Impérative instauration d’un système de gestion moderne au sein des hôpitaux

ALGER – Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, dimanche lors de la réunion du Conseil des ministres, l’impératif d’instaurer « un système de gestion moderne » au sein des hôpitaux accordant un intérêt aux prestations sociales hospitalières et répondant aux attentes des citoyens.
A l’issue d’un exposé présenté à ce sujet par le ministre de la Santé, le Président Tebboune a mis l’accent sur « l’impératif d’instaurer un système de gestion moderne au sein des hôpitaux accordant un intérêt aux prestations sociales hospitalières et répondant aux attentes des citoyens », a indiqué un communiqué du Conseil des ministres.

Le chef de l’Etat a affirmé la nécessité de « prioriser la protection de la sécurité sanitaire qui doit être une mission commune entre les différents acteurs et sous divers aspects », appelant à « trouver de nouvelles formules de coopération en matière de prise en charge médicale de certains cas difficiles à soigner, et ce, en faisant appel à des médecins dans le cadre de missions médicales depuis des pays développés afin d’en faire profiter un plus grand nombre de malades et acquérir de l’expérience », ajoute la même source.

Djamel Belmadi, à propos des matches barrages : : «Les plus importants de ma vie»

Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, a attendu un peu plus d’un mois pour faire son bilan de la CAN-2021. Durant près de deux heures, le coach des Verts a fait un véritable plaidoyer de la prestation des Verts à la CAN et de l’échec cuisant qui s’en est suivi. Un échec qu’il a lui-même mal vécu.

«La seule manière qui me permet de vivre normalement, c’est qu’on s’est remis dès le lendemain au travail. Nous avons deux rendez-vous qui nous permettront de rectifier le tour. Tant mieux pour nous. Cela a commencé dès le lendemain de notre élimination», a-t-il confié, comme pour dire que l’élimination de l’Algérie, tenante du titre, dès le premier tour, a été d’abord un échec personnel. Qu’il dit assumer d’ailleurs. Désormais tourné vers l’avenir, le coach national dit préparer «les deux matches les plus importants de (sa) vie». Le ton est donné ! Concrètement, Djamel Belmadi n’a pas attendu son rendez-vous d’hier avec la presse nationale, pour revenir sur ce qui n’a pas marché à la CAN. Bien sûr, il a fait en sorte de revenir en long et en large sur tous les aléas et autres imprévus qui sont venus gripper la machine, mais, dans l’absolu, ces paramètres sont déjà connus de tous. Pour les résumer, le coach des Verts a parlé d’une «préparation chaotique». Voilà, le mot est lâché. Et il résume à lui seul l’expérience camerounaise des Verts. «J’ai un goût amer de cette CAN, les joueurs ont un sentiment d’humiliation. Il faut faire fort pour ne pas aller en 8e de finale. Ça reste en moi. Al-Hamdoulilah, on va très vite se replonger sur l’objectif principal. Chaque jour, on y pense, ils y pensent», a-il dit, d’un ton solennelle. «Un échec est une addition d’éléments défavorables. Il y a eu une faillite collective dont je suis responsable. La préparation a été chaotique. Je parle de mon équipe. La préparation des autres équipes ne me regarde pas. On s’occupe de nos affaires», a ainsi résumé le coach national. Entrant un peu plus dans les détails, mais sans trop en dire, Djamel Belmadi a parlé pour la première fois de la Covid qui avait, selon ses propres mots, provoqué une véritable hécatombe dans le groupe des Verts. «Je ne peux pas tout dire, mais c’est à vous de comprendre. Nous avons 5 joueurs qui n’ont pas eu la Covid. En fonction des endroits où nous étions, il y a des législations. 23 joueurs sur 27 ont été testés positifs. La moitié du staff aussi. C’était une hécatombe, la préparation était chaotique. C’était impossible à gérer. On faisait des tests tous les matins. On se réveillait chaque matin avec la peur et l’incertitude de savoir qui on allait encore perdre. Nous avons pourtant tout fait. Étonnamment, Il y avait d’autres équipes chez qui ça ne fonctionnait pas. Elles étaient imperméables à la Covid. C’était peut-être les gestes barrières, la distanciation sociale… chez nous, ça ne marchait pas», dit-il.

