Conseil de sécurité de l’ONU : La Minusma au menu en juin

 

Parmi les nombreuses questions africaines qui seront abordées ce mois de juin par le Conseil de sécurité, dont la présidence tournante sera assurée par l’Albanie, figure celle de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), programmée pour le 13 juin, avec une séance consacrée au renouvellement du mandat de la Mission le 29. une mission qui continue de payer un lourd tribut.

Vendredi, deux Casques bleus ont été tués et deux autres blessés, lorsque leur véhicule blindé de transport de troupes a heurté un engin explosif improvisé dans la région de Mopti, dans le centre du Mali. Il faut rappeler que c’est le sixième incident dans lequel un convoi de la Minusma est touché depuis le 22 mai, et il s’agit de la deuxième attaque mortelle contre un convoi de maintien de la paix de l’ONU cette semaine. Mercredi, une attaque a visé un convoi logistique de la  mission  près de la ville de Kidal, dans le nord du Mali. La Minusma reste la mission de paix qui a perdu le plus grand nombre de casques bleus.  Depuis son déploiement en  2013  par les Nations unies, ce sont 257 casques bleus qui ont été tués sur le terrain. «Elle a le malheureux privilège d’être la plus dangereuse des opérations de maintien de la paix que les Nations unies conduisent en différentes parties du globe» a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour Mali et chef de la Minusma, M. El Ghassim Wane.
Mais  malgré les pertes subies, il souhaite voir le renouvellement du mandat de la mission onusienne. Pour lui, c’est même une nécessité. Aussi dans son rapport qui sera soumis le 13 juin au Conseil de sécurité, la Minusma demande le renouvellement de son mandat pour au moins une année supplémentaire. Elle réclame également plus d’effectifs au sol pour combler le vide laissé par le départ de la force Berkhane sur le territoire malien et pour lutter contre la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays. les  12.261 militaires, 1.718 policiers et plus de 1 833 civils originaires de plus de 60 pays opérationnels sur le territoire ne suffisent plus pour assurer au mieux les opérations menées par la  mission. Le 30 mai, El Ghassim Wane a salué la volonté des autorités de la Transition à travailler avec la Minusma. «Ensemble nous arriverons à la paix et à la stabilité au Mali. Nous devons travailler étroitement avec le gouvernement malien, comme toute action humaine, il y a toujours des démarches d’efficacité à mener et des améliorations à faire», a-t-il plaidé. Toutefois, la note trimestrielle de la Minusma sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire au Mali pour la période allant du 1er janvier au 31 mars 2022, publiée le 30 mai dernier, pourrait pousser les autorités maliennes à refuser la présence de la Minusma sur son sol.  Des allégations réfutées par le gouvernement qui a précisé dans son Mémorandum qu’elles «sont et sont de nature à discréditer les FAMa (l’armée malienne), respectueuses des droits de l’Homme et du droit international humanitaire». De même que la lettre qui accompagnera le rapport, datant du 1er juin et déjà adressée au président du Conseil qui détaille des obstructions supposées qu’ont subies les f orces de la Minusma au Mali, risque d’envenimer la relation entre la mission onusienne et les autorités maliennes. APS….

Nawal Illoul et Imène Sahir animent un concert à Alger

ALGER – « Qaâdat Z’men », un spectacle époustouflant de chants andalous et de variétés algériennes a été animé, vendredi soir à Alger, par les chanteuses, Nawal Illoul et Imène Sahir, dans des atmosphères de grands soirs.
Le public, relativement nombreux, de la salle Ibn-Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (Oref), a été embarqué, près de deux heures durant, par les voix suaves de Nawal Illoul et Imène Sahir, dans un voyage au cœur du souvenir et de la nostalgie de la chanson algérienne.

Dans une synergie à deux voix, Nawal Illoul au R’beb et Imène Sahir au violon, dans leurs beaux accoutrements perpétuant la tradition signée « Lylena », ont mis en œuvre leur savoir faire, étalant une trentaine de pièces rendues en deux volets avec des contenus variés entre, classique, hawzi, aroubi, chaâbi, malouf et melhoun, entre autre.

