ALGER- Cinquante ans après la tenue de la 1ère Conférence des Nations Unies sur l’environnement, la capitale suédoise Stockholm abritera à partir de jeudi une Réunion internationale de haut niveau convoquée par l’Assemblée générale de l’ONU pour évaluer les efforts mondiaux en matière de traitement des crises du climat et de l’environnement et cinq décennies de travail dans ce sens.
Le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane participera en qualité de représentant du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à cette réunion placée sous le thème « Stockholm+50: une planète saine pour la prospérité de toutes et tous -notre responsabilité, notre chance ».

Les représentants de plusieurs pays du monde veilleront lors de cette réunion à mettre en exergue l’importance d’adopter un mode de vie durable et en harmonie avec la nature et l’impératif de poursuivre l’action environnementale internationale pour renforcer la diplomatie environnementale et les normes, voire les pratiques environnementales saines.

Cet évènement international organisé par l’ONU vise, selon un communiqué des services du Premier ministre, à « encourager l’adoption de plans de relance écologiques à la suite de la Covid-19 et à servir de tremplin pour accélérer la mise en œuvre de la +Décennie d’action+ des Nations unies en vue de réaliser les objectifs de développement durable, y compris le programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Accord de Paris sur les changements climatiques et le cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 ».

La Réunion Stockholm+50 devrait insuffler une nouvelle dynamique en termes de conscience environnementale pour maintenir durant le prochain demi-siècle le travail engagé il y a cinq décennies.

Une réunion préparatoire à cet évènement s’est tenue le 28 mars dernier au siège de l’ONU à New York, à laquelle ont été conviés des pays membres de l’ONU, des agences onusiennes et des parties aux conférences environnementales multipartites dans le cadre de consultations nationales visant à promouvoir un dialogue national global sur la dimension environnementale des objectifs de développement durable et à élaborer des recommandations pour une planète saine pour la prospérité de toutes et tous.

La capitale suédoise abritera le 5 juin les festivités organisées à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement 2022, sous le thème « Une seule terre », soit le même thème retenu depuis 50 ans, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les célébrations de cette journée ont évolué au fil des années pour devenir la plus grande plateforme mondiale de sensibilisation à l’environnement, célébrée par des millions de personnes à travers le monde.

A la veille de cette célébration, Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a mis en garde qu’au moment où le monde tentait de dépasser la courbe de danger concernant la pandémie de Covid-19, « nous sommes toujours confrontés aux trois crises planétaires, à savoir le changement climatique, la perte de la biodiversité et la pollution ».

 

La Déclaration de Stockholm de 1972 élabore les principes de la bonne gestion de l’environnement

 

La Conférence des Nations Unies sur l’environnement s’est tenue à Stockholm du 5 au 16 juin 1972 et a adopté la « Déclaration de Stockholm sur l’environnement ». La Conférence a également donné lieu à la création du Programme des Nations Unies pour l’environnement et à l’institution du 5 juin de chaque année « Journée mondiale de l’environnement ».

Il s’agissait de la première conférence mondiale ayant fait de l’environnement une question majeure et permis d’adopter une série de principes pour une meilleure gestion de l’environnement, dont la Déclaration du « Plan d’action de Stockholm » qui définissait des principes pour la préservation et le renforcement de l’environnement humain, en sus de la formulation de recommandations pour l’action environnementale internationale.

La Conférence a également abouti à la création du Programme des Nations Unies pour l’environnement, le premier programme des Nations Unies dédié exclusivement aux questions environnementales, et qui a coordonné, pendant 50 ans, un effort mondial pour faire face aux plus grands défis environnementaux de la planète.

Parmi les plus importantes réalisations du programme au cours de ces 50 dernières années, figure l’inscription de l’environnement à l’agenda gouvernemental et international, et l’élaboration d’un cadre juridique à travers des dizaines d’accords et de traités internationaux, notamment en ce qui concerne la pollution, les déchets, la désertification, la biodiversité et le changement climatique.

La Conférence de Stockholm de 1972 a encouragé la création de ministères et d’agences environnementales dans le monde entier et lancé une série de nouveaux accords mondiaux pour protéger collectivement l’environnement.

La Déclaration, qui contenait 26 principes, a placé les questions écologiques au rang des préoccupations internationales et a marqué le début d’un dialogue entre les pays industrialisés et pays en développement concernant le lien qui existe entre la croissance économique, la pollution et l’indivis mondial (l’air, l’eau, les océans), et le bien-être des peuples dans le monde entier.

Le Plan d’action contient, quant à lui, trois grandes catégories, à savoir le programme mondial d’évaluation de l’environnement (plan de vigie), les activités de gestion de l’environnement, et les mesures internationales visant à étayer les activités d’évaluation et de gestion menées aux niveaux national et international. Ces catégories se déclinent en 109 recommandations émises. APS..