TNA, Vernissage de l’exposition collective d’arts plastiques «la rencontre» : Patrimoine en partage

TNA, Vernissage de l’exposition collective d’arts plastiques «la rencontre» : Patrimoine en partage

Une exposition collective d’art s’est ouverte, mardi dernier, au niveau du hall d’entrée du Théâtre national algérien (TNA) Mahieddine-Bachtarzi, regroupant des œuvres d’arts plastiques, le dessin, les miniatures…

La manifestation regroupe  40 artistes, dont, Gamroud Madjid, Khalfaoyi Bachira, Kahli Fylicia, Taoussi Nawel, Djermouni Khaled, Hachemi Ameur, Hmissi Samia, Eldjed Yasmine, Safia, Meftahi Afaf, venus de différentes régions du pays, expriment la magie fascinante des arts plastiques. Avec une touche alliant la modernité au traditionnel, la beauté est au rendez-vous à travers le jaillissement de la vie dans un éclat de coloris. Le dialogue et les passerelles avec l’autre, le déluge de lumière, en dépit des ténèbres, s’imbriquent dans une harmonie des formes et des volumes.  Ouverte jusqu’au 24 du mois en cours, cette exposition « rétrospective », réunit une quarantaine d’œuvres d’artistes plasticiens issus de différentes écoles, qui ont fait de la peinture une opportunité de partage et d’écoute, pour faire renaître l’espoir et donné un nouveau souffle à l’art algérien.
A travers leurs tableaux, ils font ressortir des éléments du patrimoine algérien par le biais de motifs algériens dans un contraste de couleurs « envoûtant ».  Les artistes participants s’accordent à dire que cette  exposition « entend lever un coin de voile sur le riche patrimoine algérien avec toute sa splendeur et sa diversité ». Ils soulignent que c’est un évènement qui aspire à redonner espoir au lendemain et rappeler que l’art se doit d’être un moyen de lutte et de réconfort en toute circonstance. « Il n’y a pas de thématique définie pour cette exposition, à part une présence d’un maximum d’artistes qui ont répondus présent à l’initiative », précise Nour Cheraz organisatrice de l’événement. A noter que cette exposition intitulée » rencontre » était programmée pour le mois d’octobre 2020, mais elle a été annulée en raison de la propagation du coronavirus.

Salon des métiers artisanaux à Constantine : affluence sur les produits de beauté naturels

Salon des métiers artisanaux à Constantine : affluence sur les produits de beauté naturels

CONSTANTINE- Les pavillons exposant les produits de beauté naturels au Salon national des métiers artisanaux et de la créativité patrimoniale qui se tient actuellement à Constantine, ont enregistré mardi une grande affluence des visiteurs venus nombreux apprécier la finesse de l’artisanat algérien.

Cette manifestation culturelle et commerciale, tenue à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisan (9 novembre de chaque année) connait, depuis son ouverture, un engouement remarquable pour ces produits notamment auprès de femmes actives, au foyer et d’étudiantes notamment, issues de différentes facultés et résidences universitaires mitoyennes.

Les savons, les shampooings, les crèmes pour le visage et le corps et des soins pour cheveux (pour enfants et adultes) fabriqués de façon artisanale à base de produits naturels tels que l’huile d’olive et le miel, et cédés à des prix attractifs, ont particulièrement suscité l’intérêt des visiteuses de ce Salon, organisé à la Maison de la créativité et au Palais de la culture Mohamed Laid Al Khalifa.

A cet effet, Nedjma Bouleli, artisane de la wilaya de Constantine, activant dans le domaine de la fabrication des savons naturels et produits cosmétiques, a indiqué à l’APS que cet événement devenu traditionnel est « une opportunité pour le public constantinois de découvrir ce métier artisanal en net développement en particulier ces dernières années ».

Egalement pharmacienne de formation, l’artisane qui exerce ce métier depuis 15 ans dans son entreprise implantée dans la commune d’El Khroub (Sud de Constantine), a souligné l’importance de valoriser ce métier au profit des générations futures à travers l’organisation de ce genre de manifestations et de stages de formation en faveur des jeunes porteurs de projets dans ce créneau.

Cherifa Debah, de la wilaya d’Alger qui exerce ce métier dans son atelier à El Mohammadia depuis environ cinq ans a salué cette initiative, affirmant que « l’échange des expériences et des connaissances entre les professionnels de ce métier artisanal à travers l’organisation de manifestations culturelles et artistiques, visent essentiellement à améliorer et promouvoir la qualité du produit « .

