Batna: les premières neiges perturbent le trafic sur certains axes montagneux

BATNA – Les premières neiges qui sont tombées, dans la nuit de vendredi à samedi, sur les hauteurs de la wilaya de Batna ont perturbé le trafic automobile sur certains axes montagneux, a indiqué samedi la cellule de communication de la Protection civile.
Il s’agit des hauteurs de Theniet Baali sur la route entre Ichemoul et Arris et de Theniet R’ssasse sur la RN 87 entre les villes de Batna et Theniet El Abed, a précisé la même source ajoutant que les éléments de l’unité secondaire de la Protection civile d’Arris sont intervenus sur ces deux axes pour assister des véhicules bloqués par la neige et le verglas.

Tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés pour intervenir en cas de besoin, a indiqué la même source qui a invité les citoyens, notamment les usagers des routes de ces régions, à la vigilance face aux risques de constitution de verglas.
Les premières neiges ont été accueillies avec joie et espoir par les habitants de la région après la récente période de sécheresse.

 

Prix du meilleur cycliste africain: Hamza Yacine parmi les 15 nominés

LIBREVILLE – L’international algérien Hamza Yacine figure parmi les quinze nominés au Prix du Meilleur Cycliste Africain de l’année 2021, organisé par la Tropicale Amissa Bongo (Gabon).
Sociétaire du club Dubai-Police depuis septembre dernier, Hamza Yacine s’est distingué dernièrement avec trois titres aux Championnats arabes sur route, disputés en Egypte.

Agé de 24 ans, Hamza s’est également illustré au denier tour du Burkina Faso, avec notamment deux maillots endossés, et une étape gagnée.

Ce trophée créé en 2012 tend à récompenser le coureur qui, par ses résultats, a le plus contribué à faire rayonner et à faire connaître le cyclisme africain.

Le jury présidé par Bernard Hinault, le quintuple vainqueur du Tour de France, est composé de plusieurs directeurs sportifs, entraîneurs, dirigeants, et journalistes de différents continents.

Ils devront voter pour désigner le successeur de Biniam Girmay, le vainqueur de la précédente édition, organisée en 2020, et les résultats seront dévoilés le 14 décembre prochain.

 

Les 15 nommés :

-Hamza Yacine (Algérie)

-Basson Gustav (Af

rique du Sud – Pro Touch)

-Cissé Isiaka (Côte d’Ivoire – Team Sprinter Nice)

-Daumont Paul (Burkina Faso)

-Dlamini Nicolas (Afrique du Sud – Qhubeka)

-Gibbons Ryan (Afrique du Sud – UAE Team)

-Girmay Hailu (Erythrée – Intermarché Wanty)

-Kamzong Clovis (Cameroun – SNH)

-Koné Souleymane (Burkina Faso)

-Kudus Merhawi (Erythrée – Astana)

-Meintjes Louis (Afrique du Sud – Intermarché-Wanty)

-Muluebrhan Henok (Erythrée – Qhubeka)

-Tella Artuce (Cameroun – SNH)

-Tesfazion Natnael (Erythrée – Androni)

-Zeraï Nahom (Erythrée).

Economie: la priorité aux investisseurs locaux

ALGER – Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, vendredi, que la politique d’investissement en Algérie tenait compte des besoins du pays, soulignant que la priorité est accordée investisseurs locaux.
« L’investissement en Algérie doit être se faire selon le besoin du pays et la priorité est accordée aux opérateurs locaux », a précisé le Président Tebboune lors de sa rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale.

Il a fait état, dans ce sens, d’ »investisseurs algériens qui possèdent des capitaux importants qui ont préféré investir dans d’autres pays où ils créent de la valeur ajoutée et des emplois avec des fonds provenant de l’Algérie ».
Interrogé sur le suivi des projets de développement confié au directeur de cabinet de la Présidence de la République, le Chef de l’Etat a rappelé que le dossier économique faisait partie de son programme, ajoutant que « la majorité des citoyens conviennent de la justesse des décisions qui hélas ne sont pas appliquées ». « Des parties entravent la mise en oeuvre de ces décisions », a-t-il fait remarquer.

Relevant que la non application des décisions qu’il a prises a entraîné la révocation de walis et de ministres, le chef de l’Etat a indiqué que le dernier remaniement ministériel est intervenu dans ce sens (non application des décisions).
Il a souligné, par ailleurs, que l’objectif de la pluralité des institutions de contrôle, à l’instar de la médiateur de la République, est de renforcer le contrôle sur la gestion de l’argent public.

Oran: plus de 8.000 visiteurs au salon de l’immobilier et du salon d’ameublement

ORAN – Le salon international de l’immobilier, de l’habitat et des maisons intelligentes et la 8ème édition du salon d’ameublement et de décor, clôturés samedi au Centre des conventions Mohamed Benahmed d’Oran, ont enregistré plus de 8.000 visiteurs.
Le commissaire du salon, Akram Sidi Yekhelf, a souligné à l’’APS que cette édition a connu une grande affluence des visiteurs, notamment des professionnels, dépassant les 8.000 visiteurs, dans le respect strict du protocole sanitaire de prévention du Coronavirus.

Au cours de ce rendez-vous de cinq jours, de nombreuses demandes et réservations de citoyens ont été enregistrées pour les différents programmes d’habitat mis en œuvre dans la wilaya d’Oran, a-t-on indiqué. Des conventions ont également été conclues entre des promoteurs immobiliers et des sociétés spécialisées dans l’équipement, l’ameublement et la décoration ainsi qu’entre des promoteurs immobiliers et des établissements bancaires pour l’octroi de crédits au profit des souscripteurs pour la formule promotionnelle, a précisé le même responsable.

