Poids des cartables scolaires: une commission ministérielle pour trouver des solutions immédiates

Poids des cartables scolaires: une commission ministérielle pour trouver des solutions immédiates

ALGER- Le ministère de l’Education nationale s’emploie à trouver des solutions « immédiates » pour alléger le poids du cartable scolaire, à la faveur de l’installation d’une commission chargée de dégager des mesures pédagogiques et structurelles, a indiqué un responsable au ministère.

« En application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune portant sur l’impératif de trouver des solutions définitives au problème de surcharge du cartable scolaire, une commission ministérielle sera constituée sous la présidence du ministre du secteur, Abdelhakim Belabed », a précisé l’inspecteur central à l’inspection générale du ministère de l’Education, Abdelaziz Osmani.

Pour ce faire, ajoute M. Osmani, « la commission devra entamer les discussions autour des mesures pédagogiques, notamment la révision des programmes scolaires », une démarche, a-t-il dit, susceptibles de régler définitivement la question de surcharge des cartables.

Parmi les mesures préconisées dans ce cadre, « la division du livre scolaire en fonction des trimestres », a ajouté le responsable, appelant les parents à « assister leurs enfants dans le rangement des cartables en utilisant l’emploi du temps fourni à l’élève ».

La généralisation progressive des tablettes serait une autre solution pour alléger le cartable, a fait savoir M. Osmani qui a fait état, dans ce cadre, de mesures en cours d’application, à savoir l’adoption d’une nomenclature pour « l’unification des articles scolaires » dans les trois cycles (primaire, moyen et secondaire) à partir de l’année scolaire 2021/2022.

Appelant les enseignants à suivre l’emploi du temps arrêté pour ne pas obliger l’élève à porter ses livres tous les jours, M. Osmani a indiqué que « d’autres mesures seront dévoilées au moment opportun et devront contribuer grandement à la résolution de ce problème ».

Le directeur des systèmes d’information au ministère, Ghanem Amara a affirmé que « la généralisation graduelle des tablettes électroniques » s’inscrivait dans le cadre des orientations du président de la République, rappelant que le ministère avait procédé à son application depuis l’année dernière, à travers l’équipement de l’école primaire, Abderrahmane Lakhdari de Batna en moyens numériques (pilote) ».

M.Amara a souligné que le ministère représenté par l’Office national des publications scolaires (ONPS) avait signé une convention avec Sonatrach pour « l’équipement de 50 classes numériques, en plus de l’opération adoptée par le ministère pour l’équipement de 60 écoles primaires à l’échelle nationale ».

Pour concourir à la réussite de ce projet, le même responsable a cité « la dotation de 6 écoles réparties à travers 6 wilayas de tous les moyens technologiques, en l’occurrence Tissemsilt, Khenchela, Médéa, Tizi Ouzou, Naâma et Ghardaïa qui viennent s’ajouter aux écoles équipées à Batna et Alger ».

Evaluant l’efficacité de cette méthode d’enseignement, M. Amara a affirmé qu’une étude réalisée par l’Inspection générale et la Direction de l’enseignement au ministère a fait ressortir des « résultats positifs », notamment en termes d’allègement du poids du cartable scolaire à hauteur de 25 à 54%, en sus des « résultats encourageants » réalisés par l’Ecole Abderrahmane Lakhdari durant la précédente année scolaire, avec des taux de réussite de 100% à l’examen de fin du cycle primaire.

Concernant la formation des enseignants pour l’utilisation des tablettes numériques, l’intervenant a indiqué que ces derniers ont bénéficié d’une formation sur l’utilisation du tableau interactif et ses différentes fonctionnalités.

Quant à l’utilisation d’internet, l’intervenant a rappelé que le projet n’est pas basé sur cet outil, car « il s’agit d’applications téléchargées sur les tablettes ».

Poids du cartable: les parents s’inquiètent pour la santé de leurs enfants

Invités à commenter cette question, des parents d’élèves ont dit craindre les répercussions du poids des cartables sur la santé de leur progéniture, citant entre autres maladies qui peuvent surgir à long terme les douleurs au cou ou encore la scoliose.

De son côté, la présidente de la Fédération nationale des parents d’élèves, Djamila Khiar, a appelé les communes à doter les écoles de tiroirs ou de casiers, d’autant qu’il s’agit dorénavant d’une question de santé publique.

Elle a également préconisé la division des manuels en chapitres, la réduction du volume des cahiers, et de prévoir des rangements pour les manuels des élèves.

