L’auteur Mourad Amroun vient de publier un nouveau roman intitulé À l’aube de la gloire,  qu’il consacre à une période marquante, qui porte beaucoup de symbole chez les Algériens, et importante de l’histoire de l’Algérie : le 8 mai 1945.

L’auteur retrace une partie des génocides,  massacres,  des répressions sanglantes… qui suivirent les manifestations nationalistes, indépendantistes et anticolonialistes qui ont eu lieu en mai 1945 dans le Constantinois,  en Algérie,  plus précisément à Sétif, pendant la colonisation française. Des événements qui annonçaient déjà les prémices du déclenchement de la révolution de Novembre 1954. « Ce livre  marque la fin d’une étape dans l’histoire de mon pays. Une histoire tellement riche en événements qu’il est difficile de les énumérer et encore moins de les conter », précise l’auteur, en soulignant, « qu’il s’inspire des souvenirs de son enfance, de sa jeunesse, de sa vie quotidienne, mais aussi de la société qu’il côtoie quotidiennement ».
Mourad Amroun, cet auteur bilingue au verbe facile, est né dans les années soixante en Kabylie. Il a suivi des études supérieures à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. Il est cadre supérieur dans une entreprise nationale. Il collabora avec plusieurs journaux à l’instar d’Alger républicain, le Matin,  la Nouvelle république, le Citoyen,  Liberté…
Il a écrit L’arme glacée une fiction écrite en langue française à l’âge de 22 ans, publiée en 2007 sur compte d’auteur. Pour lui écrire est une passion,  un amour et surtout un moyen de toucher et de faire connaissance avec autrui. « J’écris parce que j’ai toujours aimé écrire. Au fil des années, c’est devenu une passion pour moi, car c’est un excellent moyen d’aller vers les autres,  ceux qu’on ne rencontre pas forcément. Par ailleurs, la vie me stimule, plus que cela, beaucoup d’événements m’inspirent. Je crois, que chaque auteur,  selon ce qu’il vit,  qu’il lit où qu’il découvre,  arrive à se créer son propre univers », nous a-t-il expliqué.
Pour ce qui est du présent roman, Mourad Amroun affirme que cette révolution livrée par des hommes sans expérience, sans formation, sans moyen contre l’une des plus grandes puissances militaires de l’époque, suscite toute l’importance et l’attention. “Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire de revisiter l’histoire afin de comprendre notre temps et d’en tirer ainsi les enseignements pour garder le bateau sur l’eau”, a-t-il indiqué.
Pour lui l’écrivain n’est pas seulement un raconteur de faits, mais il a un rôle plus grand et plus important au sein de la société. « Il est nécessaire de rappeler tout le temps, à qui veut l’entendre,  le rôle et les missions qui lui sont dévolues dans la société, notamment par les temps qui courent où il a besoin d’être orienté,  éclairé et accompagné ».
Par ailleurs, sur des textes accompagnés d’illustrations de Meriem Benyoucef, À l’aube de la gloire est conçu tel un “ensemble de chantiers infinis, mais qui, une fois maçonné pierre après pierre, se révèle progressivement tels des décors changeants que l’on croise lors d’un voyage. Il en décrira tous les avatars, analysera chaque chose jusqu’au moindre détail avec une audace suprême”, dira le romancier.
Kafia Aït Allouache