Maroc: la normalisation avec l’entité sioniste est une nouvelle forme de colonialisme

RABAT – L’ancien ministre marocain de la Culture, Bensalem Himmich, a déclaré que la normalisation entre le Maroc et Israël constituait une « nouvelle forme de colonialisme » pour le Royaume, appelant les Juifs marocains à reconnaître l’entité sioniste comme « une occupation usurpatrice des terres » appartenant aux Palestiniens.

S’exprimant lors d’un colloque sous le thème : « Où va le Maroc? », organisé à Rabat par la Fondation Abed Al-Jabri (non-gouvernementale), M. Himmich, professeur de philosophie, a soutenu que la normalisation entre le Maroc et l’entité sioniste équivaut à une « nouvelle forme de colonisation du Royaume ».

Fin décembre 2020, un rapprochement entre le Maroc et l’entité sioniste avait été annoncé, suite à quoi le rythme de normalisation s’est accéléré. En effet, après la normalisation diplomatique, les deux parties ont conclu des accords militaires pour enfin arriver à la signature d' »un accord sécuritaire » lors de la visite d’un ministre israélien à Rabat le 24 novembre dernier.

L’intervenant, également auteur d’œuvres littéraires et philosophiques, a appelé à l’occasion, les Juifs marocains à reconnaître l’entité sioniste comme « une entité usurpatrice des terres palestiniennes ».

De son côté, le leader politique marocain, Mohamed Sassi, a regretté le fait que le Maroc « tombe dans les bras de l’entité sioniste », déclarant : « Nous souffrons en silence de ce qui se produit ».

Lors du même forum, Sassi a qualifié la normalisation du Maroc avec les Israéliens de « stupidité », estimant que le choix du timing « était le pire pour commettre cette folie ».  Avant d’ajouter : « Les Marocains sont contre la normalisation avec l’entité israélienne, et s’ils sortent dans la rue cette fois-ci, ils ne rentreront plus jamais chez eux ».

Et de s’interroger enfin: « Quels sont les intérêts communs du Maroc avec l’entité israélienne ? S’agit-il de lutter contre le terrorisme alors que l’entité sioniste elle-même pratique le terrorisme d’Etat ? ».

APS

Niger : La justice autorise une manifestation contre les bases militaires

La justice nigérienne a autorisé vendredi dernier, une manifestation de la société civile programmée dimanche pour réclamer le «départ des bases militaires étrangères» présentes dans ce pays, a indiqué à la presse un des organisateurs. «Le 2 décembre la mairie (de Niamey) nous a notifié un arrêté d’interdiction de manifester le 5 décembre pour «risque de trouble à l’ordre public» et nous avons saisi un juge de référé qui a rendu son verdict vendredi à 15h30 (locales)», a déclaré Maikoul Zodi, coordinateur national du mouvement Tournons la page qui est à l’origine de la manifestation. En plus «d’une ordonnance de manifester», le juge «a demandé aux forces de l’ordre d’encadrer notre manifestation», a-t-il précisé. «Premièrement, la manifestation c’est pour demander le départ pur et simple de toutes les bases militaires étrangères notamment françaises. Cela fait huit ans qu’elles sont ici et nous n’avons pas constaté un changement par rapport à l’insécurité», a expliqué M. Zodi.
La manifestation doit également «rendre hommage à nos frères tombés à Téra», une ville dans l’ouest du Niger où trois manifestants ont été tués samedi dernier après des heurts autour d’un convoi militaire français en route pour Gao, au Mali.
«Le convoi de la Force française Barkhane sous escorte de la gendarmerie nationale en route pour le Mali, a été bloqué par des manifestants très violents à Téra, région de Tillabéri», avait affirmé le ministère nigérien de l’Intérieur dans un communiqué. Il a ajoutait que «dans sa tentative de se dégager elle a fait usage de la force», faisant deux morts et 18 blessés

EL MOUDJAHID

31 morts dans une attaque contre un camion de forains: Le Mali renoue avec la violence

L’attaque de vendredi contre un camion de forains a fait 31 morts et 17 blessés, selon un bilan établi par le communiqué publié samedi par le gouvernement de transition malien.

« Des bandits armés non identifiés ont attaqué et incendié le camion transportant des forains à mi-chemin entre le village de Songho et la route bitumée (RN15). Le bilan établi fait état de 31 morts, 17 blessés et le camion calciné », indique le communiqué en soulignant que des renforts étaient « actuellement déployés » dans le secteur pour traquer les auteurs.

Selon des témoignages concordants, « le véhicule a été attaqué par les terroristes qui ont assassiné d’abord le chauffeur avant de fermer le véhicule et d’y mettre le feu avec ses passagers à l’intérieur ».

Cette attaque meurtrière a été condamnée par de nombreux leaders de la classe politique malienne sur les réseaux sociaux.  Dans son communiqué, le gouvernement a tenu à assurer aux populations que « toutes les mesures seraient prises pour arrêter et punir les auteurs de cet acte ignoble et tragique ».

EL MOUDJAHID

Ghaza: des pêcheurs palestiniens ciblés par des tirs de la marine sioniste

GHAZA (Palestine) – La marine de l’occupation sioniste a ouvert le feu samedi sur des pêcheurs palestiniens au large de la bande de Ghaza, rapporte l’agence de presse palestinienne WAFA.

Selon des sources palestiniennes locales, citées par l’agence de presse, des vedettes de la marine israélienne ont tiré des balles réelles et utilisé des canons à eau contre des bateaux de pêche palestiniens. Aucun blessé n’a été signalé.

