La célébration de la Journée arabe d’alphabétisation samedi à Timimoun

ALGER – L’Office national d’alphabétisation et d’enseignement des adultes (ONAEA) célèbre samedi à Timimoun la Journée arabe d’alphabétisation qui vient en commémoration de la création du dispositif arabe d’alphabétisation et d’enseignement des adultes, a indiqué mardi un communiqué de l’Office.
Le coup d’envoi officiel de la célébration de cette journée à l’échelle nationale sera donné à partir de la wilaya de Timimoun, avec la mise en place d’un protocole sanitaire strict contre la propagation du Covid-19 ainsi que des campagnes de sensibilisation à l’importance de la vaccination.

Les recommandations de la 7ème réunion de la haute Commission de coordination de l’acte arabe d’alphabétisation et d’enseignement des adultes (2015-2024)  ont porté sur une demande adressée au Secrétariat général de la Ligue arabe pour célébrer cette journée au siège de la Ligue arabe sous le thème « l’alphabétisation, un droit humain et un développement des nations ».
La même source a rappelé les réalisations de l’Algérie dans le domaine d’alphabétisation et d’enseignement des adultes sur la base de la stratégie nationale d’alphabétisation mise en œuvre depuis 2008, avec la participation des partenaires officiels et de la société civile ainsi que près de 202 associations locales et 8 nationales.

Il a souligné, en outre, que l’opération d’alphabétisation a englobé, depuis 2016, plusieurs langues, en incluant le tamazight qui compte, depuis l’année dernière, quelques 1191 étudiants à travers 15 wilayas.

Selon les derniers chiffres de l’ONAEA, le taux d’analphabétisme a atteint, jusqu’à fin juillet, 7,96%.

L’année scolaire 2021-2022 a connu 325.623 opérations d’inscription et de réinscription d’étudiants, dont 26.391 filles (soit 91,94%), encadrés par 14.246 enseignants à travers 20.404 classes.

L’année 2021 a été marquée par l’insertion de 440 étudiants à distance et 182 étudiants dans la formation professionnelle, outre 170 étudiants dans les centres d’apprentissage du service national et 6134 dans les établissements de rééducation.
Le suivi de la mise en œuvre du projet de « modernisation des programmes d’alphabétisation des femmes rurales » se poursuit toujours dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat entre l’Algérie et l’UE.

La célébration de cette journée par l’Algérie reflète sa détermination, devant la communauté arabe et internationale, à éradiquer, de manière graduelle et étudiée, le phénomène d’analphabétisme.

Le statut de l’officine et la formation, principales propositions du SNAPO et du CNOP

ALGER – Le statut de l’officine, l’élaboration des textes d’application et la formation continue, figurent parmi les principales propositions du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) et du Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) en prévision des assises nationales sur la modernisation du secteur de la santé.
Intervenant à l’occasion d’une conférence de presse conjointe, le président du SNAPO, Messaoud Belambri, a indiqué que la participation de son syndicat compte proposer, lors des assises nationales sur la santé, prévues les 8 et 9 janvier courant à Alger, « la préservation du statut de l’officine en tant que structure de santé chargée d’une mission de santé publique ».

Il a fait remarquer que les deux organisations syndicales (SNAPO et CNOP) « vont insister sur l’élaboration des textes d’application et sur la formation continue pour améliorer le niveau des professionnels de la santé ».
Il a ajouté que l’élaboration des textes concernant les compléments alimentaires sera également abordée lors de ces assises, soulignant la nécessité de l’intervention du ministère de la Santé pour « réglementer » la commercialisation des compléments alimentaires, « puisqu’il y va de la santé du citoyen », a-t-il insisté.

De son côté, le président du CNOP, Noureddine Mettioui, a plaidé pour la modernisation du secteur de la pharmacie, appelant, par la même occasion, à la création de services de pharmacie au niveau de toutes les structures de santé, que ce soit publiques ou privées.

Evoquant les difficultés auxquelles font face les pharmaciens d’officine, l’intervenant a tenu à souligner que « la cadence de la formation est actuellement intense », préconisant d’organiser des sessions de formation « en fonction des besoins réels ».

« Il faut comprendre que l’activité de la pharmacie est spécifique et qu’elle est actuellement dans une situation très difficile au plan économique », a-t-il déclaré, suggérant « un changement de regard » à l’égard de l’activité d’officine qui « n’est pas un commerce, mais une gestion d’un produit de santé, à savoir le médicament ».

