Politique d’aide sociale: L’élaboration du registre national unifié touche à sa fin

Politique d’aide sociale: L’élaboration du registre national unifié touche à sa fin

ALGER – Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a affirmé, mercredi, que le Gouvernement est en passe de parachever l’élaboration du registre national unifié dans le cadre de la politique sociale de l’Etat visant « un meilleur ciblage » de l’aide destinée aux catégories vulnérables et défavorisées.

En réponse aux questions des membres du Conseil de la nation dans le cadre du débat du Plan d’action du Gouvernement, le Premier ministre a affirmé que l’élaboration du registre national unifié touchait à sa fin, rappelant que ce Plan s’est focalisé sur « le renforcement de la cohésion sociale par l’augmentation et le soutien du pouvoir d’achat des citoyens et l’amélioration de la prise en charge des catégories défavorisées dont les personnes aux besoins spécifiques et celles âgées ainsi que les familles sans revenus ou à faibles revenus ».

Evoquant l’enveloppe financière affectée à ce volet dans le cadre de la loi de finances pour 2021, M. Benabderrahmane a indiqué que la valeur des transferts sociaux s’élève à « 1.900 milliards de DA », soit « 9,4% du PIB » et « 23,78% du budget de l’Etat ».

A cet effet, le Gouvernement s’est engagé dans le processus de réforme du modèle d’aide pour un ciblage social plus juste des parties concernés en passant au système des transferts monétaires au profit des familles nécessiteuses qui bénéficient d’un revenu supplémentaire à titre de compensation de la modification des prix, a ajouté le Premier ministre.

APS

Fortes chutes de pluies: La PC effectue plusieurs interventions

Fortes chutes de pluies: La PC effectue plusieurs interventions

ALGER- Les unités de la Protection Civile ont effectué mardi plusieurs interventions, suite aux fortes chutes de pluies qui se sont abattues sur plusieurs wilayas, outre les opérations de pompage des eaux infiltrées dans certaines habitations et structures, et la montée et l’accumulation des eaux de pluie sur les routes, a indiqué un communiqué de la direction générale.
« Les unités de la protection civile ont effectué plusieurs interventions suite aux fortes précipitations à travers plusieurs wilayas, notamment les wilayas du centre-ouest, du centre et de l’est du pays », a indiqué la même source qui a ajouté que les unités ont effectué « plusieurs opérations de pompage des eaux infiltrées dans certains habitations et structures ainsi que sur les routes suite à la montée et l’accumulation des eaux de pluie » outre « l’enregistrement de certains arbres tombés et des glissements de terrain.

Le communiqué de la direction générale de la protection civile de la wilaya de Médéa a révélé que la route nationale n 19, reliant les communes d’Aziz et d’Oum El Djalil, était fermée à la circulation en raison du niveau élevé des eaux de l’oued Boukmouri, et que « deux voitures qui étaient coincées à côté de l’oued sont sorties de leur voie sans enregistrer de pertes humaines ».
Les éléments de la protection civile ont également mené des opérations de pompage des eaux infiltrées dans certains habitations, bâtiments et structures, à travers les communes de Chellalat El Adhaoura, El Omaria, Moudjbar, Benchicao, Oamri, Souagui, Beni Slimane et Ksar El Boukhari.

Dans la commune de Beni Slimane, les éléments de la Protection civile ont procédé au pompage des eaux pluviales de l’intérieur d’un centre de formation professionnelle et d’une école primaire à Sekhairia où aucun dégât n’a été enregistré.

Dans la commune de Moudjbar, des opérations de pompage des eaux pluviales ont été effectuées par les services de la Protection civile au niveau de cinq (5) habitations où aucun dégât n’a été déploré.

Dans la commune de Beni Haoua dans la wilaya de Chlef, des opération de drainage des eaux pluviales ont été effectuées au niveau de plusieurs quartiers de la façade maritime de la ville.

Des opérations similaires ont été effectuées dans la commune de Tizi Ouzou au niveau d’un CEM du centre-ville.

Par ailleurs, la route nationale (RN) 12 entre Boukhalfa et Makouda a été coupée à la circulation à cause de l’accumulation des eaux de pluie alors que la RN 30 reliant Takhoukht à Ouacif a été coupée à la circulation suite à un glissement de terrain.
La RN 15 entre Aïn El-Hammam et Larabaâ Nath Irathen a également été coupée à la circulation suite à un glissement de terrain.Une opération de drainage des eaux pluviales qui se sont accumulées au niveau de l’hôpital au centre de la commune a aussi été effectuée.

Rentrée sociale : un programme de transport spécial assuré de 5h30 à 19h30 à Alger

Rentrée sociale : un programme de transport spécial assuré de 5h30 à 19h30 à Alger

ALGER- L’Etablissement public de transports urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) a annoncé, lundi dans un communiqué, avoir établi un programme de transport spécial pour la rentrée sociale qui débute demain mardi de 5h30 jusqu’à 19h30.

« En prévision de la rentrée sociale 2021-2022, l’Etablissement public de transports urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) a établi un programme de transport spécial à partir du 21 septembre 2021 », a précisé la même source.

