Prix du président de la République de littérature et langue amazighes: 82 œuvres présélectionnées

Prix du président de la République de littérature et langue amazighes: 82 œuvres présélectionnées

TAMANRASSET – Quatre-vingt-deux (82) œuvres ont été présélectionnées pour concourir pour le Prix du président de la République de littérature et langue amazighes, dans sa deuxième édition, a révélé, mercredi à Tamanrasset, le secrétaire général du Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El-Hachemi Assad.

Le jury de ce Prix du président de la République, dont la cérémonie de remise se tiendra en janvier prochain à Tamanrasset, à l’occasion de la célébration officielle du nouvel An amazigh (Yennayer 2022/2972), a présélectionné 82 œuvres sur plus d’une centaine réceptionnées via la plateforme numérique mise en place à cet effet, a affirmé M. Assad lors d’un point de presse tenu à la Maison de la Culture de Tamanrasset.

Ces œuvres s’articulent autour de quatre grands axes, à savoir la littérature amazighe, la linguistique amazighe, le patrimoine immatériel et les recherches technologiques et numériques, a-t-il précisé.

Pour chacun de ces quatre axes, seront récompensées les trois meilleures œuvres, a-t-il déclaré en signalant que le premier prix est doté d’un montant d’un (1) million DA, le deuxième de 500.000 DA et le troisième de 250.000 DA, soit un total de sept (7) millions DA que se partageront ainsi 12 concurrents.

« Un montant considérable qui reflète la forte volonté du Président de la République d’encourager la créativité en langue amazighe, a souligné M.Assad.

Composé de 12 membres, représentant les principales variantes linguistiques amazighes ainsi que les grandes universités algériennes, et choisis sur des critères d’intégrité, de probité, le jury devra évaluer les œuvres présélectionnées pour concourir à cette deuxième édition du  Prix du Président de la République de littérature et langue amazighe, caractérisée par la présence de l’ensemble des variantes linguistiques amazighe, a-t-il ajouté.

La cérémonie officielle de remise de ce prix sera marquée par une parade en ouverture, ainsi que par la tenue d’une exposition d’artisanat traditionnel, d’une autre sur l’audiovisuel amazighe, ainsi que des représentations artistiques, des ateliers et un symposium académique sur le patrimoine architectural de la région organisé avec le concours de l’Université Hadj Moussa Ag-Akhamoukh de Tamanrasset, a fait savoir le Sg du HCA.

L’occasion sera saisie pour procéder à des cérémonies symboliques d’inauguration d’enseignes sur le fronton de certains établissements publics, telles que les structures éducatives, avec des transcriptions en Tifinagh, mais aussi pour honorer des personnalités ayant apporté leur contribution au HCA.

Auparavant, Si El-Hachemi Assad avait visité dans la matinée l’Université de Tamanrasset et tenu une rencontre avec ses responsables sur la situation du département de langue amazighe de l’Université et qui enregistre cette année la sortie de la première promotion de 17 étudiants licenciés dans la matière amazighe.

Ces étudiants auront l’opportunité de prendre part aux différentes manifestations scientifiques organisées par le HCA, dont le séminaire sur la linguistique amazighe, prévu du 23 au 25 octobre prochain dans la wilaya d’Adrar, a assuré M. Assad.

Et d’ajouter qu’une section d’enseignement amazigh sera ouverte à l’école normale supérieure et que des perspectives s’ouvriront aux promus dans le domaine amazigh, avec  plus de possibilités de recrutement, avec le concours des services de la Fonction publique.

M. Assad a appelé, à ce titre, à valoriser les efforts de l’Etat en matière de publications amazighes, qui témoignent de « la grande volonté politique de préserver et promouvoir l’Amazighité ».

Les efforts s’orienteront aussi vers la numérisation des publications pour faciliter les échanges entre les universités, et que des dons d’ouvrages seront effectuées au profit des universités, a également soutenu le Sg du HCA.

