L’expert Aïssa Manseur, à propos de la Hausse des prix des produits agricoles : «Pour le plafonnement des marges bénéficiaires»

L’expert Aïssa Manseur, à propos de la Hausse des prix des produits agricoles : «Pour le plafonnement des marges bénéficiaires»

L’accalmie espérée et promise des prix des produits alimentaires agricoles n’a pas eu lieu. Impuissant face une telle situation, le citoyen s’interroge sur les raisons de cette envolée généralisée des prix et de l’incapacité à «raisonner» les commerçants, qui, eux, se défendent en pointant du doigt les acteurs du commerce de gros, à l’origine de cette flambée, en plus, disent-ils, de l’élément lié à l’offre et à la demande qui influe sur la formation des prix.

Les arguments ne manquent pas, mais une chose est sûre, c’est le consommateur qui paye, en définitive, la facture. À ce propos, le consultant en développement agricole et conseiller à l’export, Aïssa Manseur, nous explique que «la flambée des prix ne peut être expliquée que par la pénurie, autrement dit un manque d’offre».
En fait, précise-t-il, quand «le marché n’est pas «convenablement» approvisionné en produits agricoles, la pénurie peut être la résultante d’un manque de production, comme elle peut être également provoquée par la spéculation. Mais on doit admettre qu’«une flambée «pérenne des prix ne peut être provoquée que par un manque de production, ce qui favorise l’activité des spéculateurs». Aïssa Manseur admet que «tant que nous ne maîtrisons pas les statistiques afférentes à la production, nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe réellement dans nos marchés». En effet, dit-il, «les statistiques fiables nous donnent, en amont, une idée précise sur la situation qui prévaudra dans les marchés». Effectivement, «si les chiffres nous renseignent sur un probable surplus de production, on doit activer le système de stockage, et si, au contraire, ces derniers prévoient un manque de production, on doit alors penser à compenser ce manque par l’importation, pour assurer l’approvisionnement du marché et éviter ainsi les mauvaises surprises. Personnellement, j’accorde une importance capitale pour les statistiques qui doivent être réalisées avec beaucoup d’attention».
À une question sur les mécanismes susceptibles de contribuer à la normalisation des prix, cet expert souligne que «tant que le marché est livré à lui-même, on ne peut pas agir dans le bon sens». En fait, «les décisions à la va-vite ne peuvent régler le problème». Par conséquent, «c’est tout un processus qui doit être identifié et contrôlé». En clair, affirme-t-il, «on doit connaître les quantités produites de chaque spéculation, identifier tous les intervenants dans le processus de commercialisation et surtout connaître les prix pratiqués». Et c’est seulement «le suivi minutieux de cette chaîne qui peut nous aider à identifier là où ça cloche».
À ce titre, l’expert plaide pour «le plafonnement des marges bénéficiaires des différents intervenants dans la commercialisation des produits agricoles, de surcroît les produits essentiels». Concernant la pomme de terre qui a défrayé la chronique par sa cherté, cet expert indique que «l’importation est un moyen de régulation du marché».
Autrement dit, «on a recours généralement à l’importation pour contrecarrer la pénurie et, par conséquent, la flambée des prix». Seulement, insiste-t-il, «il est impératif de bien déterminer la période et les quantités à importer, pour ne pas porter préjudice à la production nationale». Et d’ajouter qu’«il est tout à fait prévisible d’enregistrer un manque de production d’un produit donné, pour une raison ou une autre, seulement il faut admettre ce manque et l’assumer et œuvrer pour y remédier». Aussi, «il est impératif d’assurer un approvisionnement régulier et suffisant pour éviter tout dysfonctionnement», affirme l’expert. Selon lui, le marché s’achemine «vers la tendance qu’on lui dessine, il ne peut s’autoréguler et ne peut non plus s’autocontrôler, il a besoin de mécanismes et de textes réglementaires qui le régissent». Mais «on doit tout d’abord connaître notre marché, ses besoins, nos capacités à le satisfaire, les intervenants ou encore qui fait quoi dans ce marché». Convaincu que «le marché connaîtra toujours le dysfonctionnement si l’on ne s’attaque pas au fond du problème», cet expert reconnaît que «ça peut prendre du temps, mais c’est la seule voie pour régler définitivement ce cesse-tête qui affecte et les pouvoirs publics, et les producteurs et les consommateurs».