«On veut rendre notre peuple heureux»
Après avoir passé en revue la prestation des Verts match par match, et tenu à saluer la réaction du peuple, qui «n’a pas été amnésique, mais plus dans le respect et la compassion. Cette génération a ramené des titres et le peuple ne l’a pas oublié…», Djamel Belmadi s’est tourné vers l’avenir. Et l’avenir, c’est la double confrontation face au Cameroun dans le cadre des barrages de la coupe du monde FIFA Qatar-2022. «Ce sont, et je parle en toute sincérité, les deux matches les plus importants de ma vie. Et quand je dis cela, je parle de ma carrière de joueur et d’entraîneur. Je l’ai déjà dit, mais j’ai voulu faire ce métier pour jouer une Coupe du monde. C’est la dernière fois qu’on a une coupe du monde dans cette configuration rare. Il y a d’autres joueurs aussi qui n’auront peut-être pas la chance d’en jouer d’autres. Mahrez, par exemple, n’a pas fait de coupe du monde. Pour lui, c’est une priorité», a assuré Djamel Belmadi. Le sélectionneur national mise donc tout sur ces deux matches face au Cameroun pour réaliser un rêve personnel, mais pas que. «On veut rendre notre peuple heureux. Une qualification au mois de mars nous permettra de nous préparer dans l’euphorie», espère-t-il.

«Oui, la pelouse de Japoma était catastrophique»
Naturellement, Djamel Belmadi n’a pas échappé à la question sur la perspective de rejouer sur la pelouse du stade Japoma, lors du barrage aller du Mondial-2022. Japoma ? Normalement, ils jouent à Yaoundé. Exceptionnellement, ils nous font jouer à Japoma. Je le redis encore une fois, la pelouse de Japoma était catastrophique. Mais on n’a pas eu de problème ni au stade ni dans la ville de Douala. On ne se déplace pas pour faire du tourisme. On veut seulement jouer sur une pelouse de bonne qualité, parce qu’il nous faut cela pour développer convenablement notre jeu. J’estime que c’est la moindre des choses à ce niveau-là afin de pouvoir produire et développer un bon football. Cela est aussi valable pour la sélection du Cameroun», a affirmé le sélectionneur national, et d’ajouter : «J’ai envie de jouer sur une belle pelouse, ils ont pourtant les joueurs pour. La pelouse qui était catastrophique nous a considérablement gênés. On dira ce qu’on dira, mais elle n’était pas praticable. Mais je n’ai pas peur du stade ni de la ville. On veut juste jouer un match de foot, c’est tout. Il n’y pas de monstres là-bas. On y va pour réaliser une grosse performance, inch’Allah.» Évoquant le stade Mustapha-Tchaker de Blida, qui abritera la manche retour, le 29 mars prochain, Djamel Belmadi n’a pas caché sa satisfaction de l’état de la pelouse. «J’y suis allé, hier. Elle est nickel. Félicitations à ceux qui bossent dessus», a-t-il dit. Et d’ajouter : «On sait que nos supporters nous attendent à Blida. Il faut que notre stade soit la Bombonera. On joue le match retour dans notre pays, la qualification ne peut pas nous échapper. On veut la fêter avec notre peuple.»