Parallèlement, des médecins et des spécialistes ont mis en garde contre les répercussions du poids du cartable scolaire sur la santé des élèves. La spécialiste en rééducation et réadaptation fonctionnelle à l’hôpital de Ben Aknoun (Alger), le Pr Wahiba Chenaf, spécialiste dans le traitement de la scoliose, a affirmé que l’hôpital reçoit quotidiennement un « grand nombre » d’enfants qui souffrent de scoliose, soulignant que cette déformation de la colonne vertébrale est due à la rotation d’une des vertèbres de sa place.

De son côté, Mourad Farid, médecin spécialiste en santé scolaire a fait savoir qu’un cartable lourd augmentait le risque de scoliose chez l’enfant, appelant les parents à la surveillance du poids des cartables de leurs enfants, qui ne doivent pas dépasser les 10 à 20% du poids de l’élève (soit un poids de 1 à 2 kg).

Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait donné, lors d’un Conseil des ministres tenu en septembre dernier, des instructions afin de trouver des solutions immédiates à la souffrance des élèves due au poids du cartable.

De son côté le ministre de l’Education nationale, avait affirmé lors de l’inauguration officielle de l’année scolaire  que la tutelle avait engagé la résolution du problème du cartable, en application des instructions du Président de la République à l’effet de moderniser l’école algérienne, à travers le passage des écoles progressivement au rang des écoles numériques par excellence, par l’utilisation des tablettes et du tableau intelligent.

Cette démarche consiste à procéder progressivement à la dotation des écoles algériennes en tablettes, au recours à l’utilisation des casiers dans les établissements et à revoir les programmes d’enseignement et des méthodes d’enseignement primaire, sachant que le Conseil national des programmes sera chargé « prochainement » d’une correspondance importante, en vue de revoir l’allégement des programmes.

APS

M. Belhimer lors de la 21e session de l’ASBU à Tunis : «les médias doivent se renouveler à l’ère du numérique»

M. Belhimer lors de la 21e session de l’ASBU à Tunis : «les médias doivent se renouveler à l’ère du numérique»

Le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, a plaidé, mardi à Tunis, la mobilisation optimum des médias traditionnels, afin de «préserver» leur place dans la révolution numérique et l’influence des réseaux sociaux. Les médias arabes traditionnels sont confrontés, dit-il à une «crise d’existence sans précédent», d’où l’impératif de relever le défi, par le «renouvellement» de communication et de sa conduite, insiste M. Belhimer. Dans son discours au Festival arabe de la radio et de la télévision de l’Union de radiodiffusion des États arabes (ASBU), qui se tient à Tunis, le ministre a noté d’emblée que les «options du renouveau et du renforcement de la communication arabe dans un contexte de liberté et de dialogue s’imposent aux médias arabes en tant que défi à relever pour garantir la continuité». M. Belhimer a salué, dans son intervention, la participation de la République de Chine, pour les 5e fois consécutive, à ce festival, dont la tenue coïncide avec la célébration du 40e anniversaire de la création de cet évènement médiatique arabe, qui se déroule, cette année, sous le thème «Communication et renouvellement». L’évènement coïncide également avec la tenue de la 1e session du Congrès de la presse arabe, qui réunit tous les acteurs du secteur de la presse avec toutes ses composantes écrite, audiovisuelle et électronique, et débattra les problématiques et les défis. Ce festival, conçu comme un espace pour l’échange d’expériences dans tous les domaines, est l’occasion, pour les programmes en lice dans les concours, de rivaliser, entre eux, dans le renforcement des connaissances, et être au fait des dernières innovations, notamment dans le domaine électronique, soutient M. Belhimer. Dans son discours, le ministre a pointé, entre autres, ce «terrible flux médiatique» auquel sont confrontées les sociétés arabes, lequel comprend «divers messages basés sur des piliers technologiques renouvelables» et ayant des «impacts» sur le destinataire arabe, notamment à l’égard de «causes nationales et internationales», et lorsqu’il s’agit de faire «face au discours qui incite à la haine, à la criminalité et au terrorisme». La situation de la presse électronique arabe « exige la prise de mesures sérieuses, afin de créer des alternatives arabes», plaide M. Belhimer, mettant l’accent sur «la révolution numérique et le développement des canaux de communication et des réseaux sociaux qui concurrencent la presse traditionnelle, par des moyens et outils qui assurent la rapidité de la publication de l’information, ce qui attire davantage le public», indique-t-il. Les médias arabes traditionnels sont confrontés à une crise d’existence sans précédent, d’où l’impératif de relever le défi, par le renouvellement de la communication et de sa conduite, insiste M. Belhimer. «Le renouvellement est impératif, afin d’assurer la continuité des entreprises de presse», précise-t-il. Il a souligné que «certains pays arabes ont réussi» dans cet effort, mais ce progrès demeure «insuffisant face aux défis de l’espace électronique, où l’investissement exige des moyens énormes et des programmes stratégiques au plan régional».

