Arabie Saoudite – Liban : Brouille diplomatique

Arabie Saoudite – Liban : Brouille diplomatique

La guerre fait rage autour de la ville de Marib, dernier bastion stratégique encore sous contrôle des troupes gouvernementales yéménites. Vendredi, un missile balistique, tiré par les houthis sur cette ville, a pulvérisé une maison, tuant 11 de ses occupants, parmi eux des femmes et des enfants.

Les Houthis tentent depuis des années de s’emparer de ce rempart, riche en pétrole, pour achever leur contrôle sur la moitié nord du pays. Ces derniers mois, ils ont accentué leur poussée.
Les combats ont fait un grand nombre de victimes parmi les combattants des deux côtés au cours de ces dernières semaines. Au cours des six premiers mois de cette année, le conflit a fait quelque 154 blessés et morts parmi les civils, selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés. Jusqu’à présent, juin a été considéré comme le mois le plus meurtrier, avec 35 civils, dont des enfants, tués dans des bombardements et des attaques de missiles, a déclaré l’UNHRC.
Une situation qui a fait réagir la communauté internationale dont le Liban, pays en proie lui aussi à une crise multidimensionnelle. Mais non sans conséquences.  Un «relâchement sémantique» qui a provoqué le courroux du principal bailleur de fonds du Liban. Ryadh, en guise de riposte, vient de procéder à l’expulsion pure et simple du représentant diplomatique libanais présent sur son sol. La décision est suivie par tout un arsenal de mesures de représailles, comme l’interdiction les importations en provenance du Liban.
Selon des observateurs, la décision saoudienne intervient à un moment où le pays de Cèdres a un besoin urgent de devises étrangères alors qu’il traverse la pire crise économique et financière de son histoire moderne.
Depuis le début de l’effondrement économique du Liban fin 2019, la livre libanaise a perdu plus de 90% de sa valeur, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi et, désormais, les trois quarts de ses habitants vivent dans la pauvreté.
Puissance économique régionale, l’Arabie saoudite, l’un des plus grands producteurs et exportateurs de pétrole au monde, a été un marché majeur pour les produits libanais au fil des décennies.
Quelques heures plus tard, le Royaume de Bahreïn a ordonné à l’ambassadeur libanais de quitter le pays dans les deux jours pour la même raison, a déclaré le ministère des Affaires étrangères de Bahreïn.
Au Liban, cette nouvelle a eu l’effet d’un séisme au sein des dirigeants du pays.
Le Premier ministre et le président libanais ont discuté de la décision saoudienne et ont demandé au ministre de l’Information du pays de prendre la «décision appropriée»; un appel sibyllin à la démission dans l’espoir que cela apaisera la tension. Le Premier ministre, Mikati, a déclaré plus tôt que les commentaires de Kordahi ne représentent pas l’opinion du gouvernement, réitérant que le ministre s’était exprimé avant de prendre ses fonctions le mois dernier.
Mais Goerge Kordahi n’en démorde pas pour autant. Dans une conférence de presse à Beyrouth cette semaine, il a refusé de s’excuser pour l’interview, qui, selon lui, a été diffusée le 5 août, ajoutant que depuis qu’il est devenu ministre, il respecte la politique du gouvernement de ne pas exprimer son opinion. «Nous ne devrions pas continuer à être soumis au chantage au Liban par qui que ce soit, qu’il s’agisse de pays, d’ambassadeurs ou de particuliers», a-t-il déclaré, précisant qu’il n’avait pas l’intention de démissionner de son poste à cause de ses commentaires. Cette onde de choc de la guerre au Yémen va-t-elle faire replonger le Liban dans une énième crise politique interne ? Au pays du Cèdre, tout est désormais possible.