Générale de la pièce théâtrale, le musée des fous : Un psychodrame aux formes comiques

Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), a abrité, dans la soirée d’hier, la présentation de la générale de la pièce théâtrale le musée des fous, mise en scène par Youcef Taouint et produite par le Mouvement théâtral de Koléa (MTK), devant une présence appréciable des amoureux du quatrième art.

Ce psychodrame, joué par huit comédiens, en l’occurrence Aymen Bonatero, Ayoub Hemaidi, Chawki Belfliti, Walid Amarouch, Sarah Hadad, Samir Labri, Dounia Khayder et Tadjeddine Ramadane, traite de la vie quotidienne du citoyen, ses souffrances, ses malheurs, mais aussi ses moments de joie, de réussite, d’amour… sous une forme burlesque et souple en utilisant l’arabe dialectal.
«On a essayé de dédramatiser le drame par la comédie. C’est une expérience pour nous et pour ces jeunes amateurs», a souligné le metteur en scène Youcef Taouint.William Shakespeare (Aymen Bonatero, 21 ans étudiant), Albert Einstein (Ayoub Hemaidi) et Wolfgang Amadeus Mozart (Chawki Benfliti), sont les personnages principaux de cette pièce. Des personnages schizophrènes qui chacun dans son rôle, le savant allemand, le dramaturge anglais et le compositeur autrichien, veulent se donner la mort dans un lieu où le suicide est interdit, car se sentant inconsidérés et mis à l’écart «de peur de les voir un jour, rayonner sur la société».
Les autorités veulent empêcher ces trois hommes de se suicider. Ils décident de leur faire croire que ce sont des génies qui méritent d’être emmenés dans un lieu où ils seront récompensés et honorés, «le musée des fous». Internés dans un musée, «Shakespeare», «Einstein» et «Mozart» vont être pris en charge par une praticienne en stage, rendue par Sarah Hadad, a qui «Padré», le directeur de l’établissement interprété par Walid Amrouche, a signifié que l’obtention de son diplôme de médecin était tributaire de sa réussite à les convaincre de ne pas se suicider.
Deux serveurs, joués par Tadjeddine Ramdane et Dounia Khider, ainsi qu’un gardien de nuit, au jeu époustouflant, incarné par Samir Labri, s’occupent également du bien-être des trois «patients», dans un vaudeville plein de farces et de rebondissements, destiné à «dédramatiser le drame» tout en «attirant l’attention» sur la «condition de nos jeunes», explique le scénariste-metteur en scène. Toutefois, elle échoue dans sa mission et met fin a ses jours à la fin de la pièce. Dans des atmosphères relevées par un rythme de dialogues ascendant notamment, un éclairage judicieux, feutré ou vif, vertical ou latéral, a servi le spectacle, doté d’une scénographie multi-fonctionnelle, œuvre de Mohamed Berdjane, faite d’éléments amovibles facilement transformables en une variété de mobiliers.
Ce spectacle est joué par un groupe de jeunes qui ne dépassent pas 22 ans, étudiants et amateurs du théâtre. Le metteur en scène Youcef Taouint, est revenu sur les difficultés du théâtre amateur, «ce sont des amateurs qui ont besoin de moyens pour être formés. Les choses diffèrent avec le professionnalisme où tous les moyens sont là (un régisseur, un assistant metteur en scène…). C’est un peu difficile de faire du théâtre amateurs», a-t-il indiqué.
Taouint a mis en scène une symphonie mouvementée sur une chorégraphie signée Ryad Berouel.
Les jeunes comédiens ont interprété leurs rôles avec brio. Ils ont fait preuve de professionnalisme : la gestuelle, la diction…

Accord historique entre les 5 grandes puissances : «Prévenir la guerre nucléaire et éviter les courses aux armements»

La Chine, la France, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et la Russie se sont engagés pour «prévenir la guerre nucléaire et éviter les courses aux armements», ont annoncé, lundi, dans une déclaration conjointe, les pays concernés.

