Algérie-Congo: signature d’un procès-verbal des discussions pour le développement de la coopération dans les hydrocarbures

Algérie-Congo: signature d’un procès-verbal des discussions pour le développement de la coopération dans les hydrocarbures

ALGER – Un procès-verbal des discussions entre les délégations élargies des représentants du secteur des hydrocarbures algériens et de la République du Congo a été signé mardi à Alger, en vue du développement de la coopération entre les deux pays dans ce domaine.
Ce procès-verbal a été paraphé par le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et son homologue congolais, Bruno Jean-Richard Itoua, également président de la Conférence de l’Opep, lors d’une cérémonie tenue au niveau du ministère.

Ce document prévoit l’échange d’expériences dans le domaine de l’élaboration d’un cadre légal et réglementaire qui régit l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, mais aussi le développement de la coopération dans le domaine de la formation et du développement du capital humain.
Il sera, notamment, question de la possibilité d’intervention de Sonatrach et ses filiales en République du Congo dans les services pétroliers et la fourniture d’équipements, ou encore dans le domaine de l’amont pétrolier et gazier dans ce pays.

Il a été, également, question dans ce procès-verbal du renforcement du cadre de coopération entre Sonatrach et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC).

Ce document vient sanctionner la visite de cinq jours effectuée par une importante délégation congolaise conduite par M. Itoua, ponctuée par plusieurs visites techniques au niveau des installations gazières d’Arzew, au Centre de recherche et développement (CRD) et à l’Institut algérien du pétrole (IAP) de Boumerdes.

La délégation congolaise a, en outre, eu des rencontres au niveau de l’entreprise nationale Sonatrach et des agences de régulation du secteur (l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures-ALNAFT et l’Autorité de régulation des hydrocarbures-ARH).

Ces visites qui ont permis aux membres de la délégation congolaise d’avoir un aperçu sur l’expérience algérienne dans les industries pétrolières et gazières et dans le domaine de la formation dans les métiers liées à cette industrie.

Pour rappel, M. Itoua a été reçu en audience par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de son séjour en Algérie. APS..

Algérie-Italie: des relations économiques en constante évolution

Algérie-Italie: des relations économiques en constante évolution

ALGER – Les relations économiques entre l’Algérie et l’Italie ont connu une évolution notable ces dernières années, grâce aux projets d’investissements et aux accords conclus entre les deux pays permettant à l’Algérie d’être le premier partenaire commercial de l’Italie sur le continent africain et de la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA).
Aidés par la proximité géographique et la vocation méditerranéenne commune, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint les 8,5 milliards de dollars en 2021, en forte hausse par rapport à l’année 2020 qui étaient de près de 6 milliards de dollars, selon des données du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations.

Les exportations algériennes vers l’Italie (constituées notamment des hydrocarbures) ont avoisiné les 6,24 milliards de dollars en 2021, tandis que les importations de ce pays (principalement des machines, des produits pétroliers raffinés, des produits chimiques et des produits sidérurgiques) ont atteint les 2,26 milliards de dollars.

En matière d’investissements, les projets réalisés dans le domaine de l’énergie représentent un exemple édifiant du partenariat solide et du rôle de l’Algérie en tant que fournisseur d’hydrocarbures fiable de l’Italie depuis plusieurs décennies.
Le gazoduc Trans-Mediterranean Pipeline (TransMed), qui lie les deux pays depuis 1983 et traverse la Tunisie, dispose d’une capacité de livraisons de 33,15 milliards de mètres cubes par an.

Portant le nom d’Enrico Mattei, industriel et fondateur de l’industrie pétrolière italienne et militant anticolonialiste ami de la Révolution algérienne, ce gazoduc a permis à l’Algérie d’exporter vers l’Italie une quantité de 14,8 milliards de m3 de gaz naturel en 2020, en progression de 12% par rapport à 2019, classant ainsi l’Algérie deuxième fournisseur avec une part de marché estimée à 22%.

Les volumes de gaz exportés vers ce pays vont augmenter de 9 milliards m3/an à partir de 2023/2024, à la faveur de l’accord signé, le 11 avril dernier à Alger par les Pdg des groupes Sonatrach et Eni.