Par ailleurs, cet événement a été l’occasion de nouer des contacts commerciaux entre les opérateurs économiques locaux et les entreprises étrangères activant en Algérie dans le domaine de l’immobilier et de l’habitat, à travers des rencontres bilatérales. Le public s’est également renseigné sur les offres immobilières et les nouveautés sur les logements intelligents et les structures alliant économie d’énergie et luxe, a-t-on ajouté.
Pour rappel, quelques 80 exposants nationaux ainsi que des sociétés étrangères ayant des partenariats avec des entreprises algériennes, de différents pays, comme la Turquie, la Chine, l’Espagne et la Grèce, ont participé à ces deux événements, en plus de la présence de la Confédération Algérienne du patronat , du Syndicat des promoteurs immobiliers et de plusieurs établissements bancaires publics.

Le salon de l’immobilier, de l’habitat et des maisons intelligentes a réuni des professionnels de l’immobilier et de l’habitat, des promoteurs immobiliers, des artisans, des entreprises de réalisation, des institutions financières, des compagnies d’assurances et autres.

Le salon d’ameublement et de décor a réuni, quant à lui, des entreprises émergentes spécialisées dans le domaine. En marge de ce rendez-vous économique, des conférences ont été présentées au profit des professionnels du secteur et des activités sur la décoration des maisons entre autres.

Soudan : L’incertitude

Les propos de l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu au Soudan contrastent avec la situation dans ce pays qui demeure incertaine et marquée par une révolte de la rue contre le putsch du 25 octobre.

Pour Volker Perthes, l’accord conclu pour réintégrer le Premier ministre, Abdallah Hamdok, demeure imparfait mais a évité au pays de sombrer dans la guerre civile. Si le pacte, signé dimanche, était considéré comme la plus grande concession faite par le plus haut chef militaire du pays, Abdel Fattah al-Burhan, depuis le coup d’État. Cependant, les groupes pro-démocratie du pays l’ont rejeté comme illégitime et ont accusé Hamdok de se permettre de servir de feuille de vigne au maintien du régime militaire. «L’accord n’est bien sûr pas parfait», a déclaré Perthes. «Mais c’est mieux que de ne pas avoir d’accord et de continuer sur une voie où l’armée sera à la fin le seul dirigeant.» Selon des analystes ses déclarations cautionnent «malheureusement» les entravent faites au processus de transition qui a mis fin au gouvernement de transition issue du soulèvement de 2019 contre l’ancien président el Béchir. Les deux signataires se sont sentis obligés de faire des «concessions amères» afin d’épargner au pays le risque de plus de violence, de chaos et d’isolement international, a-t-il ajouté. L’accord que Hamdok a signé avec l’armée envisage un cabinet indépendant de technocrates dirigé par le Premier ministre jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Le gouvernement restera toujours sous contrôle militaire, bien que Hamdok affirme qu’il aura le pouvoir de nommer des ministres. L’accord stipule également que tous les détenus politiques arrêtés à la suite du coup d’État du 25 octobre doivent être libérés. Jusqu’à présent, plusieurs ministres et hommes politiques ont été libérés. Le nombre de personnes encore détenues reste inconnu. D’autres mesures doivent être prises pour prouver la viabilité de l’accord, a déclaré Perthes, notamment la libération de tous les détenus, la cessation de l’usage de la violence contre les manifestants et la pleine liberté d’Hamdok de choisir les membres de son cabinet. Les militaires l’entendent-ils de cette oreille, d’autant que des zones d’ombres subsistent. Pour les Soudanais, cet accord est considéré comme étant un «marché de dupes», qui n’a fait que remobiliser la rue pour qui Abdallah Hamdok ne représente actuellement que lui-même. Jeudi, des milliers de personnes se sont rassemblées à Khartoum et dans plusieurs provinces soudanaises pour exiger un gouvernement entièrement civil et protester contre cet accord. Ces rassemblements ont donné lieu à des échanges de grenades lacrymogènes tirées sur des manifestants contre des cocktails Molotov et des pierres selon la police. Alors que l’Onu se veut être rassurante à travers les déclarations de son envoyé spécial, le pays risque de basculer dans des violences aux relents cette fois ethniques et sécessionnistes comme il le fut précédemment avec la naissance du Soudan du Sud.
Depuis la prise de contrôle, les manifestants sont descendus à plusieurs reprises dans la rue affichant les plus grandes manifestations de ces dernières années. Les forces de sécurité soudanaises ont réprimé ces rassemblements et ont tué plus de 40 manifestants, jusqu’à présent, selon des groupes d’activistes.
Au Darfour, région sensible, et selon le Comité des médecins soudanais, qui fait partie du mouvement pro-démocratie, a déclaré que 17 personnes avaient été tuées dans des affrontements entre tribus arabes et non arabes. Bien que ses tueries ne soient pas liées aux faits politiques qui agitent le pays, il n’en demeure pas moins que l’instabilité actuelle peut provoquer des dérapages dans cette région à la frilosité chronique.
La mission de l’ONU au Soudan tout en exprimant son inquiétude face à ces évènements, les rapports établis sur la situation au Darfour ne commencent à émerger que maintenant en raison du black-out, presque complet des communications, imposé après le coup d’État.
Des propos paradoxalement « apaisants » face à une situation explosive, on est en droit de ce demander, cette fois, à quoi joue l’Onu ?