Soudan: tentative de coup d’Etat manquée

Soudan: tentative de coup d’Etat manquée

KHARTOUM – Une tentative de coup d’Etat manquée a eu lieu au Soudan tôt mardi, ont rapporté les médias d’Etat sans identifier les auteurs du complot.

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat manquée, le peuple doit y faire face », ont rapporté les médias d’Etat.

Une source gouvernementale a également confirmé les informations selon lesquelles les auteurs du complot avaient tenté de prendre le contrôle du bâtiment des médias d’Etat, mais « ils ont échoué ».

Par ailleurs, une source militaire haut placée a déclaré qu’un groupe d’officiers était « impliqué dans la tentative » mais qu’il avait été « immédiatement suspendu ».

Mardi, la circulation dans le centre de Khartoum semblait fluide, y compris autour du quartier général de l’armée. Les services de sécurité soudanais ont toutefois bloqué le principal pont reliant Khartoum à sa ville jumelle d’Omdourman, de l’autre côté du Nil.

La tentative de coup d’Etat visait le gouvernement de transition soudanais mis en place après l’éviction en mars 2019 du président Omar el-Béchir, renversé après 30 ans de règne sans partage.

Le Soudan connaît depuis une transition fragile caractérisée par des difficultés économiques et de profondes divisions politiques. Ces derniers mois, le gouvernement a entrepris une série de réformes économiques difficiles pour pouvoir bénéficier d’un programme d’allègement de la dette du Fonds monétaire international (FMI).

Ces mesures comprenant la réduction des subventions et l’instauration d’un flottement contrôlé de la monnaie locale ont été jugées trop sévères par de nombreux Soudanais. Des manifestations sporadiques ont récemment eu lieu dans tout le pays pour protester contre les mesures soutenues par le FMI et l’augmentation du coût de la vie.

APS

Incursion à la mosquée Al Aqsa : coupable silence de la communauté internationale

Incursion à la mosquée Al Aqsa : coupable silence de la communauté internationale

Pas moins de 48 colons israéliens ont pris d’assaut les esplanades de la mosquée Al-Aqsa sous la protection de la police sioniste, a rapporté dimanche l’agence de presse palestinienne Wafa, citant le département des waqfs islamiques à El-Qods.
La même source précise que les colons israéliens ont profané en groupes dispersés la mosquée d’Al-Aqsa, du côté de la porte des Maghrébins, en effectuant des marches ayants pour but de provoquer les palestiniens. L’occupation israélienne intensifie ses incursions pendant les fêtes juives, alors que l’entité sioniste exploite chaque occasion notamment religieuse pour harceler et de rendre pénible la vie des palestiniens en Cisjordanie, à El-Qods et dans la bande de Ghaza, en imposant des mesures et des pratiques draconiennes sous prétexte de protéger les fêtards, selon l’agence. L’entité sioniste a occupé El Qods-Est, où se trouve la mosquée Al-Aqsa, pendant la guerre des six Jours en 1967, une décision jamais dénoncée par la communauté internationale.

Le nouvel envoyé spécial du SG de l’ONU ligoté par le conseil de sécurité : Quelle marge de manœuvre pour Staffan de Mistura ?

Le nouvel envoyé spécial du SG de l’ONU ligoté par le conseil de sécurité : Quelle marge de manœuvre pour Staffan de Mistura ?