Améliorer le contenu pour assurer la continuité de l’entreprise de presse

Considérant leur noble mission, ajoute le ministre, les médias sont appelés à renforcer la «communication arabe dans un contexte de liberté et de dialogue, et à entreprendre le renouveau du discours médiatique à l’ère du numérique», dans une démarche visant à garantir la continuité, à s’adapter à l’ère du numérique et à tirer profit de ses avantages. «Pour préserver leur place et relever les défis de la numérisation, les médias se doivent de développer le contenu et d’établir la crédibilité et la qualité.» Pour M. Belhimer, «l’amélioration du contenu, la garantie de la crédibilité et la qualité constituent les armes des médias pour préserver leur place». M. Belhimer dit croire à l’existence d’«un plan de développement et de résistance», dont le vecteur est le «partage» de la langue arabe. «La plus utilisée sur internet après l’anglais, le chinois et l’espagnol», dit-il. Outre l’investissement, «depuis 40 ans, dans le renforcement des échanges», dans le cadre des organisations audiovisuelles arabes, ainsi que le maintien de l’esprit et les mécanismes du dialogue dans le cadre de la Ligue arabe. La référence linguistique, le cadre de la coopération politique et professionnelle constituent une «base authentique pour relever les défis du 21e siècle», affirme le ministre. Belhimer a appelé, dans son allocution, à une «vigilance active et une réponse appropriée, dans la forme et dans le fond, aux exigences de cette évolution en termes d’information», ajoutant que cette évolution «nécessite également d’adopter les approches et mécanismes efficaces, pour mesurer l’efficacité de nos politiques nationales, renouveler les bases du dialogue et aborder l’autre d’une manière qui profite à tous».
«Ce processus doit s’inscrire dans une approche plus globale qui prend en compte le lien entre la communication et le développement», insiste-t-il. Pour rappel, la 21e session du Festival arabe de la radio et de la télévision de l’ASBU, placée sous le slogan «Communication et renouvellement», coïncide cette année avec le 40e anniversaire de cette manifestation médiatique arabe. Elle coïncide également avec la tenue de la première session du «congrès sur l’information dans le monde arabe», rehaussé par la présence des acteurs du secteur médiatique (médias écrits, audiovisuels et électroniques), consacrée au débat sur l’évolution de la scène médiatique. Lors de cette session, un hommage a été rendu à l’artiste algérien Rabah Driassa, décédé dernièrement.

EL MOUDJAHID

Covid-19: Benbouzid plaide pour la poursuite de la vaccination pour renforcer l’immunité collective

Covid-19: Benbouzid plaide pour la poursuite de la vaccination pour renforcer l’immunité collective

ALGER- Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid a appelé, mardi à Alger, les citoyens à « poursuivre la vaccination » pour renforcer l’immunité collective et se prémunir contre la pandémie du coronavirus (Covid-19).

Dans une déclaration à la presse au terme de sa participation au lancement officiel de la nouvelle saison des scouts de l’Association des anciens scouts musulmans algériens (SMA), M. Benbouzid a appelé les citoyens à « poursuivre la vaccination pour renforcer l’immunité collective et se prémunir contre la pandémie du coronavirus de manière à atteindre un taux de vaccination de 75% », sans toutefois écarter « une éventuelle quatrième vague du virus ».

« Ces derniers jours, les centres de vaccination ont enregistré une faible affluence des citoyens devant se faire vacciner, vu le recul des nouveaux cas », a-t-il fait remarquer, exhortant les citoyens à « faire preuve de vigilance, en respectant les mesures préventives et sanitaires ».

« Nous disposons de 10 millions de doses de vaccin et devons recevoir 3,6 millions de doses supplémentaires outre la production nationale du vaccin », a-t-il rappelé, considérant que cela « est suffisant pour une bonne prise en charge de toutes les catégories ».

Tous les moyens médicaux sont disponibles pour la vaccination des citoyens dans « les meilleures conditions », a précisé le ministre, rappelant les opérations de sensibilisation et les caravanes de solidarité organisées à l’effet de renforcer la prise en charge sanitaire, notamment au profit des habitants des régions isolées outre la mobilisation de plusieurs espaces et autres structures publiques.

APS

Cancer du sein: la SNTF organise mercredi la 1ère édition du « Train rose »

Cancer du sein: la SNTF organise mercredi la 1ère édition du « Train rose »

ALGER- La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) organise mercredi, en collaboration avec l’association nationale El Badr d’aide aux malades atteints de cancer, la 1ère édition du « Train rose » de sensibilisation sur le cancer du sein, indique lundi un communiqué de l’entreprise publique.