Les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures ne sont pas en reste, les deux compagnies ont réalisé, en association, d’importantes découvertes de pétrole brut et se sont engagées pleinement dans la transition énergétique en développant des projets dans le solaire (photovoltaïque), l’hydrogène, les biocarburants et d’autres sources d’énergies renouvelables.
L’Algérie et l’Italie s’inscrivent également dans la perspective de l’élargissement de ce partenariat à d’autres domaines d’activités. Il s’agit, entre autres, de l’industrie mécanique, de l’agriculture, de l’enseignement supérieur, du tourisme et de la culture.

L’Algérie compte aussi s’inspirer de l’expérience italienne dans les domaines des petites et moyennes entreprises, la construction navale, l’industrie pharmaceutique, les technologies de l’information et des télécommunications, ainsi que la restauration de bâtiments anciens.

La présence entrepreneuriale italienne en Algérie est également à souligner avec un nombre dépassant les 200 entreprises italiennes en activité dans les grands travaux publics, l’industrie, les équipements et le machinisme. APS..

Agriculture/Micro-entreprises: signature d’un avenant d’une convention-cadre

Agriculture/Micro-entreprises: signature d’un avenant d’une convention-cadre

ALGER – Un avenant de la convention cadre conclue entre les secteurs de l’Agriculture et des Micro-entreprises a été signé, lundi à Alger, portant inclusion de volets agricoles supplémentaires au profit des porteurs de projets, a indiqué un communiqué des services du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Micro-entreprises.
L’avenant a été signé au siège du ministère de l’Agriculture par le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Micro-entreprises, Nassim Diafat et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafidh Henni en présence de cadres des deux secteurs.

Il s’agit selon l’avenant d’appuyer les micro-entreprises activant dans le domaine du transport de céréales et produits agricoles stratégiques en garantissant un plan de charge chez les instances publiques sous la tutelle du secteur de l’Agriculture.

L’avenant prévoit la création des micro-entreprises dans le domaine de transport permettant de plafonner les financement selon des études économiques assurant une rentabilité de ces projets.

Il s’agit également d’encourager la réalisation des structures de stockage par les entreprises publiques en collaboration avec les micro-entreprises dans le cadre des contrats de sous-traitance.

Intervenant à l’occasion, M. Diafat a souligné « l’engagement permanent à son secteur de financer les micro-entreprises activant dans le domaine agricole en fonction des besoins et des opportunités d’investissement dans ce secteur stratégique ».
Cette démarche, poursuit M. Diafat, a pour objectif d’une part, d’appuyer le secteur et de garantir le plan de charge des chefs de micro-entreprises et les porteurs de projet, d’autre part ».

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture a émis des instructions à l’effet d’accélérer la finalisation du recensement des assiettes foncières dédiées aux investisseurs tenant compte de certaines normes techniques qui permettent le lancement immédiat des projets, pour ne citer que la vérification de l’aménagement des surfaces, de la proximité des réseaux électriques et de la disponibilité des ressources hydriques.

Les deux ministres se sont félicités du niveau de coordination entre les deux départements en matière d’accompagnement des investisseurs dans les domaines liés à l’agriculture.

Ils ont convenu aussi de procéder à la mise en œuvre, à partir du mois de juin prochain, des engagements prévus dans le cadre de la convention signée ».  APS…

La loi portant régime général des forêts bientôt sur la table du gouvernement

La loi portant régime général des forêts bientôt sur la table du gouvernement

ALGER – La nouvelle loi portant régime général des forêts sera « bientôt » sur la table du gouvernement, a fait savoir lundi à Alger, le Directeur général des forêts, Djamel Touahria.
Invité de l’émission « Forum de la Radio » diffusée par la chaîne 1 de la Radio algérienne, M. Touharia a précisé que ce projet de loi était actuellement au niveau du ministère de la Justice, en attendant sa présentation au gouvernement puis devant les deux chambres du Parlement.

Ce projet de loi comprend plusieurs mesures permettant de relancer ce secteur, notamment l’ouverture du champ d’investissement et l’imposition de sanctions sévères pour protéger ces espaces des agressions.

Le texte impliquera également les habitants des zones montagneuses et forestières en les incitants à investir et à contribuer au développement de ces régions, pour être des acteurs dans la protection des forêts, selon M. Touahria.