«Delort ? Pour moi, c’est un dossier clos»
C’était prévisible. Djamel Belmadi n’a pas échappé à la question sur le cas Andy Delort et sa récente sortie médiatique dont on faisait l’écho lors de notre édition d’hier. Même s’il a dit, après coup, qu’il aurait aimé qu’on lui épargne ce sujet, il n’a pas botté en touche pour autant. Franc qu’il est, le sélectionneur national a tenu à mettre les points sur les i, pour, a-t-il précisé, la dernière fois. «J’ai entendu ce qui a été dit. Pour moi, c’était clos, vous en parlez. Que ça soit clair, il y a des gens qui sont à la recherche du buzz. Je n’ai rien de personnel avec Andy Delort. C’est quelqu’un que j’apprécie. Ceux qui disent que c’est personnel ne sont pas honnêtes. L’EN d’Algérie ne m’appartient pas. On m’a confié une mission. J’en suis garant pour l’instant. Il nous a dit qu’il voulait se concentrer pendant un an sur son club. Rester sur le banc de touche avec son club ne le dérange pas pourtant. Il faut être patient, cela ne fait que cinq mois !» a déclaré d’emblée, non sans une pointe d’ironie, Belmadi, et d’enchaîner : «Soyez corrects, n’en profitez pas parce qu’on a un genou à terre. C’est grave de donner autant d’attention. Il a pris une décision, on en a pris acte, on avance. Ça aurait été la même chose si c’était Riyad Mahrez. Ce n’est pas mon principe seulement, mais celui des chouhada. Des hommes qui ont sacrifié leur vie et leur carrière pour défendre la cause nationale à travers le football. Allez leur dire «est-ce que vous adhérez à l’idée de mettre en pause l’EN pendant un an ?». Je défends les valeurs de mon pays. Je ne me reconnais pas dans ce discours. On peut commettre des erreurs, mais pas dans ce domaine-là.» Il ressort, en tout cas, à travers le discours du sélectionneur national, qu’Andy Delort devra attendre avant de pouvoir prétendre de nouveau à une convocation en équipe nationale. Ce qui est sûr, dans l’immédiat, c’est que Djamel Belmadi ne comptera pas sur lui ni pour les barrages ni pour la coupe du monde, si, par bonheur, l’Algérie venait à se qualifier.  El moudjahid….

Ukraine: 64 civils tués depuis le début de l’opération militaire russe

GENEVE – L’ONU a annoncé qu’au moins 64 civils ont été tués et 176 autres blessés en Ukraine depuis le début de l’opération militaire russe, jeudi 24 février.
Le Bureau des Nations Unies pour la coordination de l’aide humanitaire a publié une déclaration sur la situation des civils en Ukraine. Le communiqué du bureau indique que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a signalé la mort de 64 civils et la blessure de 176 autres de quatre heures du matin jeudi à cinq heures du soir samedi.

Le même communiqué souligne que le nombre réel de victimes pourrait s’alourdir tout en mettant en garde contre la possibilité d’une augmentation des pertes en vies parmi les civils dans les prochains jours.

Les Nations Unies ont suspendu les opérations d’aide humanitaire en Ukraine en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, et qu’elles sont déterminées à poursuivre l’aide lorsque la situation sera appropriée.

Jeudi 24 février à l’aube, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, qui a été suivie de réactions internationales.

Maladies neuromusculaires : Le lourd fardeau des malades

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des maladies rares (maladies neuromusculaires), l’association Défi et Espoir contre les Myopathies et le service de neurologie du CHU de Constantine ont organisé samedi dernier les 2è journées mondiales des maladies rares à l’hôtel El Hocine. marquées par 13 interventions de professeurs et spécialistes en neurologie nationaux et étrangères, ces journées ont débouché surdes recommandations pour la généralisation du diagnostic des pathologies rares en l’occurrence les amyotrophie spinales, la myopathie de Duchenne et d’autres maladies neuromusculaires dont la prise en charge est très compliquée. A ce propos, le Pr Nouioua du service de neurologie del’EHS El Mahma à Cherchell dira : «  il faut établir un registre national des maladies rares et génétiques en vue d’avoir une idée exacte sur l’état des maladies génétiques les plus répandues chez nous ». Il est nécessaire de comprendre les mutations génétiques et les anomalies des maladies rares dans la perspective de traiter ces pathologies très répandues chez les jeunes enfants. Abordant la question de la prise en charge des maladies neuromusculaires, le Pr Nouioua a souligné qu’il faut créer des centres spécialisés dans la prise en charge multidisciplinairede ces maladies qui nécessitent un appareillage adéquat , notamment chez les sujets jeunes. Pour le président de l’association Adem «  chaque année prés de 160 maladies neuromusculaires rares sont diagnostiquées en Algérie, mais les affections les plus répondues sont les amyotrophies spinales avec un taux d’incidence important chez les nourrissons » . Ces maladies dont 80% des cas sont d’origine génétiques sont, pour les parents, très difficiles à gérer, car elles sont chroniques et évoluent vers un handicap, explique le Pr Sifi Yamina du service neurologie du CHU Constantine Zekri Mohamed Acheraf atteint d’une amyotrophie spinale depuis sa naissance témoigne de son quotidien sur une chaise roulante en précisant que sa maladie évolue avec le temps engendrant des complications difficiles comme l’immobilité des .muscles. Belaidi Nadjela une jeune fille de 21 ans est atteinte comme sa sœur de myopathie dystrophique une pathologie neuromusculaire qui évolue en handicap. «  J’ai arrêté ma scolarisation à cause de ma maladie qui nécessite une assistance et une prise en charge quotidienne ». Ilc onvient de signaler que la fréquence de ces maladies est faible et concernent moins de une personne sur 2000 et il existe actuellement plus de 200 maladies rares répertoriées en Algérie.  El moudjahid…