Organisée à l’occasion du mois mondial de sensibilisation et d’information sur le cancer du sein, les bénévoles de l’association El Badr emprunteront le train Alger-Oran, en aller-retour, pour « informer les voyageurs sur les comportements positifs à adopter pour faire face à cette maladie, notamment en matière de prévention et de dépistage », précise la même source.

Une journée de sensibilisation est, en outre, prévue jeudi au niveau des gares d’Agha (Alger), Blida, Boumerdes, Oran et Annaba, ajoute le communiqué, expliquant que cet évènement a pour objectif la « sensibilisation des usagers de train ainsi que le personnel de la SNTF sur le cancer du sein et les moyens de dépistage précoce », à travers notamment la distribution de dépliants et autres supports de communication et l’organisation d’ateliers de dépistage.

« La SNTF, à travers cette collaboration, réitère son engagement envers les citoyens dans la lutte anti-cancer, la prévention de la santé de nos concitoyens et la promotion de toute activité ou initiative visant au changement positif et à l’amélioration de la santé publique », indique l’entreprise publique.

Le cancer du sein arrive en tête de liste des types de cancer prévalant en Algérie, avec plus de 14.000 nouveaux cas enregistrés chaque année, dont un taux important apparaît avant l’âge de 40 ans, contrairement aux pays occidentaux où le cancer du sein apparaît après l’âge de 60 ans et plus, selon les données du Fichier national du cancer.

APS

Festival du Diwan à Aïn Sefra (Nâama) : une opportunité pour l’émergence de jeunes talents

Festival du Diwan à Aïn Sefra (Nâama) : une opportunité pour l’émergence de jeunes talents

NAAMA – Le 13ème festival de la musique et de la danse Diwan, qui se poursuit mardi à Aïn Sefra (wilaya de Nâama), est une opportunité de voir émerger de jeunes talents qui font preuve d’une maîtrise de cette expression artistique populaire répandue dans le sud du pays.

Plusieurs groupes participant à cette manifestation ambitionnent de décrocher les premières places à l’issue de cette édition et prendre ainsi part au prochain festival international du Diwan, prévu à Bechar.

De jeunes artistes se sont appropriés des rythmes, des danses et d’anciens chants puisés du patrimoine ancestral pour proposer au public de véritables œuvres reconnues comme « Salamou » qui prône la paix dans le monde, « Sidna Blal », « Bouderbala », « Moulay Brahim », « Meghzaoua », « Daoui », et « Rassoul Allah ». Ces œuvres sauvées de l’oubli sont un mélange des cultures

africaine, arabo-musulmane et amazighe.

La troupe folklorique « Sidi Blal » de Mascara œuvre à préserver la tradition de la musique Diwan, sa pérennité comme élément important de la culture nationale, a souligné son président Belarbi Benamar, poue qui la musique Diwan est d’un intérêt primordial et a connu une large audience et développement dans le milieu des jeunes.

Pour sa part, le Mâalem Kahouadji Mohamed et chef de la troupe « Ahbab Kahouadji Amar » de Tlemcen a souligné « la nécessité de préserver cette musique en hommage aux anciens. Il s’agit également de la transmettre aux générations montantes car elle constitue un patrimoine immatériel bien ancré dans la culture nationale ».

L’artiste a mis en exergue l’importance de mener des recherches autour des textes et d’encourager la création artistique dans ce domaine.

Benouis Abdou, membre d’une autre troupe participante au festival, a estimé, quant à lui, que les troupes formations créées ces dernières années ont impulsé une véritable dynamique à cet art, préservé des chants légués de génération en génération et utilisé des instruments de musique à l’instar du tambour, du karkabou et du goumbri.

Il a insisté également sur la préservation des traditions liées à ce genre musical comme la fabrication d’instruments, de costumes et l’usage dans les chants de parlers africains comme le Bambara et le Haoussa répandus dans les pays du Sahel.

Le festival, prévu jusqu’à jeudi prochain au stade « Arfaoui Mohamed » de Aïn Sefra, vise à mettre en lumière la diversité et la richesse culturelles qui distinguent les régions du pays, la promotion de cette danse populaire traditionnelle et la détection de jeunes talents.

La manifestation culturelle a été marquée par des conférences traitant de sujets liés à cet art authentique ainsi que des expositions d’instruments utilisés dans les différents genres musicaux du pays.

Des sources historiques indiquent que le Diwan a fait son apparition au 17ème siècle au sein de confréries religieuses sous l’impulsion de joueurs de Goumbri, un instrument de musique à cordes unique en son genre, rappelle-t-on.

APS