Coupe arabe – Demi-finales (Qatar-Algérie) : « Le match sera difficile »

DOHA- Le sélectionneur espagnol de l’équipe qatarienne de football Félix Sanchez Bas, a soulevé mardi la difficulté du match face à l’Algérie, mercredi au stade Al-Thumama de Doha (20h00, algériennes), en demi-finales de la Coupe arabe de la Fifa-2021, qui se déroule au Qatar (30 novembre – 18 décembre).
« Le Qatar, champion d’Asie, va défier l’Algérie, championne d’Afrique. Le match sera difficile pour les deux équipes, nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour atteindre la finale de la compétition, d’autant que nous nous sommes bien préparés pour cette échéance », a indiqué le coach d’Al-Annabi (surnom du Qatar, ndlr) lors d’une conférence de presse d’avant-match.

Le Qatar s’est qualifié pour le dernier carré en dominant largement les Emirats arabes unis (5-0), alors que l’Algérie a passé l’écueil du Maroc (2-2, aux t.a.b :5-3) Il s’agit de la sixième confrontation entre les deux nations. L’Algérie compte trois succès pour une défaite, alors qu’un match s’est terminé sur un score de parité.

« Jouer à domicile devant notre public ne constitue nullement une pression pour nous, mais plutôt un stimulant pour les joueurs. Nous remercions tous ceux qui nous soutiennent, que ce soit dans les gradins, ou bien devant leurs postes de télévision », a-t-il ajouté.

Et d’enchaîner : « L’Algérie renferme d’excellents éléments, qui savent exercer un pressing sur l’adversaire. Le Qatar sera devant une occasion d’affronter une équipe d’Afrique du nord qui est en constante progression ».

De son côté, l’attaquant d’Al-Duhaïl SC (Qatar) Ismaïl Mohamed, présent également lors de ce rendez-vous face aux médias, a annoncé la couleur, en affirmant que l’objectif du Qatar est de valider son billet pour la finale, prévue samedi au stade Al-Bayt (16h00).

 » L’objectif est de se qualifier pour la finale tout en réalisant un bon match face à l’Algérie. Sur un registre personnel, ma progression est dû à la confiance que j’ai eu de la part du sélectionneur. J’ambitionne à tout donner lors des prochains matchs ».

L’autre demi-finale de cette coupe arabe mettra aux prises un peu plus tôt dans la journée la Tunisie à l’Egypte, au stade Ras Abu Aboud (16h00), dans un derby nord-africain indécis et ouvert à tous les pronostics.

Guerre en Ethiopie : menace sur la Corne de l’Afrique ?

Les troupes du Front de Libération du Peuple du Tigré (FLPT) font toujours peser la menace d’une prise de la capitale éthiopienne Addis-Abeba, siège de l’Union africaine. Telle une marche sur Rome version abyssinienne, la confrontation avec le pouvoir central fait déjà craindre le chaos qui commence à gagner la deuxième nation la plus peuplée du continent africain et qui pourrait déstabiliser toute la Corne de l’Afrique.