D’abord, « Noubet el inqilabet » et le fameux « krissi » (prélude musical) qui rappelle une des normes du genre andalou et renvoie aux divas algériennes qui, avec le « Hawzi » et le « Aroubi », ont marqué l’histoire de cette musique savante, à l’instar de Meriem Fekkai (1889-1961), Cheikha Tetma (1891-1962), ou encore, Fadhéla Dziriya (1917-1970).

Les pièces, « Assafi âala ma mada », »Rachiq el qad », »Ana qad kana li Khalil », « Zarni el malih wahdou », »Honi Kanou », »Kane mâakoum djet » et « Wahd el ghoziel », ont été interprétées par le duo d’artistes, en alternant leurs couplets respectifs dans une grande complicité, aux variations modales entre Moual et Zidène, sous un éclairage feutré aux différentes ambiances.

Un Orchestre de sept musiciens virtuoses et bien inspirés, a soutenu les deux interprètes aux voix étoffées, dans une autre synergie animée notamment par, Mohamed Zakaria Ghazi et Said Gaoua aux percussions, Sid Ali Bouzar, au violon alto, Hichem Yazid aux claviers, Abdelkrim Selmi à la basse, Saliha Ould Moussa au luth et Imad El Houari au Qanun.

Lire aussi: « Andaloussiates El Djazair » : belle prestation de l’Ensemble « El Djenadia » de Boufarik

Dans le mode « Araq », le duo a ensuite entonné, « El qelb bat salli », « Ah ya Bellaredj » et « Ach may’berred nirani », avant d’enchainer, « Welfi Meriem », « Ana touiyri », « Attar yal’Attar », « Ya lalla Z’hor » et « Rimoun rametni », devant un public qui avait déjà cédé au déhanchement, applaudissant longtemps les artistes.

Adaptant un accompagnement basé sur des arrangements ouverts sur le registre des musiques du monde, les musiciens ont brillé de créativité sur les différentes chansons au programme des deux chanteuses, en posture debout cette fois-ci, pour apparaître dans la splendeur et le charisme des grandes cantatrices d’opéra.

Les pièces, « At’haddeth’t mâak ya qalbi », « Ya bnet El Djazair », « Ana lik », « Taht el yasmine », « Aâcheqt tofla andaloussiya », « Ma hal’ez’Zine », « Chehlet laâyani », « El qahwa wel’latay », « Ma naâref’ch wana s’gheiyer », ont été rendues avec le public qui reprenait en chœurs les refrains de chaque titre, pour conclure dans l’euphorie, avec « Zine li aâtak Allah », dans le mode romantique du Sehli.

« Les feuilles mortes », chanson d’Yves Montand sur un texte de Jacques Prévert et une musique de Joseph Cosma, « Bambino », chanson populaire italienne et « Ana fel’hob », boléro adapté de « Historia De Un Amor » de Carlos Eleta Almaran et Clovis Camelo De Melloe, ont également été interprétées par les deux sopranos, dans une belle traversée de la Méditerranée.

Déjà chanteuse polyvalente, Nawal Illoul est venue à la chanson andalouse en 2001, avec l’association culturelle, « El Ghernatia » de Koléa, puis, en 2009, avec « El Bachtarzia », où elle s’intéressera au chant et à l’apprentissage du R’beb, son instrument de prédilection. Depuis 2013, elle compte à son actif, trois albums et cinq singles tournés en clips..

Etablie à Paris, Imène Sahir gère actuellement le projet artistique, « Imène Sahir Quintet », s’essayant ainsi à de nouvelles formes modernes  d’expression tout en préservant l’authenticité des contenus de son répertoire qui reste relié au patrimoine et au terroir.

Depuis 2008, elle a sorti deux albums et un coffret de quatre CD. Entre 2014 et 2020, elle s’est occupée de sa carrière solo, tout en dirigeant, à des périodes différentes, les orchestres des associations culturelles de musique andalouse « El Ghoutia  » et « El Moutribia ».

Le concert « Qaâdat Z’men » animé par Nawal Illoul et Imène Sahir a été organisé par l’Oref, sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts. APS..