« Datant de 1984, la loi en vigueur n’est pas adaptée aux développements actuels et à l’impérieuse nécessité d’ouvrir le secteur aux investissements », a-t-il ajouté.

M. Touahria a fait remarquer que le couvert forestier en Algérie qui s’étend sur une vaste superficie de 4,1 millions d’hectares suscite les convoitises de certains qui s’adonnent à l’exploitation anarchique de cette richesse par la construction ou l’expansion agricole.

Des actions, dira-t-il, qui causent une détérioration du couvert végétal, des incendies et l’érosion des sols, d’où l’impératif d’imposer des mesures dissuasives dans le cadre de ce projet de loi.

S’agissant de la lutte contre les feux de forêt, M. Touahria a affirmé que le secteur de l’Agriculture œuvrait en coordination avec les autres départements pour activer le rôle scientifique et technique en matière de prévention.

Cela passe par le centre opérationnel situé au niveau central et doté de capacités et de moyens techniques et qui surveille via les satellites les températures élevées à travers le pays, et fournit des images et des chiffres sur les lieux susceptibles des départs de feux, ou les premières indications de leur déclenchement, ce qui permet une intervention rapide, a-t-il encore expliqué.

Dans le cadre de l’appui à l’intervention scientifique dans le domaine de la prévention et de lutte, une réunion se tiendra mercredi avec l’Agence spatiale algérienne, pour doter le secteur des Forêts de nouveaux moyens techniques qui lui permettront d’identifier avec précision les lieux dans lesquels il peut intervenir, ajoute M. Touahria.

Par ailleurs, le mois prochain, des programmes seront mis en œuvre pour acquérir de nouveaux moyens ayant bénéficié récemment d’une levée de gel, selon le même responsable.

 

Un programme d’extension du barrage vert d’un million d’hectares

 

Evoquant le bilan de la campagne de reboisement (entre octobre 2021 et mars 2022), M. Touahria a fait état de 11 millions arbres plantés.  M. Touahria a également rappelé que le programme du barrage vert sera relancé conformément à un plan « scientifique et moderne » comptant la plantation de toutes les espèces végétales de valeur ayant une rentabilité économique à l’instar de l’arganier, le caroubier, les pistachiers, les figues de barbarie en sus de différentes herbes médicinales et aromatiques.

Le DGF a affirmé, dans ce cadre, que son secteur œuvrait en collaboration avec le centre des recherches forestières sis à Tindouf pour développer ce genre de cultures tout en appuyant cette activité avec des laboratoires et unités de transformation pour l’extraction des huiles. Cette démarche permettra aussi d’associer la femme rurale et mettre en valeur son savoir-faire en la matière, a-t-il ajouté.

S’étendant sur une superficie de 3 millions d’hectares et couvrant près de 28 wilayas, le barrage vert sera élargi, à moyen terme, avec 1 million d’arbres pour atteindre les 4 millions d’hectares, a déclaré le DGF, M. Touahria, soulignant que cette mesure est à même de permettre la réalisation de son objectif principal à savoir la lutte contre la désertification.

Des cadres de la DGF ont été dépêchés à 13 wilayas pour faire le point sur la situation des forêts, a fait savoir M. Touahria.

Les citoyens seront associés dans la protection des pâturages et des régions forestières, le reboisement des zones dégradées, outre la plantation des arbres fruitiers, a mis en avant le DGF.

Par ailleurs, la DGF a dédié des terrains au développement agricole, autorisé l’exploitation des forêts de manière légale et prévu des programmes de mise en valeur des terrains ayant subi des glissements.

Pour ce qui est du tourisme forestier, la Direction générale des forêts s’emploie en coordination avec le secteur du tourisme à organiser des randonnées dans la nature et des sorties de plantation encadrées par plus de 600 associations nationales. Il s’agit également d’ouvrir la voie aux investisseurs pour doter les forêts d’espaces de détente selon un cahier de charges.