Lors de sa visite du lycée Abderrahmane Ibn-Rostom où il a tenu une rencontre avec les enseignants et inspecteurs de la langue amazighe dans cette wilaya, il a affirmé que Tamanrasset est un exemple en matière d’enseignement de la langue amazighe qui y est dispensé dans les trois paliers.

La wilaya compte actuellement 72 enseignants de langue amazighe (43 dans le primaire, 20 dans le moyen et 9 dans le secondaire), a-t-on conclu.

Selon le SG du HCA, une commission mixte, HCA-ministère de l’Education, sera mise sur pied pour évaluer l’expérience de l’enseignement de la langue amazighe, qui boucle sa 26ème année, et que des efforts déployés pour lever les contraintes entravant l’enseignement de cette langue nationale.

APS

Coronavirus: 153 nouveaux cas, 118 guérisons et 8 décès

Coronavirus: 153 nouveaux cas, 118 guérisons et 8 décès

ALGER – Cent cinquante-trois (153) nouveaux cas confirmés de coronavirus (covid-19), 118 guérisons et 8 décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures en Algérie, a annoncé mercredi le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le total des cas confirmés s’élève ainsi à 203.198, dont 153 nouveaux cas durant les dernières 24 heures, celui des décès à 5805 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 139.195 cas.

Par ailleurs, 15 patients sont actuellement en soins intensifs, ajoute la même source.

En outre, 25 wilayas n’ont recensé aucun cas durant les dernières 24 heures, 19 autres ont enregistré de 1 à 9 cas, tandis que 4 wilayas ont enregistré 10 cas et plus.

Le ministère rappelle, par la même occasion, que la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d’hygiène et de distanciation physique, tout en insistant sur le respect du confinement et du port du masque.

APS

Le Tribunal européen annule les accords UE/Maroc, victoire triomphale pour le peuple sahraoui

Le Tribunal européen annule les accords UE/Maroc, victoire triomphale pour le peuple sahraoui

ALGER – Le Tribunal de l’Union européenne a annulé mercredi deux accords sur la pêche et l’agriculture liant le Maroc à l’Union européenne (UE) et étendus au Sahara Occidental occupé, affirmant en outre que le Front Polisario est le seul représentant légal du peuple du Sahara Occidental.

Le Tribunal de l’UE a prononcé mercredi l’annulation de ces deux accords, précisant qu’ils ont été conclus en violation de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de 2016 et sans le consentement du peuple du Sahara Occidental.

« Le Tribunal annule les décisions du Conseil relatives d’une part à l’accord entre l’UE et le Maroc modifiant les préférences tarifaires accordées par l’UE aux produits d’origine marocaine ainsi que d’autre part à leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable », souligne le communiqué du Tribunal.

En outre, le Tribunal a affirmé que le Front Polisario est le seul représentant légal du peuple du Sahara qui dispose de l’autonomie et de la responsabilité pour agir devant la justice européenne au nom du peuple sahraoui.

« Le tribunal constate que le requérant est reconnu sur le plan international en tant que représentant du peuple du Sahara Occidental, même à supposer que cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre limité du processus de ce territoire. En outre sa participation à ce processus implique qu’il dispose de l’autonomie et de la responsabilité nécessaire pour agir dans ce cadre », souligne le communiqué.

« Enfin les exigences de la protection juridictionnelles effectives imposent de reconnaitre au requérant la capacité d’introduire un recours devant le tribunal pour défendre le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental », affirme le tribunal.

Le Tribunal européen met fin au critère du bénéfice aux populations

Le Tribunal de l’UE a en outre expliqué que le critère des bénéfices de ces accords aux Sahraouis ne peut se substituer  à l’exigence de l’expression du consentement du peuple sahraoui.

« Le Tribunal relève que les institutions ne sauraient valablement se fonder sur la lettre du 29 janvier 2002 du conseiller juridique de l’ONU pour substituer le critère des bénéfices des accords litigieux pour les populations concernées à l’exigence de l’expression dudit consentement ».