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Journée nationale de l’Algérie à l’Expo 2020 Dubaï, Des origines aux villes intelligentes : L’odyssée de l’Algérie émerveille

Journée nationale de l’Algérie à l’Expo 2020 Dubaï, Des origines aux villes intelligentes : L’odyssée de l’Algérie émerveille

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahamne, a inauguré, dimanche, la Journée nationale de l’Algérie à Expo 2020 Dubaï.
L’inauguration de cette journée consacrée à l’Algérie a été marquée par le lever du drapeau national algérien et l’exécution de l’hymne national. Le Premier ministre a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné l’importance de l’Expo 2020 Dubaï en tant que manifestation mondiale qui draine des millions de visiteurs malgré le contexte sanitaire actuel. Il a évoqué le rôle du pavillon algérien dans la mise en exergue des différentes haltes historiques du pays et sa vision prospective qui place la complémentarité et l’intégration régionales au cœur de ses préoccupations. Cette manifestations qui s’inscrit dans le cadre des activités du pavillon algérien prévues à l’occasion de cette exposition, permettra aux visiteurs de connaître le patrimoine culturel de l’Algérie et sa vision prospective à travers un voyage exceptionnel qui les transporte du berceau de l’humanité à Ain Bouchrit aux ambitions de la transition énergétique et de la construction des villes intelligentes. Par ailleurs, le pavillon algérien de l’Expo 2020 Dubaï a reçu plus de 150.000 visiteurs depuis le début de cet événement mondial, le 1er octobre, a indiqué le directeur du pavillon, Mokrane Ourahmoune. Cette affluence est «très acceptable» compte tenu du contexte sanitaire que traversent plusieurs Etats en raison de la pandémie de Covid-19 et des restrictions qui en découlent, a estimé M. Ourahmoune dans une déclaration à l’APS. En effet, le pavillon algérien de l’Expo 2020 Dubaï n’a pas laissé les visiteurs indifférents. Parmi les visiteurs rencontrés par l’APS, Mustapha (Irak) a dit que le pavillon algérien lui avait permis de découvrir la culture de l’Algérie dans toute sa diversité (artisanat, musique, cuisine, produits du terroir, etc.). De son côté, Mansour (Emirats arabes unis) a affirmé que le pavillon algérien l’a emmené en voyage entre le passé et l’avenir prometteur de l’Algérie. Le pavillon algérien a également été très apprécié par Amdjad (Syrie) qui a ainsi pu découvrir un pan de l’histoire de l’Algérie qu’il ne connaissait pas, ainsi que les différentes phases de son développement et ses perspectives d’avenir. Pour Farah, une entrepreneure d’origine algérienne vivant entre la France et les Emirats arabes unis, sa visite du pavillon algérien a été une occasion en or pour prospecter les opportunités d’affaires avec les professionnels algériens de son secteur. Le pavillon algérien donne une très belle image du pays, a estimé avec fierté Abdelhak, un Algérien venu de la wilaya de Sétif. Les responsables du pavillon ont mis à la disposition des visiteurs une fresque murale d’interaction leur permettant de partager leurs impressions. Une idée qui a beaucoup plu, notamment auprès des experts en communication. Pour rappel, Expo 2020 Dubai qui s’est ouverte le 1er octobre dernier et s’étalera jusqu’au 31 mars 2022, offre à tous les pays participant à cet événement, l’occasion d’être à l’honneur en célébrant leur journée nationale. Selon les organisateurs, cette manifestation quotidienne offre par ailleurs l’opportunité unique à des millions de visiteurs de voir le monde à partir d’un seul endroit.

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Algérie-Croatie: les moyens de renforcer les relations économiques examinés

Algérie-Croatie: les moyens de renforcer les relations économiques examinés

ALGER – Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, a reçu lundi l’ambassadeur de Croatie en Algérie, Ilija Zelalic, avec lequel il a examiné l’état des relations économiques et industrielles algéro-croates et les moyens de les renforcer, a indiqué un communiqué du ministère.
Lors de cette rencontre, tenue au siège du ministère, les deux parties ont évoqué les secteurs et les branches pouvant offrir des opportunités de partenariat fructueux entre l’Algérie et la Croatie, notamment la construction de bateaux de pêche, l’industrie agroalimentaire, l’agriculture et le tourisme, a précisé la même source.

Les deux parties ont convenu d’organiser des missions d’affaires entre les deux pays pour identifier les opportunités de partenariat entre les entreprises des deux pays.

Soulignant la volonté de l’Algérie de renforcer ses relations économiques avec la Croatie, M. Zeghdar a affirmé que toutes les formes de coopération gagnant-gagnant étaient les bienvenues.
De son côté, l’ambassadeur de Croatie a indiqué que son pays était déterminé à développer ses relations économiques et commerciales avec l’Algérie.

