Le chanteur Amour Abdennour retrouve ses fans à Bouira

Le chanteur Amour Abdennour retrouve ses fans à Bouira

BOUIRA – La star de la chanson kabyle, Amour Abdennour, a réussi un grand retour sur scène en retrouvant ses fans à Bouira, lors d’un spectacle majestueux animé jeudi soir à la maison de la culture Ali Zaâmoum de la ville, a-t-on constaté.
C’est dans une ambiance de fête que le public ‘bouiri », dont plusieurs familles venues des quatre coins de la wilaya, ainsi que des wilayas voisines, que l’artiste a fait son apparition sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. «Je suis très content de vous retrouver, et je vous remercie beaucoup pour l’accueil», a-t-il lancé à l’adresse du public présent.

Après une longue absence de la scène due à des soucis de santé, l’artiste a réussi dès le début à bercer le public avec sa première chanson «El Vavur Wennaâ Thikli», qu’il a merveilleusement reproduit en compagnie de l’orchestre féminin Ahbab Chikh Sadek Abdjaoui, en hommage à cet artiste.
Avec sa douce voix, le chanteur Amour Abdennour a admirablement régalé ses nombreux fans venus assister à ce concert organisé dans le cadre d’une tournée, selon les organisateurs. L’artiste a puisé de son riche répertoire plusieurs autres chansons, dont les fameux tubes «Snath Ayessîgh», et «Nudagh fellawen» pour subjuguer trois heures durant les familles  »bouiries » venues entendre sa belle voix et ses belles mélodies.

Visiblement affaibli par la maladie, qui l’a éloigné de la scène depuis deux décennies, l’artiste n’a ménagé aucun effort pour envoûter son public avide de le revoir et de réécouter ses belles chansons sentimentales notamment celles «Defragh Lvaz swallen» ou encore «Hemlagh maradini Ah Yadini», qu’il a exécutées avec succès.

Avant de clôturer la soirée, l’artiste a vivement salué le public ainsi que les responsables du secteur de la culture, en leur promettant de revenir prochainement à Bouira pour animer un autre spectacle artistique. APS

Ouverture du Salon national du livre avec la participation d’une trentaine de maisons d’édition

Ouverture du Salon national du livre avec la participation d’une trentaine de maisons d’édition

ORAN – Plus de 30 maisons d’édition du pays prennent part au Salon national du livre ouvert mercredi à la bibliothèque communale Bakhti-Benaouda d’Oran.
L’ouverture du salon coïncidant avec la 19ème édition des Jeux Méditerranéens (25 juin-9 juillet) a été marquée par une forte affluence d’un public féru de lecture, venu acquérir des ouvrages parmi les 8.000 titres de différentes langues exposés à la vente et dans diverses spécialités et pour différentes tranches d’âge.

La manifestation devant se poursuivre jusqu’au 6 juillet prochain constitue une occasion pour les maisons d’édition nationales d’exposer leurs dernières publications et faire la promotion de leurs titres avec la tenue de rencontres-débats et de séances de vente-dédicace avec les auteurs.

Parallèlement, plusieurs activités culturelles sont programmées pour la vente dédicace de 28 auteurs des wilayas dans l’Ouest du pays, un concours du récit dédié aux enfants, des ateliers de travaux manuels, de dessin, une exposition d’arts plastiques, spectacles du conteur et des conférences sur « le rôle de la société civile dans la promotion de la lecture et l’écriture » et des lectures de poèmes.

Le Salon national du livre est organisé par la Direction de la culture et des arts, en collaboration avec l’APC d’Oran et en collaboration avec l’entreprise d’organisation des foires et des salons « GOF EXPO », rappelle-t-on. APS…

JM Oran-2022 : le CIC de Tlemcen à la découverte du costume traditionnel national

JM Oran-2022 : le CIC de Tlemcen à la découverte du costume traditionnel national

TLEMCEN- Le Centre d’interprétation du costume traditionnel algérien de Tlemcen (CIC) a été retenu et inclus dans le parcours touristique qui sera proposé aux délégations étrangères participant à la 19ème édition des Jeux Méditerranéens qu’abritera Oran à compter du 25 juin courant.
Cet espace muséal, consacré à la valorisation des habits traditionnels de toutes les régions du pays, est unique en son genre au niveau national, arabe et africain. Il a pour mission de célébrer les fêtes populaires et l’organisation de rencontres-débats, de séminaires, d’expositions et autres activités visant la préservation de tout le legs patrimonial.

