Centenaire de la naissance du grand romancier «Mohamed Dib et l’Art : le regard pour ombre»

Centenaire de la naissance du grand romancier «Mohamed Dib et l’Art : le regard pour ombre»

Une exposition célébrant le centenaire de la naissance du grand romancier, Mohamed Dib (1920-2003), un des pères de la littérature algérienne d’expression française est prévue du 3 décembre 2021 au 29 janvier 2022 au Centre culturel algérien (Cca) à Paris, annoncent les organisateurs sur la page Facebook du Cca. Intitulée, « Mohamed Dib et l’Art : le regard pour ombre », cette exposition, organisée par le Cca, en partenariat avec la Société Internationale des Amis de Mohamed Dib, rendra hommage à l' »artiste que fut également Mohamed Dib ». Il avait toujours manifesté un intérêt pour les arts et s’était « essayé durant sa jeunesse à la peinture », faisant apparaître les « aspects picturaux » dans son œuvre, rappellent les organisateurs. « Ce qui est sûr, c’est que je suis un visuel, un œil (…), cela ressort dans mes écrits », peut-on lire sur la page de présentation de l’événement rapportant les propos du romancier. Pour célébrer le centenaire de naissance de Mohammed Dib, les organisateurs ont convié aux côtés du grand romancier, les peintres qu’il a connus et appréciés, ses proches dans l’art, et des artistes contemporains que son écriture « puissamment évocatrice » a inspirés. Mohamed Dib a toujours manifesté un intérêt pour les arts, sur lesquels il s’exprime dans plusieurs de ses livres. Ses photographies prises à Tlemcen en 1946, et révélées cinquante ans plus tard au public, ont été exposées en Europe, à Bamako et à New-York. L’exposition offrira au regard des visiteurs deux tableaux de l’auteur et plusieurs de ses photographies.
« Le regard pour ombre » est une des poésies de l’auteur, tirée de son recueil « Le cœur insulaire » (2001).

EL MOUDJAHID

Semaine du court métrage du 1 au 7 décembre dans les salles de la Cinémathèque algérienne

Semaine du court métrage du 1 au 7 décembre dans les salles de la Cinémathèque algérienne

ALGER- La semaine du court métrage, prévue du 1 au 7 décembre dans les salles du réseau de la Cinémathèque algérienne, accueillera six films traitant de différentes thématiques, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Coordonnée par le Centre algérien pour le développement du cinéma (Cadc), en collaboration avec le Centre algérien de la cinématographie (Cac), la semaine du court métrage présentera au public de cinéphiles les courts métrage, « Boumla » de Mohamed Yazid Yettou, « Tchebtchaq marikane » de Amel Blidi, « Winna » de Arezki Larbi, « Le kid d’Alger » de Hakim Traidia, « El waldin » de Maouchi Khellaf, et « Il reviendra » de Youcef Mehsas.

Les courts métrages seront projetés dans les cinémathèques, d’Oran, Constantine, Tizi-Ouzou, Bejaia, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Bechar, Souk Ahras, Annaba et Alger qui accueillera en avant première, les films « Boumla », « Tchebtchaq marikane » et « Winna » en présence de leurs réalisateurs.

Un cycle de deux projections par jour est prévu à des horaires différents qui varient, conclut le communiqué, selon la programmation de chaque salle.

APS

Cinq ans après son décès Amar Ezzahi éveille encore les nouveaux talents

Cinq ans après son décès Amar Ezzahi éveille encore les nouveaux talents

ALGER – Malgré une discographie officielle très réduite et un retrait volontaire de la scène en 1987, Amar Ezzahi, a révélé de nombreux jeunes talents aiguillés sur la voie de la musique par leur admiration pour ce monument de la chanson chaâbi disparu en 2016.

L’interprète de la chanson chaâbi, Kamel Aziz, confie avoir « imité aveuglement » son mentor pendant de longues années grâce aux différents enregistrements disponibles. Son admiration pour Amar Ezzahi l’a d’abord conduit sur la voie du chaâbi et du qcid, qu’il collectait également chez lui, jusqu’à avoir le « déclic » qui l’a mené à voir ce qui se fait ailleurs et dans d’autres styles pour l’introduire harmonieusement dans l’univers du chaâbi tout en gardant l’empreinte du maître.

Présenté comme l`héritier de Amar Ezzahi, même s’il considère ce titre comme une « trop lourde responsabilité », Kamel Aziz, a confié qu’il a appris auprès de ce monument à être un maître de la chanson sur scène et dans les fêtes tout en restant l’éternel élève quand il travaille sa musique.

Celui qui avait rendu le premier hommage au « Cheikh », à l’Institut du monde arabe à Paris, juste après son décès, dit « continuer à lui rendre hommage à chaque scène ou fête familiale qu’il anime ».