Acculées dans un premier temps, les troupes du FLPT ont pu reconquérir en juin dernier l’essentiel de leur province pour entamer par la suite une avancée vers les régions voisines de l’Est, l’Afar et l’Amhara, dont ils ont affirmé, début novembre, avoir pris les villes de Dessie et Kombolcha, carrefour stratégique sur la route menant à la capitale, avant de céder face à la contre-offensive des troupes gouvernementales.
Repli stratégique ou défaite militaire ? Dimanche, les forces du Tigré ont annoncé s’être emparées de l’aéroport et de la ville de Lalibela (630 km au nord-est de la capitale), ville aux multiples richesses archéologiques classées au patrimoine mondial, onze jours seulement après avoir été chassées du site historique par les forces pro-gouvernementales. Si, à première vue, il semble que la «Nouvelle fleur», signification d’Addis-Abeba en amharique, n’est, pour le moment, pas à portée de main des insurgés, ces derniers, en se déportant vers les régions de l’est du pays, vers la frontière avec Djibouti, tentent de contrôler le principal axe vital du pays.
Du fait de leur avancée dans cette partie, le FLPT est désormais capable de bloquer tout approvisionnement de la capitale en coupant la route dédiée aux marchandises, qui relie l’Ethiopie à Djibouti. Après plus de treize mois d’un conflit qui a ravagé le nord du pays, des millions de personnes se retrouvent «en situation critique d’assistance alimentaire». L’ONU, estime à 5,2 millions le nombre de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire d’urgence au Tigré, 3,7 millions en Amhara et 534 000 en Afar.
Cette situation catastrophique sera au centre d’une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se tiendra ce vendredi, à la demande de l’Union européenne. «A la lumière de l’aggravation de la situation, nous pensons que la communauté internationale a l’obligation morale d’essayer de prévenir de nouvelles atrocités et de garantir (…) la justice pour les victimes et les survivants», a affirmé l’ambassadrice de l’UE auprès de l’ONU, Lotte Knudsen. «Le Conseil des droits de l’homme doit être à la hauteur de ses responsabilités», a-t-elle ajouté.
De son côté, la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a précisé que ce conflit est marqué par une «brutalité extrême». Dans une enquête conjointe avec la Commission éthiopienne des droits de l’homme, créée par le gouvernement d’Ahmed Abiy, elle a conclu début novembre à de possibles crimes contre l’humanité commis par toutes les parties.
Autrefois gage de stabilité, l’Ethiopie pourrait devenir, dans un avenir proche, un boulet pour l’Afrique de l’Est, déjà fragilisée par le terrorisme en Somalie, les tensions politiques en Erythrée et le coup d’Etat militaire au Soudan. L’avenir de la Corne de l’Afrique est plus que jamais incertain.

Covid-19: détection d’un premier cas du variant Omicron en Algérie

ALGER – Un premier cas du variant Omicron de la pandémie du Coronavirus a été détecté en Algérie, a annoncé mardi, dans un communiqué, l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA).
« Dans le cadre de l’activité de séquençage des virus SARS-CoV-2 effectuée par l’Institut Pasteur d’Algérie, notamment dans le contexte de la surveillance des variants circulants, il a été procédé ce jour 14 décembre 2021, à la détection du premier cas du variant Omicron (B.1.1.529), en Algérie », précise l’IPA.
La même source a souligné qu’il s’agissait « d’une personne de nationalité étrangère, rentrée sur le territoire algérien le 10 décembre 2021 et qui a fait l’objet, dans le cadre des dispositions et protocoles sanitaires arrêtés par les autorités algériennes, d’un test antigénique à son arrivée au niveau de l’Aéroport Houari Boumediene d’Alger, déclaré positif, d’où l’orientation du test PCR de l’intéressé vers le laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Algérie ».

L’Institut Pasteur d’Algérie rassure que sur le plan épidémiologique mondial, « la majorité des cas signalés jusqu’à l’heure actuelle pour ce variant, représentent des cas bénins », indiquant qu’un seul cas de décès et quelques cas d’hospitalisation ont été signalés au Royaume Uni à ce jour, tout en affirmant que la situation « est appelée à évoluer dans le temps ». Ainsi, l’IPA réitère son appel quant à l’urgence de « l’adhésion à la vaccination afin de contrôler la circulation du virus SARS-CoV-2 et des variants » et le respect des mesures barrières.

Plus de cent manuscrits numérisés et prêts à être mis en ligne

BEJAIA- Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a indiqué mardi à Bejaia, que son département a procédé à la numérisation de 101 manuscrits et s’apprête à prendre en charge un autre lot de même nature et à le mettre en ligne dans de brefs délais pour en faire bénéficier autant les passionnés des sciences anciennes que les chercheurs.
« Nous allons revaloriser fortement le manuscrit et lui redonner la place qui lui sied », a-t-il souligné, en marge de la tenue d’un colloque national sur « Les savants de Bejaia et leur apports intellectuels au travers de leurs manuscrits ».

Le ministre a précisé dans ce sillage, que son département à inventorié à ce jour, des milliers d’œuvres, couvrant tous les domaines du savoir et quasiment toutes les époques mais surtout celle du moyen âge, coïncidant avec l’explosion des sciences dans plusieurs villes du pays, dont Bejaia, qui a été un berceau civilisationnel de premier ordre.

