Le président du Niger reçoit une délégation de la LOPIS et de l’UFL

NIAMEY – Le président de la République du Niger, M. Mohamed Bazoum, a reçu samedi à Niamey une délégation de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS), conduite par son président, le Tchadien Abakar Walar, ainsi que des représentants de l’Unité de fusion et de liaison (UFL).
L’audience, qui a eu lieu au siège de sa résidence, s’est déroulée en présence du secrétaire général de la Ligue, l’Algérien Lekhemissi Bezaz.

Au cours de l’audience, le président nigérien a salué les efforts de la Ligue et de l’UFL quant au travail accompli par les deux mécanismes pour endiguer le fléau de la radicalisation et de l’extrémisme religieux dans la région du Sahel.

De son côté, M. Bezaz a remercié le Niger pour l’accueil chaleureux réservé aux membres de la LOPIS, qui a organisé en collaboration avec l’UFL, la 13ème édition de son atelier régional, les 25 et 26 novembre en cours à Niamey, sur le thème: « Rôle de la femme dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme religieux ».
« Cette rencontre va nous encourager davantage à poursuivre nos efforts pour faire face aux dangers qui menacent la région du Sahel », a-t-il dit en s’adressant au président Bazoum.

Par ailleurs, le président de la LOPIS a remis au président du Niger un guide scientifique et des bonnes pratiques religieuses pour lutter contre le fanatisme et l’extrémisme.

Créée en 2013 à Alger, la LOPIS, qui a organisé en collaboration avec l’UFL, plusieurs ateliers visant à protéger les jeunes contre le radicalisme et l’extrémisme violent, compte des imams, prêcheurs et oulémas de 11 pays, en l’occurrence les huit pays membres permanents de l’UFL (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mauritanie, Mali, Niger, Nigeria et Tchad), et de trois pays observateurs dans ladite Unité (Guinée, Sénégal et Côte d’Ivoire).

Des instructions pour prendre en charge les préoccupations du Conseil national de la filière maraichère

ALGER – Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni a donné des instructions aux directeurs centraux de son secteur à l’effet de prendre en charge toutes les préoccupations du Conseil national interprofessionnel de la filière maraichère.
M. Henni a reçu, jeudi dernier, les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière maraichère avec lesquels il a passé en revue les acquis de cette filière qui a franchi de grands pas ces dernières années notamment l’autosuffisance en la matière, a indiqué un communiqué du ministère, ajoutant que le ministre a enjoint à ces cadres centraux de prendre en charge les préoccupations du Conseil.

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Plusieurs questions ont été abordées lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des réunions tenues avec les différents acteurs et partenaires du secteur, notamment « la flambée des prix des intrants agricoles et les pesticides ainsi que la disponibilité des semences et bien d’autres questions soulevées par les professionnels du secteur », a précisé le communiqué.

Par ailleurs, le ministre a donné des instructions, lors d’une séance de travail avec les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre, à l’effet de prendre « les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité des intrants, y compris les engrais et les semences, permettant ainsi aux producteurs d’entamer la saison semailles dans de bonnes conditions », a mis en avant le ministère de l’Agriculture dans son document, rappelant que le ministre a instruit également d' »accompagner les agriculteurs et les professionnels de la filière en terme d’approvisionnement des marchés nationaux ».
Dans ce sillage, M. Henni a appelé l’ensemble des acteurs de la filière pomme de terre à « s’organiser pour augmenter la production et la productivité, notamment en ce qui concerne les semences ou le produit destiné à la consommation, outre l’amélioration du régime de régulation de cette filière », a conclu le communiqué.

Gaz de schiste : Abstention totale à moyen terme

Au contraire, expliquent Ajout Abdelkader et Youcef Bendib, respectivement de l’Université de Chlef et de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, qui préconisent «une abstention totale de l’exploitation du gaz de schiste sur le moyen terme, une continuité dans l’exploration et l’exploitation du gaz conventionnel avec un développement massif de l’énergie solaire pour la production de l’énergie électrique».
Cette stratégie, expliquent-ils, permet de «réduire la pression sur la production nationale du gaz naturel tout en dopant nos exportations». Le transport étant une activité énergivore, argumentent les universitaires, peut être soutenu par l’énergie électrique à travers la motorisation électrique qui connait un développement très rapide dans le monde ; par exemple, en Norvège, 54,3% des immatriculations de voitures de 2020 sont des voitures électriques. En Algérie, notent-ils, le gaz de schiste se trouve à des «profondeurs importantes, le long d’une ceinture allant de Berkine-Illizi à Tindouf ». Un vaste territoire désertique où «l’eau n’est disponible que dans la nappe albienne, qui constitue une ressource vitale pour la population du sud algérien». Outre le «risque possible de la contamination de cette nappe par la fracturation hydraulique, la rentabilité économique du gaz de schiste n’est pas assurée face à la chute des prix des énergies renouvelables». Par ailleurs, l’industrie du gaz de schiste, minée par la spéculation, enchaînent Ajout et Bendib, est «très sensible à la volatilité des prix du pétrole et du gaz conventionnels». La crise pétrolière de 2020 et la série des dépôts de bilan de beaucoup de compagnies américaines, dont Chesapeake, sont, selon les deux universitaires, «un indice de la fragilité de cette industrie». Et d’ajouter : «la situation actuelle du marché du gaz naturel est caractérisée par une offre abondante, qui va perdurer à la faveur des grands projets gaziers qui entreront en production dans les années à venir.» En plus des externalités négatives citées, le gaz de schiste, préviennent-ils, est «économiquement moins compétitif que le gaz conventionnel». Par conséquent, son développement «ne peut être assuré que dans un contexte d’un déficit chronique du gaz conventionnel.
C’est pourquoi il est important d’appréhender la tendance actuelle et future de l’offre du gaz naturel à travers le monde». Jusqu’à récemment, rappellent ces deux universitaires, l’énergie solaire mondiale était négligée en raison de sa faible compétitivité par rapport aux énergies fossiles, mais les avancées remarquables de la technologie du photovoltaïque ont réussi à faire chuter les coûts d’exploitation des centrales solaires pour la production d’électricité. D’après les données recueillies par Irena, sur quelque 17.000 projets en 2019, depuis 2010, le coût de l’énergie a baissé de 82% pour le solaire photovoltaïque, de 47% pour l’énergie solaire à concentration, de 39% pour l’éolien terrestre et de 29% pour l’éolien offshore. Le coût de l’électricité de source solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle a baissé de 13% en 2019 par rapport à 2018, atteignant 0,068 USD/kWh.