Jeune interprète de la chanson chaâbi, Lamine Sadi, qui a également côtoyé Amar Ezzahi évoque un monument de la chanson algérienne et une « école de musique, de sagesse et de modestie ». Il dit avoir beaucoup appris auprès de lui et grâce à ses enregistrements en matière de techniques vocales, de composition et de rythmes.

Il considère son mentor comme celui qui incarne le « renouveau du chaâbi » qui a développé ce genre par sa recherche et son apport en composition, mais aussi comme l’ « artiste populaire par excellence », « accompagné à sa dernière demeure par des milliers d’admirateurs ».

Zakaria Mihoubi, musicien et chanteur qui a mené plusieurs projets dans la musique raï, gnawa et chaâbi voit en Amar Ezzahi « tout le contraire de l’image du petit chanteur populaire qu’il défendait de lui-même « , mais plutôt un grand interprète très vite repéré par Mahboub Bati avec qui il s’est imposé dans le paysage musical de l’époque.

Cet « artisan du bonheur de millions de mélomanes » a donné à ce jeune musicien et chanteur l’envie de faire ce métier pour le public et lui a inculqué la rigueur et l’ouverture d’esprit.

Il lui a rendu hommage avec « Katbetli Kya » et « Mahajti Bday Echmaâ », deux travaux qui ont donné à Zakaria l’envie d’explorer encore la voie du chaâbi mais à sa manière. La liberté pour laquelle était connu « Soltan Lahwa » l’a poussé à élaborer des orchestrations différentes et épurées en plus d’intégrer des instruments de musique moins conventionnels.

S’il n’a jamais vraiment versé dans la formation de jeunes talents, ni créé d’école conventionnelle de musique, comme l’avait fait « le Cardinal » Hadj Mhamed El Anka, sans avoir pour autant fermé sa porte aux jeunes, Amar Ezzahi reste cependant un courant très rependu chez les artistes du chaâbi.

APS

Le 4e Festival de la Littérature et du Cinéma féminin de Saïda en décembre

Le 4e Festival de la Littérature et du Cinéma féminin de Saïda en décembre

ALGER – Le quatrième Festival National de la Littérature et du Cinéma féminin de Saïda, prévu du 11 au 15 décembre, sera animé par une sélection littéraire dans les trois langues l’Arabe, le Tamazight et le Français, ainsi que par la projection de plusieurs films algériens aux thématiques en lien avec la promotion de la femme, indiquent les organisateurs dans un communiqué.
Sous le slogan « L’autre regard », la quatrième édition de ce festival, qui revient « après le succès des précédentes éditions », accueillera dans le strict respect des mesures de prévention sanitaire contre la propagation du Coronavirus, des hommes et femmes de Lettres de renoms, à l’instar de Waciny Laredj, Maissa Bey, Sabiha Benmansour, Aldjia Bouhar, Chabha Bengana, Hadjer Kouidri, Zineb Sekkal et Chaimaa Bendjoudi.

D’un autre côté, plusieurs longs métrages aux contenus mettant en valeur la femme et son droit « irréversible » à disposer de sa vie, seront projetés, « Saliha » (2021) de Mohamed Sahraoui, « Juventus Timgad » (2016) de Fabrice Benbaouche, « 143 rue du désert » (documentaire-2019) de Hassen Ferhani, « Elle nous regarde » (2020) de Lyna Zerrouki, « L’Etoile d’Alger » (2016) de Rachid Belhadj et « Papicha » (2019) de Mounia Meddour, entre autre, précisent encore les organisateurs.
Dans les différentes salles d’exposition, poursuit le communiqué, des ciné-concerts inédits et des ateliers d’effet spéciaux seront également en libre accès, dans une édition qui offrira l’opportunité au grand public de se rapprocher des artistes et comédiens d’autres courts métrage présélectionnés pour le concours du Grand prix, présentés par leurs réalisateurs.

A cet effet, un jury sera constitué de Tahar Boukella, Président, Yasmine Chouikh et Rania Serouti, membres, pour la nomination du Grand Prix et de la meilleure interprétation féminine.

Lors de l’ouverture de cet événement, organisé sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, en collaboration avec la wilaya de Saida, un hommage sera rendu à Yamina Chouikh et à « Mama Nedjwa », de son vrai nom Ghania Benstiti, célèbre animatrice de télévision de l’émission des années 1980, Nadi El Atfal (Club des enfants), conclut le communiqué.

