Ligue 2: une 6e journée riche en duels directs intéressants

ALGER – La sixième journée de Ligue 2, prévue lundi à 15h00, propose une multitude de duels intéressants, aussi bien entre clubs de sommet de tableau qu’entre candidats au maintien, avec en tête d’affiche les chocs USM Annaba – AS Aïn M’lila et WA Boufarik – RC Kouba, respectivement entre ténors du groupe Est, et ceux du groupe Ouest.

Les Tuniques Rouges, leaders avec douze points reçoivent  l’ASAM (2e/10 pts) avec la victoire comme principal objectif pour chacun des deux antagonistes, car un succès serait synonyme de leadership, aussi bien pour l’un que pour l’autre club.

Même cas de figure dans le duel au sommet du groupe Centre-ouest, entre le leader RC Kouba qui se déplace dans la Mitidja, pour y défier le WA Boufarik (6e/7 pts) et avec l’objectif d’enchainer un sixième succès de rang.

En effet, le Raed est jusqu’à l’heure le seul club de Ligue 2 à avoir réussi un sans faute, avec cinq succès en autant de matchs, soit une entame presque aussi bonne que celle de la saison 2000-2001, durant laquelle le groupe conduit par le tandem Mohamed Chaïb et Hassan Smaïli avait enchainé sept succès consécutif, avec à la clé une accession méritée en fin de saison.

Autre match qui devrait valoir le détour ce lundi, le choc US Chaouia – CA Batna, entre le Dauphin du groupe centre-Est qui reçoit le neuvième. Mais c’est surtout le standing de ces deux anciens pensionnaires de l’élite et le cachet « Derby » qui devraient donner toute son importance à leur chaude empoignade.

En termes d’importance, même certains duels proposés dans le bas du tableau au cours de cette sixième journée ne seront pas en reste, car représentant déjà un tournant dans la course au maintien.

Certes, la saison ne fait que commencer et le parcours est encore long, mais toujours est-il que certains duels directs, entre clubs mal-classés ne devraient tolérer aucun droit à l’erreur.

Ce qui devrait être le cas entre les deux derniers du groupe Centre-Ouest, l’USM Bel-Abbès et le SC Aïn Defla, qui seront opposés l’un à l’autre lors de cette sixième journée.

Même cas de figure dans le groupe Centre-Est, entre la JSM Skikda (14e), qui reçoit l’IB Lakhdaria (13e), sans oublier le choc MO Constantine (15e), qui accueille les Crabes du MO Béjaïa (9es).

Une journée qui sera marquée également par la confrontation directe entre les deux nouveaux promus, l’USMM Hadjout et le MC El Bayedh, dans un duel qui promet, car malgré leur statut de « novices » au sein de ce palier, ces deux antagonistes se portent relativement bien.

En effet, le club hôte USMMH est 6e avec 7 points, alors que le MCEB est Dauphin et pourrait même prétendre au leadership en cas de victoire, surtout si cet éventuel succès coïncide avec une défaite du RCK à Boufarik.

Tous les matchs de cette sixième journée sont prévus lundi, à partir de 15h00, suivant la programmation de la LNFA.

APS

Rejet de la nomination de l’entité sioniste comme observateur à l’UA: la Tanzanie partage la position de l’Algérie

ALGER- La Tanzanie partage la position de l’Algérie par rapport à son rejet de la nomination de l’entité sioniste comme observateur au sein de l’Union africaine, a indiqué dimanche l’ambassadeur de Tanzanie en Algérie, Jacob Gideon Kingu.

« La position de la Tanzanie est très claire à ce sujet: elle défend l’idée qu’Israël ne peut pas superviser les affaires africaines », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse animée à l’occasion de la préparation des festivités de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Tanzanie continentale (faisant partie de la République-Unie de Tanzanie), le 9 décembre prochain.

 M. Kingu n’a pas manqué de souligner que les positions algériennes et tanzaniennes « ont des points communs ».

« Les nations africaines sont capables de superviser seules les affaires africaines et l’union africaine », a-t-il soutenu.

« Il n’y pas d’autres options que de laisser l’Afrique décider toute seule », a-t-il ajouté, rappelant que « la Tanzanie et l’Algérie ont joué un grand rôle dans l’indépendance de plusieurs pays du Sud du continent africain ».

Les deux pays ont de « bonnes » relations politiques, diplomatiques et, à présent, les deux nations œuvrent à renforcer la diplomatie économique, mais aussi leur coopération dans le domaine de la défense, avec la nomination d’un attaché militaire au sein de l’ambassade de Tanzanie en Algérie », a encore souligné M. Kingu.

La présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a décidé de célébrer de manière particulière le 60e anniversaire de l’indépendance de la Tanzanie continentale en organisant une semaine de festivités dans son pays mais aussi là l’étranger, « afin de promouvoir cette destination », a indiqué M. Kingu.

Ainsi, l’ambassade de la République-Unie de Tanzanie en Algérie organisera, à cette occasion, une exposition, qui s’étalera du 4 au 8 décembre prochain au théâtre national Mahieddine Bachtarzi, à Alger, avec pour slogan « Connaître la Tanzanie ».

Cette manifestation permettra, selon le diplomate, de présenter les atouts de la Tanzanie en matière d’agriculture, d’industrie, d’économie, de tourisme et de culture. Ce sera, également, un moyen pour les opérateurs économiques algériens de trouver des opportunités d’exporter vers la Tanzanie, a poursuivi M. Kingu.

APS

L’accord de sécurité entre le Maroc et l’Entité sioniste, « un grand péché »

GHAZA- Le mouvement de résistance palestinien Hamas a qualifié de « grand pêché » la signature par le Maroc de plusieurs accords notamment dans le domaine sécuritaire, avec l’Entité sioniste, appelant le régime marocain à « annuler » immédiatement ces accords et à « rompre ses relations avec Israël ».

« La signature par le régime marocain de plusieurs accords notamment sécuritaire et militaire avec l’ennemi sioniste est un acte injustifié quel que soit le prétexte ou l’objectif », a souligné Hamas dans un communiqué publié samedi soir.

Et d’ajouter: « Les intérêts stratégiques de la nation arabe dont le Maroc fait patrie ne peuvent être atteints avec l’ennemi de la nation et du peuple palestinien », en référence à l’occupant israélien qui continue de commettre les crimes et poursuit ses violations des droits de l’Homme dans la région.

« La place historique du Maroc et le rôle de son peuple concernant la Palestine et El-Qods est en contradiction avec la normalisation avec l’ennemi sioniste », a ajouté le mouvement de résistance palestinien.

La visite ces derniers jours au Maroc de Benny Gantz, ministre sioniste de la Défense, « qui a commis des crimes contre les Palestiniens, en particulier les femmes et les enfants, bombardé des maisons et imposé un strict blocus à Ghaza, et qui s’est approprié la terre palestinienne et y a construit des colonies, « est un grand pêché envers le peuple palestinien et sa juste cause ». Il est « en totale contradiction avec la volonté de la nation et la position authentique du peuple marocain rejetant en bloc toute relation ou tout accord avec l’Entité sioniste », a encore souligné Hamas.

Pour le mouvement Hamas, la normalisation et la signature d’accords entre Rabat et l’Entité sioniste « conduiraient Israël à commettre davantage de crimes contre le peuple arabe palestinien et à la violations de ses droits légitimes à la liberté, à l’indépendance et au retour ».

A cet effet, le mouvement de résistance palestinien a appelé, dans son communiqué, le régime marocain à « annuler immédiatement les accords » avec l’Entité sioniste et à rompre ses relations avec elle, « afin de répondre aux aspirations des peuples arabes et musulmans notamment le peuple marocain frère », et travailler avec tous les pays arabes et musulmans pour « isoler » l’Entité sioniste et dévoiler ses crimes.

APS

Sahel: la présence militaire française de plus en plus contestée

NIAMEY – Le blocage à Téra, dans l’ouest du Niger, d’un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, atteste, de la contestation qu’engendre désormais la présence militaire française dans le Sahel.

Le convoi de la Force française Barkhane composé de prés de 100 véhicules en route pour le Mali a été bloqué samedi matin par des manifestants à Téra, région de Tillabéri, où il a passé la nuit, affirme le ministère nigérien de l’Intérieur.

La source ajoute, que la Force française « a fait usage de la force. Malheureusement on déplore la mort de deux personnes et 18 blessés, dont onze graves. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie et situer les responsabilités », fait savoir la même source.

Parti de Côte d’Ivoire, ce convoi logistique doit ravitailler la base militaire française de Gao au Mali, en passant dans un premier temps par le Burkina Faso, puis par le Niger.

A son entrée en territoire burkinabè, il y a plus d’une semaine, le convoi a d’abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), puis dans la capitale Ouagadougou (centre).

Mais c’est vendredi, 19 novembre à Kaya, à une centaine de km au nord-est de Ouagadougou, que les manifestants se sont le plus mobilisés contre son passage.