« De tels rendez-vous permettront de renforcer davantage les métiers de l’artisanat et les professionnels auront l’opportunité de commercialiser leurs produits « , a révélé de son côté Amal Lazeri, une artisane activant dans la vannerie originaire de Kouba (Alger).

Elle a encore indiqué que le Salon a pour objectif de mettre en exergue le rôle de l’artisanat dans la création de l’emploi et dans la dynamisation du développement économique aussi bien local que national.

S’étalant jusqu’au 19 du mois de novembre en cours, l’exposition de produits embrassant les différents métiers à l’image de la poterie, du cuivre, la céramique, la dinanderie, des peaux et cuirs ainsi que les pâtes et les gâteaux traditionnels, a permis aux visiteurs de découvrir la richesse du patrimoine artisanal traduisant la profondeur civilisationnelle du pays.

Il est à signaler que trois (3) anciens artisans spécialisés dans la confection des habits et bijoux traditionnels en plus de l’osier, ont été honorés lors de la cérémonie d’inauguration de ce Salon national qui compte une cinquantaine d’artisans participant de diverses wilayas du pays, à l’instar de Médéa, Boumerdès, Tlemcen, Bejaïa et Alger.

APS

 

 

« Je me suis mordue la langue », dernière oeuvre de Nina Khada

« Je me suis mordue la langue », dernière oeuvre de Nina Khada

ALGER – La jeune cinéaste franco-algérienne Nina Khada fait de nouveau parler de son travail depuis Ouagadougou (Burkina-Faso) où elle a décroché récemment le Poulain d’argent du court métrage documentaire du 27e le Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) pour son dernier film « Je me suis mordue la langue ».
Sorti en 2020, ce documentaire d’une durée de 25 mn a déjà pris part à une quinzaine d’événements cinématographiques en Tunisie, en Egypte, en Suisse, au Liban, en France, au Canada, ou encore au Brésil.

Véritable quête identitaire entreprise par une franco-algérienne qui a vécu toute sa vie en France, ce court métrage relate l’histoire d’une algérienne, qui dit avoir perdu la langue de sa grand-mère et n’arrive pas à s’exprimer en arabe dialectal. S’accrochant à de lointains souvenirs de ses grands-parents et de leur langue dialectale, elle prend les rues de Tunis comme substitue du pays de ses ancêtres pour tenter d’y retrouver une part de son identité.

A Tunis, elle parle de son problème aux passant qu’elle filme, une vielle dame lui recommande de retourner en Algérie et qu’une langue ça ne s’oublie pas, des enfants lui conseillent de parler aux gens dans la rue pour réapprendre, alors que d’autres lui suggèrent plus simplement de chanter.

A tout âge les intervenants estiment que perdre sa langue c’est perdre la mémoire et ne comprennent pas vraiment qu’on puisse réellement perdre l’usage d’une langue et être à ce point coupé des siens.

Au détour de chacune de ses rencontres, Nina Khada propose des plans urbains nocturnes intéressants des quartiers populaires de la capitale tunisienne et pose parfois sa voix pour se confier le long d’un voyage en train de nuit dans la banlieue ou en bord de mer.

Réalisatrice et monteuse, Nina Khada a travaillé sur le montage de nombreuses œuvres avec des réalisateurs comme Hassan Ferhani et Karim Moussaoui, elle réalise son premier court métrage documentaire, « Fatima », qui parle de sa grand-mère sur la base d’archives coloniales françaises.

Après « Je me suis mordue la langue », Nina Khadda travaille actuellement sur le développement de son premier court métrage de fiction intitulé « La veillée ».

« Retour aux sources », 1e exposition individuelle de Mohammed Yazid Kaddouri

« Retour aux sources », 1e exposition individuelle de Mohammed Yazid Kaddouri

ALGER – « Retour aux sources », première exposition individuelle de l’artiste peintre Mohammed Yazid Kaddouri, dédiée à la région d’El Oued, à travers laquelle il invite le regard du visiteur à méditer la tradition ancestrale et la richesse du patrimoine culturel et architectural de la région.

Visible jusqu’au 2 décembre à la Galerie d’Art « Frantz Fanon », sise au Centre des arts de l’Office Riadh El Feth (Oref), cette exposition, soutenue par un fond musical assuré par le saxophoniste Omar Khiter, compte 80 toiles à l' »huile et au couteau », mises sous cadres dans différents formats « après cinq ans de préparation ».