« Cependant, les démarches entreprises par les autorités de l’Union avant la conclusion des accords litigieux ne peuvent être considérées comme ayant permis de recueillir le consentement du peuple du Sahara occidental à ces accords, conformément au principe de l’effet relatif des traités, tels qu’interprété par la Cour », précise le Tribunal.

La décision du Tribunal européen conforte l’arrêt de justice de 2016 stipulant  que les investissements au Sahara occidental doivent être faits avec le consentement du peuple sahraoui et met fin à la notion « du bénéfice aux populations » prévue dans l’avis de 2002 de Hans Corell, le Conseiller juridique de l’ONU.

« Victoire triomphale du peuple Sahraoui devant la justice européenne ce mercredi 29 septembre 2021, le Tribunal de l’Union européenne a rendu deux arrêts historiques pour la cause sahraouie », s’est réjouit le Front Polisario dans sa première réaction à la décision du Tribunal européen.

« L’arrêt de la Cour de 2016 était très clair, mais la Commission européenne a choisi le passage en force. Par ses arrêts, le Tribunal rappelle aux dirigeants européens que personne n’est au-dessus des lois. Le respect de l’Etat de droit et du droit international s’impose à tous car ils sont la condition de la paix dans le monde », a déclaré Oubi Bouchraya, membre du Secrétariat national du Front Polisario, chargé de l’Europe et l’Union européenne, cité dans le communiqué.

Le verdict impactera en particulier l’Espagne et la France, les grands moteurs » de l’investissement européen dans les territoires sahraouis occupés.

L’Espagne est le pays qui tire le plus de bénéfices de l’accord de pêche UE/Maroc étendus au Sahara Occidental. Sur les 128 navires européens autorisés à pêcher dans les eaux territoriales sahraouies, 92 sont sous pavillon espagnol.

Et Près de 90% des produits de la pêche collectées dans le cadre de l’accord UE/Maroc proviennent des eaux territoriales sahraouies. En échange de l’accès à ces eaux, l’UE verse au Maroc une moyenne annuelle de 52 millions d’euros.

Au plan politique, l’annulation de ces accords va compliquer le rétablissement des relations bilatérales entre Madrid et Rabat  après la crise ouverte qui a suivi l’hospitalisation du président Brahim Ghali en Espagne, commente mercredi la presse espagnole.

Les principaux énoncés du verdict du Tribunal européen

Le Tribunal de l’Union européenne a statué, mercredi, en faveur du Front Polisario en prononçant l’annulation des nouveaux accords sur la pêche et l’agriculture conclus entre le Maroc et l’Union européenne.

Voici les principaux énoncés du verdict:

-Annulation desdits accords: Le Tribunal a annulé les décisions du Conseil relatives d’une part à l’accord entre l’UE et le Maroc modifiant les préférences tarifaires accordées par l’UE aux produits d’origine marocaine ainsi que d’autre part à leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable.

Toutefois, il précise que les effets de ces décisions sont maintenus pendant une certaine période afin de préserver l’action extérieure de l’Union et la sécurité juridique de ses engagements internationaux.

-Le Front Polisario, seul représentant légal du peuple sahraoui: Le Tribunal de l’UE a examiné la question de l’existence de la personnalité juridique du Front Polisario en droit international public, estimant que le rôle et la représentativité du requérant sont de nature à lui conférer la capacité d’agir devant le juge de l’Union.

Il constate que le requérant est reconnu sur le plan international en tant que représentant du peuple du Sahara occidental, même à supposer que cette reconnaissance s’inscrive dans le cadre limité du processus d’autodétermination de ce territoire, assurant qu’il dispose de l’autonomie et de la responsabilité nécessaires pour agir dans ce cadre.

