois, avec un total de 6,2 millions de travailleurs. Le secteur de l’agriculture œuvre actuellement à appliquer une feuille de route à l’horizon 2024 avec de nouvelles orientations, dont le développement des filières stratégiques et des produits de large consommation, notamment les céréales, les légumineuses et le lait, la promotion de l’agriculture saharienne, outre le développement des arbres fruitiers résistant à la sécheresse et l’exploitation rationnelle du foncier agricole.
La feuille de route prévoit également l’accompagnement des professionnels par les Chambres de l’agriculture et l’organisation des opérateurs dans le cadre de coopératives agricoles, en sus de la lutte contre la bureaucratie, à travers la facilitation des mesures administratives.

Assihar de Tamanrasset,« portail du marché africain» : Le commerce extérieur vers de nouveaux horizons

«L’Assihar international est une importante manifestation contribuant à promouvoir le commerce extérieur et à ouvrir de nouveaux horizons économiques pour l’Algérie», a affirmé, dimanche, le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezzig, lors de la cérémonie d’inauguration de la 35e édition de la manifestation économique internationale de l’Assihar à Tamanrasset.

Il a estimé aussi que «cette édition est plus riche en termes de participation par rapport aux éditions précédentes, avec la présence cette année de 150 opérateurs dans le domaine de l’exportation et 100 exposants de produits divers».
Pour le ministre, «cette manifestation contribue indéniablement à l’encouragement du commerce avec les pays du voisinage, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la dynamisation de l’économie nationale et la promotion des exportations vers les marchés africains».
«Les exportations hors hydrocarbures ont atteint fin novembre dernier 4,5 milliards de dollars, une hausse sensible par rapport à l’année précédente», a souligné le ministre. Et d’ajouter que l’Etat œuvre à améliorer les indicateurs économiques, en misant sur le rôle important attendu des opérateurs économiques, notamment à destination de l’Afrique, à travers leur présence aux manifestations économiques. Placée sous le signe «Tamanrasset : portail du marché africain», la manifestation de l’Assihar est organisée par la société Export, filiale de la Société algériennes des foires et expositions (SAFEX), avec le concours de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur Algex.
Le ministre du Commerce, Kamel Rezzig, est accompagné d’une délégation ministérielle, comprenant les ministres de l’Industrie pharmaceutique, des Transports, du Tourisme et de l’Artisanat, de l’Energie et des Mines, ainsi que des ministres délégués auprès du Premier ministre, chargés des micro-entreprises et de l’Economie du Savoir et des Startups, respectivement MM. Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed, Aissa Bekkai, Yacine Hamadi, Mohamed Arkab, Yacine Diafat et Yacine Mehdi Oualid.
Ont pris part également à l’inauguration, le président du Conseil national économique, social et environnemental, Redha Tir, ainsi que les présidents des groupes parlementaires des deux chambres.

Sur invitation du président Tebboune : Le président Mauritanien en visite d’Etat en Algérie à partir d’aujodhui.

«Sur invitation du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le président de la République islamique de Mauritanie, pays frère, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani effectue une visite d’Etat de trois jours en Algérie, du 27 au 29 décembre 2021», a indiqué dimanche un communiqué de la Présidence de la République.
«La visite intervient dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et du raffermissement de la coopération au mieux des intérêts des deux pays frères», a conclu la même source.