Le représentant du Front Polisario en Europe, Oubi Bouchraya Bachir, a affirmé que le nouvel envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, qui a pour mission notamment de faire avancer la mise en application des solutions au conflit sahraoui, « reste ligoté par la feuille de route que lui tracera le Conseil de sécurité » de l’ONU. « En tant qu’envoyé spécial d’Antonio Guterres pour le Sahara occidental, ses prérogatives lui confèrent les moyens de faire avancer la mise en application des solutions au conflit et de mener les négociations entre les deux parties, ainsi que fédérer l’appui international nécessaire à l’application des avancées réalisées », souligne M. Bouchraya dans un entretien accordé vendredi à l’agence russe Sputnik. Staffan de Mistura « reste néanmoins ligoté par la feuille de route que lui tracera le Conseil de sécurité », ajoute-il, réaffirmant par ailleurs, que la « nomination ‘‘bien qu’importante’’, d’un envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental n’est pas un objectif stratégique majeur en soi ». « Staffan de Mistura est un diplomate de stature internationale, dont la compétence et la probité morale et intellectuelle sont irréprochables », affirme M. Bouchraya Bachir, soulignant que « le Front Polisario a donné son accord en vue de sa nomination depuis le mois d’avril ». Et d’ajouter que si « le Maroc a pu retarder l’arrivée d’un autre diplomate à ce poste, dans le but de maintenir le statu quo qui dure depuis plus de 30 ans afin, in fine, de faire accepter à la communauté internationale son plan d’autonomie par le fait accompli, c’est dû essentiellement au laxisme de celui qui a la solution au conflit entre ses mains, c’est-à-dire le Conseil de sécurité, notamment ses membres permanents, qui a tourné le dos à ses responsabilités au Sahara occidental ». A cet effet, poursuit le représentant du Front Polisario, « le Conseil de sécurité, notamment ses membres permanents, dont le rôle est de faire valoir le droit international, doit imposer au Maroc le respect de la résolution relative à l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, afin que le bruit des armes cesse à jamais dans la région ».
Il rappelle, dans ce contexte, que l' »ONU, l’Union africaine (UA) et la Cour internationale de Justice (CIJ) ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental ».

Lafarge impliquée dans  l’occupation marocaine

Par ailleurs, l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM) a dénoncé l’implication de Lafarge Ciments Sahara, filiale du groupe LafargeHolcim, dans le soutien à l’occupation marocaine du Sahara occidental. Dans un communiqué cité par l’Agence de presse sahraouie (SPS), l’instance sahraouie a estimé qu’en investissant dans un projet en partenariat avec la holding royale marocaine « Al Mada » à Layoune occupée, la compagnie internationale s’implique dans un crime contre l’humanité au Sahara occidental. « Plusieurs multinationales continuent de se soustraire à leurs obligations juridiques et morales et aux exigences du droit international au Sahara occidental en lien avec la question de l’exploitation des ressources naturelles des territoires dont les peuples n’ont pas encore exercé leur droit à l’autodétermination, et ce, en violation de la Charte des Nations Unies, en particulier l’article 73 », a affirmé l’ISACOM.
Et d’expliquer que ces sociétés font des investissements et concluent des contrats commerciaux avec les autorités d’occupation marocaines contre la volonté et les intérêts du peuple sahraoui.
Faisant l’objet d’une information judiciaire, le cimentier français Lafarge est soupçonné d’avoir versé des fonds à des groupes terroristes en Syrie, a souligné le communiqué, rappelant la décision de la Cour de cassation française, en date du 7 septembre 2021, invalidant l’annulation des poursuites pour complicité de crime contre l’humanité.
Selon l’instance sahraouie, LafargeHolcim a fait des investissements dans les territoires occupés du Sahara occidental, au mépris du droit international et des droits inaliénables du peuple sahraoui, notamment à l’autodétermination et à l’indépendance.
L’ISACOM a demandé au groupe franco-suisse LafargeHolcim de cesser de soutenir l’occupation du Sahara occidental en mettant fin à la présence illégale de sa filiale dans les territoires sahraouis occupés.

Emissaire pour le Sahara Occidental: Le Maroc accepte de Mistura sous pression des USA

Emissaire pour le Sahara Occidental: Le Maroc accepte de Mistura sous pression des USA

NEW YORK – Le Maroc a accepté, sous la pression des Etats Unis, la désignation de l’italo-Suédois Staffan de Mistura comme nouvel émissaire des Nations Unies pour le Sahara occidental, après avoir rejeté cette proposition durant des mois, mettant le processus de paix dans l’impasse, indiquent à l’APS des sources diplomatiques à New York.

Après l’aval donné par Rabat, le chef de l’ONU Antonio Guterres devrait soumettre cette candidature aux membres du Conseil de sécurité pour approbation, avant de l’annoncer de façon officielle les prochains jours, précisent les mêmes sources.

Mais « Qu’est ce qui a été donné en contrepartie de cette acceptation? », s’interroge une des sources contactée par l’APS.

Rabat pourrait troquer cette acceptation par le maintien de la reconnaissance américaine sur sa prétendue souveraineté au Sahara Occidental occupé, ou par sa présence illégale dans la zone tampon d’El Guergarat, à l’extrême sud-ouest du ce territoire non autonome, sous surveillance de l’ONU.

Le 29 avril dernier, le Front Polisario avait donné son accord à la nomination de  Mistura en remplacement de l’Allemand Horst Kohler qui a démissionné de ce poste en 2019,  mais le rejet du Maroc a bloqué sa nomination depuis plus de quatre mois.

