ALGER – Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali a appelé, mardi depuis Abuja (Nigeria), au soutien et à l’élargissement du Fonds d’intervention de l’Union africaine (UA) pour la Covid-19, de manière à l’ériger en « outil de veille permettant aux pays africains de passer de la prévention à l’intervention proactive », indique un communiqué de la Chambre basse du Parlement.
Intervenant lors d’un atelier sur le « financement de la riposte africaine à la pandémie : nécessités législatives et interventions », M. Boughali a relevé la nécessité de « préparer le système de santé dans le continent africain à mieux interagir avec de telles épidémies, à travers une stratégie qui priorise les dépenses sanitaires, la production locale de vaccins et l’adoption de la numérisation dans le domaine de la santé ».

Et d’affirmer que le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, ainsi que l’Agence africaine des médicaments que « l’Algérie espère en abriter la siège, joueront un rôle pivot dans ce sens ».

Plus précis, il a appelé à « soutenir le Fonds d’intervention de l’UA pour la Covid-19, que l’Algérie a contribué à mettre en place, afin d’en faire un outil de veille permettant aux pays africains de passer de la prévention et du repérage à l’intervention proactive avec la célérité qu’exigent les défis en réponse au devoir de solidarité africaine ».

Afin de réunir davantage de facteurs de succès dans la lutte contre l’épidémie, M. Boughali a fait savoir que « les pays africains aspirent à ce que les infrastructures continentales de santé bénéficient du financement de la Banque africaine », passant en revue nombre d’initiatives, à l’instar « de l’investissement intensif dans le secteur de la santé, la promulgation de lois incitatives pour permettre au personnel de santé de travailler dans de meilleures conditions, la création de fonds d’urgence pour faire face aux cas exceptionnels d’épidémies, et la mise en place de lois allégeant les taxes et les dettes et stimulant l’investissement ».

Il faudra pour ce faire, « recourir aux technologies modernes et à l’intelligence artificielle dans la gestion des transactions commerciales, notamment en cas de nouvelle mise en confinement et de fermeture des frontières », a recommandé le président de l’Assemblée, appelant à faire accompagner ces transactions par des politiques et des lois fiscales incluant les déclarations fiscales et les taxes douanières, sur les produits stratégiques dans la lutte contre les épidémies ainsi que dans la sécurité alimentaire, tout en pensant à atténuer la charge sur le mécanisme de production.

Dans ce contexte, M. Boughali a estimé que « le développement du commerce inter-africain, la diversification des sources de revenus ainsi que le soutien et l’élargissement de la fabrication locale des produits nécessaires et la mobilisation des ressources de base et financières constituent désormais une nécessité impérieuse ».

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