La contribution de la société civile à l’édification de l’Algérie nouvelle mise en avant

ALGER – Le président de l’Observatoire national de la société civile (ONSC), Abderrahmane Hamzaoui a mis en avant, samedi à Alger, l’importance de la contribution de la société civile au « processus du développement national inclusif et à l’édification de l’Algérie nouvelle à laquelle aspire tout un chacun ».
Supervisant les travaux de la 2e session du Conseil national de l’Observatoire, M. Hamzaoui a affirmé que la société civile était « une véritable force, eu égard au rôle essentiel qu’elle peut jouer et à son implication dans diverses questions servant aussi bien le citoyen que le pays ».

Dans ce contexte, il a passé en revue « le grand rôle » accompli par la société civile, en sa qualité de « force de proposition », sur la scène nationale pour réaliser « les réformes inclusives qu’a connues l’Algérie dans divers domaines cette dernière période », évoquant son rôle dans « la consécration des principes de la véritable démocratie et sa contribution à la réussite des différentes échéances électorales organisées par le pays ».

Il a qualifié, à ce propos, la société civile de « soupape de sécurité face à tous ceux qui tentent de déstabiliser l’Algérie et d’entamer son unité nationale ».

Plus explicite, M. Hamzaoui a abordé « les profondes réformes » opérées dans le pays à l’instar de « l’amendement de la Constitution et la consécration de la position de la société civile à travers la mise en place de l’ONSC, à l’initiative du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ».

La société civile « exprime la véritable volonté populaire et demeurera un défenseur de tous les acquis et un conservateur de l’identité et les constantes du peuple, mais également de l’unité nationale et de la stabilité du pays », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, M. Hamzaoui a invité la société civile à « participer en force » à la célébration du 60e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale et à « s’engager pleinement dans cette démarche pour affirmer que la société civile reste attachée aux principes de la guerre de libération, de sa glorieuse histoire et des sacrifices des chouhada et moudjahidine ».

A ce propos, il a annoncé le lancement « prochain » d’une plateforme numérique interactive au profit des associations, laquelle servira de « canal de communication et de cadre d’échange de vues et d’idées sur divers thèmes et questions liés au développement national ». APS..

Qualifications de la CAN-2023 (Gr. F / 1re journée) : l’Algérie domine l’Ouganda (2-0)

ALGER- La sélection algérienne de football a dominé son homologue ougandaise (2-0, mi-temps 1-0), en match disputé samedi soir au stade du 5-Juillet (Alger), pour le compte de la première journée des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, prévue en 2023, en Côte d’Ivoire.
Les Verts ont ouvert le score à la 28e minute de jeu, par leur défenseur central Aïssa Mandi, idéalement placé dans le carré des six mètres pour pousser le cuir de la poitrine au fond des filets, et c’est le meneur de jeu Youcef Belaïli qui a doublé la mise à la 80′, d’un superbe tir croisé, à l’entrée des 18 mètres.

A signaler que le gardien algérien Mustapha Zeghba a arrêté un pénalty à la 32′ minute de jeu, devant Faruku Miya Isaac Muleme, qui avait choisi de tirer en force, en plein centre.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, le Niger et la Tanzanie se sont neutralisés (1-1, mi-temps 1-1), dans l’autre match de ce Groupe « F » des éliminatoires de la CAN-2023, disputé au stade de l’Amitié à Cotonou (Bénin).

La Tanzanie avait ouvert le score par George Mpole à la première minute de jeu, avant que Daniel Sosah n’égalise pour le Niger à la 26e minute.

Lors de la 2e journée, prévue le mercredi 8 juin courant, la Tanzanie accueillera l’Algérie à Dar Es Salaam (17h00), alors que le Niger se déplacera à Kitende, pour y défier l’Ouganda (14h00).

 

Fiche technique

 

– Fiche technique du match Algérie -Ouganda (2-0, mi-temps 1-0), disputé samedi soir au stade du 5-Juillet (Alger) pour le compte de la première journée des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nation de football, prévue en 2023, en Côte d’Ivoire :

 

Stade du 5-Juillet (Alger). Temps : assez frais. Affluence faible. Terrain en bon état. Arbitrage de l’Egyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussein, assisté de ses compatriotes Samir Gamal Saâd et Ahmed Tawfik Ali.

