Massacre du 17 octobre 1961: le documentaire « Octobre à Paris » sera présenté en France

Massacre du 17 octobre 1961: le documentaire « Octobre à Paris » sera présenté en France

ALGER – « Octobre à Paris », premier long métrage documentaire traitant du massacre du 17 octobre 1961 réalisé par Jacques Panijel, sera projeté à Paris en hommage aux victimes de ce crime colonial commis contre des Algériens durant la Guerre de libération.

Avec le soutien de « Maghreb des films », une association qui œuvre pour la promotion en France des films en lien avec le Maghreb, plusieurs  séances de projection sont prévues dans la capitale française à l’occasion du 60e anniversaire de la manifestation pacifique des Algériens à Paris , violement réprimés par des policiers aux ordres du préfet Maurice Papon.

Les séances seront suivies de débats en présence de témoins de la répression ainsi qu’une rencontre avec l’historien français Gilles Manceron, auteur de « La triple occultation d’un massacre », un récit mettant la lumière sur cet évènement.

Réalisé clandestinement en octobre 1961, « Octobre à Paris » a été interdit de diffusion en France, avant que le film n’obtienne un visa d’exploitation en 1973. Il est sorti en salles en 2011.         

Créée en 2009, « Maghreb des films » est une association qui œuvre pour la « promotion et la diffusion des cinématographies en lien avec le Maghreb » en France.

APS

Crise au mali: le développement et la réunification comme solution

Crise au mali: le développement et la réunification comme solution

ALGER- La solution préconisée par l’Algérie à la crise au Mali passe par l’encouragement du développement et la réunification du nord avec le sud, a affirmé dimanche soir le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

« Pour l’Algérie, la solution au Mali passe par la réunification du nord avec le sud », a soutenu le Président Tebboune qui s’exprimait lors de sa rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale, réitérant le « rejet catégorique de la sécession du Mali, de son peuple ou de son territoire ».

« Nous plaidons pour un Mali unifié conformément à l’Accord d’Alger (…). Nous sommes disposés à assumer un rôle dans ce cadre », a ajouté le Chef de l’Etat.

L’Algérie et le Mali entretiennent une relation de fraternité et pas de tutorat, a précisé le Président Tebboune, ajoutant que l’Algérie n’exerce de tutorat sur aucun pays et ne l’accepte pas. L’Algérie traite avec les pays de la région Sahel dans le cadre du respect mutuel, a déclaré le Chef de l’Etat, soulignant que l’indépendance des pays Sahel « n’est pas fictive ».

« Nous souhaitons voir les pays du Sahel développer leurs économies et résoudre leurs problèmes liés à la santé et à l’éducation, l’Algérie est ainsi disposée à y apporter sa contribution », a-t-il dit, affirmant par la même que « nous sommes prêts à assister le peuple malien que nous considérons comme peuple frère, tout comme le peuple nigérien, avant d’être voisin ».

A ce propos, le chef de l’Etat a fait part de l’engagement de l’Algérie à aider le Mali dans sa démarche de développement, rappelant qu’il avait déjà eu à exprimer cet engagement à Kidal à travers, entre autres, la réalisation d’une école et d’un dispensaire ou encore le forage des puits destinés à l’alimentation en eau potable.

APS

Président Tebboune : la politique de l’Algérie claire et ses principes solides

Président Tebboune : la politique de l’Algérie claire et ses principes solides

ALGER – Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé, dimanche soir, que la politique de l’Algérie en matière de questions internationales est « claire et transparente » et ses principes « solides et immuables », appelant les Algériens à unir leurs efforts pour le développement du pays afin de contrer « les plans de la division ».

La politique de l’Algérie « est claire et transparente, ses positions facilement prévisibles vis-à-vis de n’importe quel événement international et ses principes solides et immuables », a déclaré le Président Tebboune lors de sa rencontre périodique avec des représentants de médias nationaux.

Partant de ces principes « solides », le chef de l’Etat a évoqué la position immuable de l’Algérie quant à la présence de bases militaires sur son sol « sacré par respect aux sacrifices de ses Chouhada ».

Rappelant dans le même contexte les principes de soutien à la paix et à la stabilité de son environnement régional, le président de la République a réitéré le rejet par l’Algérie de toute tutelle, intervention étrangère ou atteinte, de quelle que nature que ce soit.

« Nous ne portons atteinte à personne mais celui qui tentera de nous agresser risque de le regretter. L’Algérie saura faire face à toutes velléités dans ce sens », a-t-il averti.

Dans le même ordre d’idée, le Président Tebboune a exhorté les Algériens à « l’unification des efforts pour construire l’Algérie, main dans la main ». Mettant en garde contre « les plans de division », il a assuré que « notre objectif est le même: développer le pays ».

Appelant l’ensemble des syndicats au dialogue pour le traitement des problèmes, le Président Tebboune a fait savoir que « des instructions ont été données à tous les secteurs pour ouvrir le débat sur la révision des statuts et des salaires ».