Ainsi, le Tribunal indique que, les exigences de la protection juridictionnelle effective imposent de reconnaître au requérant la capacité d’introduire un recours devant le Tribunal pour défendre le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

-Ecarter l’argument fallacieux des bénéfices des accords aux populations: le Tribunal relève que les institutions ne sauraient valablement se fonder sur la lettre du 29 janvier 2002 du conseiller juridique de l’ONU pour substituer le critère des bénéfices des accords litigieux pour les populations concernées à l’exigence de l’expression dudit consentement.

-Exigence du consentement du peuple sahraoui: Le Tribunal relève que, pour que le consentement soit valide, il doit être libre et authentique, ce qui est le critère fondamental du droit à l’autodétermination.

« Lorsqu’une règle de droit international exige le consentement d’une partie ou d’un tiers, l’expression de ce consentement conditionne la validité de l’acte pour lequel il est requis, la validité dudit consentement lui-même dépend de son caractère libre et authentique, et ledit acte est opposable à la partie ou au tiers y ayant valablement consenti ».

Le Tribunal constate que,  » eu égard à la portée juridique, en droit international, de la notion de « peuple », d’une part, et de la notion de « consentement », d’autre part, les soit disant « consultations » des « populations concernées » organisées par les institutions n’ont pu aboutir à l’expression du consentement du peuple du Sahara occidental.

APS

L’annulation de deux accords UE-Maroc, « une victoire éclatante » pour les Sahraouis

L’annulation de deux accords UE-Maroc, « une victoire éclatante » pour les Sahraouis

ALGER – L’annulation des accords agricole et de pêche conclus entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc par le Tribunal de l’Union européenne est une « victoire éclatante pour la cause légitime du peuple sahraoui », a déclaré mercredi, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra.

« Il s’agit là d’une victoire éclatante pour la cause légitime du peuple sahraoui. Tout d’abord, à travers la reconnaissance de la représentativité du Front Polisario par la plus haute instance judiciaire de l’Union Européenne, qui lui confère la capacité d’agir devant le Tribunal de l’Union », a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.

Il s’agit aussi d’une victoire car il est question, dira-t-il, de ‘ »l’annulation des deux accords conclus en violation de l’obligation relative à la nécessaire obtention du consentement libre et authentique du peuple sahraoui qui découle directement du statut séparé et distinct du territoire du Sahara Occidental en tant que territoire non autonome éligible à l’autodétermination conformément au droit international ».

« Cette double avancée majeure consacrée par la jurisprudence européenne constitue un acquis historique qui s’imposera désormais à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne et à ses Institutions dans leurs relations avec le Maroc, en tant qu’Etat occupant », a signalé le ministre.

« Cette sentence vient aussi ouvrir une nouvelle étape dans la lutte du peuple du Sahara occidental pour l’exercice de son droit inaliénable, imprescriptible et non négociable, à l’autodétermination, en ce sens qu’elle constitue un repère incontournable pour les organisations internationales impliquées dans la recherche d’une solution au conflit du Sahara occidental qui garantit le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », a-t-il ajouté.

S’inscrivant en droite ligne du statut du Sahara occidental, représenté par la République Arabe Sahraouie Démocratique, en tant qu’Etat fondateur de l’Union africaine, « cette nouvelle consécration juridique de sa personnalité internationale a l’effet clarificateur de réduire à néant les prétentions expansionnistes du Royaume du Maroc », a précisé, en outre, M. Lamamra.

« Dans le même temps, ce verdict de la justice européenne indique au Conseil de sécurité des Nations Unies la voie que le parachèvement de la décolonisation du Sahara Occidental doit impérativement emprunter », a-t-il poursuivi.

« Face à une occupation illégale de territoires sahraouis et à une exploitation effrénée de ressources naturelles sur lesquelles le peuple du Sahara occidental est le titulaire exclusif d’une souveraineté permanente, le Conseil de sécurité est plus que jamais mis en demeure d’engager son autorité dans la promotion et la protection des droits nationaux du peuple du Sahara Occidental », a conclu le ministre.