La presse nationale relève le déroulement d’un scrutin dans de bonnes conditions

ALGER – Les titres de la presse nationale paraissant dimanche relèvent le déroulement dans de bonnes conditions des élections locales tenues samedi et reviennent sur cette dernière étape pour l’édification d’un Etat moderne.
Dans leurs éditions de ce dimanche, les quotidiens nationaux d’information reviennent sur le déroulement de ce scrutin dans de nombreuses villes du pays, en mettant en avant l’importance cette de dernière étape pour l’édification d’un Etat moderne soulignée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

El Moudjahid ouvre son édition du lendemain d’élections par les propos du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a affirmé, dans une déclaration à la presse en marge de l’accomplissement de son devoir électoral, que les élections locales sont « la dernière étape pour l’édification d’un Etat moderne ».

Ce journal évoque également un dispositif « efficient » des services de sécurité qui a permis un scrutin dans le calme et la sérénité, et « l’organisation d’élections exceptionnelles dans une quarantaine communes » sans candidats.

Il propose également un retour sur le travail assuré par les différents médias algériens et étrangers mobilisés pour le scrutin et une large couverture de la capitale et de nombreuses villes du pays.

Ce rendez-vous électoral est perçu comme « un saut qualitatif » et une occasion d’exercer « le droit à une expression démocratique qui n’est pas à prendre à la légère » en prenant conscience des « retombées et des conséquences de cet acte dans la vie d’une nation ».

Le journal revient sur le vote et les déclarations des personnalités politique nationales à l’image du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, du président du Conseil de la nation, Salah Goudjil , du président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, ou encore du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra.

De son côté le quotidien El Watan ouvre son édition du dimanche sur un « scrutin sans incidents » en abordant l’abstention qui « persiste dans les centres urbains » avec un reportage détaillé sur le déroulement des élections dans des bureaux de votes de plusieurs quartiers populaires de la capitale mais aussi dans des villes comme Sétif, Tizi Ouzou, Constantine, Oran et Béjaïa.

Dans un commentaire, le journal revient sur « l’espoir et le défi du changement » qui sont aujourd’hui la mission première des nouveaux élus, tout en relevant que « la diabolisation du vote enclenchée depuis plusieurs semaines n’a pas trop pris auprès de la population qui a témoigné un véritable intérêt aux propositions des candidats ».

Le même constat d’un scrutin sans incidents est également détaillé par « Le jeune indépendant » et « Liberté », ce dernier évoque « un vote à minima » en Une et propose des reportage sur cette journée dans plusieurs villes. Le journal aborde dans son éditorial « un code communal obsolète » qui ne permet plus aux élus de régler les nombreux problèmes quotidiens.

« Le soir d’Algérie » constate pour sa part que les électeurs « se familiarisent avec le nouveau mode de scrutin » et signale un protocole sanitaire « largement négligé » dans les centres de vote de la capitale.

Du côté de la presse arabophone, le journal El Massa revient également sur le vote et les déclarations des personnalités politiques nationales en plus de donner la parole à des leaders de formations politiques en lice pour ce scrutin, alors que « Echaâb » évoque le long chemin qui doit être parcouru afin de concrétiser les objectifs de la réforme institutionnelle.

De son côté le journal « El Khabar » propose une lecture des pronostics de ces élections locales qui devraient, selon le média, concrétiser les cartographie politique des précédentes législatives, alors « Echourouk » sonde les attentes de citoyens rencontrés dans les bureaux de vote.

Locales: un taux de participation de 35,97% aux élections des APC à la clôture des urnes

ALGER – Le taux de participation national au scrutin de l’élection des membres des Assemblées populaires communales a atteint 35,97% et 34,39% pour l’élection des Assemblées populaires de wilaya (APW) à la clôture des urnes à 20h00, a annoncé samedi soir le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi.
Lors d’une conférence de presse sur les résultats préliminaires du déroulement de l’opération de vote, M. Charfi a indiqué que le nombre d’électeurs pour les APC a atteint 8.517.919 votants, soit un taux de participation de 35,97%.

Quant aux Assemblées populaires de wilaya (APW), le nombre de votants s’est élevé à 8.145.226, soit un taux de participation de 34,39%.

Le président de l’ANIE a tenu à préciser que ces taux de participation restent provisoires en attendant l’examen de toutes les données liées à cette opération électorale et les recours qui y seront introduits.

Pour rappel, le taux de participation national à l’élection des APC était de 24,27% à 16h00 et celui des APW s’est établi à 23,30% à la même heure.