Dans le cadre de ce programme, « les horaires de transport ont été fixés durant cette période de 05h30 pour le premier départ et 19h30 pour le dernier départ avec une fréquence de 30 à 40 minutes », a ajouté le communiqué.

A cette occasion, l’Etusa a réitéré à ses usagers « l’importance du port du masque et le respect du protocole sanitaire tout au long du trajet ».

APS

Un plan sécuritaire préventif pour la réussite de la rentrée scolaire 2021/2022

Un plan sécuritaire préventif pour la réussite de la rentrée scolaire 2021/2022

ALGER- La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a mis en place un plan sécuritaire préventif afin de réunir toutes les conditions pour la réussite et l’accompagnement de la rentrée scolaire 2021/2022, en coordination avec les autorités concernées, a indiqué lundi un communiqué de la DGSN.

Le plan prévoit « le renforcement des unités dans le périmètre urbain en vue d’organiser la circulation au niveau des axes principaux et secondaires connaissant une densité du trafic routier, notamment dans les heures de pointe, ainsi que les routes menant vers les établissements scolaires et la garantie du respect des mesures préventives contre la propagation du Covid-19″, a précisé la DGSN dans son communiqué.

La DGSN œuvre à intensifier ses efforts en termes de sensibilisation et de prévention au niveau des différents établissement scolaires en coordination avec les direction de l’Education, outre la programmation d’émissions radiotélévisées sur la sécurité routière animées par des cadres de la Sûreté nationale et la distribution des dépliants pour sensibiliser les usagers de la route », a conclu le communiqué.

APS

Travail à domicile : Invisible mais rentable

Travail à domicile : Invisible mais rentable

Le marché de l’emploi, c’est un fait, n’est plus comme avant. La crise économique, accentuée par la situation épidémiologique, fait baisser sensiblement les offres d’emploi qui  se réduisent comme peau de chagrin. Pour beaucoup, le climat est propice à la débrouillardise .

En d’autres termes, le recours au «système «D» s’impose pour résister à la précarité sociale ou tout simplement se prendre en charge en ces temps où le pouvoir d’achat est au plus bas, «écorché», tous les jours, par les spéculateurs, les factures d’électricité, d’eau et autres. L’alternative ou plutôt la panacée au chômage inévitable demeure le travail à domicile. Se lancer dans des petits boulots attire, en effet, beaucoup de femmes, même bardées de diplômes, qui optent pour la devise : «gagner son pain à la sueur de son front». Certaines retroussent les manches pour préparer des gâteaux traditionnels, des galettes, de la rechta, de la tchakhchoukha pour approvisionner les magasins d’alimentation générale, et d’autres investissent, quant à elles, dans la préparation de repas dans des boîtes pour le personnel de certaines entreprises, suite à des accords conclus avec les responsables des organismes en question. Il faut dire que ces projets ne nécessitent pas de gros investissements ni de fonds colossaux, mais une volonté de fer de s’affirmer par le travail qui leur permet d’améliorer les conditions de vie de leur famille. Le domaine de la bouffe semble être un créneau de plus en plus attractif pour ces femmes ayant choisi de se retrousser les manches afin de réaliser leur rêve.
S’adonner à ce genre de travail, à vrai dire, est, certes, une forme d’occupation, mais pour d’autres, c’est carrément un moyen de subsistance, d’autant plus que le marché de l’emploi traverse une période difficile, avec des recrutements en chute libre qui encouragent le travail à domicile. Certains le qualifient d’invisibles, ce n’est sûrement pas de l’avis de toutes ces femmes, décidées à relever le défi de créer leur propre activité, chez elles et avec moins de frais. Pour elles, il s’agit d’un choix dicté par les circonstances, pour d’autres, c’est tout simplement exercer leur passion de préparer tous les jours toutes sortes de gâteaux, des plats traditionnels… avec une touche de modernité et de les mettre à la disposition des consommateurs. Ces dernières, grâce à Facebook et le bouche-à-oreille, ont fini par se faire connaître et doubler les commandes. Il y a aussi des femmes versées dans la garde d’enfants, une activité qui fait également tache d’huile dans les quartiers.