Dar Abdellatif, Vernissage de l’exposition “aux frontières du réel et du virtuel” : Dans l’ère du temps

Orkia Marghiche est une artiste autant passionnée de la peinture que des technologies de pointe et d’intelligence artificielle, elle vient de combiner tous «ces amours» pour créer l’exposition «Aux frontières du réel et du virtuel», inaugurée, samedi, à la villa Abdellatif de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel à Alger.

Elle a réalisée 30 peintures numérique, représentant les styles de vie et la femme algéroise dans son authenticité et sa splendeur, à travers, El Hayek, laâ jar, la cocotte en cuivre, ses parfums et ses outils de beauté… dans le tableau intitulé «femme cygne». Elle exprime en outre l’espoir dans sa toile intitulé «la main de l’espoir» qui reflète la lutte, la foi en soi et en ses capacités, l’ouverture sur autrui, mais surtout de se convaincre que l’espoir existe toujours, précise Orkia. Elle compose, également, des tableaux délimitant des portraits, des objets, des natures mortes, et des paysages.
Côté réalisation, cette exposition, qui est la première pour l’artiste autodidacte, spécialisée en surréalisme et figuratif, pourrait être qualifié “d’art en mouvement”, car les œuvres présentées ne sont pas de simples toiles. «J’utilise l’abstrait digital, les pastels, ainsi que des techniques plus modernes telles que l’animation et la projection pour réaliser des œuvres mouvantes plus modernes, projetés sur de grands murs”, a-t-elle soulignée, expliquant que bien qu’il y est une différence entre la peinture figuratif, qui restera toujours “noble”, et la peinture numérique, “la passion demeure la même’’.
“Je voulais être au diapason de l’ère numérique qui se propage dans la majorité des pays du monde. Bien qu’il n’a pas encore trouvé sa place chez nous, mais les choses bougent petit à petit, parce que le monde change avec tous des aspects de vie et l’art aussi. Il se modernise, donc il faut suivre cette modernisation. Il ne faut pas rester toujours dans le sous-développement”, a-t-elle soulignée. Pour l’artiste, ‘‘il faut d’abord connaître la technologie ! Au moment de mes créations je peux avoir de l’intensité et de la matière en profondeur. Je travaille sur photoshop et cela me donne un très bon résultat après l’impression de la toile. Il n’y a pas une grande différence avec le fait de peindre avec un pinceau. Il faut d’abord savoir dessiner, faire des croquis, réfléchir à la composition de sa toile, à ses couleurs. Connaître et maîtriser les logiciels de peinture numérique est essentiel pour s’approprier un outil, palette et multiples options qui n’ont de limites que l’imagination de l’auteur”.
Pour Orkia, la période du confinement, due à la pandémie du coronavirus, lui a été favorable, puisqu’elle lui a permis de libérer sa créativité, d’occuper son temps, de faire de nouvelles découvertes, notamment pour exprimer ses ressentis les plus profonds, ses émotions, sa sensibilité et sa créativité aux rythmes de ses pinceaux. Elle a pu développer sa peinture et intégrer d’autres éléments et techniques en s’orientant vers un style abstrait ou semi-abstrait digital. C’est en poussant ses investigations sur la peinture numérique, à partir de 2000, et en choisissant comme technique alternative, celle ayant les effets d’une peinture conventionnelle, qu’elle comble l’absence de différence entre les compositions de couleurs naturelles et synthétiques et celles des pixels colorés.
Née à El Biar, à Alger, Orkia avait dès son jeune âge la passion du dessin et de la peinture. Ses productions sont admirées depuis ses classes primaires. Elle a suivi cette voie, partagée entre ses études et son envie de peindre des toiles. Elle compte à son actif des expositions organisées régulièrement de 1983 à 2015 dans différentes galeries d’Alger où ses œuvres ont reçu plusieurs prix et mentions.  El moudjahid..