Réalistes ou figuratives, les toiles de Mohammed Yazid Kaddouri évoquent la région d’El Oued, invitant les visiteurs à une immersion dans le patrimoine et les traditions ancestrales, dans un concert de formes et de couleurs hautement esthétique.

« Je m’inspire de la vie quotidienne, des coutumes et traditions de ma région natale d’El Oued », explique l’artiste. »Retour aux sources », propose d’opérer un regard introspectif et nostalgique incitant à la méditation sur la richesse patrimoniale et la diversité culturelle, à travers, entre autres thèmes évoqués, des natures mortes, des maisons de campagne, des portraits et des ksours.

Les visiteurs pourront ainsi apprécier entre autres toiles, « Fellah soufi », « Natures mortes », aux oranges et aux tomates, « El Gh’rara », Bent el ardjoun », « Vieille maison- El Oued-« , « Marché, « Repos des guerriers », « Haizia 46 après la baignade », « Danseuse de Houli », « Caravane », « Riche commerçant soufi », « El Kantara » et « Sidi Merzoug ».

A travers des portraits réalisés sur des sujets présents dans sa vie, comme le regretté Amar Zahi, les femmes au haik ou la reine touarègue « Tinhinan », ainsi que des membres de sa famille, l’artiste à voulu associer les siens à son travail et rappeler quelques références historiques, artistiques et sociales dans lesquelles tout le monde se reconnaîtrait.

« Je voulais témoigner de mon vécu dans cette belle région, et raconter l’histoire de ses traditions et coutumes, ses fêtes et ses jeux », précise encore Mohammed Yazid Kaddouri.

La toile, « L’Algérie, la 2eme République », caractérise l’ »avenir de l’Algérie nouvelle », avec une vision basée sur la représentation de la femme algérienne émancipée et libre, dans sa tenue rouge car révoltée, avec les pieds nus symbolisant la libération.

L’artiste a choisi de mettre en scène cette belle métaphore de la femme révoltée au pieds nus, dans un décor somptueux, en plein massif du Hoggar, ce qui a procuré à cette œuvre beaucoup de succès auprès des visiteurs.

Les différentes toiles exposées se révèlent au public dans des couleurs vives et lumineuses, contrastant avec un fond clair qui met les sujets traités plus en évidence et les rend « parlants » dans un élan expressif qui orne le silence des lieux.

Diplômé de l’Ecole supérieure des Beaux Art, Mohammed Yazid Kaddouri a participé, alors qu’il était encore étudiant, à plusieurs expositions collectives en Algérie et à l’étranger, au delà de quelques prestations individuelles locales à El Oued et à Oran.

L’artiste compte également à son actif, des travaux de sculpture « en bas reliefs », dont la plus grande pièce est une sculpture en béton qui raconte l’histoire de sa région sur une longueur de 600 mètres.

APS

Foire internationale du livre de Sharjah: les œuvres algériennes au rendez-vous

Foire internationale du livre de Sharjah: les œuvres algériennes au rendez-vous

SHARJAH (Emirats arabes unis) – Plusieurs œuvres littéraires algériennes, entre romans et essais, sont présentes à la 40ème édition de la Foire internationale du livre de Sharjah aux Emirats arabes unis.

La maison libanaise « Dar El Farabi » a exposé plusieurs oeuvres traduites du romancier Yasmina Khadra, à l’image de « les Hirondelles de Kaboul », « l’Attentat » et « les Sirènes de Bagdad ».

La maison libanaise « El Djamal » a, quant à elle, présenté plusieurs romans et essais de Waciny Laredj, à l’instar de « Dernier Automne de New York ».

Présents aux manifestations de cette Foire, les deux romanciers Yasmina Khadra et Waciny Laredj ont animé une conférence littéraire et des ventes dédicaces.

Ont été également au rendez-vous des oeuvres littéraires de l’écrivain algérien résident en Italie Amara Lakhous, l’écrivaine Fadila Melhag et la romancière Ahlam Mosteghanemi.

La Foire internationale du livre de Sharjah se poursuit jusqu’au 13 novembre avec au programme une conférence sur « le lecteur écrivain » qui sera animée, mercredi, par la romancière Ahlam Mosteghanemi.

APS

Note de lecture, «On nous appelait les réseaux radio rebelles», de Debbah Mohamed : L’épopée des braves

Note de lecture, «On nous appelait les réseaux radio rebelles», de Debbah Mohamed : L’épopée des braves

En cette année de célébration du 67e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne, nous avons relu pour vous l’un des livres témoignages les plus approfondis en matière de faits d’armes et surtout en  matière de documents authentiques autour de la création des réseaux radio pendant la guerre d’Algérie.