Ces manifestations dans les villes de passage du convoi au Burkina Faso, ont été organisées par la Coalition des Patriotes africains du Burkina Faso (Copa BF).

« Nous avons décidé de faire barrage, parce que malgré les accords signés avec la France, nous continuons à enregistrer des morts et nos pays demeurent sous-armés », a déclaré son porte-parole, Roland Bayala. Il a affirmé avoir « appelé les populations qui se trouvent sur l’itinéraire de ce convoi à se mobiliser ».

Des négociations entre le gouvernement burkinabè et les organisateurs des manifestations, ont permis au convoi de reprendre sa route jeudi, 25 novembre, vers la frontière avec le Niger.

La présence militaire française au Sahel, déployée dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes terroristes, est de plus en plus critiquée au Niger, au Burkina Faso et dans d’autres pays d’Afrique de l’ouest.

APS

Palestine: la communauté internationale sommée de faire pression sur l’occupant pour arrêter son expansion

ALGER – Le responsable du dossier des colonies dans le nord de la Cisjordanie, Ghassan Daghlas, a appelé la communauté internationale à faire pression sur l’occupant israélien afin de mettre un terme à sa politique expansionniste en Palestine.

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre de chaque année, le leader du mouvement « Fatah », Ghassan Daghlas, a appelé, dans un entretien à l’APS, à « assiéger » l’entité sioniste et à faire pression sur elle pour mettre fin à sa politique d’expansion de colonies dans les territoires palestiniens.

Il a expliqué que « cette idée est ancrée dans la mentalité extrémiste des politiciens israéliens », soulignant que le peuple palestinien ne cesse de réclamer ses droits et compte les reprendre dans le cadre de la légitimité internationale.

A ce propos, le responsable a affirmé qu’il ne peut y avoir de reprise des négociations de paix si l’implantation des colonies se poursuit, et d’ajouter : « Nous soutenons les efforts du Quatuor international et la participation de toutes les parties aux négociations s’il y a une intention de relancer de nouvelles négociations, mais l’actuel gouvernement sioniste est fragile et faible. Il ne peut pas entrer dans un nouveau cycle de négociations et prendre de décisions ».

M.Daghlas a indiqué que la politique de l’entité sioniste qui consiste à continuer d’étendre et de construire des colonies est « une preuve claire que tous les gouvernements sionistes qui se sont succédé ont la même mentalité, qu’ils soient des gouvernements de gauche ou de droite ».

Il a affirmé que la politique d’occupation israélienne se traduisait « à travers le rasage des terres et l’expansion des colonies visant à empêcher l’établissement d’un Etat palestinien géographiquement cohérent ».

M.Daghals a, par ailleurs, qualifié « l’occupation israélienne d’insolente qui se considère au-dessus du droit international », rappelant que 87 résolutions du Conseil de sécurité et plus de 800 résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, d’associations et du Conseil des droits de l’Homme ont été rejetées.

Inquiétude croissante concernant le taux élevé de démolitions de maisons

M.Daghlas a fait part de l’inquiétude des citoyens palestiniens concernant le rythme croissant des démolitions et du rasage des terres palestiniennes, soulignant à cet égard le record d’augmentation du nombre de démolitions de maisons, de 20% par rapport à l’année dernière, en particulier dans les environs d’al-Qods.

Dénonçant cette augmentation alarmante, le responsable palestinien a indiqué que « 20.000 maisons à al-Qods seule ont reçu des avis de démolition et que le taux en Cisjordanie n’est pas négligeable non plus ».

Dans ce contexte, il a indiqué que malgré toutes les pressions exercées sur les habitants palestiniens, ils sont toujours restés chez eux et n’ont pas quitté leurs maisons, saluant « la résistance légendaire des habitants du quartier Cheikh al-Jarrah à al-Qods occupée ».

Concernant les marches hebdomadaires anti-colonies, M. Daghlas a assuré que ces dernières « inquiétaient l’occupation israélienne et en même temps renforçaient le moral du peuple palestinien », poursuivant qu’il y a une résistance populaire quotidienne sur le terrain, qui a réussi à envoyer un message à l’occupant que le peuple palestinien, grands et petits, hommes et femmes, s’accrochait à sa cause.

Outre la résistance sur le terrain, il a ajouté que des efforts juridiques sont déployés avec l’aide d’organisations internationales pour poursuivre les entreprises européennes qui opèrent dans les colonies, soulignant qu’elles ont « répondu favorablement à nos correspondances et boycotté les produits en provenance des colonies ».

APS