Soudan : Appel à l’unité au lendemain d’une tentative de coup d’état

Soudan : Appel à l’unité au lendemain d’une tentative de coup d’état

Le gouvernement soudanais appelle à l’unité au lendemain d’une tentative de coup d’Etat. Selon Khartoum, des responsables militaires et des civils liés à l’ancien régime ont essayé de prendre le pouvoir. Le chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhane se veut rassurant : «Nous ne remettrons pas le Soudan à des forces inconnues. Nous voulons remettre le Soudan à des forces qui veilleront à sa sécurité et à son unité, ainsi qu’à son peuple, dont nous nous soucions tous et dont nous cherchons à améliorer la condition», a-t-il déclaré.
Cette tentative de putsch a visé le gouvernement de transition formé après l’éviction il y a deux ans d’Omar el-Béchir. L’autocrate avait été chassé du pouvoir par une révolte populaire après 30 ans de règne sans partage.
Aujourd’hui la population aspire à la stabilité, dans un contexte économique sinistré. «En tant que citoyen, je rejette totalement cette tentative de coup d’Etat. Nous recherchons la démocratie, une transformation démocratique, car le pays est maintenant plus stable», réagit ce passant
«Au vu de la situation économique du pays, de l’effondrement actuel et du chaos sécuritaire, voir quelqu’un annoncer prendre le contrôle du pays au nom d’une tribu alors que le gouvernement ne peut rien faire, ça nous rend sceptiques», dit cet autre. Selon l’armée, toutes les positions dont s’étaient emparés les putschistes ont été reprises.

EL MOUDJAHID

Corée : Le président Moon appelle à la fin officielle de la guerre

Corée : Le président Moon appelle à la fin officielle de la guerre

Les débats de l’Assemblée générale de l’ONU à New York mardi ont été marqués par le discours de Joe Biden, mais aussi par celui du président sud-coréen. En cette année célébrant le 30e anniversaire de l’adhésion aux Nations unies des deux Corées, Moon Jae-in a proposé une nouvelle fois de mettre fin à la guerre sur la péninsule. Si, de fait, depuis 1953, les combats ont cessé, les deux pays sont toujours officiellement en guerre. Cette tentative de déclaration de paix est une demande de longue date du Président sud-coréen pour lequel le temps est compté.
Moon Jae-in a une nouvelle fois invité les deux Corées, les États-Unis et la Chine, à se rassembler pour déclarer la fin de la guerre de Corée. Une annonce qui intervient une semaine après avoir vu une escalade de l’armement sur la péninsule. Les deux Corées ont effectué le même jour des essais de missiles balistiques.
Cette demande répétée de fin officielle d’une guerre terminée en réalité depuis 1953 fait souvent l’objet de critiques. Car, à la différence d’un traité de paix, cette simple déclaration ne suppose aucune contrainte pour la Corée du Nord, ou aucun accord entre les deux Corées.

La politique nord-coréenne de Biden jugée trop vague

Le Président sud-coréen, dont le mandat prendra fin début mars 2022, a appelé la communauté internationale au dialogue avec le Nord. Le temps presse pour celui qui avait cru être le président des avancées historiques avec Pyongyang après les accords intercoréens et celui signé entre les États-Unis et la Corée du Nord à Singapour en 2018. Mais l’heure semble plus à l’absence de dialogue. Le chef du parti présidentiel, Song Young-gil, a jugé la politique nord-coréenne de Joe Biden incertaine et bien trop vague. Depuis l’arrivée du nouveau Président démocrate à la Maison Blanche, aucune avancée notoire n’a été signalée dans un dossier à l’arrêt depuis l’échec du sommet de Hanoï en février 2019.

EL MOUDJAHID

Camps de Tindouf: l’ambassadeur Soualem répond aux allégations d’une ONG

Camps de Tindouf: l’ambassadeur Soualem répond aux allégations d’une ONG

GENEVE – Le Représentant permanent d’Algérie à Genève, l’Ambassadeur Lazhar Soualem a usé mercredi de son droit de réponse en réaction aux allégations mensongères d’une ONG italienne sur de prétendues « exactions » commises par le Front Polisario à l’encontre d’opposants dans les camps de Tindouf.