« Une telle démarche nécessite du temps et il est inutile de recourir à l’anarchie pour la revendication des droits », a-t-il ajouté.S’agissant de la situation sanitaire dans le pays, le président de la République a fait état de 11 millions de citoyens vaccinés, excluant tout recours à la vaccination obligatoire.

Cependant, le Président Tebboune a mis en garde contre les dangers de la réticence à se faire vacciner, « l’apparition d’un autre variant du virus n’étant pas exclue », a-t-il dit.

Sur un autre volet, le président de la République a mis en avant les efforts de l’Etat en matière de développement économique et d’exportations hors-hydrocarbures, dont le niveau n’avait jamais été atteint « depuis 25 ans ».

Qualifiant la spéculation qu’a connue récemment le marché national de « pire ennemi de l’économie nationale et du citoyen », il a assuré que « des arrières pensées politiques » étaient derrière cette hausse « injustifiée » évoquant « des opportunistes et des parasites exploités par des bandes criminelles ».

Il a abordé, à ce propos, les textes de loi en cours de préparation par le ministère de la Justice portant criminalisation de la spéculation et « prévoyant des peines allant jusqu’à 30 ans d’emprisonnement et même la perpétuité, voire la peine capitale ».

Dans le même contexte, le président de la République à mis en avant la détermination de l’Etat à absorber les fonds en circulation sur le marché parallèle par le biais de plusieurs moyens et mécanismes, en tête desquels la finance islamique, réaffirmant le refus de l’Algérie d’aller vers l’endettement extérieur, « un tel choix serait un suicide politique », a-t-il soutenu.

Outre les efforts de lutte contre les manœuvres de sape de l’économie nationale et de déstabilisation du pays, le Président Tebboune a évoqué les mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie contre ceux qui constituent des menaces pour sa sécurité et son intégrité, citant le chef de file du Mouvement séparatiste et terroriste « MAK », Ferhat Meheni.

Affirmant que ce dernier « doit être livré à l’Algérie », le président de la République a fait état de son implication dans les feux de forêts « prémédités » qui ont ravagé l’été dernier plusieurs wilayas du pays.

Il a déclaré, à ce propos, que « des faits et des preuves » montrent que le Maroc est derrière ce mouvement terroriste qui agit avec la complicité de parties « à Paris et Rabat », évoquant « des textos subversifs ».

Il a rappelé, dans ce sens, que les décisions prises par l’Algérie en réponse au Royaume du Maroc « ne sont en fait qu’une réaction », excluant à ce sujet une quelconque médiation avec ce pays. « On ne peut pas mettre sur un même pied d’égalité, l’agresseur et l’agressé », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter que l’approvisionnement de l’Espagne en gaz naturel algérien ne se fera plus via le gazoduc transitant par le Maroc.

A la question de savoir si l’Algérie était « embêtée » par les informations faisant état de l’intention de l’entité sioniste d’implanter au Maroc une base dédiée à la fabrication de drones suicides, le Chef de l’Etat a répondu que « rien n’inquiète l’Algérie ».

S’agissant du dossier du Sahara occidental, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a souligné que « l’ONU est appelée à s’acquitter de son rôle dans la décolonisation de ce territoire, une question inscrite à l’agenda de sa 4e Commission », rappelant que l’Algérie avait été le premier pays à saluer la proposition de désignation de Staffan De Mistura en tant qu’Envoyé personnel du SG des Nations-Unies au Sahara occidental.

Dans le même contexte, le Président Tebboune a évoqué la situation en Tunisie réaffirmant que « ce qui touche la Tunisie nous touche et quiconque serait tenté de menacer sa sécurité nous trouvera face à lui ».

Concernant la situation en Libye, le président de la République a réitéré que les élections étaient la solution définitive à la crise dans ce pays, estimant qu’il n’était pas obligatoire que la tenue de ces échéances intervienne le même jour et qu’elles pouvaient, par exemple, s’étendre sur deux mois.

Pour ce qui est de la crise au Mali, l’Algérie estime que « la solution passe par l’encouragement du développement et l’unification du Nord et du Sud », a rappelé le président de la République.

En réponse à une question relative aux récentes déclarations du président français contre l’Algérie et ses institutions, le Président Tebboune a rétorqué que « celui qui tente de porter atteinte à l’Algérie ne peut pas aller loin », soutenant que « la dignité de Algérie n’est pas un fond de commerce ».

« Nous avons un devoir envers nos 5.630.000 martyrs », a-t-il souligné précisant dans le même contexte que « le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné par le respect total de l’Etat algérien ».