La création d’un musée de l’habit traditionnel est venue dans la foulée du classement du costume nuptial « Chedda tlemcenienne » en 2012, dans la liste du patrimoine immatériel mondial par l’Unesco. Un décret exécutif portant création de cet établissement a été promulgué durant la même année. Le CIC a été officiellement inauguré le 25 février 2014.

Ce centre, situé dans l’ancienne citadelle d’El Mechouar, au centre-ville de Tlemcen, comprend plusieurs pavillons,  dont le plus important est la salle en forme de dôme, couvrant une superficie de plus de 500 m2 qui abrite une exposition permanente de divers types de costumes traditionnels.

Le CIC comprend également le Palais royal, d’une superficie de 1.640 mètres carrés réalisé à l’occasion de la manifestation « Tlemcen 2011, capitale de la culture islamique », ainsi qu’un théâtre et autres espaces utiles situés à l’intérieur de l’enceinte historique d’El Mechouar.

L’exposition permanente des habits comprend une variété de tenues traditionnelles représentant toutes les régions du pays, à l’instar du « karakou » algérois, blidéen et tlemcenien, le « kaftan annabi », la robe kabyle, la tenue Boussadie, sétifienne et constantinoise, la blouse oranaise, la blouse de mensouj et les « melhfa » des Aurès, de Ghardaïa et d’Ouargla. Les costumes traditionnels masculins occupent également une bonne place parmi les collections présentées. Le visiteur pourra découvrir les différentes formes de « Abayate », le burnous, le tarbouche, le pantalon traditionnel « seroual tesdifa », le turban « lâamama » et autres pièces rares.

L’action du CIC porte sur deux volets: l’un permanent et le second occasionnel, à l’exemple de la célébration du mois sacré de ramadhan, le mois du patrimoine, Mawlid Ennabaoui et les deux anniversaires relatifs au classement du patrimoine universel de la chedda tlemcenienne et du couscous, outre la commémoration des fêtes nationales et internationales.

Les cadres du Centre effectuent régulièrement des études devant valoriser le patrimoine matériel et immatériel. De nombreuses études ont été publiées et concernent, entre autres, le plat national, à savoir le couscous dans toute sa variété et diversité, les rituels du mariage tlemcenien, le costume nuptial tlemcenien et ses divers accessoires.

Depuis sa création et au fil du temps, le Centre constitue une destination touristique incontournable. Elle le sera davantage pour les délégations sportives participantes aux JM d’Oran et aux visiteurs qui auront l’opportunité de découvrir et d’apprécier un patrimoine ancestrale jalousement protégé et transmis de génération en génération. APS..

« L’amour aux temps des scélérats » de Anouar Benmalek distingué

« L’amour aux temps des scélérats » de Anouar Benmalek distingué

ALGER – Le roman « L’amour aux temps des scélérats » de l’écrivain algérien Anouar Benmalek a reçu en France le Grand prix de la fiction, une distinction littéraire qui récompense un ouvrage de fiction francophone, a annoncé son éditeur en Algérie.
Publié aux éditions Casbah et présenté au dernier Salon international du livre d’Alger (Sila, 24 mars-2 avril), « L’amour aux temps des scélérats » raconte une histoire d’amour dans un des « lieux les plus outragé par l’intolérance religieuse, la guerre perpétuelle et la tyrannie meurtrière », selon la présentation de l’éditeur.