Les forces d’occupation israéliennes ont également agressé des agriculteurs près de la ville de Khan Younes.

Environ 4.000 pêcheurs de l’enclave palestinienne, ayant quelque 24.000 familles en charge, subissent régulièrement des attaques et des harcèlements des forces navales israéliennes, ce qui affecte négativement la saison de pêche qui a diminué en raison de l’intimidation continue par Israël, outre les répercussions de la pandémie de Covid-19.

La marine israélienne utilise généralement des mitrailleuses lourdes, des obus et des canons à eau pour harceler les bateaux de pêche palestiniens.

L’accès des Palestiniens aux eaux territoriales de Ghaza a aussi été limité, passant à seulement trois milles au large.

La mer de Ghaza devrait s’étendre à 20 milles marins de la côte, conformément aux accords de paix d’Oslo signés par l’entité sioniste et l’Organisation de libération de la Palestine, mais l’occupation a une forte présence navale limitant tout trafic entrant ou sortant de l’enclave, ou encore la distance que les pêcheurs de cette ville peuvent parcourir, nettement moins que la distance prévue dans ces accords.

Deux millions de Palestiniens vivent dans la bande de Ghaza, soumise à un blocus israélien depuis près de 15 ans, qui a détruit l’économie locale et affecté les moyens de subsistance des Palestiniens (chômage élevé et pauvreté sans précédent).

APS

Compagnie industrielle des transports algériens : Un fleuron économique à Annaba

Cital (Compagnie industrielle des transports algériens) vient de fêter son onzième anniversaire, avec l’ambition d’améliorer sa production et sa productivité, et, par la même, gagner en performances et en compétitivité.

Créée dans le cadre d’une joint-venture entre les  sociétés algériennes EMA et Ferrovial, et le constructeur ferroviaire français Alstom, elle employait au départ 200 salariés, dont 90 personnes à Annaba, pour atteindre aujourd’hui un total de 451 personnes entre cadres, ingénieurs, techniciens, agents de maîtrise et ouvriers spécialisés. Son cahier des charges concerne l’assemblage et la maintenance de tramways à travers le pays, notamment les six centres de maintenance en service et l’usine d’Annaba. Répondre aux besoins des tramways de Constantine, d’Oran, d’Ouargla, de Sétif et de Sidi Bel- Abbès, ainsi que ceux de Mostaganem, de Batna est l’objectif que s’assigne aujourd’hui Cital, qui dispose d’une capacité de production de cinq rames de tramway par mois. S’étalant sur un site d’une superficie globale de 46.400 m2, dont une surface bâtie de 11.871 m2, cette entreprise, implantée dans la commune d’El-Bouni sur la Route nationale 16 d’El-Hadjar, se charge de la maintenance des tramways, des infrastructures et des équipements de dépôt, a précisé la présidente-directrice générale, Wahida Chaab, déclarant que Cital est aujourd’hui à 100% algérienne. Aucun étranger n’est employé dans la société qui a investi sur le personnel et les installations en place. Elle est aujourd’hui totalement autonome. Six lignes de tramway sont actuellement en exploitation dans le pays, et la septième, dans  la wilaya de Mostaganem,sera mise en  service à la fin du premier semestre 2022. Après le gel des projets d’assemblage de tramways, Cital a centralisé les grandes opérations destinées à la maintenance des installations avec le redéploiement au niveau d’Annaba des opérations de révision et de maintenance au profit des wilayas bénéficiant du tramway. Le deuxième axe majeur consiste en la maintenance des trains Coradia de la SNTF et qui sera prise en charge au niveau du site d’Annaba, lequel fait l’objet d’aménagements et d’investissements importants. Par ailleurs, Cital a proposé aux pouvoirs publics de nouveaux matériels roulants, en lançant une opération de formation de ses équipes sur ses propres moyens.
Quelque 500 personnes ont bénéficié d’une formation adéquate sur le transfert du savoir-faire, dont une cinquantaine de personnes à Annaba. Actuellement, les opérations d’assemblage et de maintenance sont assurées par des compétences à 100% algériennes respectant les standards internationaux, comme ce qui se fait en Angleterre, en Irlande et l’Espagne. À l’avenir, il s’agira pour Cital de garder le même niveau de sécurité, tout en essayant de gagner d’autres marchés hors tramway ciblant les trains Coradia, le métro et les locomotives, et aller, pourquoi pas, à l’exportation. Le voisin tunisien envisage de construire un tramway à Sfax. Cital souhaite ainsi être la première à livrer les tramways destinés à ce projet, tout en visant un positionnement sur le continent africain en matière de prestations de  services et d’expertise, a révélé la même responsable. Dans un autre volet, Cital a signé plusieurs conventions de partenariat et de coopération avec les universités d’Annaba et de Sidi Bel-Abbès, et l’École polytechnique d’Alger. Pour l’École polytechnique d’Oran, la convention a été paraphée, cette année, et tout récemment avec l’université d’Oran et celle de Bab Ezzouar (USTBH). L’objectif  recherché consiste à réaliser des projets communs de recherches et de développement, tout en essayant de résoudre la problématique qui vise à réduire la facture d’importation et à gagner en expertise entre le secteur de  l’Enseignement supérieur  et celui de l’Industrie. D’autres  conventions de partenariat avec des start-up visant à maîtriser la digitalisation et la numérisation ont été également signées avec Cital qui est digitalisée à 80%. Dans ce contexte, Wahida Chaab dira que Cital compte investir d’autres créneaux dans le domaine de l’intelligence artificielle, en collaboration avec des opérateurs économiques et en partenariat avec des centres de recherche et des universités.

EL MOUDJAHID