Avant Horst Kohler, l’ONU avait déjà nommé trois médiateurs pour tenter de régler, en vain, ce conflit vieux de quarante six ans. Il s’agit des deux américains James Baker et Christopher Ross, et du hollandais Peter Van Walssun.

Selon le SG de l’ONU, il « s’agit d’un poste compliqué pour lequel il a toujours été un peu difficile de trouver la bonne personne ».

Mais pour le Front Polisario la nomination d’un nouvel envoyé personnel n’est pas « une fin en soi », signalant que le rôle de cet émissaire est de « faciliter un processus de paix vigoureux et limité dans le temps qui conduit à l’exercice libre et démocratique par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance ».

Inscrit depuis 1966 à la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.

Il y a lieu de souligner que le futur émissaire proposé par Guterres pour relancer le processus de paix au Sahara Occidental, à l’arrêt depuis 2019, a été nommé en 2014 envoyé spécial sur la crise en Syrie.

De Mistura a eu à assumer le rôle de facilitateur pour les pourparlers de paix en Syrie, une fonction précédemment occupée par l’Algérien Lakhdar Brahimi, qui a démissionné en mai et avant lui par Kofi Annan.

Possédant deux nationalités, italienne et suédoise, le diplomate, 74 ans, cumule quatre décennies d’expérience à l’ONU, dans les zones touchées par le conflit aussi bien que dans les agences humanitaires.

L’ancien médiateur a déjà offert ses bons offices en Irak et en Afghanistan où il a servi en tant que chef des missions de l’ONU dans ces deux pays.

APS

Le Conseil de sécurité reporte le vote de la prolongation de la mission de l’ONU en Libye

Le Conseil de sécurité reporte le vote de la prolongation de la mission de l’ONU en Libye

NEW YORK (Nations-Unies)- Le Conseil de sécurité de l’ONU a reporté à mercredi, le vote sur un projet de résolution portant la prolongation du mandat de la mission des Nations Unies en Libye en raison de divergences de dernières minutes qui ont éclaté entre les pays membres, rapportent des médias citant des sources diplomatiques.

Des sources diplomatiques citées par des médias, ont rapporté que le vote sur le projet de résolution a été reporté à mercredi, alors qu’il devait être voté mardi en raison de divergences de dernières minutes qui ont éclaté entre les pays membres. Les mêmes sources expliquent que des pays membres, la Russie notamment, souhaite amender les paragraphes du projet de résolution liés au retrait des forces étrangères et mercenaires de Libye.

Lors du dernier débat du Conseil de sécurité sur la Libye, la Russie avait insisté pour que « tout retrait de troupes étrangères s’effectue de manière équilibrée afin de ne pas compromettre l’équilibre des forces en Libye ».

Le mandat de la mission onusienne arrive à expiration mercredi soir et le Conseil de sécurité a prévu de voter dans la matinée une simple « prolongation technique » jusqu’à la fin du mois afin « de résoudre les problèmes » d’ici là, a précisé un diplomate cité par des médias.

En effet, le projet de résolution prévoyait la prolongation du mandat de la mission de l’ONU en Libye pour une période d’un an, jusqu’à la mi-septembre 2022. Il s’agit d’un texte proposé par le Royaume-Uni et qui reconnaît le rôle clé des pays voisins dans la réussite du processus politique en cours dans le pays.

Les négociations sur le projet de texte ont été éclairées par un examen stratégique indépendant de la MANUL, que le Conseil a demandé dans la résolution 2542 du 15 septembre 2020 renouvelant le mandat de la MANUL.

L’examen stratégique recommande, entre autres, à la MANUL de « renforcer et d’intensifier ses bons offices, ses efforts de médiation et son engagement avec les pays voisins de la Libye, notamment en ce qui concerne le retrait des forces étrangères ».

Le projet de résolution souligne également l’importance de l’engagement avec les acteurs régionaux. Il reconnaît le rôle clé des pays voisins et de la région. Il recommande aussi que l’envoyé spécial de la MANUL soit transféré de Genève à Tripoli et que son poste revienne à celui de Représentant spécial, appuyé par deux Représentants spéciaux adjoints, l’un pour les affaires politiques et l’autre en qualité de Coordonnateur résident et humanitaire.