Parti à la recherche de la femme qu’il a follement aimée, Tammouz, un français converti et candidat à rejoindre des groupes terroristes, rencontre sur sa route Zayélé, adepte d’une vieille religion minoritaire, mais aussi Adams, pilote de drone, ou encore Houda et Yassir, des personnages aussi attachants que surprenants, qui devront choisir entre conscience et survie au cours de leur existence.

Auteur d’une trentaine d’ouvrages littéraires, Anouar Benmalek, mathématicien et universitaire, a signé son premier recueil de poésie en 1984, sous le titre « Cortèges d’impatiences ». Il décroche le Prix Rachid-Mimouni en 1999 pour son roman « Les amants désunis » traduit vers une dizaine de langues avant de rafler de nombreux prix en France et en Belgique pour « L’enfant du peuple » en 2000.

L’auteur a également participé à de nombreux ouvrages collectifs dont « Algérie 50 » (2012), « Des nouvelles d’Algérie » (2005) ou encore « Lettres de rupture » (2002).

Organisé depuis 2017 par la Société des gens de lettres (SGDL), une institution privée, le Grand prix de la fiction récompense un ouvrage de fiction (roman, nouvelle et récit) d’un auteur français ou francophone. Il est décerné chaque année au mois de juin. APS..

Oran, ville au passé glorieux, affiche ses ambitions de métropole méditerranéenne

Oran, ville au passé glorieux, affiche ses ambitions de métropole méditerranéenne

ORAN- La ville d’Oran, qui s’apprête à accueillir la 19ème édition des Jeux Méditerranéens, compte une histoire riche en événements, anciens et nouveaux, et aspire, aujourd’hui, à un avenir radieux à la mesure de ses ambitions.
La ville est restée, tout au long de cette histoire, l’un des centres scientifiques et culturels les plus importants de la région du Maghreb et une forteresse résistant aux assauts des envahisseurs de la rive nord de la Méditerranée.

Selon une majorité d’historiens, la fondation de la ville d’Oran remonte à l’an 902 de notre ère lorsque des voyageurs andalous s’y sont installés et ont utilisé le port de Mers El-Kébir pour développer leur commerce. Avec le temps, les habitants des régions limitrophes les ont rejoints, permettant l’extension de son urbanisation et l’augmentation de la densité de sa population, grâce à sa position donnant sur la Méditerranée. Oran avait acquis une importance stratégique maritime, économique et culturelle.

Cependant, le noyau de la ville remonte aux anciennes époques berbères lorsque le petit village d’Ifri a été construit sur la rive gauche du « Oued R’hi », connu sous le nom de « Ras El-Aïn », selon l’historien Yahia Bouâziz, qui, dans son livre « La ville d’Oran à travers l’Histoire », a estimé que les migrants venus d’Andalousie ont réalisé la « deuxième fondation » de la ville.

 

Un centre de rayonnement intellectuel et culturel

 

Au fil des siècles, Oran a été soumise à la domination des Fatimides, des Almoravides, des Almohades, des Zianides, des Hafsides et des Marinides. Elle a connu la fondation de nombreuses écoles, devenant l’une des principales métropoles du pays où fleurissaient science et littérature.

La ville a donné naissance à des personnalités de la pensée, de la culture et de la religion, et attiré des savants de différentes régions, cités par Benaouda El-Mazari dans son livre « Touloue Saâd Souôud fi akhbar wahran wa makhzaniha oussoud », soit plus de 75 savants et « awlia » (saints protecteurs), entre les 19e et 20e siècles, qui ont œuvré à la renaissance de la ville et participé dans la civilisation arabo-islamique dans le monde musulman, selon Yahia Bouâziz.

Parmi ces savants, Cheikh Abou Ishak Abdallah Mohamed El-Ouahrani (10e s), le faqih et Qadi Abou Abdallah Mohamed El-Ouahrani (13e s), le médecin Abou Mohamed Amroune El-Ouahrani (11e s), l’écrivain Ibn Mahrez El-Ouahrani (12e s), Brahim Tazi (15e s), Cheikh Mohamed Benamar El-Houari (1439-1531), le saint patron d’Oran, dont le nom est lié à la ville.