EL MOUDJAHID

Soudan : L’ONU exhorte à respecter les manifestations pacifiques

Soudan : L’ONU exhorte à respecter les manifestations pacifiques

Le chef de la Mission intégrée des Nations unies pour l’assistance à la transition au Soudan (Minuats), Volker Perthes, a appelé vendredi les forces de sécurité soudanaises à respecter le droit de manifester pacifiquement à la veille des manifestations prévues hier à Khartoum, contre les récentes mesures adoptées par l’armée soudanaise. «Nous demandons aux forces de sécurité de respecter le droit de manifester pacifiquement et à s’abstenir de recourir à la violence», a déclaré dans un communiqué Volker Perthes, appelant dans le même temps les manifestants à s’«engager vers la paix et à éviter la violence». La capitale soudanaise, Khartoum, a connu hier des manifestations contre les récentes mesures adoptées par l’armée.

EL MOUDJAHID

Réunion au Caire du Comité militaire mixte libyen 5+5 : mettre fin à la présence des forces étrangères et des mercenaires

Réunion au Caire du Comité militaire mixte libyen 5+5 : mettre fin à la présence des forces étrangères et des mercenaires

Les travaux du Comité militaire mixte libyen 5+5 se sont ouverts samedi au Caire en Egypte, pour examiner la question de l’évacuation de tous les mercenaires et les forces étrangères de la Libye, en présence de l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Jan Kubis, ont rapporté des médias. Cette réunion intervient à quelques semaines de la tenue des élections générales en Libye, avec une élection présidentielle prévue le 24 décembre et des législatives un mois plus tard, conformément à la feuille de route des Nations unies. Le Comité militaire mixte libyen 5+5 compte examiner, lors de sa réunion au Caire, les moyens susceptibles de mettre fin à la présence des forces étrangères et des mercenaires en Libye, et les voies à même de trouver un règlement politique à la crise libyenne, a-t-on indiqué.

EL MOUDJAHID

Prorogation du mandat de la MINURSO : le Conseil de sécurité appelle à la reprise des négociations Front Polisario – Maroc

Prorogation du mandat de la MINURSO : le Conseil de sécurité appelle à la reprise des négociations Front Polisario – Maroc

Le Conseil de sécurité a publié la résolution No 2602 sur le Sahara occidental, lors d’une séance tenue, vendredi, portant prorogation de la mission de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2022, et a appelé à la reprise des négociations pour parvenir à une solution garantissant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.

Par 13 voix pour et 2 abstentions (la Russie et la Tunisie), le Conseil a adopté cette résolution présentée par les États-Unis. La résolution a fait ressortir également l’impératif de parvenir à une solution consensuelle (pour le Front Polisario et le Maroc) au sujet de la question sahraouie dans le cadre des résolutions précédentes sous-tendant une solution garantissant au peuple son droit inaliénable à l’autodétermination.
Le Conseil de sécurité a appelé, dans ce cadre, les deux parties au conflit à reprendre les pourparlers diplomatiques, sous l’égide de l’ONU, avec bonne foi et sans conditions préalables, tout en respectant les efforts déployés depuis 2006 et les évolutions survenues, le but étant de parvenir à une solution politique juste, durable et consensuelle.
La violation du cessez-le-feu suite à l’agression marocaine perpétrée contre des civils sahraouis, le 13 novembre 2020, dans la brèche illégale d’El-Guergarat a été également établie, précise la résolution qui inclut un appel lancé à la communauté internationale pour assurer un soutien total à l’envoyé spécial onusien au Sahara occidental et lui permettre d’effectuer des visites sur le terrain.
Le Conseil de sécurité a appelé les parties au conflit à collaborer avec la Minurso et à prendre les mesures nécessaires à la sécurisation des agents de l’ONU pour leur faciliter, conformément aux accords pertinents, l’accomplissement de leurs missions.
Le représentant du Front Polisario et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, avait déclaré à la presse, à l’issue de la parution de la résolution n°2602, que «le Front Polisario s’attelle à évaluer la résolution du Conseil de sécurité ainsi que ses répercussions sur la situation sur le terrain et le processus de paix de l’ONU», relevant qu»un communiqué sera rendu public sur cette résolution au moment opportun».

Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères
«La paix n’est possible que sur la base du respect de la légalité internationale»

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a réaffirmé hier que l’option de la paix, comme alternative à la guerre, n’est possible que sur la base du respect de la légalité internationale qui ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
«Nous espérons que le nouvel envoyé personnel du SG de l’ONU, Staffan de Mistura, saura convaincre l’autre partie (le Maroc, ndlr) et ceux qui sont derrière elle, sur le fait que trois décennies de déni de la réalité nationale sahraouie et les tentatives visant à enterrer l’accord de cessez-le-feu conclu entre les deux parties doivent suffire à les convaincre que l’option de la paix n’est possible que sur la base du respect de la légalité internationale qui ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental», a déclaré à l’APS, M. Ould Salek.
Et c’est «l’alternative à la guerre, qui fait actuellement rage entre les deux armées, sahraouie et marocaine», relève le chef de la diplomatie sahraouie, au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution prorogeant, d’un an, le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pour M. Ould Salek, le Conseil de sécurité, par son approbation vendredi de la résolution 2602, «a compris qu’il n’y a plus de cessez-le-feu».
«Il est arrivé au même constat de l’Union africaine avant lui, en concluant que la guerre entre les deux parties a repris après l’agression du 13 novembre 2020 (à El-Guerguarat). C’est ce que le secrétaire général Antonio Guterres a confirmé dans son rapport au Conseil» sur la situation au Sahara occidental, précise-t-il.
Devant ce blocage, M. Ould Salek cite deux options pour parvenir au règlement de ce conflit, vieux de quatre décennies : «Les deux pays membres de l’Union africaine (UA), la République sahraouie et le Maroc, doivent accepter la solution pacifique sur la base des décisions du sommet extraordinaire de l’UA sur la stratégie visant à faire taire les armes et du sommet du Conseil de paix et de sécurité (CPS).» Ou bien «le Conseil de sécurité fixe une date pour l’organisation du référendum d’autodétermination, qui est la seule mission de la Minurso».
«L’accord sur l’une des deux options est devenu désormais la seule voie pour parvenir à un nouveau cessez-le-feu», affirme M. Ould Salek.

l’Irlande
Une solution juste, durable et mutuellement acceptable

La mission diplomatique d’Irlande auprès de l’ONU, actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité, a exhorté les parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario à reprendre le dialogue dirigé par l’ONU pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental.
«L’Irlande exhorte les parties à reprendre le dialogue dirigé par l’ONU pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental», a déclaré la délégation irlandaise sur son compte twitter, ajoutant que la résolution 2602 salue la nomination de Staffan de Mistura en tant qu’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres.

Tunisie
Soutien aux efforts du SG de l’ONU

Partant de son attachement à la légalité internationale et au rôle des Nations unies dans la préservation de la paix et de la sécurité dans le monde, la Tunisie «réitère son soutien total aux efforts constants du Secrétaire général de l’ONU en vue de parvenir à une solution politique dans l’affaire du Sahara occidental et son appui au rôle important de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO)», a indiqué un conseiller du président Kaïs Saïed Walid Hajem, dans une déclaration à l’agence TAP. Il a dans ce sens indiqué que «la Tunisie se félicite de la nomination du nouvel envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura» et considère qu’il s’agit-là d’un «pas important vers l’impulsion du processus politique» et d’une «dynamique positive au service d’une solution pacifique». Il a également exprimé la satisfaction de la Tunisie quant à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui proroge d’une année le mandat de la MINURSO.

EL MOUDJAHID

Le Président Tebboune préside ce dimanche le Conseil des ministres

Le Président Tebboune préside ce dimanche le Conseil des ministres

Le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, préside, ce dimanche, une réunion du Conseil des ministres, a indiqué samedi un communiqué de la Présidence de la République.
Ce Conseil sera consacré à «l’examen et à l’adoption de projets de lois relatifs aux secteurs de la Justice et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi qu’à des questions en relation
avec les préoccupations quotidiennes des citoyens».

EL MOUDJAHID