Festival de la littérature et du cinéma de la femme, à Saïda : Belkacem Hadjadj président du jury

Festival de la littérature et du cinéma de la femme, à Saïda : Belkacem Hadjadj président du jury

Après une année d’absence, dictée par la crise sanitaire liée au coronavirus, la 4e édition du Festival national de la littérature et du cinéma de la femme, à Saïda, se tiendra du 11 au 15 décembre prochain à la salle de cinéma Douniazed, a-t-on appris, mercredi, de son commissaire, Karim Mouley. «Le cinéma de la femme, l’autre regard» est la thématique conçue pour cette manifestation première et unique en Algérie qui conjugue littérature et cinéma, dédiée particulièrement à la femme. Au programme, huit courts métrages en compétition et huit longs métrages hors compétition.
Pour la compétition officielle, le commissariat du festival a fait appel au cinéaste, réalisateur, producteur et acteur Belkacem Hadjadj qui va présider le jury et qui sera soutenu par la comédienne Rania Serouti et la réalisatrice Yasmine Chouikh.
Par ailleurs et dans le volet littéraire, le festival national de la littérature et du cinéma de la femme, à Saïda, sera l’occasion pour de nombreux romanciers de présenter leurs dernières œuvres éditées en langues nationales (arabe, tamazight) et en langue française, parmi lesquels, Waciny Laredj, Maïssa Bey et Sabiha Benmansour. L’autre nouveauté de cette édition est la tenue d’un atelier de formation, premier du genre en Algérie, consacré aux effets spéciaux aux normes internationales. L’activité sera encadrée par un spécialiste de renommée internationale. Dans sa 4e édition, la manifestation rendra hommage à la famille cinéaste Yamina Bachir Chouikh et Mama Nadjwa, une ancienne animatrice télé pour enfants.

EL MOUDJAHID

« Korandjé », un album de chansons dédié à la préservation du parler de la région de Tabelbala

« Korandjé », un album de chansons dédié à la préservation du parler de la région de Tabelbala

ALGER – « Korandjé » (le parler de Tabelbala), est l’intitulé d’un premier CD de six chansons, produit par le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA) et dédié à la préservation de cette langue menacée de disparition, constituée principalement de Songhai, langue nilo-saharienne parlée dans plusieurs pays du Sahel, et enrichie de Tamazight et d’Arabe.
Conçus et interprétés par Mostefa Mekhloufi sur des textes de sa plume, les six titres de cet album qui contribue à la « réhabilitation de l’Amazighité et de sa promotion linguistique et artistique », invitent les mélomanes à une belle randonnée onirique aux contenus autochtones et aux formes modernes ouvertes sur le monde.

Faisant renaître dans l’imaginaire du récepteur, le silence et la sagesse des grandes étendues, les pièces de ce nouveau venu dans la grande phonothèque anthropologique du patrimoine algérien, sont montées, en une trentaine de minutes, sur des cadences ternaires lentes, source de méditation rendue par une variété de percussions, et des sonorités denses du Oud (luth) et du goumbri.
Evoquant des thématiques en lien avec, l’appel profond de la patrie, l’espoir, la langue maternelle, la relation au père, la paix et la tolérance ainsi que la pluie, comme signe porteur de bienfaits symbolisant la vie, les textes de Mostefa Mekhloufi, interpellent l’individu dans les profondeurs de son être, à travers des variations mélodiques au mode essentiellement pentatonique, habillées par des arrangements esthétiques.

Relayé par les chœurs de Abdessalem Abdou et Ali Soudani, sur les cadences de Slimane Bourougaâ et Boualem Ouseghir, Mostefa Mekhloufi, à la voix sereine et accrocheuse, a notamment rendu dans un ton apaisé, les pièces, « Aâba âemyar » (envie d’un retour), « Tamissi » (comment serait-ce possible), « Kwarandi » (variante linguistique locale de Tabelbala), « Aânebba » (papa), Maghnissi (Paix sur toi) et « Baghni » (Pluie).

Le Korandjé est « concentré dans les villages de Kwara (Zaouïa), Ifrnyu (Cheraïa) et Yami (Mahkhlouf), autour de l’oasis de Tabelbala dans la wilaya de Béni Abbés, au Sud-Ouest de l’Algérie ».

La sortie de cet album est la « première phase » d’un « processus de sauvegarde » entrepris par le HCA qui répond à l’urgence absolue exprimée en février 2021 par les citoyens de la région de Tabelballa « soucieux de la préservation et du devenir » du « Korandji » qui figure sur la liste des langues menacées de disparition, comme le signale officiellement l’Unesco dans ses rapports.
Soutenu par l’APS, la Radio algérienne, la Commission nationale algérienne pour la Science et l’Education, ainsi que par l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture ( Unesco), « Korandjé » est un album qui n' »est pas destiné à la vente », ayant pour seule vocation de mettre cette variante linguistique et ce parler unique en Algérie, à la disposition des « relais institutionnels de recherche et d’éducation », qui contribueront à sa « description puis sa préservation ».