Locales du 27 novembre: Paroles des présidents de partis au 12e jour de la campagne

Locales du 27 novembre: Paroles des présidents de partis au 12e jour de la campagne

ALGER – Voici les déclarations marquantes des présidents de partis politiques en lice pour les locales du 27 novembre, au 12ème jour de la campagne électorale:
– Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, à El-Meghaïer: « Cette consultation populaire doit être le bon départ d’un véritable développement global et équitable ».

– Le président par intérim du Mouvement El-Islah, Fayçal Boussedraia, à Mostaganem : « Les prochaines élections locales sont une véritable occasion pour corriger les dysfonctionnements en terme du développement local, lequel doit être équitable et équilibré et qui prend en considération les régions désenclavées ».

– Le président du « Front El-Moustakbal », Abdelaziz Belaid, à Médéa : « Ces élections sont l’occasion de rétablir cette confiance, à travers une représentation au sein des assemblées élues qui se consacrent à la prise en charge des attentes et des aspirations des citoyens et l’amélioration de leurs conditions de vie ».

– Le Secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abou Fadhl Baâdji, à Alger : « Nous avons relevé un certain désintérêt dans cette campagne électorale et nous prévoyons une participation raisonnable ».

– Le président du Madjliss Echoura du Mouvement El-Bina, Nassr Eddine Salem Chérif à Mila : « Se contenter uniquement de relever les points négatifs au lieu de s’impliquer dans la gestion des affaires publiques à travers les assemblées élus ne contribue pas à la concrétisation du développement attendu dans différents domaines ».

– Le président du Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, à Sidi Bel Abbès : « Le choix des élus intègres, compétents et courageux nous permettra d’avoir une commune forte capable d’assurer la bonne gestion et d’être la locomotive du développement et ce en fonction des particularités régionale, répondant aux aspirations des citoyens dans les différents domaines ».

– Le président du parti « Sawt Echaab », Lamine Osmani, à Alger : « Notre parti veut faire des Assemblées communales des Gouvernements locaux, et de transformer les Assemblées de wilayas en des Parlements qui vont proposer des projets d’investissements à même de booster le développement local ».

– Le membre de l’Instance présidentielle du Front des Forces socialistes (FFS), Hakim Belahcel, à Alger: « Le changement radical voulu par le FFS repose sur une éthique politique qui rejette la violence, le discours de la haine, l’exclusion et les ingérences étrangères ».

– Le président par intérim du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), Djamel Benziadi, à Saida: « Le meilleur choix des candidats et la seule voie pour faire le changement et concrétiser le développement local ».

Des magistrats prennent part en novembre à une conférence sur la cybercriminalité

Des magistrats prennent part en novembre à une conférence sur la cybercriminalité

ALGER – Des magistrats et des cadres du ministère de la Justice prendront part, du 16 au 18 novembre en cours, à une conférence internationale sur la cybercriminalité, a indiqué lundi un communiqué du ministère.
Selon le communiqué, deux magistrats et deux cadres du ministère prendront part du 16 au 18 novembre en cours à la conférence internationale « Octopus » sur la cybercriminalité, dans le cadre de la coopération avec le programme européen de lutte contre la cybercriminalité.

La conférence Octopus, organisée tous les 12 à 18 mois par le Conseil de l’Europe, constitue l’une des plus grandes et des meilleures plateformes d’échange en matière de cybercriminalité, réunissant des experts de 80 pays, des organisations internationales, du secteur privé et du monde universitaire.

Seront abordées lors de cet évènement « des thématiques liées aux stratégies de lutte contre la cybercriminalité, l’intelligence artificielle, la formation judiciaire dans le domaine des crimes cybernétiques et des preuves électroniques, la détection automatique des documents relatifs à l’agression sexuelle contre les enfants, les programmes de rançon et des monnaies chiffrées et la situation mondiale des législations sur la cybercriminalité, ainsi qu’à la vision future de la cybercriminalité à l’horizon 2022 ».

A ce titre, et dans le cadre de la coopération avec l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Algérie et de la coordination avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), dix (10) magistrats participeront mercredi à la quatrième (4) rencontre en ligne sur « le signalement de la violence faite aux femmes », a poursuivi la même source.

Les participants à cette rencontre auront à aborder les questions relatives au signalement de la violence à l’égard des femmes et passeront en revue l’expérience de la plateforme de signalement au Suède, a conclu le communiqué.