Mercredi, le Tribunal de l’Union européenne a annulé les deux accords liant le Maroc à l’Union européenne (UE) et étendus au Sahara occidental occupé, affirmant que le Front Polisario est le seul représentant légal du peuple du Sahara occidental.

Le Tribunal a précisé que ces deux accords ont été conclus en violation de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de 2016 et sans le consentement du peuple du Sahara occidental.

APS

Verdict du Tribunal européen: le Polisario évoque une « victoire triomphale » du peuple Sahraoui

Verdict du Tribunal européen: le Polisario évoque une « victoire triomphale » du peuple Sahraoui

LUWEMBOURG – L’annulation des accords de pêche et de l’agriculture entre le Maroc et l’Union européenne étendus au Sahara Occidental, prononcée mercredi par le Tribunal de l’Union européenne, est une victoire triomphale du peuple Sahraoui devant la justice européenne, a déclaré le Front Polisario dans un communiqué.

« Victoire triomphale du peuple Sahraoui devant la justice européenne ce mercredi 29 septembre 2021, le Tribunal de l’Union européenne a rendu deux arrêts historiques pour la cause sahraouie », s’est réjouit le Front Polisario dans sa première réaction à la décision du Tribunal européen.

« D’abord, le Tribunal juge que le Front Polisario est le représentant du peuple Sahraoui qui, par conséquent, dispose de la capacité d’agir en justice devant les juridictions européennes pour défendre les droits souverains de son peuple à l’égard de son territoire national et de ses ressources naturelles », se réjouit la représentation du Front Polisario à Bruxelles.

Et « Sur le fond, le Tribunal annule les nouveaux accords UE-Maroc car ils ont été imposés illégalement au peuple sahraoui, contre son consentement », explique-t-elle.

« En particulier, le Tribunal relève que, pour que le consentement soit valide, il doit être libre et authentique, ce qui est le critère fondamental du droit à l’autodétermination et à l’indépendance, en application du droit de la décolonisation », explique le Front Polisario.

Dans ce cadre, le Tribunal souligne que des soi-disant « consultations » avec les « populations concernées » ne peuvent en aucun cas remplacer le consentement du peuple Sahraoui, qui constitue un « peuple » à part égal des autres peuples en droit international, ajoute le Polisario dans sa déclaration écrite.

De même, le Tribunal écarte définitivement l’argument fallacieux des bénéfices, qui ne peut pas substituer l’exigence incontournable du consentement.

Deuxièmement, la Cour avait jugé que le peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, constitue un sujet tiers aux relations UE-Maroc, dont le consentement s’impose pour tout accord international applicable au Sahara occidental, indépendamment des bénéfices allégués », se félicite la représentation sahraouie.

Par ses deux arrêts rendus aujourd’hui, dans la droite ligne de la jurisprudence de la Cour, le Tribunal de l’Union européenne renforce et consolide les acquis de l’arrêt de 2016.

Dans son arrêt du 21 décembre 2016, la Cour de Justice de l’Union européenne avait posé deux acquis. Premièrement, la Cour a rappelé que, en vertu du droit à l’autodétermination et à l’indépendance, le Sahara occidental dispose d’un statut séparé et distinct vis-à-vis du Royaume du Maroc, rejetant les prétentions expansionnistes de l’occupant.

« L’arrêt de la Cour de 2016 était très clair, mais la Commission européenne a choisi le passage en force. Par ses arrêts, le Tribunal rappelle aux dirigeants européens que personne n’est au-dessus des lois. Le respect de l’Etat de droit et du droit international s’impose à tous car ils sont la condition de la paix dans le monde », a déclaré Oubi Bouchraya, membre du Secrétariat national du Front Polisario, chargé de l’Europe et l’Union européenne, cité dans le communiqué.

« Nous appelons donc les dirigeants européens à se conformer aux arrêts du Tribunal car leur défiance à l’égard de la justice européenne continue à entraver le processus de décolonisation du Sahara occidental », a-t-il ajouté.

APS