La Gendarmerie nationale élabore un plan spécial à l’occasion du Mawlid Ennabawi

La Gendarmerie nationale élabore un plan spécial à l’occasion du Mawlid Ennabawi

ALGER- Le Commandement de la Gendarmerie nationale a mis en place un plan sécuritaire spécial à l’occasion de la fête du Mawlid Ennabawi Echarif en vue de sécuriser les différents espaces et réseaux routiers à travers son territoire de compétence, a indiqué dimanche un communiqué des services de la Gendarmerie nationale.

Selon la même source, « toutes les mesures nécessaires ont été prises à l’occasion de la célébration de la fête du Mawlid Ennabawi Echarif, à travers la mobilisation de dispositifs sécuritaires afin d’assurer une surveillance efficace et une présence permanente et continue sur le terrain ».

Le plan en question repose sur « l’action de proximité, la valorisation du service public pour préserver la sécurité et la sérénité publiques ».

« Des mesures sur le terrain ont également été prises pour lutter contre la commercialisation des produits pyrotechniques et l’intensification des patrouilles dans le but d’assurer une intervention rapide et efficace, le cas échéant », a ajouté le communiqué.

La Gendarmerie nationale met à la disposition des citoyens le numéro vert 10-55 ainsi que le site électronique et la page Facebook TARIKI pour se renseigner sur l’état des routes, outre le site de pré-plaintes et de renseignements à distance « www.ppgn.mdn.dz ».

Le Commandement de la Gendarmerie nationale a également renouvelé son appel à toutes les citoyennes et tous les citoyens à adhérer aux mesures de prévention et aux règles de sécurité et de santé publique.

APS

Mawlid Ennabaoui: le ministère de la santé met en garde contre les dangers des produits pyrotechniques

Mawlid Ennabaoui: le ministère de la santé met en garde contre les dangers des produits pyrotechniques

ALGER – Le ministère de la Santé a mis en garde, dimanche, contre l’usage des produits pyrotechniques qui représentent un réel danger et peuvent provoquer de graves accidents à l’occasion de la célébration de la fête du Mawlid Ennabaoui.  

Le ministère rappelle, dans un communiqué, que les produits pyrotechniques, tels que les pétards, les feux d’artifices et les fusées représentent un « danger réel » et peuvent provoquer de « graves accidents », ajoutant que chaque année, « des accidents surviennent mettant en danger la vie des individus et la fête tourne au drame pour beaucoup ».

La même source affirme que les produits pyrotechniques « sont responsables d’incendies et de pollution sonore causée par la déflagration des pétards », mettant en garde sur « l’impact de leurs bruits forts et répétés sur le bien-être physique, particulièrement les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes et les enfants ».

APS

Le documentaire « Leur Algérie » primé au Festival de Fameck

Le documentaire « Leur Algérie » primé au Festival de Fameck

FAMECK (France)- Le documentaire « Leur Algérie » de Lina Soualem, a été primé samedi au 32e Festival du film arabe de Fameck (Est de la France), annoncent les organisateurs.

En lice pour le « Prix du public », avec la fiction « Paysage d’automne » de Merzak Alouache qui concoure également dans cette catégorie, « Leur Algérie » a été primé lors d’une cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée samedi.

Concourent également dans cette sélection « Sous le ciel d’Alice » de Chloé Mazlo, « Des hommes » de Lucas Belvaux (France) ou encore « Gaza mon amour », une comédie dramatique réalisée par Arab et Tarzan Nasser.

Coproduction algéro-française sortie en 2020, « Leur Algérie » relate l’histoire des grands-parents de Lina, séparés après plus de 62 ans de vie conjugale. D’une durée de 72 minutes, ce documentaire questionne l’exil à travers le vécu des premiers migrants algériens installés en France.

Le jury a décerné le Grand prix au film de fiction « Memory box » de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, alors que « La Femme du fossoyeur » de Khadar Ayderus Ahmed et « Une Histoire d’amour et de désir » de Leyla Bouzid se sont vu attribuer des « mentions spéciales ». Le prix du documentaire est revenu à « We are from there » du Libanais Wissam Tanios, alors que « Baba Sebta » de Randa Maroufi a raflé le prix du court-métrage.