Le moudjahid Mohamed Debbah est connu pour son combat indéfectible pendant la Révolution et aussi après l’Indépendance. A ce jour, il contribue et participe à l’écriture de l’Histoire dans des colloques, conférences et débats. Son livre «On nous appelait les réseaux radio rebelles» reste une référence dans la littérature de la Guerre d’Algérie. Officier de l’ALN et membre actif de l’An-Malg, Si Mohamed est intarissable en matière de dates, de personnalités, de hauts faits d’armes… et bien plus encore.
A la sortie de son livre, présenté dans les deux langues (arabe et français), le commandant de la Base Didouche Mourad, Hassani Abdelkrim dit Si Ghaouti, qui a bien connu Debbah, tint à préfacer cette œuvre. Il écrira en substance : «Ayant connu le jeune Debbah au cours des années 57, et ayant suivi son parcours au sein des réseaux de transmissions de l’ALN en tant que responsable hiérarchique, j’ai eu le plaisir de lire ses témoignages. J’apprécie hautement cette contribution à l’écriture de l’histoire.» «Il a eu le mérite d’écrire, de témoigner, de signer ; et enfin de nous faire vivre des moments pathétiques de notre jeunesse, comme ils ont su raviver en nous cette flamme qui nous a plongés dans le rêve de la gloire et que, hélas, les contingences du présent semblent avoir atténuées. A cette occasion, j’en appelle à la conscience de ceux du corps des Transmissions, et d’une façon générale à ceux des autres services qui ont vécu la même épopée, d’apporter leur contribution à l’élargissement de ces témoignages, soit par le rappel de souvenirs qu’ils ont vécus, soit par des témoignages à l’instar de ceux qui ont été rapportés par la presse.»
Après avoir insisté sur l’ouverture d’un débat d’informations et d’idées nécessaires au rétablissement de la vérité historique, il ajoutera : «Ce qui m’incite principalement à intervenir à propos

du témoignage de Debbah, c’est la ferveur avec laquelle il s’est mis à l’ouvrage. Le poids de l’âge, de même que l’enthousiasme qui, à l’âge de 17 ou 18 ans, l’ont poussé et conduit avec tant d’autres au combat et les ont engagés à rejoindre les rangs de l’ALN, et là, il devait donner le meilleur de lui-même, à savoir l’offre du sacrifice de sa vie et l’usage de ses capacités intellectuelles, car la création d’un réseau algérien face à la grande toile d’araignée mise en place par l’armée française en vue d’étouffer l’ALN fut un véritable défi pour une armée populaire de résistants.» Il décrit aussi les origines de la création de l’ensemble des services spécialisés, tels que l’écoute, le renseignement, le contre-renseignement… et reviendra sur l’auteur et ses compagnons d’armes : «Bien heureux que des opérateurs, tels que Debbah, aient pu s’adapter à leur rôle tel qu’il leur était défini par l’état-major, rendre d’éminents services à l’ALN et sortir indemnes. De sacrés increvables, les Debbah, les Rougets, les Suisses, les Huittas, les Timichant, les Moustaches et tant d’autres héros de l’ombre que le sort a épargnés et qui sont là à présent pour nous rappeler les souvenirs d’antan.»
«A la lecture du récit que Debbah a publié, et qui est un témoignage personnel, il me plaît de répondre à ces détracteurs, que j’ai reconnus à travers ce livre, la légende des pionniers des Transmissions que j’ai appelés dans mon ouvrage ‘’Gérilla sans visage, les héros de l’ombre’’.» «Que leur travail, leur dévouement à la patrie, leur sacrifice aient donné naissance à d’autres structures qui continuent à servir le pays, cela démontre amplement que leur action initiale au cours de la guerre de Libération n’était pas sans lendemain. Mais de grâce, ne les confondons pas, par un amalgame de mauvais aloi, à des agents appartenant à tel ou tel clan. Tels que je les ai connus, ils n’ont jamais été des mercenaires ni des serviteurs serviles, mais d’authentiques combattants de l’Armée de Libération Nationale, qui ont eu le double mérite de porter le fusil et le poste radio.»
Ce livre très didactique est agrémenté de documents écrits et iconographique d’une très grande valeur historique. Les générations futures et les historiens trouveront là matière à enrichir leur savoir et surtout à comprendre le suprême sacrifice des braves de cette nation libérée par le sang.