 

Buts : Aïssa Mandi (28′), Youcef Belaïli (80′) Algérie

 

Avertissements : – Ramy Bensebaïni (25′), Rachid Ghezzal (32′) Algérie

– Khalid Aucho (23′), Bevis Christofer Kizito Mugabi (86′) Ouganda

 

Algérie : Mustapha Zeghba, Hocine Benayada, Ramy Bensebaïni (Abdelkader Bedrane 84′), Ahmed Touba, Aïssa Mandi, Ismaël Bennacer, Adem Zorgane (Sofiane Bendebka 81′), Ramiz Zerrouki, Islam Slimani (Cap) (Amine Ammoura 69′), Youcef Belaïli (Billel Brahimi 81′), Rachid Ghezzal (Adem Ounes 69′).

Entraîneur : Djamel Belmadi.

 

Ouganda : Charles Lukwago, Allan Okello (Steven Serwadda 55′), Bevis Christofer Kizito Mugabi, Emmanuel Arnold Okwi (Cap) (Hakim Kiwanuka 74′), Faruku Miya Isaac Muleme (Kizza Martin 55′), Joseph Youngman Marvin (Kakooza Derrick 81′), Khalid Aucho, Kizito Mugweri Gavin, Lwaliwa Halidi, Milton Karisa (Bobosi Byaruhanga 74′).

Entraîneur : Micho Silozovic. APS…

Formation professionnelle: des mécanismes de travail adaptés aux nouvelles orientations socio-économiques

ALGER – Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine Merabi, a affirmé, samedi à Alger, l’engagement de son secteur à adopter des mécanismes de travail conformes aux nouvelles orientations socio-économiques de l’Algérie.
Présidant l’ouverture du Salon national de la formation et de l’enseignement professionnels, au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, le ministre a précisé que son secteur est engagé à adopter des mécanismes de travail conformes aux règles de la compétitivité économique et aux mutations technique et technologique que connaît l’Algérie.

M. Merabi a rappelé que cette manifestation intervient dans le cadre de « la mise en œuvre du programme établi dans le domaine du partenariat avec le secteur économique, en vue d’harmoniser le système de formation et de l’adapter aux transitions que connaît l’Algérie, de contribuer à la création de nouvelles opportunités d’emploi et d’accélérer la dynamique de mise en place d’un tissu de micro-entreprises ».
Dans le même contexte, le ministre a réitéré « la grande importance que l’Etat accorde à faire de la formation professionnelle un moyen de promouvoir les opportunités d’emploi des jeunes et de relancer l’économie nationale en répondant aux exigences du marché du travail par la fourniture d’une main-d’œuvre qualifiée ».

L’orientation vers la formation est « un investissement pérenne pour former la ressource humaine, qui nécessite l’accompagnement de tous les principaux acteurs, à savoir les entreprises économiques, les agences de soutien et les partenaires sociaux », a-t-il ajouté.

Le Salon national de la formation et de l’enseignement professionnels (4-6 juin) qui connait la participation de 100 exposants, vise à « valoriser les efforts consentis dans les établissements de formation, notamment en matière de cristallisation d’idées et de projets novateurs, et à assurer l’accompagnement des diplômés du secteur par les entreprises économiques », a précisé le ministre.

M. Merabi a également appelé les entreprises nationales publiques et privées à « accorder l’attention nécessaire aux diplômés du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels afin de fournir des emplois à cette catégorie, assurer l’intégration des efforts visant à éliminer le spectre du chômage et à réaliser le développement économique garanti par le programme du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, outre la concrétisation de l’objectif de l’accès aux marchés étrangers régionaux, voire mondiaux ».

Rehaussé de la présence de plusieurs membres du gouvernement lors de son ouverture, le Salon accueille des expositions de produits de diverses spécialités, pour ne citer que la technologie, l’agriculture, le BTP, la chimie industrielle, la mécanique, l’agroalimentaire, l’eau et l’environnement, la mécanique des moteurs et des machines, l’aquaculture et les technologies de l’audiovisuel.

Le programme du salon comportera, par ailleurs, des conférences thématiques portant sur les énergies renouvelables, le numérique, les métiers agricoles et le développement de la formation professionnelle. APS..