Une cinquantaine de films, entre longs-métrages de fiction, documentaires et courts-métrages, en majorité des productions récentes, ont été présentés lors de cette édition qui prend fin dimanche.

Parallèlement aux projections, des expositions, spectacles, animations étaient au programme de cette 32e édition, en plus d’une rencontre sur le thème « Tous les films sont-ils politiques » animé par les journalistes Edwy Plenel et Nathalie Chiflet, et le cinéaste Rachid Bouchareb.

Fondé en 1990, le Festival du film arabe de Fameck se veut être un lieu d’expression artistique et d’échange avec pour objectif de promouvoir une « cinématographie émergente » dans les pays du Maghreb et les pays arabes.

APS

JM Oran-2022 : Le CIJM satisfait de l’évolution des préparatifs

JM Oran-2022 : Le CIJM satisfait de l’évolution des préparatifs

Le Comité international des jeux Méditerranéens (CIJM) est «amplement satisfait» de l’évolution des préparatifs de l’Algérie pour abriter la 19e édition des JM, prévue à Oran l’été 2022, a indiqué, dimanche, le directeur général du comité d’organisation (COJM) de cet évènement, Salim Iles.

«Jeudi dernier, et en marge de l’assemblée générale élective du CIJM, tenue en ligne, j’ai présenté le bilan de nos activités depuis notre installation en août 2019 ayant trait aux préparatifs de la prochaine édition des JM. Je dois dire que tout le monde au CIJM, est amplement satisfait de l’évolution de ces préparatifs et nous ont également félicité pour le travail réalisé jusque-là, et ce, huit mois avant le rendez-vous méditerranéen», a déclaré Salim Iles à l’APS. «Au cours de mon exposé devant les membres du CIJM, j’ai présenté un rapport détaillé concernant le travail réalisé par chacune des 12 commissions relevant du COJM, ainsi que le travail qui reste à réaliser d’ici le jour j».
Les responsables du CIJM ont tous constaté que nous sommes en train de respecter scrupuleusement l’agenda tracé, ainsi que les cahiers des charges établis», s’est-il réjoui.
L’ancien champion algérien en natation a, en revanche, reconnu qu’un retard était accusé dans la réalisation de deux infrastructures sportives et qui était relevé par le CIJM, à savoir le centre nautique et la salle omnisports, deux équipements relevant du nouveau complexe olympique d’Oran en cours de réalisation. Il s’est néanmoins montré «optimiste» quant à rattraper ce retard, grâce notamment «aux dernières mesures prises dans ce registre par les pouvoirs publics».

L’arrivée de Derouaz, un  apport de taille pour le COJM

Par ailleurs, questionné sur la récente désignation de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aziz Derouaz, au poste de commissaire des JM, Salim Iles s’est dit «soulagé» par cette désignation.
«Depuis notre arrivée au COJM, nous avions tout le temps souhaité qu’il y ait une certaine autonomie dans la gestion de ce dossier. L’arrivée de M. Derouaz, une figure de proue dans le mouvement sportif algérien, en plus du fait qu’il ait déjà occupé un poste de haute responsabilité en tant que ministre, constitue pour nous un apport de taille pour réussir l’organisation des JM», s’est-il encore félicité. Appelé à s’exprimer sur les prérogatives de chacune des deux parties, à savoir, le commissaire des JM et le directeur général du COJM, Salim Iles a assuré qu’il n’y aura aucun chevauchement dans les missions de chacun des deux responsables. «Rien ne va changer dans l’organisation, sauf qu’en se référant au décret relatif à la nomination de M. Derouaz comme commissaire des JM, on est devenu une institution indépendante, ce qui nous permet d’agir mieux pour mener à bien notre mission», a-t-il expliqué. En outre, il a estimé que l’arrivée de l’ancien sélectionneur national de handball «réglera beaucoup de problèmes, puisqu’il sera notre intermédiaire avec les pouvoirs publics et permettra également au COJM d’avoir un contrôle bien meilleur sur l’évolution des travaux réalisés au niveau des différentes infrastructures sportives concernées par la manifestation sportive régionale». Par ailleurs, le COJM a arrêté un programme de compétitions sportives entrant dans le cadre des événements expérimentaux (tests-events), en prévision des JM. Ce programme reste toutefois flexible, puisque le même comité est disponible pour s’adapter à toutes les situations, selon le directeur général du COJM. «Ce fut le cas vendredi passé à l’occasion de l’organisation à Oran de la Supercoupe d’Algérie de handball, un évènement qui n’était pas prévu dans notre agenda, mais cela ne nous a pas empêchés de l’exploiter pour tester nos capacités dans l’organisation et surtout faire la promotion des JM», a-t-il conclu.