Il a évoqué, dans ce contexte, un chapelet de personnalités scientifiques dont l’apport continue encore à alimenter les recherches et à occuper les esprits, a l’instar D’Ibn Khaldoun, El Ichbili, Sidi-Boumediene, El-Aidli, ou encore, Leonardo Fibonnaci (1175-1250), l’élève de Bejaia, qui a transféré le calcul décimal en Europe à une époque où le continent utilisait encore les chiffres Romains et calculait sur abaque.

Le colloque tenu à l’occasion a constitué une réelle opportunité pour revisiter cette période et permettre, aux forts en thèmes, de re-convoquer l’Histoire et d’en faire la démonstration par le truchement de certains documents authentiques légués par leurs auteurs originaux.

Beaucoup de particuliers, il faut dire, ont hérité de fonds documentaires aussi exceptionnels que vastes, à l’instar de celui appelé « Afniq n’Sidi l’Mouhoub », riches de plus de 400 documents, écrits par une pléiade d’auteurs et qui d’une façon ou d’une autre renseigne sur l’activité intellectuelle effervescente de la région, souligne-t-on.

Géhimab, une société savante locale, relevant de l’université de Bejaia, sous la direction du Professeur Djamel Aissani, l’a exploité, traité, structuré et mis désormais à la portée des historiens et des chercheurs de divers disciplines.

Le ministre n’a pas manqué l’occasion pour louer l’Histoire de Bejaia et souligner avec insistance ses mérites et sa contribution à l’épanouissement social et culturel de ses habitants et de tous les riverains, mais aussi à l’effort de sauvegarde du patrimoine et de la mémoire nationale.

L’ouverture de ce colloque a donné l’opportunité au ministre de rebondir sur les actions engagées par son département en matière de préservation et de promotion de ces documents et qui bientôt seront accessibles dans leurs intégralités sur le web.

Profitant de cette escale, il a par ailleurs inauguré deux nouvelles mosquées, visité trois chantiers en construction et posé la 1ere pierre pour la construction d’une nouvelle structure, implantés autant au chef-lieu de wilaya que dans les autres daïras, notamment Souk el Tenine et Akbou.

Chlef : plus de 20 participants au concours du meilleur couscous

CHLEF- Plus d’une vingtaine de participants prennent part à la 5 ème édition du concours du meilleur plat de couscous, ouverte mardi, à la maison de la culture de Chlef, a-t-on appris des organisateurs.
Selon la présidente de l’association « Ahlam » pour les échanges culturels et artistiques, Kheira Barbari, le concours du meilleur couscous, organisé pour la cinquième année consécutive, est marqué cette année par une forte participation, soit 23 participants qui présentent le meilleur plat de couscous, un mets traditionnel réputé dans l’art culinaire de Chlef et de toute l’Algérie.

L’événement, organisé sous le titre « Le couscous… leader de la gastronomie populaire et de l’hospitalité », vise « la mise en valeur de la créativité des femmes de Chlef dans la cuisine traditionnelle, tout en contribuant au développement de divers types de couscous, marqués par une importante diversité dans leurs modes de préparation et de présentation, suivant chaque région de la wilaya », a-t-elle ajouté.

Mme. Barbari a signalé la participation, à cette 5eme édition, de stagiaires du Centre de formation professionnelle qui ont exposé leur savoir dans la préparation du couscous et qui cherchent, en prenant part à ce concours, à prendre connaissance des nouvelles recettes créées à la faveur de l’introduction de nouveaux ingrédients pour la cuisson et la présentation de ce plat.

Un jury, composé de chefs cuisiniers, a effectué une séance de dégustation et d’évaluation de tous les plats exposés pour la sélection du meilleur couscous, a fait savoir la même responsable.

Les membres du jury ont, affirmé qu’il était « difficile » de choisir parmi la dizaine de différents plats traditionnels présentés dont le couscous aux glands, au thym, à la menthe, au blé et à l’orge.

Le concours se poursuivra jusqu’à demain, mercredi, avec la présentation d’une conférence sur les origines du couscous et son mode de préparation original, suivie d’un atelier dédié aux participantes sur les méthodes de préparation, cuisson et présentation de ce plat séculaire.