« Dans leur inqualifiable propos ou l’approximation le dispute à l’invective et qui rappelle point par point et à la virgule près, l’esprit de celles des sessions précédentes et encore plus les diatribes des années d’avant, ces représentants se sont présentés comme les chargés de mission besogneux d’une entreprise dont la déconstruction, chaque jour met à nu, le caractère éhonté et attentatoire à la dignité des hommes et à la liberté des peuples », a assuré M. Soualem.

Les propos du Représentant permanent d’Algérie à Genève ont fait suite aux déclarations faites par l’ONG « Il Cenacolo » au cours du dialogue interactif du Groupe de travail sur la détention arbitraire et celui du Groupe de travail sur les disparitions forcées à l’occasion de la 48ème session du Conseil des droits de l’Homme.

Le diplomate a qualifié « Il Cenacolo » d' »organisation non gouvernementale aux origines douteuses » et « dont les représentants du jour ont renié les ancestrales origines de leurs identités et la charge immatérielle de leur mémoire ».

« Je me demande quel crédit il faut accorder à des personnes qui ont déserté la tribu, la famille et la communauté pour être les corbeaux attitrés d’une affligeante propagande et les paroliers de circonstance, d’une indéfendable cause dont ils sont eux-mêmes des primo-victimes », s’est-t-il exclamé.

L’ambassadeur d’Algérie à Genève a assuré que, « le travail des Organisations non Gouvernementales est honorable surtout lorsqu’il est porté par d’authentiques militants dont la conviction, la passion et l’engagement sont les incontournables repères et la sincère motivation ».

C’est pourquoi, a-t-il estimé, « il est regrettable que cette noble mission de défense des droits de l’homme soit détournée de sa vocation originelle pour être au service d’un agenda politique, orienté vers la négation des faits historiques et la remise en cause de la règle de droits sans lesquels les sociétés ne pourraient coexister, s’épanouir et vivre ensemble ».

« Au sein de cette enceinte, ma délégation est soucieuse d’un débat serein et contradictoire avec les organisations non gouvernementales qui neutralise les extrémismes, éloigne les raccourcis et favorise la collective et partagée prise de conscience », a souligné le diplomate qui a renvoyé « ces présumés droits-de-l’hommiste d’occasion à leurs détestables conditions de supplétifs ».

APS

Lamamra à CNN: « Nous ne soutenons aucune partie en Libye à l’exception du peuple libyen

Lamamra à CNN: « Nous ne soutenons aucune partie en Libye à l’exception du peuple libyen

NEW YORK (Nations-Unies) – L’Algérie est à équidistance des belligérants en Libye et ne soutient aucune partie à l’exception du peuple libyen, a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra.
« C’est faux, l’Algérie ne soutient aucune partie en Libye à l’exception du peuple libyen lui même » a déclaré le chef de la diplomatie algérienne au cours d’une interview accordée à CNN International en marge de sa participation à la 76 ème session de l’Assemblée générale de l’ONU.

« S’il y a un pays dans la région qui est à équidistance de tous les (protagonistes) en Libye c’est précisément l’Algérie, donc j’estime que cela doit être corrigé », a-t-il affirmé en réponse  à une question sur des allégations contre l’Algérie, selon lesquelles Alger ne serait pas un « intermédiaire honnête » dans le processus de règlement de la crise en Libye car soutenant une partie opposée aux autorités actuelles.
L’Algérie a réussi à convaincre les pays voisins de la Libye de la priorité que représente le départ des mercenaires et des terroristes de

Libye sans provoquer de troubles dans la région.

« Nous avons organisé dernièrement une rencontre regroupant les pays voisins de la Libye et  je pense que cette rencontre a été un succès. Nous avons réussi à créer un consensus parmi ces pays quant à l’importance du départ des mercenaires et des terroristes (mais) sans déstabiliser les pays de la région », a rappelé à ce titre le ministre.
Et d’ajouter : « Nous restons aux côtés du peuple, des autorités et du gouvernement libyens et nous ferons tout ce qui est possible pour que les élections (législatives et présidentielles prévues en décembre prochain) se tiennent dans les délais afin d’assurer la démocratisation de la Libye (…) et pour que ce pays retrouve sa place dans la région comme un acteur clé ».

Le ministre des Affaires étrangères a signalé, par ailleurs, que l’Algérie « est (aussi) un acteur clé dans la région du Sahel ».