Soudan : Menace sur la transition

Soudan : Menace sur la transition

Après le coup d’État manqué d’il y a trois semaines, l’accord de paix, qui assurait jusqu’ici l’équilibre et l’essence même de la transition après la chute d’Omar El-Béchir, est sur le point d’être rompu entre les acteurs de la transition, civils et militaires.

Cette crise institutionnelle, accompagnée d’affrontements dans l’est du pays, a provoqué une tension sécuritaire qui se fend dans une instabilité politique et économique plus large. Depuis la chute de l’ancien président Omar el-Béchir en avril 2019 après des mois de protestations contre son régime, le Soudan est dirigé par «le Conseil de souveraineté» hybride civilo-militaire, formé par le Conseil militaire de transition et les Forces de la liberté et du changement (FFC). Mais la lune de miel a été de courte durée. Lundi dernier, le président du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhan, a exigé la dissolution du gouvernement. En théorie, il n’en a pas le pouvoir, c’est au Premier ministre Abdallah Hamdok que revient une telle décision. Mais cette déclaration met de l’huile sur le feu, alors que le ton monte encore un peu plus chaque jour entre civils et militaires qui se partagent le pouvoir. S’adressant lundi à une foule de soldats, le général al-Burhan a estimé que l’armée est la seule force crédible à même de protéger la transition soudanaise.
De leur côté, les civils considèrent que l’armée cherche à saboter toute tentative de réforme. Ils appellent à une refonte intégrale des forces de sécurité et accuse les généraux de ne pas respecter le document constitutionnel signé en août 2019.
Le problème, c’est que cette guerre des mots se déroule sur fond de crise dans l’est du pays. À Port-Soudan, des centaines de manifestants de la tribu des Beja bloquent, depuis près d’un mois, les installations portuaires. Plus d’importations, plus d’exportations : une situation qui aggrave d’autant plus les pénuries déjà quotidiennes. Lundi, à Khartoum, il n’y avait quasiment plus de pain dans les boulangeries, car les stocks de blé ont été écoulés. Hier, ce bras de fer s’est transposé sur le terrain avec la présence dans la capitale de centaines de manifestants, pour la seconde journée consécutive, réclamant la prise en main du pouvoir par l’armée, aggravant encore une situation que le Premier ministre, Abdallah Hamdok, déplore comme la «pire crise» de la transition post-Béchir. Les contestataires réclament le départ du gouvernement qui, à son tour, éprouve des difficultés à maintenir sa cohésion. Samedi, le ministre des Finances de M. Hamdok, Jibril Ibrahim en personne, haranguait la foule réclamant la démission du gouvernement. Le sit-in pro-armée est «un épisode dans le scénario d’un coup d’Etat», dénonce Jaâfar Hassan, porte-parole du canal historique du bloc civil de la «révolution», les Forces pour la liberté et le changement (FLC). «La transition soudanaise pourrait bien dérailler». Ce sont les mots inquiets de Volker Perthes, le représentant de l’UNITAMS, la mission de l’ONU pour la transition au Soudan. Le médiateur des Nations unies estime que les semaines qui viennent vont être déterminantes.

EL MOUDJAHID