Le Sahara Blend, le brut de référence algérienne, a occupé la quatrième place du brut le plus cher du panier de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en août dernier, selon les données publiées par l’organisation.

«La moyenne mensuelle des prix du brut algérien est passée de 75,34 dollars en juillet dernier à 71,05 dollars en août, soit une baisse de 5,7 %, occupant la quatrième place du brut le plus cher de la composante du panier de l’Opep (13 bruts) durant le mois dernier, après le Saoudien Arab light (71,36 dollars/baril), le Nigerian Bonny light (71,23 dollars/baril) et Kuwait Export vendu à 71,06 dollars/baril, a précisé l’Opep dans son dernier rapport mensuel. Le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, côté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs. La baisse du prix du Sahara Blend intervient dans un contexte de chute des prix du brut au marché mondial en août atteignant leurs plus bas niveaux depuis mai dernier, suite notamment aux inquiétudes sur la demande de pétrole asiatique à court terme, les données économiques mitigées et la perspective d’une offre mondiale de pétrole plus élevée. Ainsi, le prix moyen du panier de l’Opep (ORB) a chuté en moyenne de 3,20 dollars (- 4,4%) en août dernier pour s’établir à 70,33 dollars/b. Il s’agit de sa plus forte baisse mensuelle depuis septembre 2020, après une reprise significative pendant trois mois consécutifs. L’OPEP a indiqué, par ailleurs, que la production de l’Algérie en août avait atteint 921.000 barils par jour (Mbj), soit une hausse de 6.000 barils par rapport à la production moyenne de juillet (915.000 Mbj). Les pays de l’OPEP ont produit 26,762 Mbj en août, contre 26,611 Mbj en juillet, en hausse de 151.000 barils/jour. Quant à la demande mondiale de pétrole en 2022, elle devrait fortement croître, selon l’OPEP, d’environ 4,2 mb/j, soit 0,9 mb/j plus élevé que l’évaluation du mois dernier. «La demande de pétrole en 2022 devrait atteindre 100,8 mb/j, dépassant les niveaux prépandémiques», a souligné l’Organisation. Pour ce qui est de la demande de brut de l’OPEP en 2021, elle est révisée en hausse de 0,3 mb/j par rapport à l’évaluation du mois dernier pour s’établir à 27,7 mb/j, soit une augmentation de 4,9 mb/j par rapport à l’année précédente. En 2022, la demande de brut de l’OPEP est revue également à la hausse de 1,1 mb/j pour s’établir à 28,7 mb/j, soit environ 1,1 mb/j de plus qu’en 2021, est-il précisé dans le même rapport.

L’AIE prévoit «un fort» rebond de la demande après 3 mois de contraction

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’attend à «un fort rebond de la demande pétrolière mondiale», après trois mois de contraction cet été, causés par la résurgence de cas de Covid en Asie.
Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l’agence basée à Paris estime ainsi que la demande s’est contractée «pendant trois mois consécutifs», de juillet à septembre.
«La demande pétrolière mondiale reste sous pression du virulent variant Delta du Covid-19 dans des régions consommatrices clefs, particulièrement en Asie», notent les experts de l’AIE.
Après un fort rebond en juin, ils estiment ainsi que la demande se sera contractée de 310.000 barils par jour chaque mois en moyenne sur les trois mois jusqu’à septembre inclus.
Mais «des signes émergent déjà sur une baisse des cas de Covid et la demande devrait rebondir fortement de 1,6 million de barils (mb/j) par jour en octobre et continuer à croître jusqu’à la fin de l’année», ajoute cependant l’AIE.
Au final, elle s’attend à une croissance de la demande un tout petit peu moindre que prévu auparavant cette année (+5,2 mb/j) mais un peu plus importante (+3,2 mb/j) en 2022.