APS

Le Premier ministre réitère l’engagement et l’attachement de l’Algérie à l’initiative arabe de paix

Le Premier ministre réitère l’engagement et l’attachement de l’Algérie à l’initiative arabe de paix

BELGRADE – Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a souligné, lundi à Belgrade, que la question palestinienne demeurait au coeur des préoccupations du Mouvement des Non-Alignés (MNA) qui est pleinement conscient de ses responsabilités historiques, morales et juridiques pour affirmer son soutien indéfectible au peuple palestinien, réitérant l’engagement et l’attachement de l’Algérie à l’Initiative arabe de paix.

Dans son intervention lors d’une réunion de haut niveau célébrant le 60ème anniversaire de la tenue de la première conférence du Mouvement des non-alignés (MNA) à Belgrade en 1961, le Premier ministre a indiqué que « la question palestinienne demeure au coeur des préoccupations de notre mouvement qui est pleinement conscient de ses responsabilités historiques, morales et juridiques pour affirmer son soutien indéfectible au peuple palestinien dans sa lutte pour arracher ses droits nationaux inaliénables, y compris son droit à l’autodétermination et à l’établissement de son Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967, avec pour capitale Al Qods ».

L’Algérie réitère également « l’engagement et l’attachement de l’Algérie à l’Initiative arabe de paix qui consacre la solution de deux Etats et la libération des territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien », a-t-il ajouté.

« L’Algérie, qui figure parmi les membres fondateurs de ce mouvement, alors qu’elle n’avait pas encore recouvré son indépendance, n’a ménagé aucun effort pour conforter le Mouvement des Non-Alignés, défendre ses principes et réaliser ses objectifs, et ne peut aujourd’hui que saluer les réalisations accomplies par le mouvement depuis sa création et son maintien en tant que tribune qui intègre les efforts de tous les peuples du sud », a rappelé le Premier ministre.

« Mecque des révolutionnaires et fervente défenseure des causes justes de par le monde, l’Algérie a toujours été aux côtés des mouvements de libération en Afrique, Asie et Amérique Latine et n’a jamais eu de cesse de défendre leurs causes et de s’engager à apporter à leur lutte un soutien moral et matériel », a-t-il dit.

« Elle y a contribué à travers l’appel lancé par le défunt Houari Boumediene pour l’établissement d’un nouvel ordre économique mondial qui libère le tiers monde du joug des néocolonialisme, durant la conférence des pays des non alignés tenue en 1973 en Algérie », a-t-il poursuivi.

Les travaux de la réunion de haut niveau célébrant le 60è anniversaire de la conférence du Mouvement des non-alignés (MNA) tenue à Belgrade en 1961, verra la participation de près de 100 délégations représentant des pays membres du mouvement, outre des organisations internationales et régionales.

APS

Début du sommet des pays non alignés à Belgrade avec la participation d’une centaine de délégations

Début du sommet des pays non alignés à Belgrade avec la participation d’une centaine de délégations

BELGRADE (Serbie)- Les travaux de la réunion de haut niveau marquant le 60e anniversaire de la tenue de la première conférence du Mouvement des non-alignés (MNA), ont débuté lundi à Belgrade (Serbie) avec la participation d’une centaine de délégations représentant les pays membres et des organisations régionales et internationales.

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, représente le président de la République, Abdelmadjid Tebboune à ces travaux.

Ce sommet-anniversaire organisé par la Serbie avec l’Azerbaïdjan (président en exercice de l’organisation) permettra aux participants de faire le point sur les réalisations du mouvement sur la scène internationale et de réaffirmer les principes fondamentaux de l’organisation, notamment le règlement pacifique des différends internationaux et le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures en accord avec les dispositions de la Charte des Nations Unies.

Ce sera également l’occasion pour les pays membres de mettre l’accent sur  leur unité eu égard aux bouleversements sur la scène internationale.

Né durant la guerre froide, ce mouvement visait à regrouper les Etats (120) autour du principe fondamental du non-alignement et du refus de prendre position dans l’affrontement entre le bloc de l’Est et le bloc de l’Ouest.

Le Mouvement des non-alignés, dont l’idée avait été évoquée lors du sommet de Bandung en 1955, a été créé officiellement en 1961 à Belgrade avec pour principes le soutien sans réserves aux mouvements de libération nationale, le refus d’accueillir des bases militaires étrangères, la coopération économique entre ses membres, la promotion de la paix mondiale et l’accélération du développement économique dans les pays du tiers monde.

Le but de l’organisation était aussi d’assurer la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme et toute forme d’agression étrangère et de promouvoir la solidarité entre les peuples de l’organisation.

Le MNA a tenu 17 sommets, dont le dernier à Bakou (Azerbaïdjan) en 2019. Des réunions lors desquelles les pays membres ont toujours plaidé en faveur de la sécurité et de la paix internationales.

Par ailleurs, la 10e édition de l’Exposition internationale d’armement « Partner-2021 » sera organisée en marge du sommet du 11 au 14 octobre.

Le chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de Corps d’Armée Saïd Chanegriha, y participe en qualité de représentant du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, et ce, à l’invitation du président serbe, Aleksandar Vucic.

APS