L’Algérie, dira-t-il, « est actuellement en train de mener une médiation entre le Mali et des groupes rebelles ». Elle est également en train de construire de bonnes relations de voisinage au Sahel en faisant la promotion de la réconciliation nationale avec un certain nombre de pays de la région », a-t-il également expliqué.

Affaire des sous-marins : Crise au sommet

Affaire des sous-marins : Crise au sommet

Une rencontre prévue cette semaine entre la ministre française des Armées et son homologue britannique a été annulée à la demande de la France.
Tandis que Boris Johnson a tenté d’arrondir les angles en faisant de douces déclarations diplomatiques à la France, Joe Biden doit parler au téléphone dans les prochains jours avec Emmanuel Macron.
Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a expliqué de son côté que la rupture du contrat français ne constituait pas un changement d’avis, mais un changement de besoin : « Nous avons travaillé ensemble pendant de nombreuses années pour contrer la menace du terrorisme ici sur nos propres côtes, en collaboration avec des partenaires du monde entier. Dans un monde de plus en plus incertain, il est de notre responsabilité de veiller à la sécurité des Australiens et de pouvoir veiller à ce que nous puissions défendre nos intérêts nationaux et la paix et la stabilité de notre région ».
Et de fait, les sous-marins finalement choisis par l’Australie, à propulsion nucléaire, sont plus furtifs et ont un rayon d’action immergé plus important que celui des sous-marins conventionnels français. Il n’empêche, Paris ne décolère pas et le rappel des ambassadeurs de Canberra et de Washington est un geste diplomatique sans précédent.

EL MOUDJAHID

Élections dans les territoires occupés : Les contre-vérités du makhzen

Élections dans les territoires occupés : Les contre-vérités du makhzen

Le représentant du Front polisario aux Nations unies, responsable de la coordination avec la Minurso, Sidi Mohammed Ammar, a démenti les contre-vérités du Maroc concernant les élections sommaires tenues récemment dans les régions sahraouies occupées, a indiqué l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Dans une lettre envoyée au Secrétaire général de l’ONU Antonio Gutéress, M. Mohamed Ammar a relevé les contre-vérités contenues dans le message du délégué du Maroc auprès des Nations unies concernant les élections tenues par son pays dans les territoires sahraouis soumis à son occupation illégale, affirmant qu’elles visaient à imposer la politique du fait accompli. «Comme à l’accoutumée, l’Etat d’occupation marocaine a employé, en vue de mettre en oeuvre sa mascarade électorale dans les territoires occupés du Sahara occidental, de grands nombres de colons marocains qui se sont déplacés illégalement dans le territoire depuis le début de l’occupation le 31 octobre 1975, ce qui est une violation flagrante des règles élémentaires du Droit humanitaire international et des décisions y afférentes des Nations unies.»
Il a estimé que «les taux de participation élevés» mentionnés dans ladite lettre sont de pures affabulations et un écran de fumée dans l’intention de dissimuler la forte abstention du peuple sahraoui dans les régions occupées du Sahara occidental.
Il a souligné que les autorités d’occupation marocaines ont annoncé plus de 9.000 bulletins nuls dans la ville de Laayoune car ces bulletins de vote portent les mentions «Oui pour l’Indépendance. Vive la République sahraouie».
Le diplomate sahraoui s’est dit vivement étonné comment les Sahraouis dans les régions occupées soutiennent-ils ses politiques expansionnistes, comme le prétend le Maroc, s’interrogeant sur le pourquoi du rejet par l’occupant du référendum d’autodétermination sous la supervision des Nations unies et qui l’a approuvé officiellement et s’est engagé même à en respecter l’issue.
Pour le diplomate : «La réponse est simple, à savoir que l’Etat d’occupation marocaine est non seulement connu pour sa nature non-démocratique et despotique, mais pour son recul continu face à ses engagements et devoirs internationaux.»
Le diplomate a averti que le silence des Nations unies et de la société civile, ainsi que leur passivité «n’encouragent pas seulement l’Etat d’occupation marocaine à poursuivre impunément des tentatives d’imposer son occupation illégale par la force de parties du Sahara occidental, mais expose au danger la paix et la stabilité dans toute la région».

EL MOUDJAHID