A ce jour, 70 forêts au niveau national sont équipés par des investisseurs dans le cadre d’un programme comptant 120 forêts. Les dossiers restants sont en cours d’examen, a-t-il dit. APS…

Industrie pharmaceutique : «El Djazaïr Healthcare» vers une dimension africaine

Industrie pharmaceutique : «El Djazaïr Healthcare» vers une dimension africaine

Le président de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) pour l’Afrique, Prosper Hiag, a appelé hier à Dakar (Sénégal) à organiser le Salon de l’industrie pharmaceutique «El Djazaïr Healthcare», dont la première édition s’est tenue au Sénégal, dans d’autres pays africains. Dans une déclaration à l’APS en marge de la clôture de la première édition du Salon pharmaceutique «El Djazaïr Healthcare» (17-20 mai 2022), M. Hiag a encouragé l’Algérie à «poursuivre ses efforts pour l’organisation l’expositions analogues dans les autres pays africains après l’édition sénégalaise» qui a montré, a-t-il dit, «le niveau atteint par l’industrie pharmaceutique algérienne». Selon lui, l’industrie pharmaceutique s’est développée en Afrique grâce à «la volonté politique des pays africains qui, après avoir cerné les besoins de leurs citoyens en médicaments, ont mobilisé des ressources humaines qualifiées pour accompagner le secteur et mis les moyens nécessaires». La coopération régionale dans ce domaine «s’impose comme une évidence pour libérer les pays du continent dela dépendance en matière de médicaments et de santé en général», a-t-il soutenu, insistant notamment sur l’importance de la coopération dans le domaine scientifique, pédagogique et de la formation. M. Hiag a, par ailleurs, appelé à aider les étudiants africains à bénéficier de bourses dans les universités algériennes afin de contribuer à relever le défi auquel sont confrontés les systèmes de santé dans la région. Evoquant la situation épidémiologique liée à la Covid-19, il a salué les efforts consentis par les autorités algériennes pour renforcer le système de santé par la mobilisation de grandes quantités de vaccins, d’un nombre suffisant de masques de protection et d’importantes quantités d’oxygène et de solution hydroalcoolique à travers l’intensification de sa production locale, rappelant que l’Algérie a aidé certains pays de la région pendant la pandémie. el moudjahid…

Naftal: commercialisation de 1,1 million de tonnes de GPL en 2021

Naftal: commercialisation de 1,1 million de tonnes de GPL en 2021

ALGER – La Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers « Naftal » a commercialisé 1,1 million de tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) en 2021, a indiqué lundi à Alger, le PDG de la société, Mourad Menouar.
Les quantités commercialisées renseignent sur l’utilisation grandissante de ce type de carburant respectueux de l’environnement ces dernières années, a expliqué M. Menouar qui était l’invité du forum économique du quotidien « Echaab ».

Par rapport à 2018 où une quantité de 500.000 tonnes de GPL avait été consommée, les quantités commercialisées en 2021 sont en hausse de 50%, contre une baisse de 5% de la demande sur les autres types de carburant, a-t-il détaillé.

Dans le même contexte, le PDG de Naftal a fait savoir que près de 700.000 voitures roulaient actuellement au GPL en Algérie.
Outre sa contribution aux programmes de conversion des véhicules GPL en élargissant le réseau d’installation des kits Sirghaz, Naftal fournit ce carburant au niveau de 50 % de ses stations-service (2200 stations), ajoute le PDG.

Lire aussi: Naftal: des projets d’investissement de plus de 250 Mds Da pour les 5 prochaines années

Interrogé sur la réalisation de nouvelles stations pour la fourniture du GPL, M. Menouar a souligné que ces projets nécessitaient un strict respect des mesures de sécurité et l’obtention d’un nombre d’autorisations, ce qui rend impossible la fourniture de ce service dans certaines stations, surtout dans les grandes villes.

S’agissant du processus de réalisation de bornes de recharge pour voitures électriques, le PDG a souligné que Naftal s’était lancée dans un programme de réalisation d’une borne de recharge à Chéraga (Alger), mais de tels projets nécessitent une « vision claire », soulignant que l’entreprise « est tout à fait prête à investir dans ce domaine ».

M. Menouar a, par ailleurs, indiqué que Naftal exportait, dans le cadre des conventions signées, son savoir-faire à travers des cycles de formation au profit des cadres de pays voisins comme le Niger.

APS…