Bannir la paresse

Il n’y a point de place à l’hésitation et à la fainéantise. Pour faire face aux aléas de la vie ou encore s’affirmer, il faut faire quelques sacrifices, frapper à toutes les portes aussi. La vie devient de plus en plus dure. Rester les bras croisés, attendre qu’un miracle se produise est une mauvaise affaire, voire un suicide. C’est, en fait, ce que pensent certaines femmes lancées dans ce  nouveau business. Meriem-Nour vient de terminer ses études universitaires, pour rejoindre le rang des chômeurs. Poussée à opter pour un choix, loin de ses études, elle qui est licenciée en sociologie, elle décide de se lancer dans la fabrication des gâteaux pour les espaces commerciaux de son lieu de résidence et les quartiers avoisinants. La jeune fille n’est pas imprégnée des secrets du monde des confiseries, et plus particulièrement les gâteaux traditionnels. Elle dut prendre des cours afin de réussir son projet. «J’ai pris des cours avec une association de quartier, ce qui m’a permis une initiation à cette spécialité, mais ce n’était pas suffisant pour gagner la confiance des clients», dira-elle, avant d’ajouter qu’internet a complété ses connaissances et sa formation pour lui ouvrir les portes du succès.
Lamia, elle aussi, a été tentée par l’idée d’investir dans un projet porteur et qui ne nécessite pas, de surcroît, de gros investissements et qui n’est pas parsemé de trop de contraintes et d’embûches. Lamia est mère de deux enfants; le premier est au lycée et le deuxième au CEM.
Lamia aime cuisiner, mélanger les épices pour relever le goût de ses plats. «Je ne me prive pas de créer des plats et de mettre ma touche personnelle dans les recettes du terroir et modernes», soulignera-t-elle. Lamia raconte l’histoire de son projet lancé il y a six mois. C’était un défi à relever. Il s’agissait de préparer des plats, composés d’une entrée ou d’un hors-d’œuvre, d’un plat de résistance, du pain, traditionnel ou normal, d’un fruit, d’une bouteille de soda ou du jus, destinés aux travailleurs des entreprises, de chantiers et des ateliers de son quartier et ceux limitrophes. Lamia est arrivée à avoir sa propre clientèle à laquelle elle achemine, tous les jours et à la même heure, le pack complet. Elle n’est, certes, qu’à ses débuts, mais elle reste optimiste quant à l’avenir de son projet. Lamia, qui s’est arrangée avec un propriétaire d’un fourgon pour faire parvenir les boîtes de repas avant midi, par la même occasion, nous confirme que le projet tourne plutôt bien. Tout a commencé, expliquera-t-elle, quand elle vu la vidéo d’une femme qui s’est lancée dans cette activité. «J’étais décidée à emprunter le même chemin et je ne regrette pas.», a-t-elle lancé.
Aujourd’hui, le travail domestique, appelé, surtout, invisible, ne cesse de prouver qu’il est aussi rentable et productif, au même titre que le travail dans une usine, une administration ou autre organisme, pour peu que la volonté et la motivation soient sources d’inspiration.

Personnes âgées : quelle prise en charge ?

Personnes âgées : quelle prise en charge ?

«Quand on perd la jeunesse, il faut compter sur la sagesse», dit l’adage. Profitons-nous de cette sagesse de nos aînés ? Prenons-nous correctement en charge ces parents vieillissants et parfois dépendants ? Travaillons-nous pour que ces personnes puissent vieillir dans la sécurité et la dignité ? Pas toujours, répondrons-nous.

L’autre face de la société, celle qui est cachée, qui n’est vue que si nous prenons la peine de la voir, est cette société démissionnaire, méprisante et indifférente vis-à-vis sort de cette catégorie fragile de la population.
Les récits des personnes âgées des centres de vieillesse en Algérie ont valeur de cri d’alerte. Une situation marquée par la tristesse, l’abandon, l’incapacité physique et des pressions psychologiques vécues quotidiennement ainsi que l’intolérance de leurs enfants et proches envers eux.
Et les autres ? Ceux qui ne sont pas dans ces centres, sont-ils mieux ? Ces personnes du troisième âge qui font la manche, qui errent dans les rues et artères des villes, qui squattent jardins et espaces publics, terrassés par l’ennui et l’inoccupation ?
Dans notre pays, plusieurs générations cohabitent ou vivent ensemble dans des habitations dont les infrastructures et parfois la promiscuité sont incompatibles avec l’état de santé des aînés vieillissants et parfois dépendants. Des sociologues estiment qu’aujourd’hui, les personnes âgées en Algérie vivent l’ingratitude et la négligence. L’association Ihcène qui s’occupe des personnes agées propose chaque année la mise en place d’une batterie de mesures pour redonner de l’espoir et de la dignité à cette catégorie.
Propositions qui restent néanmoins sans écho.
Elle demande, entre autres, de revoir à la hausse l’Allocation du filet social (AFS), l’élaboration de listes de bénéficiaires de l’action sociale, la création de relais d’écoute, l’adaptation de l’habitat des personnes âgées, la création de centres spécialisés en gériatrie, le développement des soins à domicile.
Pour améliorer les conditions de vie dans les centres de vieillesse, l’association sollicite un effort budgétaire supplémentaire de l’Etat. Les membres de l’association estiment nécessaire de relever la dotation journalière des pensionnaires des centres de vieillesse.
L’association Ihcène estime primordial de séparer les personnes âgées des malades mentaux. Ces deux catégories ne peuvent valablement cohabiter, d’autant plus que les malades mentaux nécessitent des soins particuliers et des structures spécialisées. Aujourd’hui, les personnes âgées représentent 3,6 millions et seront plus de 9 millions en 2040. A quand une véritable évaluation de l’ampleur du vieillissement et de ses conséquences ? A quand des services de gériatrie en Algérie ? A quand une stratégie nationale équilibrée et adaptée ?