 

Une citadelle de résistance contre les envahisseurs

 

La ville d’Oran a fait l’objet de raids hispano-portugais et les Portugais l’ont occupée à deux reprises. La première de 1415 à 1737, reprise par les Zianides. La seconde de 1471 à 1477. Les espagnols l’ont ensuite occupée en l’an 1509 et ont été chassés en 1708, puis l’ont réoccupée en 1732.

Oran a également fait l’objet d’opérations d’altération de sa mémoire, de sabotage et de déformation de ses repères civilisationnels, urbains, historiques, culturels et religieux, notamment arabes et islamiques, par les espagnols.

La libération définitive de la ville d’Oran eut lieu le 27 février 1792, après le siège imposé par le bey de Mascara Mohamed Ben Othmane El-Kebir à la garnison militaire espagnole d’Oran et de Mers El-Kebir, ainsi que les combats héroïques menés par des volontaires de toutes les régions de l’ouest du pays qui ont infligé une lourde défaite aux espagnols et les ont forcés à évacuer la ville, souligne le professeur d’histoire à l’université d’Oran 1 « Ahmed Ben Bella », le Pr Mohamed Bendjebbour.

Après la seconde libération, de grands efforts ont été fournis pour redonner à Oran sa gloire et sa dimension arabo-islamique, reconstruire et réparer ce qui a été détruit, puis les Français ont repris, après avoir occupé la ville en 1831, le processus d’effacement de ses repères culturels et de civilisation.

Lors de la Guerre de libération nationale, Oran faisait partie des zones où le lancement des premières opérations, le 1er novembre 1954, étaient préparés, lorsque le groupe dont faisait partie le martyr de la guillotine Ahmed Zabana fut chargé de s’emparer des armes dans la caserne du quartier d’Eckmühl, entre autres opérations.

Auparavant, Oran a été témoin de l’opération de l’attaque de la grande Poste par des commandos de l’Organisation Spéciale (OS), le lundi 5 avril 1949, qui a permis d’obtenir des fonds pour financer l’action armée contre le colonialisme français.

Depuis l’indépendance, Oran n’a cessé de lier son passé glorieux à son présent radieux à travers de nombreuses expansions urbaines, redynamisant le mouvement commercial, culturel et touristique, et développant des pôles industriels spécialisés en partenariat, tels que la pétrochimie, la sidérurgie, l’industrie automobile et le secteur pharmaceutique.

Oran, qui compte trois universités et de nombreux centres de recherche et qui a été renforcée par de nouvelles infrastructures sportives, de complexes touristiques et d’établissements sanitaires, ambitionne de poursuivre sa renaissance dans tous les domaines. La prochaine édition des Jeux Méditerranéens sera une opportunité pour cette ville et ses habitants d’afficher cette ambition de devenir une métropole qui compte dans le bassin méditerranéen. APS..

JM-Oran-2022 : un salon national du livre à partir du 22 juin

JM-Oran-2022 : un salon national du livre à partir du 22 juin

ORAN – La Bibliothèque communale « Bakhti Benaouda » d’Oran abritera un salon national du livre du 22 juin au 6 juillet, coïncidant avec les Jeux méditerranéens d’Oran 2022, a-t-on appris auprès de la direction locale de la culture et des arts.
Selon la même source, plus de 30 maisons d’édition prendront part à cette manifestation pour exposer quelque 8.000 titres dans divers spécialités portant sur des études académiques et des ouvrages littéraires, des livres en langues étrangères et des dictionnaires, en plus de revues scientifiques.

Dans le cadre de ce salon organisé par la direction de la culture et des arts en partenariat avec la commun e d’Oran, en collaboration avec l’entreprise « Gof expo », un rayon sera réservé aux enfants comprenant des livres éducatifs, des jeux d’intelligence et ludiques, a-t-on fait savoir.
Ce salon vise à promouvoir le livre algérien et l’édition en Algérie, en plus de faire connaître les innovations dans nombre de spécialités, à travers l’ouverture d’une aile de vente-dédicace, a-t-on indiqué. APS…