Par ailleurs, le projet de texte exprime des inquiétudes face à « l’accumulation et l’utilisation abusive d’armes et le flux de groupes armés et de mercenaires ».

La situation en Libye s’est nettement améliorée depuis l’instauration en octobre 2020 d’un cessez-le-feu entre les parties libyennes et la formation d’un gouvernement d’unité nationale et d’un nouveau Conseil Présidentiel qui ont pris leurs fonctions le 16 mars 2021, pour conduire le pays aux élections législatives et présidentielle prévues le 24 décembre prochain.

APS

Les MAE arabes rejettent le statut d’observateur auprès de l’UA accordé à l’entité sioniste

Les MAE arabes rejettent le statut d’observateur auprès de l’UA accordé à l’entité sioniste

LE CAIRE- Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis dans le cadre de la 156ème session du Conseil de la Ligue des Etats Arabes, ont exprimé à l’unanimité « leur rejet et leur déception » à la suite de la décision du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, d’accorder à l’entité sioniste le statut d’observateur auprès de l’organisation panafricaine.

« A l’unanimité, les MAE arabes réunis dans le cadre de la 156ème session du Conseil de la Ligue arabes le 9 septembre courant, ont exprimé leur rejet et leur déception à la suite de la décision du président de la Commission de l’UA d’accorder le statut d’observateur d’Israël à l’organisation continentale », dans une lettre envoyée mardi par la délégation permanente de l’UA auprès de la Ligue arabe (AUPD) à Moussa Faki.

« En effet, la réaction des ministres était d’autant plus vive que le soutien traditionnel, inconditionnel et ferme de l’Afrique à la cause du peuple palestinien dans le conflit qui l’oppose à l’entité sioniste, était perçu comme un grand sujet de fierté par les peuples et les Etats arabes », écrit la délégation dans sa lettre.

« Dans les coulisses de la réunion, on s’accorde à considérer que l’entrée d’Israël à l’UA, après des tentatives vaines depuis deux décennies, risque de saper la relation stratégique qui fonde les relations entre les deux Organisations régionales basées sur le combat commun contre le colonialisme et la discrimination raciale ainsi que la promotion de la paix et la coopération », poursuit-elle.

« Pour montrer l’importance de la question dans le contexte politique actuel, celle-ci était inscrite dans l’agenda du Conseil en tant que point subsidiaire du thème central relatif au conflit israélo-arabe mais aussi dans le cadre du point concernant la sécurité nationale arabe au titre duquel l’extension de la présence israélienne en Afrique a toujours constitué un sujet de préoccupation majeure pour les la Ligue arabe », souligne encore la délégation de l’UA.

« L’essentiel des débats autour du sujet se sont déroulés au cours du huis clos qui précède traditionnellement l’inauguration officielle de la session. Dans l’esprit des délégations présentes, on estime que les normalisations entre certains pays arabes et Israël ne doivent pas détourner les amis du peuple palestinien de poursuivre leur soutien en faveur de la consécration des droits légitimes de ce dernier à savoir la fin de l’occupation des territoires palestiniens et la création d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières du 5 Juin 1967 avec pour capitale El-Qods », note la délégation.

La délégation permanente de l’UA auprès de la Ligue arabe a, en outre, signalé dans sa missive que « les pays arabes-africains, très actifs au cours de la réunion, ont désapprouvé, à l’instar des autres Etats-Membres, la décision unilatérale du président de la Commission de l’UA de recevoir les Lettres de Créances du nouvel ambassadeur d’Israël et ont exprimé leur volonté de soulever la question devant le Conseil exécutif de l’Union africaine lors de sa prochaine réunion ».

La décision, en juillet dernier, de Moussa Faki d’accorder à l’entité sioniste le statut d’observateur auprès de l’organisation panafricaine a suscité plusieurs réactions de la part des pays africains pour lesquels accorder le statut d’observateur à une puissance occupante est contraire aux principes et objectifs de l’Acte constitutif de l’UA, en particulier au moment où Israël multiplie ses actes d’oppression en violation totale du droit international et au mépris des droits de l’Homme du peuple palestinien ».

L’Algérie est parvenue, par voie diplomatique, à inscrire la décision du président de la Commission de l’UA à l’ordre du jour du prochain Conseil exécutif de l’UA, pour statuer sur les réserves exprimées par les Etats membres ayant rejeté l’admission de l’entité sioniste à l’UA en tant qu’observateur.

APS