En perspective de la 10e Conférence d’examen du TNP (Traité de non-prolifération ), les cinq puissances publient une déclaration conjointe des chefs d’Etat et de gouvernement sur leur détermination à «prévenir la guerre nucléaire et à éviter les courses aux armements», qui affirment «qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée».
La République populaire de Chine, les Etats-Unis d’Amérique, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et la Fédération de Russie considèrent qu’«il est de leur responsabilité première d’éviter une guerre entre Etats dotés d’armes nucléaires et de réduire les risques stratégiques».
«Nous affirmons qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée. Compte tenu des conséquences de grande ampleur qu’aurait l’emploi des armes nucléaires, nous affirmons également que celles-ci, tant qu’elles existent, doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. Nous sommes fermement convaincus de la nécessité de prévenir la poursuite de la dissémination de ces armes», soulignent les signataires.
Et de poursuivre : «Nous réaffirmons l’importance de traiter les menaces nucléaires et soulignons la nécessité de préserver et de respecter nos accords et engagements bilatéraux et multilatéraux en matière de non-prolifération, de désarmement et de maîtrise des armements».
«Nous demeurons déterminés à respecter nos obligations en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), notamment celles qui figurent à l’article VI de poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace», ont-ils soutenu.

 

Le président de la FRMF minimise le mérite de l’Algérie en Coupe arabe : Justifications, élucubrations… Faouzi Lakdjaâ s’emmêle les pinceaux

La consécration de l’Algérie en finale de la Coupe arabe FIFA Qatar-2021 provoque encore des coliques chez le «voisin» de l’Ouest. La preuve nous est donnée par le président de la FRMF, Faouzi Lakdjaâ qui a tenté lors d’une interview accordée à une chaîne de télévision locale d’atténuer le mérite des Verts, arguant que «l’Algérie a joué avec la majorité des joueurs de l’équipe A. Il ne manquait que Mahrez et Ait Nacer (Bennacer, ndlr)». Et si on refaisait les comptes ?
«Les gagnants cherchent des moyens, les perdants des excuses», disait Franklin Roosevelt. Cette célèbre citation résume à merveille l’attitude du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) qui a trouvé une bonne excuse à la défaite du Maroc, ou à la consécration de l’Algérie – c’est selon-, en quart de finale de la Coupe arabe FIFA Qatar-2021. En effet, pour aller en finale et soulever le trophée, les Verts ont dû évincer de leur chemin le Maroc en quarts. Une défaite qui prend visiblement les allures d’affront chez les «voisins» de l’Ouest. A preuve, pour enlever du mérite à l’Algérie, dont la performance a pourtant été saluée de partout, le président de la FRMF, Faouzi Lakdjaâ, a une explication toute prête. En effet, dans une interview accordée à une télévision locale, le très controversé dirigeant a expliqué que «le rendement de l’équipe nationale (Maroc, ndlr) au premier tour ne souffrait d’aucune contestation. Maintenant, si on se focalise sur le seul match des quarts de finale, c’est autre chose. On a perdu aux tirs au but contre un adversaire dont la composante est celle de l’équipe A. Et on qualifie ça d’échec ? Nous on a fait le choix d’aller avec une équipe 100% locale. L’Algérie a joué avec la majorité des joueurs de l’équipe A. Il ne manquait que Mahrez et Ait Nacer (Bennacer, ndlr)», a-t-il dit.
Dans l’argumentaire du dirigeant marocain, on relève beaucoup de contre-vérités. Connaissant le personnage, on peut imaginer qu’il tente comme il peut de justifier l’échec. Sinon, comment peut-il occulter le fait que 12 joueurs sur les 23 qui ont représenté le Maroc à la Coupe arabe FIFA Qatar-2021 jouent tous à l’étranger (Egypte, Qatar, Arabie saoudite). En outre, comment peut-il affirmer que l’Algérie avait évolué avec plus de 80% des joueurs de l’équipe A, alors qu’il manquait Atal, Bensebaini, Mandi, Zerrouki, Feghouli, Mahrez et Bennacer. Soit sept joueurs sur onze. Enfin pour atténuer encore le choc de la défaite, Lakdjaâ a affirmé que cette «Coupe arabe est un tournoi secondaire dont la portée ne dépasserait pas un spectre bien défini». Il faudrait alors qu’il nous explique pourquoi il avait mis alors la barre très haut à sa sélection en promettant une prime de 30.000 euros à chaque joueur en cas de victoire face à l’Algérie. Selon son raisonnement, ç’aurait été cher payé. Passons…